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Culture de mort : Idéologie du genre

Pas de communion pour les idéologues du gender

Pas de communion pour les idéologues du gender

L’évêque de Sioux Falls, dans le Dakota du Sud, a pris le 4 août, des directives visant à lutter contre la progression de l’idéologie de genre dans les établissements scolaires catholiques et paroisses relevant de son diocèse.

« Les personnes vivant publiquement un mode de vie transgenre, ou en transition, doivent s’abstenir de recevoir la communion ».

Mgr Donald DeGrood, évêque de Sioux Falls, dans l’État du Dakota du Sud, a édicté cet été des directives diocésaines pour rappeler « les enseignements de l’Église sur la sexualité humaine ».

Dieu a créé les êtres humains avec des caractéristiques uniques et complémentaires en tant que mâles et femelles. L’amour de Dieu, qui se reflète dans l’ordre même de sa création, est générateur. En nous conduisant à une communion d’amitié avec lui-même et avec les autres, l’amour divin comble ce que nous désirons le plus.

Dans le baptême, nous sommes bénis par le don même de la vie spirituelle de Dieu. Créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, et avec l’aide de la grâce que nous recevons par les sacrements, nous pouvons vraiment vivre comme nous sommes faits pour vivre, en partageant la communion d’amitié amoureuse avec Dieu et les autres. Lorsque nous recevons l’amour de Dieu, la nature même de cet amour nous incite à rechercher le bien objectif de l’autre tel que Dieu l’a créé.

Ces dernières années, la question des transgenres a envahi de nombreux aspects de la société américaine, d’Hollywood au journalisme, en passant par les entreprises et les universités, la politique et le gouvernement, l’internet et les médias sociaux, les écoles et les bibliothèques. Certaines personnes en sont venues à accepter l’idéologie transgenre par souci d’affirmation ou de tolérance envers les autres. Dans la mesure où cela est motivé par le désir inné d’aimer les autres, cela contient une graine de bonté. Mais en même temps, il y a de sérieuses inquiétudes quant à ce que l’idéologie transgenre prétend ou enseigne. Étant donné la période relativement brève pendant laquelle elle a fait partie de notre expérience humaine, il y a également un manque apparent de considération pour les conséquences du transgendérisme sur les individus et la famille humaine. Ainsi, cette lettre cherche à examiner l’idéologie transgenre en termes rationnels et à la mettre à la lumière de la foi, motivée par l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que l’idéologie transgenre ?

Les défenseurs de l’idéologie transgenre expliquent leur conviction que le fait d’être un homme ou une femme est un fait qui procède de l’expérience intérieure d’une personne plutôt que de son corps. Selon cette affirmation, l’anatomie reproductive humaine n’est pas pertinente pour l’identité sexuelle d’une personne en tant qu’homme ou femme. Par conséquent, l’idéologie affirme, par exemple, que les hommes peuvent tomber enceintes et les femmes peuvent devenir pères. Elle enseigne également qu’une personne peut ne pas être du tout un homme ou une femme, mais un mélange des deux, ou aucun des deux. Elle affirme également que le genre d’une personne peut être “assigné” à tort à la naissance et qu’il peut être “fluide” et changer au cours de la vie.

L’idéologie transgenre soutient que les personnes qui s’identifient comme transgenres devraient l’exprimer dans leur apparence, leurs manières et leur discours, et que les autres devraient confirmer ces comportements et s’adresser à ces personnes avec de nouveaux noms ou pronoms. Nombreux sont ceux qui préconisent également le recours à la chirurgie ou aux drogues pour “affirmer” l’identité transgenre d’une personne. Il peut s’agir de l’utilisation de drogues puissantes pour stopper le développement pubertaire normal chez les adolescents, d’hormones pour stimuler le développement de caractéristiques sexuelles secondaires de sexe opposé chez les jeunes ou les adultes post-pubères, et/ou de chirurgies du visage, du torse ou des organes reproducteurs pour donner l’apparence d’être du sexe opposé.

