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Neuvaine au Curé d’Ars: Jour 8 – « Les croix sont la route du Ciel. »

Neuvaine au Curé d’Ars: Jour 8 – « Les croix sont la route du Ciel. »

Saint Jean-Marie Vianney aurait pu s’en tenir à une piété janséniste qui accentue l’effort, le sacrifice, la souffrance et la peur plutôt que la contemplation première de la bonté et de la Miséricorde divines. Une de ses prières favorites n’était-elle pas : « Mon Dieu, faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant » ?

Mais ces mots sont intégrés dans une prière qui emploie au moins 30 fois le mot « amour » ou le verbe aimer… Pas de doute : c’est bien sur le verbe « aimer » que saint Jean-Marie Vianney insistait en priant !

Pourtant, le thème de l’ « amour des croix » revient souvent dans ses méditations. De quoi parle-t-il ?  « Les croix », ce sont les épreuves de notre vie, matérielles et spirituelles. Elles peuvent nous écraser, surtout si nous les rejetons… Elles peuvent aussi devenir autant d’occasions de nous unir à l’amour de Jésus sur la Croix pour que notre espérance devant le mal, les souffrances, la mort soit renouvelée, fortifiée.

Alors oui, on peut aimer les croix de nos vies… si c’est pour les jeter dans le brasier de l’amour de Dieu : « Les croix transformées dans les flammes de l’amour sont comme un fagot d’épines qu’on jette au feu et que le feu réduit en cendres. Les épines sont dures, mais les cendres sont douces. »

Méditation : Saint Curé d’Ars, si souvent accablé par les croix de vos fragilités, de vos insuffisances, de vos pauvretés, c’est en les jetant dans le grand feu de l’amour divin et en les unissant à la Passion de Jésus que vous avez retrouvé les forces pour reprendre le chemin de l’espérance et du don de vous-même.

Avec vous, nous voulons apprendre à ne pas fuir les épreuves de notre vie mais à les ouvrir à l’amour de Dieu, à les jeter dans ce feu d’amour qui réduit les épines en cendres douces, pour qu’elles deviennent comme autant de ponts qui aident à traverser la vie.

Intention : Saint Curé d’Ars, fidèle ami de la Vierge Marie, j’ai confiance en votre intercession. Priez et intercédez pour moi durant cette neuvaine pour… (formuler la grâce désirée).

Prières : Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.

Prière au saint Curé d’Ars

Saint Curé d’Ars, tu as fait de ta vie une offrande sans partage à Dieu pour le service des hommes ; que l’Esprit-Saint, par ton intercession, nous conduise aujourd’hui à répondre, sans défaillance, à notre vocation personnelle.

Tu as été un adorateur assidu du Christ au tabernacle. Apprends-nous à nous approcher avec foi et respect de l’Eucharistie, à goûter la présence silencieuse dans le Saint-Sacrement.

Tu as été l’ami des pécheurs. Dénoue les liens de la peur qui nous retiennent parfois loin du pardon de Dieu ; augmente en nous le repentir de nos fautes. Découvre-nous le vrai visage du Père.

Tu as été le soutien des pauvres. Apprends-nous à partager avec ceux qui sont dans le besoin ; rends-nous libres vis-à-vis de l’argent et de toutes les fausses richesses.

Tu as été un fils aimant de la Vierge Marie. Apprends-nous à nous tourner vers elle avec la simplicité et la confiance de l’enfant.

Tu es devenu le témoin exemplaire des Curés de l’univers. Donne aux prêtres l’amour de l’Église, l’élan apostolique, la solidité dans les épreuves.

Inspire aux jeunes la grandeur du ministère sacerdotal et la joie de répondre à l’appel du Bon Berger.

Saint Curé d’Ars, sois notre intercesseur auprès de Dieu, toi le pasteur humble et fidèle, infatigable dans le service de Dieu et des hommes. Amen.

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2 commentaires

  1. Bonjour à tous,

    Quand j’ai lu “Saint Jean-Marie Vianney aurait pu s’en tenir à une piété janséniste qui accentue l’effort, le sacrifice, la souffrance et la peur plutôt que la contemplation première de la bonté et de la Miséricorde divines” j’ai bondi ! Et j’ai pensé : Misère !!

    Quelle est donc cette opposition virtuelle mais affirmée, qui n’existe pas dans la foi catholique, entre effort, sacrifice, souffrance (offerte et unie au pied de la Croix) et même peur si c’est la peur de se perdre (qui sauve les âmes et aide à en sauver d’autres) et bonté et miséricorde ??? Il n’y en a pas, même si ce moyen est couramment utilisé (je ne dis pas qu’ici c’est à dessein) par des ennemis de la foi pour lui retirer son coeur ? Car c’est bien faute d’avoir précieusement gardé et chéri le sens de la Croix dans nos vies que ce monde s’enfonce chaque jour plus dans l’apostasie et le désespoir !

    Alors osons encore et toujours clamer avec le Saint Curé d’Ars : “Chacun a sa croix. Si on en connaissait tous les mérites et qu’on pût les prendre, on se les volerait les uns aux autres !”

