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L'Eglise : François

Motu proprio Spiritus Domini sur l’ouverture aux femmes des fonctions liturgiques de Lecteur et d’acolyte

Motu proprio Spiritus Domini sur l’ouverture aux femmes des fonctions liturgiques de Lecteur et d’acolyte

De Cyril Farret d’Astiès :

Par le motu proprio Spiritus Domini (évidemment…), promulgué le dimanche 10 janvier 2021, le pape François ouvre aux femmes de manière permanente les ministères de lecteur et d’acolyte.

Le texte n’est pas encore disponible en langue française sur le site du Vatican, mais la nouvelle a été accueillie avec une joie non dissimulée par le quotidien la Croix et ses soutiens.

De quoi s’agit-il ? Ni plus ni moins que d’officialiser dans le droit canon et la pratique rituelle qu’hormis les trois degrés du sacerdoce que constituent le diaconat, la prêtrise et l’épiscopat, les autres fonctions liturgiques peuvent être confiées absolument indifféremment à des hommes ou des femmes et ce de manière permanente par un rite spécial.

Mais ce n’est pas une nouveauté radicale. Ce mal qui contribue à obscurcir encore un peu plus la réalité supérieure du sacerdoce vient de loin. Conséquemment au concile de Vatican II et à la réforme liturgique, le pape Paul VI en 1972 par le motu proprio Ministeria Quaedeam a supprimé d’un trait de plume les ordres mineurs et a institué en lieu et place ces ministères de lecteur et d’acolyte, prévoyant immédiatement qu’ils pouvaient être confiés à des laïcs.

Le pape François supprime le mot « hommes » dans le canon 230 :

Les laïcs hommes qui ont l’âge et les qualités requises établies par décret de la conférence des Évêques, peuvent être admis d’une manière stable par le rite liturgique prescrit aux ministères de lecteur et d’acolyte; cependant, cette collation de ministère ne leur confère pas le droit à la subsistance ou à une rémunération de la part de l’Église.

La pratique et le droit (Canon 230 § 2 du Code de droit canonique) ont très rapidement autorisé les jeunes filles et les femmes (sans institution rituelle) à assurer ces fonctions qui comprennent (de manière extraordinaire) la distribution de la sainte Communion.

Le pape François, en clarifiant les choses que beaucoup de catholiques ne voulaient pas voir et en donnant un nouveau gage à tous ceux qui militent pour la suppression du sacerdoce masculin (mais ils ne s’en satisferont pas), ne fait malheureusement que poursuivre la voie ouverte par la réforme liturgique. Constatons encore une fois combien avaient raison les cardinaux qui dès la promulgation du nouveau missel estimaient que  « le nouvel Ordo Missæ […], s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble, comme dans le détail de la théologie catholique de la sainte messe. » (1)

Cyril farret d’Astiès vient de publier au Presse de la Délivrance : Un heureux anniversaire ? essai sur les 50 ans du missel de Paul VI.

(1) Bref examen critique, Contretemps, réédition, 2005.

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26 commentaires

  1. Quand on pense que dans les plus hautes sphères de la vie consacrée, UISG, CORREF etc. des mouvements comme “le comité de la jupe” ont toute leur place; tout comme les mouvements homosexuels pro ordination des femmes etc… quoi d’étonnant?
    https://leglaivedelacolombe.fr/2019/12/12/de-leglise-manageriale-la-vie-consacree-feminine/Le grand mystère d’iniquité continue d’abattre ses cartes…
    Sursum Corda! la Victoire est remportée!

  2. Ben on est déjà en protestantisme et on y court un peu plus vite.D’ailleurs pour certains évêques et prêtres la présence réelle n’est pas la présence réelle. Mgr Lefèvre avait vu très juste, c’est pourquoi il a été ostracisé.

