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L'Eglise : L'Eglise en France

Ordination sacerdotale de deux diacres de l’Institut du Bon Pasteur à la Basilique de Sainte-Anne d’Auray

Saint-anne Les abbés Beaugrand et Raffray de l'Institut du Bon Pasteur seront ordonnés prêtres samedi 4 juillet en la Basilique de Saint-Anne d'Auray. C'est parce qu'ils sont bretons tous les deux que l’Institut du Bon Pasteur, société cléricale de droit pontifical érigée dans le diocèse de Bordeaux, a demandé il y a quelques mois à Monseigneur Raymond Centène, évêque de Vannes, de pouvoir procéder aux ordinations en ce magnifique lieu.  La messe pontificale d’ordination devrait être célébrée par Monseigneur Madec, évêque émérite de Fréjus-Toulon et originaire de Ploemel.

Il est toutefois regrettable qu'en ces temps où les vocations se tarissent, certains cherchent encore à diviser les catholiques (ici ou ici) alors qu'en ce début d'année sacerdotale chacun devrait se réjouir de ce bel événement.

Addendum : "La santé de Monseigneur Joseph Madec ayant été altérée ces dernières semaines, celui-ci se trouve dans l’impossibilité de célébrer ces ordinations. Rome a désigné pour le remplacer Monseigneur Appignanesi, Archevêque émerite de Potenza en Italie" (extrait du communiqué de Mgr Centène, absent du diocèse samedi. (merci àYves Daoudal)

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10 commentaires

  1. Attention au titre qui peut porter confusion chez ceux qui ne sont pas très au fait des ordres sacerdotaux : Ordinations de deux diacres peut faire penser que les ordinants vont devenir diacres alors qu’ils seront prêtres. Le titre « Ordinations sacerdotales » ou « Ordinations presbytérales » aurait été plus claire, à cause de notre faible faculté à comprendre les mots.

  2. Petite précision : les abbés Beaugrand et Raffray sont déjà diacres. Ils vont tous dex être ordonnés prêtres. Voir sur le site de l’IBP

  3. « La santé de Monseigneur Joseph Madec ayant été altérée ces dernières semaines, celui-ci se trouve dans l’impossibilité de célébrer ces ordinations. Rome a désigné pour le remplacer Monseigneur Appignanesi, Archevêque émerite de Potenza en Italie. »
    http://www.vannes.catholique.fr/index.php?module=cms&desc=default&action=get&id=3961

  4. Intéressante question grammaticale :
    une action a souvent un objet ; pas toujours d’ailleurs : il existe des verbes intransitifs : naître, ou agoniser… par exemple. Mais enfin, posons que la plupart des verbes d’action ont un objet. Cette action, au moins transforme son objet : quand mon garagiste répare ma voiture, elle n’est plus la même après la réparation (heureusement), mais c’est toujours ma voiture. Même nature. Au contraire, mais quand même… «de même», quand l’antipathique Sarroyan-Louis de Funes défonce la 2CV du brave Bourvil-Maréchal, eh bien certes, la 2CV dès lors «marche beaucoup moins bien», mais c’est encore une 2CV. Allons plus avant : une action peut faire apparaître un nouvel objet : ma femme (pas moi), avec de la farine, des oeufs, etc, sait fabriquer un gâteau. Avant l’action, il y a de la farine, des oeufs etc, mais après seulement il y a un gateau qui n’existait pas auparavant. On ne déguste pas volontiers de la farine crue, même arrosée d’un jaune d’oeuf (cru aussi). Noter bien qu’on dit alors qu’on «a fait un gâteau». De même, dira-t-on volontiers qu’un évêque «ordonne un prêtre». Certes, l’objet de cette ordination est plutôt un séminariste, ou bien un diacre, et l’évêque «ordonne» en quelque sorte un séminariste ou un diacre pour un «faire» un prêtre, comme ma femme a «fait» un gâteau avec de la farine, des oeufs etc… Ces actions sont d’ailleurs irréversibles. Heureusement, quand on fait l’imbécile, on ne fait pas toujours (?) un (nouvel ?) imbécile.

