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Amoris Laetitia ne doit pas légitimer l’accès des personnes divorcées remariées à la communion

Le Père Bernard Domini, modérateur de la Famille Missionnaire de Notre-Dame nous communique des clés de lecture pour lire Amoris Laetitia :

Mqdefault"Le vendredi 8 avril a été publiée l’exhortation apostolique du Pape François Amoris Laetitia, La joie de l’amour. Elle a déjà beaucoup fait parler d’elle et a suscité des commentaires et des réactions très contradictoires.

Dans ce texte, le Pape François a voulu réaffirmer la beauté inestimable de la famille pour le monde d’aujourd’hui, et la valeur intangible du mariage indissoluble. Jésus l’a affirmé dans l’Évangile et a fait remonter cette indissolubilité au commencement de la Création. « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mt 19, 6). Cette vérité demeure aujourd’hui et pour tous les temps ; elle vaut partout et pour tous. Certains, pour bien des raisons, ont connu des blessures, et l’Église, comme elle l’a toujours fait, se penche avec amour sur toutes les familles blessées et divisées pour les aider et les soutenir.

Mais elle rappelle aussi le sixième commandement : « Tu ne commettras pas d’adultère. » Ce faisant, elle ne condamne personne, mais, « miséricordieuse comme le Père », elle invite à la conversion et à la guérison. Le Pape François nous demande d’aider toutes ces personnes à cheminer vers une plus authentique réalisation de la volonté de Dieu. En tant qu’apôtres de l’Amour, à la suite de nos Fondateurs, nous voulons y collaborer généreusement avec toute l’Église.

Si certains passages de l’exhortation peuvent laisser planer une certaine ambigüité, il n’est pas permis de les interpréter dans le sens contraire de ce qu’ont développé depuis plus de cinquante ans les Papes Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI. C’est pourquoi on ne doit pas s’appuyer sur ce texte pour légitimer l’accès des personnes divorcées remariées à la communion eucharistique.

Le Père Bernard, Supérieur de la Famille Missionnaire de Notre Dame, a publié un texte de réflexion : « Marc 10, 11 : « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre, est coupable d’adultère envers elle », clé de lecture pour lire « Amoris laetitia » de notre Pape François dans l’herméneutique de la continuité. » Nous vous invitons à l’approfondir, et nous redisons à tous nos amis notre confiance dans les grâces d’état du successeur de Pierre, aujourd’hui notre Pape François, ainsi que notre attachement indéfectible aux trois blancheurs : l’Eucharistie, la Vierge Marie et le Saint Père.

Nous prions la Vierge Marie, Notre Dame des Neiges, et la Sainte Famille pour l’Église et pour toutes les familles : celles- qui ont été blessées et celles qui s’efforcent de vivre jour après jour dans la fidélité à l’Évangile.

Dans la Splendeur de la vérité, vivons la Joie de l’amour !"

La réflexion du Père Bernard est davantage développée dans un texte de réflexion disponible ici.

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24 commentaires

  1. S’il faut des clés de lecture pour comprendre les textes du pape où allons nous ?

  2. oui, cette exhortation est à la Sainte Eglise ce que les motions de synthèse sont au PS, un breuvage auquel chacun peut puiser ce qui l’arrange. Comme dirait Martine Aubry, quand c’est flou, c’est qu’y a un loup.

  3. « Marc 10, 11 : « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre, est coupable d’adultère envers elle ».
    Quid pour celui (ou celle)qui est lâchement abandonné(e)? (preuves certaines à l’appui bien sûr!)