Si l’idéologie transgenre est devenue plus connue ces dernières années, la dysphorie de genre est reconnue et diagnostiquée par les psychologues depuis de nombreuses décennies. Cet état se caractérise par une détresse psychologique et un sentiment d’incongruité par rapport à son genre. Avant l’émergence culturelle de l’idéologie transgenre, l’incongruité ressentie dans la dysphorie de genre était surtout considérée en termes médicaux ou psychologiques, et non idéologiques ou politiques. Elle était également assez rare auparavant.

Répondre avec compassion : la proximité de l’amour de Dieu

La dysphorie de genre s’accompagne souvent d’une profonde souffrance. À tous ceux qui vivent la dysphorie de genre, ou qui ont un ami ou un proche qui la vit, sachez que vous avez un foyer dans l’Église. Jésus, le Fils de Dieu, connaît la souffrance de l’humanité. Il connaît vos luttes personnelles, quelles qu’elles soient. Il est avec vous, et il vous aime d’un amour infini. Quoi que vous ou d’autres personnes puissiez vivre, sachez ceci : Dieu est avec vous et vous aime.

Sachez aussi que d’autres personnes sont prêtes et désireuses de vous écouter, de marcher avec vous et de vous aimer. Bien que ce ne soit pas mon rôle d’entrer dans les détails des soins thérapeutiques, sachez que de tels soins sont disponibles. En tant qu’êtres humains, nous sommes à la fois corps et âme. Il y a un aspect spirituel profondément important dans notre nature humaine. Il est important de reconnaître que la grâce (les dons spirituels de Dieu) perfectionne notre nature. Les professionnels de la psychologie et de la médecine peuvent contribuer à lever les obstacles émotionnels ou psychologiques de notre nature afin que nous puissions faire une expérience plus complète de l’amour tendre et infini de Dieu et de toutes les grâces spirituelles qu’il veut nous donner. Des conseillers compétents sont disponibles, y compris au Centre Lourdes. Vous pouvez les contacter à l’adresse suivante : [email protected]

Les êtres humains sont masculins ou féminins. Dans l’Écriture Sainte, nous lisons : “Ainsi Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa ; il les créa mâle et femelle.” La complémentarité homme-femme reflète l’image de Dieu car elle est une communion de personnes qui porte du fruit dans une nouvelle vie humaine. Ainsi, le mariage d’un homme et d’une femme, où “les deux deviennent une seule chair”, est une icône de la Sainte Trinité, elle-même une communion féconde de personnes divines. L’idéologie transgenre contredit et sape ce principe nuptial inhérent aux différences homme-femme, qui sont destinées à “la communion et à la génération, toujours à “l’image et à la ressemblance” de Dieu.”

La sexualité humaine masculine et féminine comporte également un “caractère donné” qui n’est ni fluide ni modifiable. L’identité humaine en tant qu’homme ou femme est un don à recevoir, et non un choix individuel qui peut être sélectionné ou modifié. Dans son encyclique sur la création de Dieu, Laudato Si’, le pape François écrit que “l’homme … a une nature qu’il doit respecter et qu’il ne peut pas manipuler à sa guise.” Cela met en évidence l’une des tâches des parents et des enseignants, à savoir aider les enfants à grandir dans la compréhension de leur corps comme un don. Des dons créés par Dieu. En particulier, en ce qui concerne l’idéologie transgenre, lorsqu’elle est introduite à l’âge approprié, “l’éducation sexuelle doit aider les jeunes à accepter leur propre corps et à éviter la prétention d’annuler la différence sexuelle parce qu’on ne sait plus comment la gérer.” Nous sommes appelés à reconnaître et à accepter notre identité sexuelle en tant qu’homme ou femme.

Que nous soyons homme ou femme, marié ou célibataire, comprendre notre corps comme un don de Dieu est important pour vivre une vie saine, heureuse et sainte. Ce don est orienté vers la paternité et la maternité. L’idéologie transgenre sape les fondements mêmes du mariage et de la famille, qui sont à la base de la société humaine elle-même. Ce problème est très préoccupant, car tous les enfants ont besoin et ont le droit d’avoir une maman et un papa.

