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France : Politique en France

Municipales, un enjeu d’importance

Municipales, un enjeu d’importance

Les élections municipales de 2020 approchent. L’enjeu est d’importance et les catholiques doivent se sentir motivés pour entrer dans les conseils municipaux. Témoignage d’un candidat à la mairie d’une petite ville de 5 000 habitants du Sud de la France.

Vous êtes jeune, vous avez une famille, un métier, qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer à la conquête de votre mairie ?

Parce que râler c’est bien, mais agir c’est mieux ! J’ai 33 ans, je suis viticulteur sur une exploitation familiale et je suis père de bientôt 4 enfants. Ma famille et mon métier me donnent entière satisfaction et occupent déjà largement mes journées. Mais quand on aime son pays, on ne peut rester sur le bord du chemin à regarder impassiblement le délitement que nous constatons tant au niveau national qu’au niveau local. J’ai donc décidé de viser la mairie de ma ville, n’est-ce pas la meilleure place pour agir efficacement à mon niveau dans la vie de la cité ?

Vous êtes catholique. Votre foi est-elle aussi une raison de votre engagement ?

Oui, bien sûr ! La charité et l’apostolat poussent les chrétiens à se mettre au service des autres, y compris en politique et donc dans les conseils municipaux où on peut faire beaucoup pour promouvoir le bien commun.

Cette décision l’avez-vous prise seul ou y avez-vous associé votre épouse sachant qu’être maire est très consommateur de temps ?

J’en ai bien évidemment discuté au préalable avec mon épouse pour qu’elle mesure la charge que j’aurais sur les épaules. Mais, partageant les mêmes valeurs, elle a approuvé ma démarche.

Quels sont les enjeux locaux de cette municipalité ?

Ma ville, très connue pour son vin, souffre paradoxalement d’à peu près tous les maux : appauvrissement de la population, immigration importante avec un fort communautarisme, insécurité, saleté, habitations qui se dégradent, baisse de la population, commerces qui ferment, etc… Elle a besoin d’un maire entouré d’une équipe municipale qui s’investisse courageusement pour régler ces problèmes, de façon désintéressée et dans la proximité avec ses habitants.

D’un point de vue pratique, êtes-vous bien entouré pour mener à bien cette campagne ?

Bien s’entourer est capital quand on veut devenir maire. Il faut trouver les bonnes personnes avec les bons talents à mettre à la bonne place. Il s’agit de dénicher les perles rares, qui ont du temps à consacrer, le sens de l’intérêt général, d’une probité et d’une loyauté à toute épreuve, et surtout en phase avec le programme municipal que nous voulons défendre. Ce n’est pas simple, mais j’ai quasiment mon équipe complète.

Comment avez-vous constitué votre liste ?

J’ai démarché personnellement bon nombre d’habitants. C’est très consommateur de temps, mais très enrichissant. En effet, vous rencontrez toutes sortes de personnes, et une fois la confiance établie elles ont souvent plaisir à vous dire comment elles ressentent le quotidien et à vous faire part des changements qu’elles voudraient pour leur commune

Dans l’intérêt général, pourriez-vous travailler avec d’autres candidats déclarés à cette élection ?

Par principe, je n’y suis évidemment pas opposé mais à condition que ce soit vraiment dans l’intérêt général ! Ou plus exactement que ce soit pour la promotion du bien commun, notion qui me semble mieux cerner l’homme dans ses différentes facettes que celle d’intérêt général, trop « utilitaire »…

Pouvez-vous préciser votre position ?

Travailler pour le bien commun, c’est prendre l’homme dans tous ses aspects individuels : matériel, intellectuel et même religieux et en même temps dans ses rapports sociaux car l’individu appartient à une collectivité. Il me faudra donc travailler à l’épanouissement des habitants dans l’ensemble de leurs activités, pour ce qui relève des compétences d’un maire lesquelles, aujourd’hui encore, restent très importantes.

Cette démarche peut se faire avec d’autres candidats déclarés, mais je ne le ferai jamais, si je n’avais pas la certitude d’être en accord sur les points que je juge non négociables pour une bonne gestion communale : promotion de la famille, non augmentation de la fiscalité, le droit à la sécurité, le social sans les excès du socialisme, la culture au service de la population et non d’une poignée d’idéologues, la défense de nos traditions françaises et chrétiennes et enfin l’intégrité irréprochable de l’équipe municipale.

Vous parlez de traditions chrétiennes, cela est-il encore possible à l’heure de la laïcité ?

Oui bien sûr, sinon, je ne me serais pas engagé dans ce combat ! Il ne s’agit pas pour un maire de faire du prosélytisme, mais je pense qu’en France parler de racines, d’identité, ne peut se faire sans se référer au christianisme qui a façonné notre manière de vivre et qui est encore très présent dans nos consciences. La magnifique réaction du peuple français à l’incendie de Notre Dame en est la confirmation. Donc, en m’appuyant sur notre glorieux passé, je compte mettre en valeur nos racines chrétiennes, par exemple en célébrant le saint patron de notre commune, en rappelant les origines chrétiennes des fêtes de Noël et de Pâques, en proposant à nos habitants des instants culturels qui fassent revivre les grands heures de notre ville et mettent en valeur son patrimoine historique, etc.

Être maire, c’est une vocation ?

Un peu sans doute, car cela demande d’y mettre tout son cœur et pas mal de son temps. Mais je pense que la fonction de maire est essentielle à la reconstruction de la France. La crise des Gilets jaunes qui est une crise profonde d’identité de la France est l’illustration de la place centrale des maires dans la vie sociale et politique de notre société. J’espère en être !

Propos recueillis par Elus Catholiques dans la Cité, association qui a pour but d’encourager les catholiques à se présenter aux municipales de 2020 et de les assister dans leur démarche.

www.2020.eluscatholiques.fr    [email protected]

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2 commentaires

  1. Tout cela est très bien, mais il faudrait quand même aussi faire en sorte que l’administration communale ne soit pas laissée aux autres…un élu sans fonctionnaire ça ne peut pas faire grand chose, ou en tous les cas pas aussi bien que s’il peut compter sur des agents, notamment d’encadrement, pour qui le bien commun signifie quelque chose. Et c’est un cadre territorial qui vous le dit !’

  2. Ce jeune homme nous remonte le moral; il est évidemment sur des bases saines cad les racines chrétiennes de la France et le bien commun qui, comme pourrait le dire Mgr Aupetit ne sont pas des “gros mots”. La nouveauté est qu’il n’a pas peur de les afficher tout comme R. Ménard, Marion Maréchal, JF Poisson etc.. une nouvelle époque commence enfin! Merci .

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