  4. “Celui qui renvoie sa femme _pour_ en épouser une autre, est coupable d’adultère envers elle” – oui, évidemment, on ne change pas d’épouse comme de cravate, pour suivre son humeur ou la mode, et celui qui ferait ça est très gravement en dehors du plan de Dieu. Mais la situation est très différente si les deux actions ne sont pas liées.
    Celui qui se trouve abandonné par son conjoint ne divorce pas “pour en épouser un autre”. Si son couple est mort au-delà de tout doute raisonnable, son devoir d’état (de soutenir et faire vivre son couple) n’existe évidemment plus, et il n’y peut rien. Après, à l’impossible nul n’est tenu.
    Le divorce ne peut pas dans ce cas être un péché, indépendamment du jugement de principe qu’en fait le Christ. Certes, le divorce n’existe que “à cause de la dureté de notre cœur”, mais il n’en existe pas moins, et parce que nos cœurs sont souvent de pierre il est permis par la loi de Moïse. Inutile de jouer aux purs, pour “cacher ce divorce que je ne saurais voir”.
    La dureté des cœurs est regrettable, et condamnable, mais au bout d’un moment il ne sert à rien de se replier dans le déni de réalité: quand c’est mort, c’est mort; et si avoir divorcé est un péché il ne reste plus qu’à implorer le pardon de Dieu – vaut-il mieux divorcer ou tuer son conjoint pour avoir une chance d’en avoir l’absolution aux yeux de l’Eglise? Et pouvoir éventuellement se remarier?
    On ne divorce pas nécessairement “pour” se remarier. Si par la suite il a l’occasion d’un nouveau départ conjugal, ça n’a rien à voir avec la situation décrite par le Christ.

  5. Ceux qui, après un premier mariage, se remarient civilement, peuvent-ils recevoir le sacrement de l’Eucharistie?
    l’Église a toujours répondu catégoriquement non. Les divorcés remariés ne peuvent pas recevoir la communion.
    La réponse de l’Exhortation post-synodale est au contraire: en général, non, mais «dans certains cas», oui (§ 305 , note 351). En effet, les divorcés remariés doivent être «intégrés» et non pas exclus (§ 299). Il faut donc discerner lesquelles parmi les diverses formes d’exclusion dans le domaine liturgique, pastoral, peuvent être surmontées» (§ 299), sans exclure la discipline sacramentelle (note 336).
    L’interdiction de s’approcher de la communion pour les divorcés remariés n’est plus absolue. Le Pape n’autorise pas, comme règle générale, la communion pour les divorcés, mais il ne l’interdit pas non plus. «Ici – avait souligné le cardinal Caffara – on touche la doctrine. . On peut même dire qu’on ne le fait pas, mais on le fait. Et pas seulement. On introduit une coutume qui, à long terme détermine cette idée dans le peuple, pas seulement chrétien: il n’existe aucun mariage absolument indissoluble. Et cela est certainement contre la volonté divine.
    Pour la théologie de la pratique, les règles ne comptent pas, ce sont les cas concrets qui comptent. Et ce qui est impossible dans l’abstrait, est possible concrètement. Le cardinal Burke rappelle que donner la communion(même dans un seul cas) à une personne qui se trouve dans une union irrégulière, cela signifie que le mariage n’est pas indissoluble, et donc que la personne ne vit pas en état d’adultère, ou que la sainte communion n’est pas communion dans le corps et le sang du Christ, qui au contraire nécessite le repentir du péché mortel et la volonté de ne plus recommencer»
    L’exception sera la règle, parce que le critère de l’accès à la communion est laissé dans Amoris laetitia, au «discernement personnel» par «l’entretien avec le prêtre, dans le for interne» (§ 300), “au cas par cas”. Mais qui osera interdire l’accès à l’Eucharistie, si «l’Evangile lui-même nous demande de ne pas juger et de ne pas condamner» (§ 308) et s’il faut «intégrer tous» (§ 297), et «valoriser les éléments constructifs dans ces situations qui ne correspondent pas encore ou plus à son enseignement sur le mariage» (§ 292)?

  6. Heureusement qu’il n’y a pas besoin de “clé” pour lire l’Évangile (je ne parle pas des clés inventée par le protestantisme rationaliste et libéral, à l’origine de la nouvelle exégèse qui n’est trop souvent qu’une entreprise de déconstruction de l’Évangile).
    Paraphrasant Boileau, je dirai: “La vérité qui se conçoit bien, s’énonce clairement” !

  7. On préfère l’Evangile … c’est plus clair!

  8. Le Père Bernard Domini aura du mal à nous démontrer que ce pape ne serait pas ambigu. Ce n’est pas la première fois et cela ne sera pas la dernière. François semble prendre modèle sur les politiciens de Bruxelles qui pondent des textes avec des renvois minuscules qui changent totalement leur sens.
    Pourtant que dit l’évangile ? « Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du mal » (Matthieu 5:37)
    Qui pourrait rappeler au pape François cette vérité évangélique ?