Comme l’a reflété le pape François, dans un monde où le nombre de mariages témoignant de la joie de l’amour conjugal fidèle est malheureusement en diminution, les tentatives de nier ou de manipuler notre identité sexuelle pourraient être comprises comme des expressions de frustration ou de résignation, comme des tentatives d'”annuler” les différences sexuelles en raison d’une incapacité à les gérer de manière saine. Pourtant, de telles tentatives créent un autre problème, et non une solution. Dans cette optique, l’importance du témoignage de mariages sains, heureux et saints devient d’autant plus claire. Pour ceux d’entre vous qui ont la vocation du mariage, sachez que bien vivre votre vocation est un baume pour un monde blessé.

Une tâche pour les disciples missionnaires : “Faites de l’amour votre objectif”.

Comme c’est toujours le cas dans la vie chrétienne, un don devient une mission d’amour. La vérité de l’amour de Dieu telle qu’elle se manifeste dans la création n’est pas quelque chose dont nous devons avoir honte, ni un sujet spécialisé réservé aux seuls experts en psychologie, en éducation ou en théologie. La vérité de l’amour de Dieu est l’héritage de chaque personne baptisée. C’est une lumière que nous, chrétiens, avons le devoir particulier de mettre sur le lampadaire pour que tous la voient, précisément parce que la complémentarité créée de l’homme et de la femme, correctement comprise, n’est pas seulement un chemin vers l’harmonie individuelle et sociale, mais, ce qui est peut-être le plus poignant, elle est “l’image de Dieu” ; c’est-à-dire qu’elle est elle-même une proclamation du Créateur qui est amour, et qui a inscrit l’amour dans l’ordre même de notre humanité. C’est le devoir de tous les baptisés de l’annoncer joyeusement !

Cette annonce est particulièrement importante dans l’éducation et l’accompagnement des jeunes, mission que Dieu a confiée aux parents, au clergé, aux enseignants et aux catéchistes. Nous devrions tous avoir confiance dans l’enseignement de la bonté de la complémentarité sexuelle, qui à son tour renvoie à la bonté de son Créateur divin générateur. Sachez que Dieu vous donnera la grâce dont vous avez besoin pour remplir cette mission très importante ! En outre, ceux qui travaillent dans le domaine de la santé ou qui occupent des postes de direction publique ou des professions de confiance, savent que vous avez la responsabilité particulière de défendre les vérités des dons de Dieu en matière de sexualité humaine. Votre travail quotidien exige une attention particulière à ces vérités, qui sont si importantes pour la dignité humaine authentique.

Enfin, avec ces réflexions à l’esprit, j’encourage tout le monde à se tourner vers Jésus, qui souhaite ardemment que nous lui fassions part de nos difficultés. Donnez-les-lui dans la prière. Jésus nous attend toujours, surtout dans l’Eucharistie. Ayez confiance qu’il donnera la grâce nécessaire à chaque moment de la vie. Forts de Dieu, et conscients que l’idéologie transgenre peut s’affirmer comme absolue et indiscutable – une tendance qui peut nous tenter vers la peur ou l’indifférence – tous les baptisés doivent avoir le courage d’aimer comme Dieu aime, en accord avec la vérité de la personne humaine. En cela, comme en toutes choses, nous nous confions à la Vierge Marie, notre mère.

Évoquant l’eucharistie, « source et sommet de notre foi catholique », l’évêque estime que

« les personnes vivant publiquement un mode de vie transgenre, ou en transition, doivent s’abstenir de la recevoir jusqu’à ce qu’ils acceptent pleinement les enseignements de l’Église ».

Quant aux autres sacrements, Mgr DeGrood demande de surseoir au baptême des adultes, comme à la confirmation, pour les personnes « au style de vie transgenre », et ce « jusqu’à ce que les enseignements de l’Église soient acceptés ».

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1 commentaire

  1. Il n’est pas prêt de devenir cardinal …

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