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L'Eglise : L'Eglise en France

Monseigneur, quel dédommagement pour un juste relèvement ?

Monseigneur, quel dédommagement pour un juste relèvement ?

Le dévoilement des défaillances et autres abus commis par des ecclésiastiques ou religieux doit susciter une prise de conscience profonde des vraies causes de ces abus. Il en va du renouvellement du peuple chrétien.

Réparer c’est :

  • Célébrer avec une attention toujours plus grande la sainte messe en développant une attitude intérieure toute de silence et d’humilité. Que l’offrande du Saint-Sacrifice prennent toute la vie du prêtre, en amont par la préparation et en aval par l’action de grâce.
  • Porter l’habit ecclésiastique malgré le regard qui pourra être indifférent voire agressif: accepter la défiance comme une permission de Dieu et l’offrir en réparation pour le préjudice causé aux victimes et pour le salut des coupables.
  • C’est en raison de la perte de la foi et de la morale que de tels actes ont pu être commis. En réparation : réaffirmer avec courage et assumer en profondeur la force et l’exigence de la doctrine catholique dans toute son amplitude.
  • Réciter le rosaire chaque jour, en ayant au cœur une intention spéciale pour les âmes scandalisées, sans oublier le bréviaire et l’oraison quotidienne.
  • Considérer le peuple chrétien comme un trésor. Ne pas le scandaliser par des décisions en vendant hâtivement des biens de l’Eglise offerts par les fidèles. Sans doute faut-il trouver une manière de matérialiser la réparation. L’argent ne pourra jamais restaurer ce qui a été détruit. Ce serait très dégradant pour les victimes de se dire que les autorités ecclésiales sont quittes après avoir déboursé une somme. Dieu seul peut restaurer l’âme et le corps blessés. Quoi qu’il en soit, s’il faut un dédommagement financier effectué sous la forme d’un cadeau en réparation,  cela pourra faire jurisprudence… et introduire des jalousies ou discordes en tous genres. Car comment évaluer financièrement un abus par rapport à un autre ? Les conséquences psychologiques sont incalculables dans tous les cas.

Et que dire du préjudice de ceux qui n’ont pas reçu un bon catéchisme, qui ont été scandalisés et, pour certains, ont perdu la foi à cause des errements liturgiques et doctrinaux des clercs ? Quel dédommagement ?…

Benoît de Rougnoux

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8 commentaires

  1. avec le pape François, vrai pape de ce monde, toutes les décisions , démarches et faits de l’Église et des hommes d’Église se doivent d’être conformes à l’humanisme ambiant. Pour illustrer ce propos, voici une pitoyable histoire qui s’est passée il y a quelques jours : un évêque italien a été vilipendé (principalement sur la toile) pour un “dérapage verbale”, des propos “scandaleux et provocateurs”. Sommé de s’excuser, l’évêque s’est soumis en des regrets officiels où il explique n’avoir jamais voulu blesser personne. Son crime ? avoir osé dire que “le père Noël n’existe pas” !!!

    • Le mahomet décrit par les corans n’a jamais existé historiquement avec ces caractères descriptifs coraniques. C’est une fable, une légende qui ressemble à celle du père Noël de l’empire Coca Cola.

