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L'Eglise : L'Eglise en France

Mgr Simon répond au Père Delorme

Suite à la scandaleuse tribune écrite par le prêtre à propos des chrétiens en Algérie, l’évêque de Clermont réagit :

Hs "le dialogue interreligieux […] suppose, pour être durable et fructueux, que l’on se situe dans le cadre d’un Etat de droit. Lorsque des croyants de confessions différentes dialoguent entre eux, ils ne doivent pas oublier ceci : ce qu’ils ont en commun ce n’est pas d’abord le fait de croire, car la religion justement les différencie, ce qu’ils ont en commun, c’est la citoyenneté. Puisque nous sommes identiquement citoyens, nous pouvons nous respecter dans nos différences religieuses ou philosophiques, même si elles sont opposées. Nous pouvons nous respecter infiniment, à la mesure même de la force de nos convictions. Dès lors, il est clair que contrairement à ce que son adjectif pourrait laisser penser, la liberté religieuse n’est pas un problème religieux mais bel et bien un problème politique. Et lorsque des croyants sont inquiétés pour leurs convictions religieuses, il ne faut pas pleurer seulement sur le sort de ces croyants. Il faut s’interroger d’abord sur les libertés civiques, celles de tous les citoyens. Il faut en particulier regarder le sort des militants politiques et syndicaux, ainsi que la situation faite, entre autres, aux journalistes. […]

J’entends parfois des chrétiens dire que nous devrions exiger la réciprocité : puisque nous acceptons que des musulmans manifestent leur foi dans nos pays européens, il serait simplement normal que des chrétiens puissent manifester la leur dans les pays musulmans. Cette approche n’est pas fausse, mais elle ne fait pas complètement droit à la justice. Il ne s’agit pas seulement de demander la réciprocité entre croyants, il s’agit de demander l’universalité des droits. C’est pourquoi je me dis que les procès récents intentés à des chrétiens en Algérie, tout infondés qu’ils me paraissent, auront au moins ceci d’utile qu’ils ont soulevé une campagne d’opinion dans la presse algérienne non gouvernementale. Et j’espère que tous les citoyens qui sont attachés à un Etat de droit accepteront de reconnaître que le fait de lire la Bible ou de se réunir dans une maison privée pour y célébrer un office religieux ne devrait plus être considéré, nulle part, comme un délit."

Michel Janva

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4 commentaires

  1. Je ne comprends pas trop ce que veut dire l’évêque quand il écrit: “ce qu’ils ont en commun ce n’est pas d’abord le fait de croire, car la religion justement les différencie, ce qu’ils ont en commun, c’est la citoyenneté. Puisque nous sommes identiquement citoyens, nous pouvons nous respecter dans nos différences religieuses ou philosophiques, même si elles sont opposées.”
    Non ce que nous avons d’abord en commun c’est que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. C’est parce que nous sommes identiquement cela que nous devons respecter nos différences religieuses. (Et prier pour la conversion des membres des autres religions).
    Et avec les musulmans c’est parce que pour eux comme pour nous, les hommes sont créés par Dieu que nous devons avoir les mêmes droits de citoyens qu’eux. Et ne pas être des sous-citoyens, des dhimmis.

  2. Pour ces gens, c’est toujours pareil…ils veulent vivre “chez nous” avec leur principes attachés à leur religion mais la réciproque n’est jamais vraie dans un de ces pays d’origine.
    L’islam n’est pas tendre avec ceux qui pratiquent une autre religion ! Même de porter une simple croix autour du cou pour eux ce n’est pas tolérable, même la Croix Rouge est obligée de négocier dans certains pays, c’est un comble ! Et on ne dit rien !!!

  3. L’argument principal du prêtre Delorme,c’est que l’Islam constitue l’identité essentielle et l’unité du peuple algérien et qu’il ne faut pas y toucher.C’est exactement en vertu du même principe qu’ont été légalement condamnés tous les martyrs chrétiens jusqu’à 318.Ils refusaient de sacrifier à l’image de l’empereur symbole de l’unité et de la civilisation romaine.On pourrait en dire d’ailleurs autant des martyrs anglais condamnés pour lèse majesté et trahison et aussi des victimes religieuses de la révolution française.Bref,le prêtre Delorme approuve Néron ,Dioclétien Elisabeth,Robespierre et Fouquier-Tinville. .Sans oublier le motif légal de la condamnation du Christ qui était exactement semblable.Même si l’on peut contester les motifs et les méthodes des baptistes,le silence aurait été le minimum de la décence.

  4. Cette réponse de Mgr Simon est un coup de crosse envoyé à Christian Delorme. Mais lisez l’intégralité de la réponse de Mgr Simon: il y a des relents universalistes vraiment dérangeants du style “J’ai la conviction qu’il n’y a qu’une seule humanité et que les Droits humains sont universels. Et c’est une bonne nouvelle pour tous les peuples. Le citoyen chinois qui a osé mettre sa vie en jeu, en 1989, sur la place Tian An Men, à Pékin, pour résister à mains nues à une colonne de chars, ne disait pas autre chose que les révolutionnaires de 1789, à Paris, lorsqu’ils déclaraient fièrement : « la liberté ou la mort ! » BEURK….

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