Nicolas Sarkozy regrette de ne pas voir Jean-Marie Le Pen

Nicolas Sarkozy a regretté le refus de Jean-Marie Le Pen de le rencontrer à l'Elysée et jugé peu "admissibles" ses accusations de "manquements graves et répétés contre la démocratie", dans un courrier rendu public jeudi par la présidence.

"C'est avec regret que je prends acte de votre refus (…) Je trouve dommage que les électeurs du Front national soient ainsi les seuls à ne pouvoir me faire part, par l'intermédiaire de leur président, de leurs souhaits".

Pendant la campagne, le chef du FN s'est plaint que son parti ait été négligé par les médias. "Je me permets de vous rappeler que le Conseil (supérieur de l'audiovisuel) est une autorité indépendante", lui a répondu M. Sarkozy. Evoquant des accusations de "pressions répétées pour empêcher la vente de votre siège social ou pour gêner un accord avec certaines banques", le président répond que ce "reproche gratuit (lui) apparaît difficilement admissible".

"Je vous demande donc de me faire parvenir des preuves de vos mises en cause. Ma porte vous est ouverte (…) je vous recevrai volontiers si vous vous ravisez ou si vous l'estimez souhaitable à un autre moment".

10 réflexions au sujet de « Nicolas Sarkozy regrette de ne pas voir Jean-Marie Le Pen »

  1. cadoudal

    on pourrait conseiller à mr le président de regarder la télévision , pendant les rares invitations des responsables nationalistes sur un strapontin ,la parole leur est coupée à chacune de leurs interventions.ils partagent ce privilége avec MELANCHON.

  2. Philippe Edmond

    “les seuls à ne pouvoir me faire part, par l’intermédiaire de leur président, de leurs souhaits”
    Si Nicolas Sarkozy écoutait les souhaits de l’opinion de droite, cela se saurait. En fait il écoute surtout les voix des puissances médiatiques et culturelles en place.

  3. Edouard

    Le problème avec Le Pen, c’est qu’il manie de la même manière les réflexions justes et profondes sur le déni de démocratie et les excès paranoïaques (le complot anti-FN à propos du Paquebot).
    Dans cette affaire, il facilite la tâche à Sarkozy dont la réponse porte, même si on peut toujours l’accuser de mauvaise foi sur l’indépendance du CSA…
    A tout mélanger, le discours de Le Pen perd de sa pertinence. Il ne faut pas en permanence tout ramener au seul FN dont les déboires n’intéressent pas les Français.

  4. Phil41

    Je ne puis m’empêcher de penser à une BD qui a eu un certain succés (“La face karchée de Sarkozy”) Si le portrait qui est fait avec humour dans cette BD est fidèle (ce que je crois) les accusations de JM Le Pen sont vraisemblables.
    D’ailleurs, j’imagine mal qu’une histoire pareille puisse être inventée.
    L’indignation de Le Pen est compréhensible car le procédé est inadmissible.

  5. Olivier M

    Jean-Maire LE PEN a parfaitement raison d’ignorer Sarkozy, ce fourbe qui tente tout pour ettouffer le FN:
    – médiatiquement:
    Beaucoup de media TV-radio-écrits-instituts de sondage sont aux ordres de Sarkozy, par le biais de ses alliances avec des chefs de groupes industriels et fianciers bien connus. Le traitement du FN dans les media a en outre été proche du zéro absolu pour la campagne des européennes.
    – financièrement:
    Les pressions orchestrées par l’Elysée pour faire capoter la vente du Paquebot sont notoires, au point même que le FN a du placer la vente aux enchères afin que les éventuels acquéreurs puissent être anonymes et donc loin des pressions du pouvoir UMP.
    – politiquement:
    Sarkozy et l’UMP reveinnent toujours, le temps de l’élection, sur des thèmes porteurs auprès des électeurs du FN (sécurité, Nation, Patrie, immigration, identité, Foi); même s’ils font le strict contraire depuis des années de pouvoir…
    Reste que le piège ne prend plus, la remontée depuis 2007 du FN aux Européennes en atteste.
    Bravo LE PEN de ne pas succomber aux sirènes perfides de sarkozy et de donner l’exemple de la Résistance Nationale!

  6. Pierre L

    Le Pen pleurniche à chaque fois qu’il est interrogé : les médias sont méchants, gnagnagna, on ne nous donne pas la parole, gnagnagna. Le voilà convié, officiellement, à l’Elysée, pour porter la voix de son électorat (en peau de chagrin). Mais non, ça ne va toujours pas. Sa réaction est conforme son discours : pathétique.

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