  3. Le Juge reviendra dans Sa gloire. Mais, auparavant, il faut que se produise la Grande Apostasie.

  4. Je ne comprends pas ce qui est gênant. Il ne s’agit pas du sacerdoce sacré. Et ça correspond à ce qui se fait déjà dans beaucoup de paroisses.

    • Il se vend beaucoup de drogues dans les banlieues, doit-on pour autant légaliser le commerce des narcotiques ?

      • Dans le cas qui nous occupe, où est l’illégalité ? Ces personnes ne reçoivent pas le sacrement de l’ordre. Leurs personnes n’ont pas le caractère sacré des prêtres ou des évêques.

      • Parce que des religieuses qui ont donné leur vie au Christ et des laïques engagées dans l’Eglise qui donnent la communion et lisent les lectures à la messe, vous les assimilez à des dealers de drogue?

        • Ne faites pas celui qui ne comprend pas ma comparaison, je rebondis simplement sur l’argument de dire : puisque ça se fait déjà dans les paroisses, c’est légitime voire conforme au droit canon. J’ai simplement grossi le trait pour faire comprendre l’absurdité de ce raisonnement.

          • Sauf que vous n’avez aucun argument valide, sorti de votre comparaison approximative, les laïcs, femmes ou hommes, exerçant déjà ces ministères, sans être ordonnés, ce qui est parfaitement admis par l’Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique. D’ailleurs, sans les femmes, la majorité de nos paroisses seraient déjà mortes !

          • À FabienO
            Elles sont déjà mortes pour une grande majorité d’entre elles. Les femmes n’y ont rien changé, peut-être même qu’elles ont accéléré la descente.
            Venez dans nos églises de campagne, vous n’y verrez que 10 mamy, 2 papy et plus aucun enfant. Et un curé en vol roulé et jean que tout le monde tutoie et nomme par son prénom. Plus sinistre tu meurs.

  5. Doit-on rappeler que seuls les prêtres ont les mains consacrées, seules dignes de toucher le Corps de Notre Seigneur ? De toute façon, Bergoglio a été mis là (par les :. comme on en a toutes les preuves) pour détruire, il assure fidèlement sa mission; amoris laetitia, Pachamama, les LGBT qui ont tant à nous apprendre, exaltation du Great Reset et du vaccin, fermeture des églises avant tout le monde, etc…etc…c’est un bon petit soldat du Nouvel Ordre Mondial. Prions pour notre Saint Père Benoît XVI. Et pour Mgr Viganò.

    • C’est théologiquement faux. N’importe quelle personne qui porte la communion aux malades touche le Corps du Christ. Et bizarrement, ce sont souvent des femmes et ces messieurs ne se bousculent pas au portillon pour accomplir ce service. Ni pour être bénévole en aumônerie d’hôpital

  6. 1°) Il aurait été pédagogique de rapeller ce que sont ces ministères de lecteur et d’acolyte; Ce ne sont pas des question abordée au catéchisme de mon enfance, et ce ne sont pas non plus des questions que chacun se pose tout les jours.
    Quelques liens :
    https://diaconat.catholique.fr/devenir-diacre/parcours-pour-devenir-diacre/lecteur-et-acolyte/
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lecteur_(liturgie)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Acolyte

    2°) Pour quelle raison ces fonctions ne pourraient elles pas être effectuées par des femmes ?

  7. Ca clarifie enfin un peu ce que St Paul VI avait déjà prévu. Verra-t-on la fin de ces scènes insupportables où les gens changent de file pour ne pas recevoir la communion d’une fille, où les filles sont systématiquement écartées de la 2e lecture, voire de la quête? Arrêtera-t-on d’empêcher une religieuse de donner la communion alors que qu’un garçon laïc la donne, en venant à la messe avec sa copine avec qui il ne reste pas du tout chaste jusqu’au mariage?

    • Ce n’est pas en se référant à une aberration qu’on peut justifier une aberration encore plus grande.

