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Cathophobie

Musée de Rennes : les laïcistes sont devenus fous

Excellent article plein d'humour à propos de l'affaire du musée de l'école publique de Rennes. En plus de l'action judiciaire engagée par l'AGRIF, il n'est effectivement pas interdit de tourner la réponse ( C'est dans nos statuts. Ce Conservatoire est réservé aux élèves du public et nous refusons que des élèves des écoles catholiques s'y rendent. C'est notre droit et c'est comme ça) du président de la DDEN35, Jean-Louis Robert, en dérision :

"1/ Les enfants des écoles catholiques sont pleins de microbes. Et par les temps qui courent, et même qui galopent, avec la résistance accrue aux antibiotiques, les pesticides dans les légumes et la recrudescence de la tuberculose, ces élèves sont une population à risque qu'il convient, dans un souci prophylactique, de mettre en quarantaine. Pensez donc : ces malheureux enfants obligés de prier à genoux sur la froide dalle d'une chapelle humide plusieurs fois par jour (…).

2/ Les enfants des écoles catholiques veulent s'inscrire dans une histoire qui n'est pas la leur. Dylan, Kevin et Malika, que leurs parents ont inscrit au cours Sainte-Thérèse parce que le public ne remplit plus son rôle ce sont des calotins finis, sont exclus de fait de l'Histoire de France qui, comme chacun sait, est laïque et républicaine depuis au moins Clovis. Leurs ancêtres à eux étaient certainement d'épouvantables sectaires se réunissant chaque soir dans un presbytère aux volets clos dans lequel de mystérieux jésuites à l'oeil plein de flammes pratiquaient d'étranges rituels de malédiction de la République. Dylan, Kevin et Malika, désolée : vous vous imaginiez Français, mais en fait vous êtes Cathos. Allez hop, retournez à vos chapelets – comment ça ''c'est quoi'' ?

 3/ Suis-je sotte!!! Décidément je vois le mal partout. En fait c'est pas discriminatoire, c'est une mesure qui vise à protéger les Minorités™ de l'effrayante machine centralisatrice jacobine qui a un siècle durant éradiqué la moindre trace de Diversité™ des publics scolaires français. Non mais pourquoi pas demander à Aminata et Idris de réciter ''nos ancêtres les Gaulois'', tant qu'on y est ? Vous imaginez un peu le traumatisme de Dylan, Kevin et Malika, obligés d'être confrontés à cette réalité atroce de l'école laïque, gratuite et obligatoire du temps de Jules Ferry ? Et sans l'ombre d'un crucifix au-dessus du tableau noir pour les soutenir ? Bourreaux d'enfants, va.

 4/ La République est en danger. Les émigrés royalistes rassemblent leurs troupes aux frontières de France, avec l'argent de l'Autriche et de la perfide Albion. L'ennemi est à nos portes, et la Cinquième Colonne, à savoir les Catholiques, essaient de l'intérieur d'espionner la merveilleuse école républicaine, ce joyau que le monde entier nous envie. Holà, félons, il faudra passer sur nos corps laïques, gratuits et républicains. Nous défendrons jusqu'à la mort le Conservatoire de l'Education Nationale. Roulements de tambour.

Bon, je billevèse, je baguenaude, je me ris, mais en fait c'est pas idiot. Allons jusqu'au bout de la logique. Réservons l'entrée au Musée des Arts Premiers aux enfants descendants d'immigrés africains et asiatiques. Interdisons l'accès des Invalides aux enfants dont les parents ne sont pas militaires. Les musées gallo-romains, aux Gallo-Romains.(…)" 

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10 commentaires

  1. Et voici tout le monde embringué derrière l’Agrif !!! La cause est bien mal engagée… En effet :
    -ce musée est privé (créé par une assocation loi 1901).
    -le fait qu’il reçoive ou pas des subventions publiques ne confère pas à ce musée un caractère public.
    -comme tout musée privé qui n’ouvre que sur réservation (et non pas à guichets ouverts), il peut décider quel public accueillir.
    Il est donc fort hasardeux de crier à la discrimination. La chose n’est pas acquise d’avance.
    Il faut un argumentaire juridique. Et surtout, il faudrait que ceci ne soit pas politisé !!! Une action des parents suffiraient. Pas besoin de l’Agrif, dont la seule présence est gage de cause perdue. En effet, il ne faut pas compter sur l’impartialité des juges … Et l’Agrif n’est pas tout à fait dans les idées de la majorité des juges.
    [Et les boîtes de nuit où SOS Racisme a fait des testing ne sont-elles pas des lieux privées ?
    PC]

  2. Juste pour voir.
    Montons une association et réservons son « but » aux seuls enfants scolarisés dans le privé.
    Attendons les réactions…
    Après?? Après on verra, mais je prend le pari que l’association va avoir des problèmes!!!!!

