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Pays : International

Nous travaillons pour payer des taxes pendant que nos enfants sont élevés dans des centres d’accueil

La toute nouvelle taxe sur l'eau annoncée par le gouvernement irlandais a décidé Donna Hartnett à quitter son poste à temps plein pour élever ses deux enfants. Elle dénonce un système où les familles sont étranglées entre leur emprunt immobilier sur 35 ans, le coût des gardes d'enfants et les taxes et impôts qui s'empilent, dans une lettre ouverte qui a fait le tour de l'Irlande. Jeanne Smits l'a traduite sur son blog :

"Personne ne se tiendra jamais devant ma tombe pour dire : « Qu’est-ce qu’elle était douée pour payer sa taxe sur l’eau », mais ce sera à cet instant précis que mes enfants évalueront la qualité des années que je leur ai données.
 
Le legs de Bertie Ahern et de Brian Cowen a abouti à ce que nos deux enfants soient élevés dans des centres d’accueil pour petits enfants comme des poules en cage tandis que nous travaillons, nous cassant les reins et brisant leurs cœurs en essayant de payer une taxe après l’autre sans qu’il ne nous reste rien en fin de mois. Nous n’avons jamais dépensé plus que nous n’avions ni laissé une facture impayée, mais malgré cela mes deux très jeunes enfants sont chaque jour hors de leur foyer plus longtemps que le travailleur industriel moyen… pendant que nous travaillons pour payer une nouvelle taxe grâce à nos revenus.
 
Pourquoi n’avons-nous pas protesté plus tôt ? L’épuisement, l’anxiété, la peur, et pas une minute de liberté. Mais voici le moment où tout s’arrête.
 
Tout comme le gouvernement irlandais a protégé les banquiers et les corrompus dans ce pays, je choisis de protéger mes enfants.
 
Pour le faire, je ferai tout ce qu’il faudra pour leur rendre leur enfance. Ils seront à la maison, ils seront récupérés à l’école par moi, et ils jouiront de la sécurité d’une vie au foyer dont chaque enfant devrait pouvoir jouir.
 
Cela signifiera évidemment que notre revenu va accuser une chute qui résultera en factures impayées et en impôts qui attendront, mais ce stress-là, ce sera de vraies vacances par rapport aux journées épuisantes que nous vivons aujourd’hui en les arrachant de leur lit à 6 h 30 du matin, en commençant et en finissant la journée dans une maison remplie des pleurs de frustration et de confusion de nos enfants, pendant que nous remboursons la cupidité d’autrui.
 
Donc vous voyez, ce gouvernement a poussé une famille épuisée un peu trop loin : le pas de trop. Voyons qui paiera la facture à long teme, M. Kenny !"

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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9 commentaires

  1. C’est le socialisme.
    L’Etat élève les enfants, et les adultes sont esclaves.
    Comme ça, plus personne ne pense.

  2. Pauvre mère! Comme c’est triste! Je suis au foyer pour éviter tout ce stress. Il faut se serrer la ceinture en fin de mois. Ma fille de 4 ans est contente de ne pas aller à la garderie car je suis là pour la récupérer. Autrement ce serait le drame…

  3. Il faut diffuser cette lettre pour que la plupart des familles réfléchissent à leur sort et à celui qu’elles imposent à leurs enfants lorsque le travail de la maman ne sert à financer souvent qu’un certain budget loisirs, voyages, sport d’hiver etc… Ces familles sont plus nombreuses qu’on ne le pense. A bien y réfléchir le “faire comme tout le monde” oblige à sacrifier souvent un certain bonheur familial.

  4. Pensez-vous que ce soit très différent chez nous, en France ?
    Ne vous inquiétez pas, d’autres reçoivent des aides qui proviennent d’une partie de nos impôts.
    Une vache ne produit pas du lait à n’en plus finir ! Il lui arrive de mordre.

  5. Et en “république française” c’est pratiquement la même chose, avec une nuance : vous ne travaillez pas, vous êtes au rsa, vous ne payez pas d’impôts et vos taxes sont vues au rabais. A tel point que beaucoup viennent à se demander si ça vaut la peine de “bosser”. Je ne sais plus qui disait : “plutôt être pauvre sans le travail, que d’être pauvre malgré le travail”…avait-il tort ou raison ?