  2. Je souscris au billet de Benoît de Rougnoux.
    J’y ajoute ceci. L’Église est sainte par son fondement en Christ. Elle n’est pas de ce monde. Elle a été envoyée dans ce monde pour une seule chose : rassembler tous les hommes dans une seule et même foi, la foi catholique.
    Ainsi donc, l’évangélisation ne consiste pas tant à s’ouvrir au monde et à laisser entrer toutes les folies du monde, mais à montrer au monde les trésors de la foi, les bienfaits de la charité et l’espérance du Salut.
    Il est ainsi surprenant et même scandaleux qu’au moment même ou de nombreux juifs, musulmans ou athées se convertissent au catholicisme en découvrant ces trésors, des catholiques, y compris des curés, se perdent dans le monde (re)devenu païen en s’ouvrant aux autres pour un “vivre ensemble” illusoire, car sans foi ni loi. La Pentecôte, au contraire, c’est l’Esprit-Saint qui parle d’une seule voix et s’exprime à toutes les cultures et qui se fait comprendre dans toutes les langues de la terre. La condition de l’ouverture vraie et efficace, c’est la foi et non pas un simple sentiment tiède de solidarité humaniste. La tour de Babel n’est pas à reconstruire.
    Jésus le martèle sans cesse dans Son Évangile : “Ta foi t’a sauvé”, c’est-à-dire la foi en Lui.
    Pape, évêques, prêtres et diacres ne devraient avoir comme mission que la foi à faire connaître, à enseigner et à transmettre. Aux laïcs ensuite, armés des vertus de la foi, d’aller en confiance dans le monde apporter la Bonne Nouvelle. Les disciples bien formés par le Christ ont été en mesure d’aller dans le monde et de faire à leur tour des disciples, dont nous sommes les descendants. Il ne faut pas oublier les moines, religieux et religieuses qui, par leur exemple, montrent au monde que l’on peut s’extraire du monde sans l’oublier ni sans prier pour lui. On ne peut passer sous silence, non plus, l’apostolat des vierges consacrées qui, dans le monde, prouve que la chasteté n’est pas un vain mot et qu’elle est le moyen de résister aux tentations du monde. Leur exemple vaut pour tout le monde y compris pour les époux chrétiens.
    N’est-elle pas belle notre Église ?
    L’autorité de la foi est donc, en Église, la seule à être autorisée. Mais l’Église dispose de cette autorité depuis son Fondateur et l’a déployée au moyen de sa doctrine, de ses dogmes et surtout des sacrements que le Christ lui a accordé de célébrer. L’eucharistie sommet de ces sacrements ne peut occulter celui de la confession, ô combien nécessaire aujourd’hui.
    L’Église ne pourra jamais disparaître. Mais, si elle veut être le phare qui éclaire, guide et rassure, tous ses membres, chacun à la place qui lui a été assigné par la Sagesse Éternelle, à l’endroit ou Dieu nous a fixé, hommes et femmes dans leurs emplois respectifs doivent se tourner vers le Christ, le Grand Prêtre par excellence.

    • Oui. Trois saint curé d’Ars en France et des évêques qui ne parlent que de baptême serait plus efficace que de faire l’évêque de plateau ou le médecin de plateau chez Bourdin.

  3. Ça serait aussi témoigner contre la dictature sanitaire… au lieu d’accepter sans rien dire la discrimination jusque dans les pratiques diocésaines.

  4. Excellent article qui va au fond du sujet chrétien. Ne parlons pas du pape en poste à Sainte Marthe, l’horloge tourne. Prenons le cas de M. AUPETIT. La bonne question d’actualité est : Est-il prêtre ou médecin ? C’est un médecin qu’interrogeait Bourdin ! Quand à 40 ans on bifurque de la médecine vers le médecin divin, alors il y a un problème de nomination si on peut devenir archevêque de Paris. Ce qui explique la consigne hygiéniste et louche d’obliger le port du masque-muselière alors que le Christ faisait face aux lépreux. Le scandale est peut-être surtout là. D’autant plus grand si on fréquente des bons prêtres donnés à leur unique ministère.

  5. A propos de la réparation pour les personnes abusées par des prêtres, la réparation matérielle ne saurait être que symbolique d’autant que le préjudice n’est pas d’odre matériel (ou si peu), mais d’ordre psychologique, moral et spirituel. En termes de réparation spirituelle, j’ai pensé à une journée de jeûne, de prières et de messes une fois par mois dans l’église de France, au moins pour l’année liturgique 2021/22. Une seule journée ,décidée par les évêques, le 3ème vendredi de carême, me semble insuffisante, même si “c’est toujours ça”.

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