  5. Ouest-France utilise l’expression « n’est pas sans rappeler les lefebvristes ». Voilà encore le grand méchant loup.
    Bon nombre de « progressistes », qui considèrent les traditions de l’Eglise comme le symbole de l’obscurantisme, ne parviennent pas à comprendre que l’on puisse à la fois célébrer selon le rite de Saint Pie V (ou de Paul VI en latin) et en même temps être normalement intégré à la société.
    Ils partagent l’Eglise comme si elle était politique : il y aurait les progressistes sociaux d’un côté, détachés de l’argent et constamment au service de leurs frères, et les obscurantistes réactionnaires de l’autre, gardant bien serrés les cordons de leur bourse et anathématisant à tours de bras.
    Ils se sont construit un ennemi imaginaire, un antéchrist pernicieux qui sape les bases de leur révolution chrétienne par son lobbying à Rome (attendu que l’Eglise ne s’était jamais souciée d’autrui avant 1965, bien sûr…).
    En fait, ils réduisent tout simplement la diversité des rites à une lutte des classes… qui n’a aucune réalité concrète.
    Je discute régulièrement avec les lecteurs de Golias sur leur site en ligne depuis un certain temps. Outre les féministes militantes et une paire de protestants, sur lesquels je ne m’étendrai pas, j’ai surtout vu des « progressistes » qui s’insurgeaient violemment contre ceux qu’ils appellent « intégristes » (en fait, tous les « papistes », tradis ou non), non pas parce qu’ils seraient (nous serions) en opposition avec leur vision du christianisme, mais parce que ce sont des intégristes.
    Les arguments qu’ils utilisent pour vanter leur « dialogue » avec la Réforme, leur « tolérance » vis-à-vis de tous les modes de vie, leur « ouverture » à toutes les sensibilités, deviennent brusquement caduques dès qu’il s’agit de latin, de génuflexion ou d’ornements anciens.
    Tout ce qui est « papiste » est irrecevable et ce n’est pas négociable.
    L’idée que l’on puisse célébrer en français un jour ET en latin le lendemain, chanter du grégorien ET des chants de l’Emmanuel (dans la même messe en plus !), apprécier une animation à l’orgue ET au violon/guitare/tambourin ne leur vient même pas à l’idée. Ce n’est tout simplement pas possible. Même quand on le raconte, le répète, donne des exemples, explique, justifie, même quand on déballe tout notre cheminement spirituel, même en parlant retraites, célébrations oecuméniques, amis et groupes de prière protestants et lefebvristes, et j’en passe… Il n’y a rien à faire : le latin est une réminiscence fétide d’un âge obscur, le Dieu des papistes est un Dieu distant et tyrannique devant lequel on se prosterne en tremblant, les traditionnalistes sont des fanatiques prosélytes qui veulent convertir le monde de force et imposer le rite extraordinaire obligatoire.
    La diversité de la prière (spontanée, méditée, jaculatoire, intérieure, chantée ou proclamée, seul, en groupe ou en Eglise…) ne s’applique pas pour le latin. La diversité des langues (le gospel en anglais, « Evenou Shalom alherem » en hébreu, le Kyrie en grec, plus tous les chants internationaux multilingues), c’est cool, c’est ouvert, c’est divers… mais le latin, ce n’est pas une langue : c’est l’étendard de l’obscurantisme qui revient en force pour imposer son hégémonie sur le monde.
    Les ultra-modernistes se sont construit un épouvantail à partir d’une caricature de ceux qu’ils prennent pour leurs ennemis. Ils ne veulent ni nous voir, ni nous entendre, non pas sur les bases d’une argmentation raisonnée, mais parce qu’ils ont décidé que nous les haïssions.
    Quelqu’un a-t-il une idée ? Je suis à court d’arguments…

  6. J’adore l’article de Christine Goueron de Ouest France : c’est la caricature de l’article écrit par quelqu’un qui ne maîtrise absolument pas son sujet et qui fonde ses commentaires sur des ‘on dit’.
    Imagine-t-on un journal laissant à un journaliste ne s’y connaissant pas du tout en foot faire le commentaire d’un match ? non bien sûr.
    Et bien pour les questions religieuses, c’est permis !