  6. Je suis allée en Irlande il y a deux ans et ils nous ont posé, à moi et à des amis français,plein de questions sur le montant de cette taxe sur l’eau en France, dont l’instauration imminente dans leur pays leur restait visiblement en travers de la gorge.
    Dans ma ville, avec la garderie, on peut faire garder son enfant de 7h à 19 heures avec les garderies de part et d’autre de la journée à l’école.Il y a vraiment des gens qui ne peuvent pas faire autrement mais c’est un peu un cercle vicieux.

  7. free,
    étant au RSA moi même, je trouve que vous vous trompez de cible. Une personne au RSA ne touche même pas la moitié de ce qu’il faut pour atteindre le seuil de pauvreté et vous êtes traité comme un sous-homme, encadré par des administrations, comme en liberté surveillée.
    Oui, ce que dénonce cette dame est scandaleux, honneur à elle; non, le volant de personnes réduites à l’absence de travail rémunéré n’est pas le premier responsables de ce fait.
    Le travail au noir n’est pas une solution, car vous n’êtes ni à l’abri des mauvais payeurs, ni assurés et si vous croyez que l’on peut rêver de vivre dans des conditions très peu humaines avec la peur de l’avenir, vous n’avez jamais envisagé vraiment de vous retrouver seul dans la rue pour y dormir tous les soirs.
    Le vrai problème c’est que beaucoup de gens se contentent de se plaindre des “pauvres”, mais ne changent rien dans leurs habitudes de vote, de consommation, ne changent rien au manque de critique vis à vis du spectacle médiatique, et voteront derechef pour les mêmes incapables du moment qu’ils font une campagne clinquante et bénéficient de la complaisance des journalistes.
    Sans ma famille, dans de pareilles conditions d’aides, je serais un clochard, ni plus ni moins, malade sûrement, mort peut-être.
    Alors qu’une mère de famille se lève et le fasse savoir, je dis bravo et merci ! car en attaquant la famille de manière aussi sauvage, en nous livrant à la concurrence pays à salaires de misère au nom d’une hypothétique économie de la connaissance, ce sont tous les enfants d’Europe qui vont en pâtir.
    Ce qui nous manque ce n’est pas de bramer contre les profiteurs ‘petit-format’ qui peuvent ne bien être que des survivants, c’est de guerroyer contre les profiteurs XXL, gens déconnectés de la société, qui se contentent de ne fréquenter que des gens fréquentables, à fort pouvoir d’achat, véritables terroristes de l’emploi et de la culture, qui s’accaparent le savoir pour déposséder ceux qu’ils devraient servir.
    Ce que vous ne comprenez pas c’est que le plein emploi n’est pas l’objectif de ceux qui nous gouvernent, mais bien la croissance pour la croissance, car sans elle, le système économique bâti sur la cupidité s’écroulerait en trois minutes.
    Travailler est essentiel, car sans travail, plus de vacances, plus de reconnaissance sociale, plus d’estime de soi, plus de foyer, mais malheureusement, contrairement à l’idée reçue, ne travaille pas qui veut.
    La France a la superstition du diplôme, l’obsession de l’expérience et certains trouvent indécent qu’un simple travailleur puisse vouloir fonder une famille.

  8. Merci eh.

  9. Il y a une solution à payer moins la taxe sur l’eau, c’est de récupérer l’eau de pluie. Problème: il faut un vrai chez soi avec un vrai toit et un peu d’investissement dans une cuve et une pompe alimentaire.. Après il faudrait voir combien couteraient les boissons en bouteille par rapport à l’eau du robinet dédié à la boisson tout en sachant que l’eau de pluie n’est pas calcaire et qu’en Irlande elle ne doit pas être aussi mauvaise que ça. Par contre pour tout le reste l’eau de pluie c’est mieux car elle elle n’est pas dure. L’efficacité du savon est meilleure et le calcaire ne bouche pas toutes les machines.

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