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Homosexualité : revendication du lobby gay

Mgr Lacrampe : la parole de l’Eglise dérange

Mgr Lacrampe, archevêque de Besançon, est interrogé par Vosges Matin :

"Vous êtes l’un des quatre évêques à avoir réclamé un débat sur le mariage homosexuel. Pourquoi ?

LacrampeIl
y a, à ce jour, une concertation entre le ministère de la Justice, les
associations concernées, les représentants des religions, dont la
Conférence des Evêques. Dans l’opinion publique, ce débat existe déjà,
largement entretenu par les médias. Mais je considère que l’enjeu d’une
telle réforme demande un débat plus large et certainement plus long en
nous inspirant, par exemple, du modèle de la réflexion menée à propos de
la révision des lois bioéthiques.

Evêques, nous n’intervenons pas
seulement au nom de la foi chrétienne et pour les catholiques, mais au
nom de l’homme et de société. Le couple homme-femme, la cellule
familiale structure la société. Il me paraît donc nécessaire d’ouvrir un
large débat de société pour que puissent s’exprimer les divers
arguments qui éclaireront les consciences et prépareront les choix
.
J’attends, comme bien d’autres, de disposer de plus amples éléments
constitutifs de ce projet de loi qui doit contribuer à améliorer la
qualité du « vivre ensemble ».

Qu’est-ce qui, aujourd’hui, vous dérange dans l’idée du mariage homosexuel ?

La
question qu’il me pose est d’abord d’ordre anthropologique
et je crois
qu’elle est partagée par bon nombre de contemporains, dans toutes les
cultures. Je pose en principe que la famille est fondée par un homme et
une femme, que le couple est fondé sur la rencontre de deux personnes
différentes. C’est cette altérité qui fait sens
. Parler d’union et de
mariage de deux personnes de même sexe contredit cette donnée
anthropologique, et ce, en dehors de toute considération religieuse.
Même le dictionnaire définit le mariage comme : « L’union légitime d’un
homme et d’une femme
». Si la loi prévue était votée, le sens du mot
mariage serait dilué et de ce fait, la cellule familiale perdrait, dans
notre société, ses repères fondamentaux.

[…] D’après
ce que j’entends, la loi permettrait une adoption simple et plénière
pour les couples homosexuels. Ce qui me gêne, c’est la question de la
filiation. On semble bien faire passer « le droit à l’enfant » avant «
le droit de l’enfant » qui pourra d’autant mieux construire son identité
personnelle qu’il se saura fils ou fille d’un père et d’une mère.

[…] Le
centre de nos préoccupations, c’est le bien de l’homme et de la société.
Et dans ce domaine comme dans bien d’autres, il arrive que la parole de
l’Eglise dérange."

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2 commentaires

  1. Vous êtes l’un des quatre évêques à avoir réclamé un débat sur le mariage homosexuel. Pourquoi ?
    et Mrg Nourrichard ? trop lent à reponde ?

  2. Dans notre société ou régnent l’égoisme et le plaisir personnel,le bien des enfants est ignoré depuis longtemps,puisqu’on peut les éliminer avant leur naissance!

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