  7. @ a ancilladomini : Sur mon blog, j’ai écrit un post qui pourrait peut-être vous donner un argument. Il reprend Dignitatis humanae et fournit une méditation sur ses implications dans l’Eglise.
    Je vous le propose ci-dessous :
    L’institut du Bon Pasteur va faire procéder à l’ordination de deux diacres à Sainte-Anne d’Auray. Monseigneur Centène évêque du lieu n’assistera pas à la cérémonie.
    Les articles écrits à propos de la messe qui sera célébrée en latin, selon la liturgie de saint Pie V insistent sur le fait que cette liturgie est antérieure au concile Vatican II. Un peu comme si le concile avait aboli, interdit les prières sous la forme antérieure et donc condamné l’Eglise.
    Considérons que le concile Vatican II ne pouvait abolir le rite de l’église latine au moment où, au contraire, il proclamait la liberté religieuse.
    En effet, la « déclaration » Dignitatis humanae sur la liberté religieuse découle de ce que, ayant scruté la tradition et la doctrine de l’Eglise, le concile en a tiré la substance même de ladite déclaration. (DH § 1)
    DH nous invite à prendre conscience que la liberté religieuse est un droit de la personne humaine fondé sur sa dignité et indépendant des dispositions intérieures des personnes (DH § 2). Donc, il est un droit antérieur au droit disciplinaire de l’Eglise et opposable aux autorités ecclésiastiques. (1)
    Or des prières qui ont été approuvées par les papes (notamment saint Pie V) sont exemptes d’erreurs théologiques et ne peuvent pas être interdites aux catholiques et cela en vertu du droit inhérent à la personne humaine d’honorer Dieu selon sa conscience, droit qui n’est pas aboli, cela va sans dire, pour les catholiques même prêtres ou laïcs puisqu’il est inhérent à leur nature humaine. Donc le choix des prières est libre, à condition qu’elles ne s’opposent ni au droit naturel, ni à la théologie catholique et a fortiori, si elles ont été approuvées par l’autorité ecclésiastique.
    C’est pourquoi, il est lamentable de constater que, sans aucun droit ni titre, des laïcs, des prêtres et même des évêques en viennent à vouloir imposer leurs options liturgiques en bafouant ainsi le droit naturel de leurs coreligionnaires et cela au nom du concile Vatican II, qui les condamne !
    Nota : le présent post n’est nullement fondé sur un argument « ad hominem », mais sur le droit naturel à la liberté religieuse, droit fondé sur la nature même de l’homme (Dignitatis humanae § 2, alinéa 2). Il est valable aussi pour ceux qui veulent condamner la liturgie de Paul VI.
    (1) Bien sûr, pourrait-on m’objecter, l’Eglise est divino-humaine et son pouvoir n’est pas purement humain (comme l’est par exemple celui de l’Etat) et Dignitatis humanae semble ne pas la concerner puisqu’il traite de la liberté en face des pouvoirs humains. Mais Dignitatis humanae se fonde sur le un droit naturel, donc inhérent à tout homme et donc à tout catholique. Le droit disciplinaire de l’Eglise, qui ne s’exerce évidemment que sur les baptisés, respecte nécessairement le droit naturel et notamment la liberté et en particulier la liberté religieuse, y compris celle des catholiques.

  8. Petit rappel nécessaire visiblement : La messe traditionnelle suivant le rite de Saint Pie V n’a jamais été et ne pourra jamais être interdite car l’auteur de l’interdiction serait ipso facto excommunié fût il pape , voir à ce sujet la bulle Quo Primum Tempore.

  9. La beauté de cette cérémonie à laquelle j’ai eu la joie de participer cet après midi clôt la discussion. Point d’enfants de choeur en soutanelle rouge et surplis de dentelle, n’en déplaise à Ouest France ( qui réitère aujourd’hui ses critiques, et sûrement encore demain dans un compte rendu) La situation de ces prêtres et la position très prudente (ambigue?) de Mgr Centène restent malgré tout un problème. L’un des deux nouveau prêtre pourra dire sa première messe à Vannes, mais il est ensuite prié d’aller ailleurs… Prions pour eux, et pour notre Eglise.

  10. A Ancilla Domini:
    j’ai peut-être une approche de réponse sous toute réserve car je ne suis qu’un modeste « charbonnier » et non pas un éxégète qualifié.
    J’assistais ce matin à une messe Paul VI dite par un prêtre connu de la Communauté Saint-Jean assisté, spontanément, à l’occasion de leur passage en vacances d’un sous-diacre et d’un séminariste de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre de Gricigliano.
    Je puis vous dire en ma qualité de proche témoin, que cette aimable collaboration pour le Saint Sacrifice n’était pas nécessairement évidente dans la pratique pour aucun des trois personnes concernées, chacun tenant de bonne foi à la ligne doctrinale précise qu’il avait reçue au cours de sa formation .
    Cependant, ils l’ont fait tous les trois, sucsitant des réserves préalables, voire des refus ponctuels , et des explications ensuites.
    Ils l’ont fait tout simplement dans la charité , fondement même de l’existence catholique, en souhaitant chacun apporter sa contribution à la réconciliation de toute l’Eglise, sans pour autant renoncer à quoique ce soit de ses intimes convictions quant à son propre comportement liturgique.
    l’explication ensuite à la sacristie n’en fut que plus aimable et respectueuse, d’autant que le Prêtre en question, en hommage à ses servants a tenu à produire une homélie tout à fait marquée de l’esprit salésien.
    Ainsi, si l’on peut observer comment la charité, autrement dit l’ouverture gratuite du coeur « peut tout », on peut comprendre à l’inverse que son contraire, l’idéologie, dont est imprégnée la nébuleuse Golias, ne peut pas grand chose, si ce n’est moins, d’autant que dans bien des cas l’idéologie, par nature révolutionnaire a refermé les coeurs au point d’avoir évacué la religion, ce qui en soit n’est rien moins que de pure logique, puisque les idées révolutionnaires que revendiquent Golias sont en fait littéralement anti-chrétiennes.
    Dans ce cas la charité ne peut guère passer que par la seule voie toujours naturellement ouverte: celle de la Grâce,sollicitable elle-même par la prière.
    Merci aussi à Denis Merlin pour son intéressante contribution.

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