  9. ô que nous aimerions que le père Bernard Domini dise vrai. Malheureusement ce n’est manifestement pas le cas, et ce discours qu’il tient, partagé beaucoup depuis la sortie de l’exhortation apostolique, aura des conséquences très graves, car en éludant ainsi le problème, on aide le pape à faire passer son message, qui est rupture radicale avec l’enseignement de Jésus, en évitant les remous, et progressivement l’erreur va s’établir et il sera difficile de revenir en arrière..
    Vraiment, il faut purger ce débat stupéfiant introduit par de nombreux commentateurs qui nous expliquent que l’on se trompe si l’on voit dans l’exhortation apostolique une quelconque ouverture à la possibilité de délivrer les sacrements de pénitence et de communion à des personnes en situation d’adultère. Est-ce par mauvaise foi ou par manque de jugement que certains nient ainsi que le texte du pape comporte cette ouverture ? Car si les mots ont un sens, c’est bien ce que signifie la note de bas de page 351 : « Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements », dès lors que ladite note se rattache à cet autre énoncé dans le n° 305 : « cause des conditionnements ou des facteurs atténuants, il est possible que, dans une situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement – l’on puisse vivre dans la grâce de Dieu (…) en recevant à cet effet l’aide de l’Église. »
    Par quelle aberration ou par quelle malhonnêteté peut-on lire autrement ce texte ? Quoi ? Les sacrements de la réconciliation et de l’eucharistie ne pourraient être concernés lorsqu’il est parlé de « l’aide des sacrements » ? Quoi ? La situation de l’adultère ne pourrait être concernée serait pas concernée lorsqu’il est qu’il est parlé de « situations objectives de péché » ?
    Certes, cela est relégué dans une note de bas de page. Mais pour autant, c’est bien présent et le sens des mots ne s’en trouve pas changé. Cette relégation relève évidemment de la manœuvre. Mais ce qui peut le plus étonner, c’est de voir que ceux qui s’étaient proclamés amis de la vérité en viennent à tricher aussi en s’employant à éluder ou à nier la triste réalité. Ce faisant, ils collaborent de fait à la trahison car ils facilitent le coup de force du pape en limitant les remous et en faisant taire la voix de ceux qui crient contre une telle manipulation tyrannique.
    Au demeurant, on trouve dans le corps même du texte des énoncés qui préparent le fondement de cette « nouveauté » apportée par ce pape. Un exemple frappant se trouve dans le n° 301 de l’Exhortation : « Par conséquent il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite irrégulière vivent dans une situation de péché mortel privés de la grâce sanctifiante. » Il est manifeste qu’il peut s’agir notamment, et d’autant plus évidemment dans le contexte général de l’exhortation centré sur le mariage et la famille, des situations de remariage après divorce.
    OUI, LE PAPE A INTRODUIT LA POSSIBILITÉ D’OUVRIR DANS CERTAINS CAS LA COMMUNION AUX DIVORCÉS REMARIÉS. OUI, LE PAPE SE TROMPE EN ROMPANT AINSI SCANDALEUSEMENT AVEC L’ENSEIGNEMENT DU CHRIST RETRANSMIS DEPUIS TOUJOURS PAR L’EGLISE ET RAPPELÉ RÉCEMMENT AVEC LA PLUS GRANDE CLARTE PAR JEAN-PAUL II.
    Ces deux choses doivent être dites, or on veut nous les cacher.
    Prions pour qu’une grande voix se lève afin de contrer l’infamie. Non, on ne laissera pas arracher aujourd’hui au Christ sa parole 2000 ans après qu’on lui a arraché sa tunique.

  10. Pour répondre à Biem, ce n’est pas la rupture de vie commune en elle-même qui est péché et empêche la communion, il y a des cas où on n’a pas le choix et que cette séparation est imposée ( conjoint abandonné, violence conjugale…).
    Le péché réside dans l’adultère qui suit lorsqu’un des époux va “voir ailleurs” car le mariage contracté devant Dieu reste valide aux yeux de l’église malgré la séparation physique, à moins qu’une nullité ait été validée par l’Eglise ( “ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas”).
    Et c’est dans cette fidélité au serment donné que réside la sainteté de vie à laquelle il faut aider les personnes concernées à tendre.

  11. “Quand on ne vit pas comme l’on pense, on finit par penser comme l’on vit !”
    C’est à cela que le Saint Père nous invite. Bien sur, pas directement, mais avec les mots et les ambiguïtés qui sont familières depuis la clôture du concile VII. Tout cela est bien triste !

