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Monsieur le Premier ministre, nous voulons la messe!

Monsieur le Premier ministre, nous voulons la messe!

Le déconfinement se prépare. Nous allons enfin pouvoir sortir de cette situation ubuesque et humiliante où le pays entier est à l’arrêt parce que des oligarques incompétents ont ravagé l’hôpital pendant des décennies et ont transformé l’un des meilleurs systèmes de santé au monde en système sanitaire digne du tiers-monde.

Pourtant, nos libertés sont toujours menacées. En particulier, la liberté religieuse des chrétiens, si souvent attaquée depuis la constitution civile du clergé, les lois anticléricales de Marianne III ou la tentative de nationalisation de l’école libre en 1984, demeure menacée. Selon les gazettes bien-pensantes, les églises resteraient fermées au culte au moins jusqu’en juin. Pire encore, même quand nous respectons scrupuleusement les consignes sanitaires, nos prêtres peuvent être pris à partie. Comme l’abbé de Maistre, à Saint-André de l’Europe, qui vit sa messe de dimanche dernier interrompue par l’irruption de trois policiers armés.

Ajoutons qu’il est assez exaspérant de voir que les “autorités religieuses” avec qui le gouvernement a évoqué ce maintien de l’interdiction du culte public ne sont pas seulement les évêques, mais aussi imams, rabbins et même dignitaires maçonniques. Est-ce que nous nous mêlons de l’organisation du ramadan? Pourquoi donc d’autres devraient décider pour nous ce qui est bon pour nous?

Chacun sait bien qu’il serait parfaitement envisageable de célébrer en respectant les règles sanitaires.

Alors signez et faites signer cette pétition au Premier ministre. Nous n’en pouvons plus d’être privés de messe, alors même que certaines “zones de non-droit” (comme on dit pudiquement pour cacher que c’est un autre droit que s’y applique!) n’ont jamais respecté le confinement et sont maintenant en état de véritable insurrection. Non, les chrétiens ne sont pas des citoyens de seconde zone. Oui, leurs libertés doivent enfin être prises en compte par le gouvernement!

Guillaume de Thieulloy

Monsieur le Premier ministre,
Le président a récemment annoncé une sortie progressive du confinement à partir du 11 mai, mais les médias affirment que votre gouvernement interdirait les messes et autres rassemblements religieux au moins un mois de plus.
Il est pourtant envisageable, dans bon nombre de paroisses, de célébrer en respectant les règles sanitaires.
Et il faut tout ignorer de la nature humaine pour ignorer que les besoins spirituels ne sont pas moins importants que les besoins matériels. Ce qui fait de nous des hommes tient précisément à l’âme et une vie qui se limiterait à la satisfaction des besoins végétatifs ne serait pas une vie humaine digne de ce nom.
Cette interdiction serait d’autant plus révoltante que certains “territoires perdus de la république” ne respectent pas le confinement – quand ils ne sont pas en état de véritable insurrection, agressant notamment les forces de l’ordre. Ce deux poids, deux mesures qui pèse sur les Français les plus tranquilles a quelque chose de profondément choquant pour la justice et nuit gravement à la paix sociale.
En tout cas, il est clair que la liberté doit être la règle et l’interdiction, l’exception fondée sur l’impossibilité de faire autrement. Il est parfaitement possible de respecter les règles sanitaires tout en assurant la liberté religieuse des Français.
Alors, Monsieur le Premier ministre, rendez-nous la messe, rendez-nous les sacrements, rendez-nous les célébrations liturgiques – avec toutes les mesures sanitaires qui s’imposeraient – dès le 11 mai.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma très haute considération.

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24 commentaires

  1. Le problème n’est pas seulement l’attitude des pouvoirs publics mais aussi celui du clergé conciliaire qui, à aucun moment, n’a pris publiquement position pour la liberté du culte, mais s’est mis à la remorque des décisions des scientifiques et des politiques. Abandon de l’assistance spirituelle et de la présence physique du Prêtre aux agonisants, par crainte de l’infection, cérémonies d’obsèques réduites à leur plus simple expression. D’ailleurs même le Pape François, pourtant Chef d’Etat du Vatican, et donc non soumis aux lois de quarantaines de l’italie a tenu un culte pascal, seul, sans croyants. Il faut rappeler que, dans le passé jamais des Catholiques n’ont ainsi renoncé aux sacrements, même en temps d’épidémie. St-François d’Assise baisait les mains des lépreux, maladie contagieuse alors incurable. Les épidémies de Peste du Moyen-Âge n’ont jamais mis fin aux cultes, ni à l’administration des sacrements. La distanciation sociale est l’exact opposé de l’Amour du prochain, même gravement malade, et même contagieux!

