Mgr d'Ornellas craint une dérive d'euthanasie

Dans un entretien à l’agence de presse de la Conférence des évêques italiens, publié samedi 16 février, Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes, est interrogé pour savoir si la position publique de l’Ordre des médecins pouvait ouvrir à une dérive d’euthanasie :

Ornellas" Je le crains (…) Il est plus juste de parler de sédation en phase terminale. La grande question est celle de l'intention. La dignité de la personne humaine s'exprime en partie dans sa capacité de discernement et donc d'intention. L'intention de faire venir la mort est toujours coupable. Au fond de la conscience humaine – et c'est sa dignité -, il y a toujours cette parole fondatrice de liberté et de solidarité: Tu ne tueras pas.  

L'intention de ne pas tuer s'exprime positivement dans l'intention d'accompagner et de soulager la souffrance. Pour cela, une sédation est légitime en phase terminale. Si la souffrance est incontrôlable, pour reprendre le terme employé, alors la science doit continuer ses recherches pour trouver l'analgésique et la manière de l'administrer qui permette de l'apaiser. Certes, cela peut provoquer la venue très rapide de la mort, mais sa cause n'est pas l'acte médical mais la maladie."

9 réflexions au sujet de « Mgr d'Ornellas craint une dérive d'euthanasie »

  1. siloe08

    Sédatif ou pas , il s’agit pourtant bien d’Euthanasie. Dès lors l’injection du produit, afin de soulager la douleur, l’évolution graduelle des doses amènent inéluctablement à la mort. Le corps du patient devant recevoir le produit avec des doses de plus en plus fortes, arrive à une surdose fatale …..
    Il convient de rester intellectuellement honnête.

  2. Médecin catholique écoeuré

    Mgr d’Ornellas égal à lui-même: il a invité Alain Christnacht (franc-maçon) et Axel Kahn (libre penseur) à Rennes comme le Salon Beige s’en faisait l’écho.
    Aujourd’hui, il joue sur les mots et il ignore volontairement que la souffrance se traite sans aucun problème.

  3. C.B.

    À l’attention de “Médecin catholique écoeuré”
    Votre dernière phrase “la souffrance se traite sans aucun problème.” me fait tiquer.
    Je souffre depuis cinq ans d’algies faciales qui résistent à tous les traitements qui m’ont été proposés (divers praticiens consultés, y compris pendant cinq jours d’hospitalisation dans le service ad hoc de Lariboisière).
    Ceci dit, je crains moi aussi les risques d’une dérive d’euthanasie pour les patients peu entourés, ou dont l’entourage est susceptible de se laisser convaincre que “c’est mieux de …” comme pour l’avortement [ce qui n’est pas mon cas].

  4. Maïe

    @”Médecin catholique écoeuré” : nous aimerions en savoir plus. Ce n’est pas une blague : nous sommes concernés personnellement, ou pour des parents.
    Soyez gentil : expliquez “la souffrance se traite sans aucun problème”.
    Merci

  5. MYRIAM

    Pourrait-on arrêter de prendre les médecins les vrais(pas les lascars qui tuent en euthanasiant les patients par pure économie)
    pour des idiots, ils connaissent leur métier et ont toujours su soulager la souffrance. Quand les fossoyeurs du genre humain se prennent pour des médécins voilà le résultat,euthanasie, crime contre l’humanité et voilà un Monseigneur qui a des craintes !!! ne sait-il pas ce qui se passe dans nos pays voisins!!!!

  6. baillousque

    Siloe et médecin catholique ,vous êtes dans l’erreur et n’avait pas saisi la doctrine strictement catholique sur la fin de vie ,que Monseigneur d’Ornellas affiche ici .
    Quant à inviter des franc maçons ,c’est l’ouverture à tous nos frères ,même et surtout à ceux qui sont tombés dans cette secte impie .

  7. Ludo

    Certes, cela peut provoquer la venue très rapide de la mort, mais sa cause n’est pas l’acte médical mais la maladie », poursuit l’archevêque.
    Attention car c est un article de La Croix, donc source indirecte, mais cette dernière phrase fait très peur.
    La maladie est en cause, pas l’acte : avec une telle affirmation on peut justifier tout et n importe quoi. Son passage sur l intention etait deja moralement tres critiquable à mon sens: en agir moral la bonté d un acte ne s évalue pas d abord avec l intention mais sur sa bonté intrinsèque. Revenir au catechisme. De base. Et non intellectualisé

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