  12. Jésus a dit qu’Il n’était pas venu pour abolir la loi mais pour la parfaire c’est-à-dire que ,désormais,c’est ce qui se passe vraiment à l’intérieur des cœurs qui est pris en compte et non plus seulement la transgression à la loi avec application systématique de la sanction prévue.Jésus seul connait le fond et la vérité de chacun.Lui seul a la solution et les moyens correspondants à chacun.Lui confier notre situation et s’abandonner entre ses mains est incontournable.Alors sa réponse adaptée à notre cas arrivera et Il ne manquera pas de mettre sur notre route les bonnes personnes dont des religieux priants et perméables à l’Esprit Saint,et les aides providentielles nécessaires.Tout ce ramdam focalisé sur les divorcés remariés est vain , lassant et inutilement blessant.L’Esprit Saint souffle où Il veut et s’il lui arrive de ne pas souffler dans le sens de nos petites certitudes mesquines sachons l’accepter et nous en réjouir car c’est toujours par Amour et avec sagesse qu’Il agit.

  13. Il y a des questions graves, des actes graves, des péchés graves que nous avons commis et qui nous empêchent de nous approcher de la Sainte Communion.
    Il est important de nous rappeler que, en communiant, nous nous approchons du mystère de Dieu lui-même.
    Ce n’est pas parce que Dieu s’est fait proche qu’il cesse d’être transcendant.
    Cette transcendance de Dieu, cette majesté de Dieu dans la fragilité du pain et du vin consacrés, doit aussi nous alerter et d’une certaine manière nous interroger.
    Est-ce que mon cœur est prêt ?
    Est-ce que ma manière de vivre – comme dit Saint Paul – est-ce que ma conduite est en conformité avec le Corps et le Sang du Seigneur qui se donne en Communion ?
    Saint Paul va plus loin dans la lettre aux Corinthiens au chapitre 11 :
    “Ainsi donc, quiconque mange le Pain ou boit la Coupe du Seigneur indignement AURA A RÉPONDRE du Corps et du Sang du Seigneur.
    Que chacun donc s’éprouve SOI-MÊME, et qu’ainsi, il mange de ce Pain et boive de cette Coupe.
    Car celui qui mange et boit, mange et boit SA PROPRE CONDAMNATION s’il ne discerne le Corps.”
    Nous sommes donc prévenus, en allant communier indignement, nous pouvons signer notre propre condamnation…

  14. “Vivre dans le péché”, l’injure qui tue. La vraie miséricorde ne tue ni n’injurie.

  15. On tourne en rond comme d’habitude…
    Le bateau coule et l’eau entre à flot. Aujourd’hui, tout le monde déclare que le problème est l’eau et comment gérer l’évacuation de l’eau du bateau…
    Personne ne s’occupe du trou dans la coque.
    Le mariage est le trou dans la coque : l’eau qui entre la communion aux divorcés-remariés.
    Continuez à cautériser sur une jambe de bois : le malade ira sûrement mieux !

  16. Pour répondre à Gautier, ce que le Christ dénonce, c’est le divorce. Bien évidemment il y a des cas où une séparation devient nécessaire, et des cas où cette séparation devenant définitive le don mutuel de l’un à l’autre n’a plus aucun sens. Dans ce cas, le divorce ne fait que constater la chose. Ce n’est pas l’acte de décès qui tue le malade.
    Mais le point est que c’est bien le divorce qui traduit une situation de péché, donc qui éloigne du plan de Dieu; et c’est bien du divorce donc – ou de ce qui y mène – qu’il faut obtenir l’absolution. C’est bien là qu’il y a péché.
    Si le confesseur considère que le devoir conjugal consiste à tout faire pour reconstituer le couple, la confession impose naturellement cette réparation. Mais s’il constate que “c’est mort”, l’absolution sans réparation revient à dire que l’Eglise, dans sa sagesse, reconnaît effectivement que le mariage est irrémédiablement brisé. Elle n’a pas à se prononcer pour le dissoudre, il est déjà terminé, les ex-conjoints ne sont plus mariés.
    Une fois l’absolution obtenue, se remarier n’est pas un “adultère” puisque le mariage précédent n’existe plus, ni sur le plan légal, ni sur le plan substantiel. Un nouveau mariage sur des bases saines peut être un réel chemin de sainteté. Il appelle bien sûr à une réflexion morale, ne serait-ce que pour ne pas recommencer les mêmes erreurs, mais un couple marié soucieux de son salut spirituel n’est évidemment pas par lui-même en situation de péché objectif.