      • L’aberration, c’est que vous traitiez des chrétiennes et des femmes consacrées de dealers de drogue

        • Je répète : Ne faites pas celui qui ne comprend pas ma comparaison, je rebondis simplement sur l’argument de dire : puisque ça se fait déjà dans les paroisses, c’est légitime voire conforme au droit canon. J’ai simplement grossi le trait pour faire comprendre l’absurdité de ce raisonnement.

  8. Je ne m’étendrais pas sur la position de la femme dans l’Eglise, d’émerites théologiens le font particulièrement bien. Je pense que ce pas est un pas visant à une future possible ordination diaconale des femmes, par “effet de cliquet”ou politique des petits pas. Je ne crois pas cette décision bien raisonnable, entériner un état de fait illicite commis par une majorité n’est pas une bonne solution. Une majorité ne fait pas la Vérité.
    Ce motu proprio Spiritus Domini est-il véritablement l’officialisation de la pratique ?
    De fait des hommes et des femmes actuellement avec l’accord des prêtres et des évêques officient tels des acolytes et des lecteurs mais sans avoir reçu le ministère de façon officielle, leur action est tout bonnement non licite selon le droit canon qui demande une nomination officiel de ces personnes de la part de l’évêque.
    Ce motu proprio sera-t-il l’occasion de revenir à des nominations officielles de lecteurs et acolytes avec des formations adaptées et obligatoires qui rendraient les fonctions mieux accomplies: lectures audibles, liturgies mieux respectées ?
    Il y a quelques temps, j’avais posé la question de ces nominations officielles, à l’époque pour les hommes, à mon archevêque , sa réponse fut qu’il n’en ferait rien, les choses étaient bien ainsi !
    L’officialisation se fera-t-elle pour les femmes alors qu’elle ne fut pas voulu pour les hommes qui proposaient leurs services ? Est-ce que ce sera l’occasion pour nos évêques et la CEF de remettre de l’ordre dans le désordre actuel ? Je crains fort que ce ne soit pas le cas mais l’Esprit Saint et la prière aidant …
    F. Laurentie

  9. Le pape François n’engage que lui, les chiens aboient et la caravane passe !

  10. L’effondrement dans tous les domaines… Pas un seul rempart de la civilisation occidentale ne tient plus.

  11. Ainsi on avance pas à pas vers l’ordination des femmes et dans l’approbation tacite et passive des fidèles. À force de tout voir, on finit par tout approuver, disait saint Augustin.

  12. Mais que diable Benoît XVI nous a-t-il conduits dans cette galère?

  13. Je ne suis pas certain que cette décision puisse automatiquement être extrapolée selon les craintes légitimes qu’on peut nourrir.
    Oui certains prélats, certains épiscopats nationaux (allemands entre autres) semblent oublier la foi pour s’ouvrir sans pudeur aux délires du ‘monde’. Les manoeuvres allemandes dans ce sens sont à ce titre assez révélatrices. Elles ont cependant été ‘recadrées’ assez sèchement par la commission ad’hoc.
    Là on parle de lire la parole – première et deuxième lecture – en chaire, animer les chants de l’assemblée, toutes choses qui se pratiquent et n’entrent pas en contradiction avec le magistère. Sachant que parfois il peut être compliqué de trouver un animateur masculin.
    Oui j’ai un grand respect pour la liturgie dite ‘tradi’: c’est une ancre précieuse, une boussole qui nous rappelle le cap. Pour autant nous devons prendre garde au péché “d’orgueil spirituel”, le pire selon Thérèse d’A. Ceux qui les fréquentent connaissent la ferveur authentique qui anime bien des liturgies V.II – les vraies, respectueuses, pas les dérives indigestes conforme à “l’esprit V.II” auquel pourraient s’appliquer les paroles de l’épitre de Jean : “Quiconque va plus avant et ne demeure pas dans la doctrine du Christ ne possède pas Dieu”.
    Attention: cette parole s’applique aussi à ceux qui souhaiteraient rigidifier indûment la liturgie.

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