    Et Saint Padre Pio soutenait que : “« la seule chose que les anges nous envient infiniment, c’est la souffrance et l’offrande, car c’est la manière la plus forte et la plus sincère de dire à Dieu : ” Je t’aime vraiment !” »

    Ecoutons le père Père Walter J.Ciszek du retour du goulag nous dire : “« Il n’est pas une vie, il n’est pas une souffrance que l’homme puisse endurer et qui soit perdue aux yeux de Dieu. Car tous autant que nous sommes, nous avons été créés comme des êtres de louange, pour révérer et servir Dieu et, ainsi, pour sauver nos âmes et aider au salut de tous. Toute action, aussi insignifiante soit-elle, acceptée et accomplie comme venant de la main de Dieu et en conformité avec sa volonté, a une valeur rédemptrice et prend part à l’immense œuvre du Salut que le Christ a commencée par sa Passion. »

    Méditons avec la Vénérable Josefa Ménendez (une grande sainte en vérité) ses magnifiques paroles : « Ce que je vois me donne un grand courage pour souffrir. Je comprends le prix des moindres sacrifices : Jésus les recueille et s’en sert pour sauver des âmes. C’est un très grand aveuglement d’éviter la souffrance, même en de très petites choses, car non seulement elle est d’un grand prix pour nous, mais elle sert a préserver beaucoup d’âmes d’un si grand tourment. »

    Vivons de la joie de Marcel Van sur la Croix : « La Croix me suivait partout comme l’ombre accompagne l’homme. Mais quand une âme vit de la force de l’Amour, la Croix devient pour elle comme une fleur au parfum délicat qu’elle savoure avec ivresse. »

    Ecoutons le Christ dire à Sainte Gemma Galgani : « “Que crois-tu que ce soit la plus grande grâce que Je te fais sur terre ? ” Je ne savais que répondre. “Je vais te le dire Moi, c’est de te garder sur le Calvaire.” »

    Regardons sainte Faustine offrant sa souffrance pour sauver une âme : “« A un certain moment je vis un serviteur de Dieu en danger de péché mortel, qui devait se produire dans peu de temps. J’ai commencé à prier Dieu qu’Il fasse descendre sur moi tous les tourments de l’enfer, toutes les souffrances qu’Il voudrait pour libérer ce prêtre et l’arracher à cette occasion de commettre un péché. Jésus exauça ma prière et au même moment, je sentis sur ma tête la couronne d’épines. Les épines de cette couronne pénétraient jusqu’à mon cerveau. Cela dura trois heures et le serviteur de Dieu fut libéré de ce péché et Dieu fortifia son âme par une grâce particulière. »

    Lisons Saint Raphaël Arnaiz Baron liant intimement souffrance et miséricorde : « Comme on vit bien dans le cœur du Christ ! Qui pourrait se plaindre de souffrir ? L’insensé seul, qui n’adore pas la Passion du Christ, la croix du Christ, le cœur du Christ, peut désespérer dans ses propres souffrances… Comme on vit bien auprès de la croix de Jésus ! Christ Jésus…, montre-moi ce savoir qui consiste à aimer le mépris, les injures, l’abjection ; enseigne-moi à souffrir avec la joie humble et sans cris des saints ; enseigne-moi à être doux avec ceux qui ne m’aiment pas ou qui me méprisent ; montre-moi cette connaissance que toi, du haut du Calvaire, tu montres au monde entier. Je sais : une voix intérieure, très douce, m’explique tout ; je sens en moi quelque chose, qui vient de toi et que je ne sais pas définir, qui me déchiffre tant de mystères que l’homme ne peut pas comprendre. Moi, Seigneur, à ma manière, je comprends tout. C’est l’amour. Tout est là. Je le vois, Seigneur, je n’ai besoin de plus rien. C’est l’amour ! Qui peut expliquer l’amour du Christ ? Que les hommes et les créatures se taisent ; taisons-nous, pour que, dans le silence, nous entendions les chuchotements de l’amour, de l’amour humble, de l’amour patient, de l’amour immense, infini, que Jésus nous offre, cloué sur sa croix, les bras grands ouverts. Le monde, dans sa folie, ne l’écoute pas. »

    Sainte Thérèse d’Avila les lient tout autant : « Je suis persuadée que la mesure de notre force de supporter une grande croix ou une petite, c’est la mesure de notre amour. »

    Comprenons la vraie paix avec Saint Jean de la Croix « Si l’homme se détermine sincèrement à supporter en toutes choses la souffrance pour Dieu, il trouvera en toutes choses repos et suavité.

    Et enfin méditons cette voie royale que nous offre saint François de Sales, se moquant bien de ce que le monde au sens mondain pensera de ce qu’il dit, tellement cette vérité est essentielle : « La souffrance, à condition qu’elle soit supportée avec Notre Seigneur, est le chemin du Ciel le plus assuré et le plus royal. »

    Pour résumer, cessons de nous excuser de nos plus beaux trésors de notre si belle foi, trésors offerts par le Christ, ne cherchons pas à ce que le monde se retrouve dans notre foi en nous excusant de tel ou tel trésor, mais cherchons à ce que Dieu trouve la foi telle que Dieu nous l’a donné au prix de la Croix, dans son Amour infini.

    Que Dieu vous garde !

  2. J’enlève un lapsus à la fin, il fallait lire :

    mais cherchons à ce que LE MONDE trouve la foi telle que Dieu nous l’a donné au prix de la Croix, dans son Amour infini.

    Que Dieu vous garde !

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