  17. Pour répondre aussi à Biem: on se fiche des raisons qui font qu’un couple se désunit. La seule question qui importe est de savoir si le sacrement contracté par les époux était valide ou non, tout le reste n’est que psychologie et littérature. Il faut donc revenir à ce point de départ, à la source pour savoir si oui ou non il y a situation objective d’adultère. Le Christ est limpide là-dessus.

  18. Le Père Bernard fidèle à sa tradition de ministre docile du Magistère a bien du mal à cacher sa désapprobation. Heureusement pour lui, le Card. Burke nous a rappelé que ce document ne relève pas du Magistère infaillible de l’Eglise.

  19. Bien que souhaitant être respectueux des commandements de mon Eglise, je suis d’accord avec tous ceux qui pensent, estiment, ou souhaitent que les divorcés puissent recevoir la communion.
    Si leur cœur est sincèrement désireux de recevoir le Christ, recevoir Notre Seigneur n’est-il pas plus fort que la “faute” commise ?

  20. Je me permets juste d’attirer votre attention sur les termes précis et pesés du communiqué du Père Bernard, et de son texte de réflexion. Il ne cherche pas à montrer que l’exhortation n’est pas dénuée d’ambiguïté. Avec lucidité il évoque d’ailleurs « certains passages qui peuvent laisser planer une certaine ambiguïté ». Mais il fait de l’exhortation une lecture dans « l’herméneutique de la continuité » des textes magistériels précédents, ainsi qu’il se doit dans l’Église, même si cette continuité est loin d’être évidente… La phrase choisie par lui comme clé de lecture du document montre clairement qu’on n’a pas le droit de lire ce texte dans un sens contraire à l’Évangile, et la phrase de conclusion du communiqué indique clairement aussi qu’on doit lire cette exhortation dans le cadre de l’encyclique Veritatis Splendor : Dans la splendeur de la vérité, vivons la joie de l’amour…

  21. A Semper Fidelis
    Recevoir Notre Seigneur n’est-il pas plus fort que la “faute” commise ? vous demandez-vous ?
    Petit problème, il faut être en état de grâce pour recevoir le Christ. L’état de grâce traduisant la légèreté de l’âme d’un homme qui n’a sur la conscience aucun péché mortel. Autrement cela aurait un effet contraire.
    L’état de grâce se perd par le péché mortel et ne peut être retrouvé que par le sacrement de la réconciliation. Cela implique qu’un prêtre puisse pardonner le divorce de son fidèle !
    En admettant les personnes divorcées à l’eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine concernant l’indissolubilité du mariage. Ainsi un prêtre ne peut célébrer toute cérémonie religieuse à l’occasion d’un remariage civil.
    Par contre l’Église n’interdit pas la séparation des époux pour de graves motifs, à condition qu’il n’y ait pas remariage ; la séparation « simple » n’empêche donc pas l’accès aux sacrements.
    L’adultère en tant que tel n’empêche pas non plus l’accès aux sacrements après confession, mais seulement le remariage, considéré comme une installation durable dans l’adultère. De plus, une femme (ou un homme), convertie au christianisme et dont le conjoint refuse le baptême, peut divorcer et se remarier dans la communauté chrétienne ! (1 Co 7,15)

  22. “Ambiguités”: un euphémisme?

  23. Il y a en droit ” canonique ” la possibilité, après enquête très sérieuse de déclaration de ” nullité “…le sacrement n’a jamais été valide..
    Pour que le sacrement de mariage soit valide, les deux futurs époux doivent tous les deux satisfirent aux conditions requises…
    Or actuellement, les 3/4 des mariages cassent parce que l’un des deux ou les deux..ne remplissent pas toutes les conditions…de ce fait, leur couple ne tient pas..

  24. Semper fidelis, sans vous offenser, une petite lecture du catéchisme (d’avant Concile Vatican II pour être sûr de ne pas se tromper) vous ferait le plus grand bien.
    Nous ne sommes pas dans le sentimentalisme mais dans ce que notre Seigneur nous a dit et ce que ses apôtres ont prêché.
    L’enfer est peuplé de gens qui n’ont pas lu ni appliqué le catéchisme, et l’enfer est terriblement peuplé, beaucoup plus que le Paradis, confère Fatima.

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