"Nous sommes entrés dans un rapport de force qui s’inscrit dans la durée"

Béatrice Bourges est interrogée dans le dernier numéro de Monde & Vie. Extraits :

"Dans quel esprit la manifestation du
24 mars est-elle organisée ? Sera-t-elle
plus « politique », plus mordante que
celle du 13 janvier?


FJe le souhaite et je ne suis pas la seule
. Nous
avons fait connaître notre opposition au projet
de loi gentiment, mais nous nous sommes trouvés
face à un déni de démocratie. Nous sommes
de moins en moins écoutés et nous nous heurtons
à un dogmatisme idéologique qui se radicalise,
comme en témoigne l’ahurissante lettre adressée
à La Manif pour tous par Jean.jpgerre Michel,
rapporteur du projet de loi au Sénat. Maintenant,
ça suffit ! Nous allons continuer à nous exprimer, calmement mais de plus en plus fermement
. […]

On nous reçoit pour avoir la paix, mais nos
arguments glissent comme l’eau sur les plumes
d’un canard. Je crois que le gouvernement est
complètement déconnecté de la réalité du terrain
et ne se rend pas compte de ce qui arrive
. Il
était dès le début dans le déni de réalité, en prétendant
par exemple qu’il n’y avait que 340000
manifestants le 13 janvier, et ça continue. Je participais
à une réunion publique, le 12 mars à Dijon, où se rendait aussi François Hollande et il
s’est produit un fait que la presse n’a pas rapporté:
400 opposants au projet de loi attendaient
le président de la République, qui a été contraint
de changer son emploi du temps pour éviter de
les rencontrer
. François Hollande ne va à la rencontre
du peuple que si ce peuple est d’accord
avec lui, c’est inquiétant pour un président qui
prétend être celui de tous les Français… Il s’est
ensuite rendu dans une petite ville proche de
Dijon, où se trouvaient encore des militants de la
Manif pour tous. Chaque fois qu’il se déplace
en province, la Manif pour tous est présente :
nous sommes partout et il continue néanmoins à
nous mépriser!
Ça commence à devenir gênant…
[…]

Nous sommes
entrés dans un rapport de force qui s’inscrit
dans la durée, car nous sommes conscients que
le gouvernement ne cédera pas au seul son du
canon. Le canon continuera donc à gronder jusqu’au
retrait pur et simple du projet de loi, qui
reste notre unique objectif
. Personnellement je ne
demande pas l’union civile et je me démarque de
Frigide Barjot à ce sujet
. […]"

6 réflexions au sujet de « "Nous sommes entrés dans un rapport de force qui s’inscrit dans la durée" »

  1. COMTE

    Tout à fait d’accord avec Béatrice Bourges!
    on ne lâche rien !
    bien au contraire : on augmente la pression jusqu’au retrait définitif de la loi Taubira ! et pas d’union civile non plus. Le mariage c’est pour les couples, pas pour les paires. c’est comme ça.
    Ceux qui le désirent on le Pacs qui a été fait pour eux spécialement et…qu’ils n’utilisent quasiment pas.
    Ils veulent le mariage pour le détruire : alors C’EST NON!

  2. de baudan

    D’ailleurs, n’est-ce pas le sénateur Michel qui disait lors des auditions que la loi reflète, résulte, d’un rapport de force à un instant donné. Point de vue marxiste de la loi. Il serait intéressant, post-24 mars, de lui poser la question de savoir pour qui est le rapport de force et si de fait, en cohérence avec ses propres propos il ne devrait pas, lui-même, prêcher le retrait du texte… Ce serait assez drôle.

  3. HS

    Le gouvernement ne peut plus reculer en sauvant la face : s’il tient bon il ne lui restera plus qu’à organiser une opération “ville morte” sur le territoire Étoile-Champs-Concorde ( couvre-feu ou barrages de CRS généralisés comme au “bon” vieux temps) . Cela fera beaucoup de mécontents: commerçants (de tous genres) et touristes qui ont sans doute déjà prévu de ne pas choisir innocemment ce lieu de promenade pour le jour des Rameaux…. Pour anticiper il faudrait peut-être demander des autorisations de manif délocalisées dans les régions? À tout hasard!

  4. jejomau

    Mais il n’est pas le Président des Français ! Il est le Président de la secte LGBT ou si l’on veut du “parti de l’étranger”.
    Il est illégitime. C’est un usurpateur.
    On l’a assez dit …. Les faits le prouvent maintenant quotidiennement !

  5. roger

    Je viens d’appeler la préfecture de policce de paris à 9H20,
    la standardiste, sympa, m’a dit qu’il y avait 65 appels en attente et tous les appels concernent la manif, ils font remonter l’info au prefet,
    donc il faut INSISTER…
    tél: 01.53.71.53.71

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