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Nous arrivons à la fin de l’expérience sociale des années 60

Lord Sacks, Chief Rabbi de la Communauté Israélite en Grande-Bretagne, a publié son analyse de la crise économique. En voici des extraits :

S"Les scandales bancaires à répétition, les faux prix que des banques
ont introduit dans leurs contrats, les démissions en catastrophe de tel
ou tel haut dirigeant dans le monde des affaires auront sans doute
quelque chose de bon s’ils nous permettent de prendre conscience d’une
réalité toute simple que nous essayons tous de ne pas voir depuis des
décennies.

La Morale existe.

Je ne veux pas parler ici des lois, des réglementations, des
autorités de contrôle, des commissions d’enquête, des tribunaux , des
amendes, des sanctions, mais beaucoup plus simplement de la Morale
individuelle: cette petite voix qui nous dit de ne pas faire quelque
chose quand bien même elle serait à notre avantage, quand bien même elle
serait légale et quand bien même la probabilité que nous soyons
découverts soit extrêmement faible
. Tout simplement parce que c’est
mal, parce que c’est déshonorant, parce que cela casse la confiance que
nous devons avoir les uns dans les autres.

En fait, nous arrivons à la fin d’une grande expérience sociale qui a
commencé dans les années 60  et qui est en train d’échouer
lamentablement. Elle consistait à essayer de vivre en société sans un
code moral commun librement assumé par chacun
. Dans les années 60, tout
commença avec la moralité individuelle telle qu’elle s’appliquait
depuis toujours dans la vie privée.

Dans les années 80, on s’essaya à appliquer ce changement au monde
des affaires. Ce fut l’âge de la croyance en la toute puissance du
marché. Adam Smith n’avait-il pas montré de façon fort convaincante que
ce même marché par l’intermédiaire de la fameuse main invisible
transformait la recherché de l’avantage individuel en progrès collectif?
Adam Smith, cependant, ne dit jamais, nulle part que la cupidité était
une qualité mais bien d’autres se recommandant de lui se crurent
autorisés à le dire.

[…] Dans une société de confiance, l’économie de marché fonctionne à la
satisfaction générale. Dans le cas contraire, tout s’écroule. Le choix
est simple. Soit nous sommes dans une économie fondée sur la confiance
soit nous sommes dans une économie du risque
. Dans le premier cas,
chacun peut agir en sachant que les autres vont prendre des décisions
visant à protéger les intérêts de leurs mandataires. Dans l’autre, tout
dépend de la structure des lois, des réglementations, des autorités de
contrôle, des punitions et châtiments, des amendes… Les couts de
transaction deviennent extrêmement élevés et empêchent peu à peu toutes
les initiatives. De plus, les gros malins trouveront toujours une façon
de tourner lois et règlements à leur profit. Sans confiance, la
recherche de l’intérêt individuel l’emportera toujours sur les
réglementations, même les plus élaborées, et à la longue le système
s’effondrera de lui-même.

[…] Comment changer une culture? Il faut dépasser les codes et les
règlements. […] Certes, nous avons besoin de lois et de règlements. Nous
avons surtout besoin d’individus placés au sommet qui prêchent par
l’exemple, savent dominer leurs appétits et mènent par l’exemple. Faute
de quoi, la Crise ne fait que commencer
."

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9 commentaires

  1. Mouais, faudrait une morale chrétienne… Rerum novarum et tout le reste.

  2. Quand un membre du peuple élu tient ce genre de discours, il y a lieu de rester prudent.

  3. Si Dieu n’existe pas, tout est permis.
    “Et homo homine lupus est.
    L’homme est un loup pour l’homme.”

  4. Ce monsieur me paraît très idéaliste et enfoncer des portes ouvertes.

  5. Après cette analyse qui dit LA vérité de l’échec de notre société, les commentaires ci-dessus sont attristants.

  6. J’avais retenu cette definition d’A.Smith lorsqu’il parlait de ses contemporains:
    “tout pour nous, rien pour les autres…”
    Plus que jamais d’actualité !

  7. Ou là là m’a l’air très catholique ce rabbin!

  8. Mazette ! Si même les rabbins réclament des rois très chrétiens…

  9. A qui doit-on le merveilleux pays qu’aura été la France, sinon à quarante-cinq rois très chrétiens qui l’auront bâti en mille cinq cents ans ?

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