    • @MEIERS
      Vous évoquez l’absence de réaction du clergé conciliaire. Permettez-moi une légère correction : je parlerais plutôt de clergé gallican. En Pologne, par exemple, et pas que, les Évêques et le clergé, tout aussi conciliaires que leur (con)frères français, gardent les églises ouvertes et célèbrent les Messes ouvertes aux fidèles. Son Éminence le Cardinal SARAH, ancien Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a rappelé récemment que les Catholiques devaient pouvoir aller à la Messe. En France, notre clergé à une tradition gallicane multiséculaire remontant aux relations houleuses entre Philippe IV le Bel et Boniface VIII. Et comme, en France, “on ne revient pas sur les avantages acquis”, cette tradition du clergé français se manifeste périodiquement avec la volonté de se différencier du reste du monde…
      … et de préférence dans des positions de soumission aux injonctions gouvernementales.

    • Il serait plus juste de parler du clergé postconciliaire que du clergé conciliaire.
      Ce qui est advenu en France plus particulièrement à la fin des années 60 n’est pas ce qui était dans les documents du concile mais des interprétations douteuses à tout point de vue des exceptions permises par le Concile qui sont devenues la règle.
      Je ne peux que vous conseiller la lecture de l’excellent livre :”le concile oecuménique Vatican II un débat à ouvrir” du prêtre italien Brunero Gherardini qui fait la part des choses avec érudition sur ce sujet.

    • La mise en cause du “clergé conciliaire” est ici totalement hors de saison.Assez de sectarisme !

  2. @MAIERS : oui les Prêtres ont fait montre d’un manque de Foi effarant ! Sur la foi de bobards relayés par la télévision.

  3. @cipous
    Beaucoup de prêtres, dans plusieurs diocèses de Province, sont dans une situation terriblement douloureuse car certains évêques agissent avec un abus de pouvoir extrêmement grave en fermant les églises et en refusant à leurs prêtres de donner les sacrements. Nous sommes témoins de la souffrance de certains qui, pour le salut des âmes que Dieu leur confie dans leur sacerdoce, ne peuvent plus suivre certaines consignes de leur évêque. Obéir à Dieu ou aux hommes ? Si tous les évêques obeissaient à Dieu, nous n’en serions pas là, et nos prêtres se sentiraient moins seuls et moins en souffrance.

    • Georges Bernanos, dans son “Journal d’un curé de campagne” parlait bien des fonctionnaires de l’Eglise, déjà…
      S’il savait combien c’est de plus en plus une triste réalité, en France, aujourd’hui.
      Alors à nous d’agir :
      “Lorsqu’il pourrait y avoir un danger pour la Foi, les sujets seraient tenus à réprimander leurs prélats, même publiquement”
      (Saint Thomas d’Aquin)

  4. Pourquoi le gouvernement français (qui nous fait honte) supprime-t-il les messes et ne supprime pas le ramadan dont on n’arrête pas de parler sur les chaines officielles de télé? De quel droit? Dans quel but? Ce ne sont pas les messes qu’il faut supprimer mais le ramadan qui provoque la nuit des débordements dans les fameuses banlieues incontrôlées. Laissez nos prêtres gérer vos consignes dans les églises sans envoyer votre police armée! Ce qui se passe dans les églises ne vous regarde pas à moins que vous ne veuillez participer aux cérémonies. Que nos évêques commencent donc à “aboyer fort” selon l’expression de Mgr Aupetit, nous les soutiendrons de toutes nos forces.

  5. Il serait heureux que le Salon beige diffuse cette pétition sous une forme plus accessible que la présente, car elle ne permet pas de la diffuser auprès de ceux qui n’en sont pas adhérents. Pour ma part, je dispose d’un vivier d’adresses d’environ 400 personnes susceptibles de signer mais qui ne sont probablement pas toutes adhérentes du S.B. Merci, A.Toulza

    • A. Toulza,
      vous pouvez envoyer cet article (pétition incluse) par mail, le publier sur Facebook, Twitter…
      Voir sous l’article.
      Bien sûr, pour le recevoir, vos contacts doivent avoir accès à Internet…

  6. Cette pétition est indispensable.Il faut qu’elle soit diffusée sous la forme la plus accessible possible. On n’en peut plus de ne plus avoir de messe.En plus, on n’a même pas pu communier à Pâques même après la messe. Pourtant c’est une obligation. On n’a pas non plus pu se confesser pendant le carême sauf si on l’avait fait avant le 15 mars.
    Pourtant le canon 843 dit:”les ministres sacrés ne peuvent pas refuser les sacrements aux personnes qui le leur demandent opportunément,sont dûment disposées et ne sont pas empêchées par le droit de les recevoir.”
    La messe n’est pas un petit détail de la religion catholique, elle est centrale.

  7. Si vous ne créez peut-être pas la situation que vous fustigez dans cet article, vous l’empirez certainement.
    ___2ème phrase: “des oligarques incompétents”
    ___Dernière phrase de la pétition: “Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma très haute considération”
    Quand cesserez-vous d’avoir 2 langages? L’un virulent (injurieux?) dans les fauteuils privée et feutrés du Salon Beige, et l’autre dans l’arène publique.
    C’est aussi parce que ce type de comportement est depuis trop longtemps la marque de fabrique des Catholiques français que le gouvernement ne nous considère pas comme vous le souhaitez.
    Manu

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