  3. Juridiquement c’est mal barré. Cela dit, que le musée en question soit public ou privé ne change rien à l’affaire. Qu’il soit en revanche un lieu accueillant du public (comme une boîte de nuit en effet) lui interdit de discriminer. Par ailleurs, je ne sais pas si l’école discriminée était « sous contrat ». Si tel était le cas, elle pourrait à mon sens à bon droit exciper du fait que ses professeurs sont rémunérés par l’Etat et qu’elle est donc encore moins discriminable (à supposer qu’elle le soit tout à fait) qu’une école « hors contrat » (j’ai conscience qu’avec ce dernier argument on met le pied dans un engrenage incnfortable…).

  4. si l’affaire fait suffisamment de bruit avant dimanche , cela n’aura pas aidé l’habile Mélenchon.
    Le coup si opportun dans sa démonstration serait-il à attribuer aux séïdes hollandais ?

  5. Philippe Carhon,
    S’il vous plait, pouvez-vous nous dire ce que sont ces « testing » en boites de nuit ?
    [Les « testing » sont des flagrants délit organisés de discriminations où des « acteurs » des miniorités visibles s’arrangent pour être refoulées d’un ou plusieurs lieux publics le tout avec enregistrements ou caméra cachées pour permettre une action en justice ou devant l’ex-Halde
    PC]

  6. J’ai cru comprendre que le musée n’était pas interdit mais qu’il n’était pas gratuit pour des enfants n’étant pas dans un établissement scolaire non public.
    Dans ce cas il ne faut pas parler de musée mais de club ouvert qu’aux adhérents du club ou de l’association, et que dans l’association ne puissent être membres que les enfants scolarisés dans le public (et leurs professeurs), l’accès étant payant pour les non membres.

  7. @Carlo
    Il ne s’agit pas de gratuité ou de non gratuité, il s’agit du refus de voir une classe du privé venir visiter le musée
    PC

  8. @carlo,
    N’y aurait il pas contradiction entre le fait que ce conservatoire fonctionne sous l’égide de la DDEN 35 et le fait qu’il soit, comme vous le pretendez, privé?
    A moins que j’ai mal compris quelque chose ou que les Directions Departementales de l’Education Nationale soient d’ordre privé, je reste trés sceptique sur vos arguments, car nous subventionnons tous, bon gré, mal gré, l’éducation nationale par nos impots et sommes en droit d’exiger qu’elle ne fasse pas de discrimination envers ceux qui paient et mettent leurs enfants dans le privé pour des raisons qui ne regardent qu’eux et ceux, qui paient, je vous l’accorde, mais utilisent, à juste titre, les services qu’ils paient.

  9. Philippe Carhon, merci bien pour le renseignement : il est affligeant, comme tant de choses mafieuses qui se passent en ce moment, en France.
    Concernant ce refus, les arguments invoqués « /( C’est dans nos statuts. Ce Conservatoire est réservé aux élèves du public et nous refusons que des élèves des écoles catholiques s’y rendent. C’est notre droit et c’est comme ça)/ » n’ont aucune légitimité ; c’est totalement arbitraire et c’est là-dessus qu’il faut contrer. Une madrassa serait reçue…
    les parents qui choisissent une école catholique paient aussi pour l’école publique aussi et refuser cette visite revient à dire que les catholiques sont des citoyens de seconde zone.

  10. Un musée est libre de fixer un prix ou une gratuité pour tel ou tel public à condition que la discrimination ne soit pas contraire à l’intéret général mais ouvre plus largement son audience à des catégories sociologiques fragiles (jeunes, chômeurs, pupilles de la Nation…) ou ayant des besoins d’éducation, de formation ou de culture particuliers (élèves, apprentis, étudiants).
    Dans le cas des groupes de scolaires, ce n’est pas le statut juridique de l’établissement d’origine qui doit être analysé mais, en regard du code de l’Education, la qualité même d’élèves ou d’étudiants accompagnés par leurs enseignants.
    En raison de son ouverture au public, un refus de vente, hormis pour une saturation effective du lieu, peut être considéré comme un refus de vente.
    Aussi le principe d’égalité républicaine est-il, au cas d’espèce, gravement méconnu par la direction du musée. Le tarif aurait donc dû mentionner soit la gratuité, soit un frais d’entrée pour tout groupe scolaire sans mentionner la nature de l’établissement d’origine.
    Les statuts propres de la structure sont, dès lors qu’ils s’opposent à la législation en vigueur, nuls et non avenus.

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