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L'Eglise : L'Eglise en France

Messire Dieu premier servi

Messire Dieu premier servi

Un lecteur nous envoie ce texte:

En ce mois de mai, nous fêtons Sainte Jeanne d’Arc. C’est à la fois une fête nationale (décrétée par la IIIe République) et une fête de l’Eglise – d’autant plus importante cette année que nous fêterons, le 16 mai, le centenaire de la canonisation de la « sainte de la patrie ». Cette dernière nous rappelle que c’est avant tout vers Dieu que nous devons nous tourner. Oublions la politique, l’économie et occupons-nous de l’indispensable, de ce qui ne peut pas attendre : le salut de nos âmes. Notre Seigneur est « le pain de vie » (Jean 6:35), nourrir notre âme est aussi important que de nourrir notre corps. Ainsi, il est pour tout chrétien indispensable de se rendre dans une église et d’y recevoir les sacrements. Ce qui fait des églises, pour nous catholiques, « des établissements fournissant des biens ou des services de première nécessité » – comme dit l’article L.3131-15 du code de la santé publique, créé par le décret du 23 mars 2020. Personne, pas même l’Etat, n’est en droit de désigner ce qui nous est vital ou non. Nous sommes dans notre bon droit et pouvons librement nous rendre à l’église pour prier, rencontrer un prêtre, nous confesser et recevoir la communion (en respectant les gestes barrières évidemment).

Au demeurant, les textes interdisant le culte public sont si mal ficelés que bien des actions nous sont ouvertes.

Par exemple, le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 (Article 8 IV) qui a eu pour conséquence d’interdire les messes publiques dispose que « les établissements de culte, relevant de la catégorie V, sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 20 personnes. ». Pourquoi n’organiserions-nous pas quotidiennement des « cérémonies funéraires » ? Il suffit pour cela dans une messe en forme extraordinaire de dire l’absoute à la fin de la messe, celle-ci ne requérant pas la présence du corps contrairement à la forme ordinaire. Pour une messe en forme ordinaire, il suffit, lors du canon, d’indiquer clairement et à haute voix que cette messe est dite à l’intention de tel défunt.  Il n’appartient pas à l’Etat, séparé de l’Eglise, de décréter ce qui relève de la cérémonie funéraire ou non, ou si ces cérémonies doivent être célébrées avec ou sans défunt. Un gouvernement laïc ne peut statuer sur la discipline des prières.

Nous pourrions aussi faire sonner, pendant toute la durée de ce funeste confinement, le glas de toutes nos églises à 20h05.

Nous pourrions encore prévoir des actions symboliques à l’occasion des fêtes de l’Ascension et de la Pentecôte pour entendre la voix du Christ dans nos cœurs, nos Eglises et le monde.

Si vraiment nous avons faim du « Pain de vie », nous trouverons bien les moyens – aussi variés que possible ! – pour que les pouvoirs publics entendent enfin cette vérité, qui leur est totalement étrangère : l’Eucharistie nous est aussi nécessaire que la nourriture matérielle.

A propos de la Pentecôte, la date du 2 juin nous semble d’ailleurs un message particulièrement méprisant à l’adresse des catholiques. Pourquoi ne pas choisir le 31 mai ou le 5 juin, surtout quand il est rappelé en permanence que l’évolution de la situation ou les progrès scientifiques peuvent infléchir les mesures de déconfinement ? Le 2 juin est précisément le lendemain des fêtes de la Pentecôte. Si ce n’est pas fait exprès…

Le premier des dix commandements nous ordonne d’établir, maintenir et développer notre relation avec Dieu : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. » Cela passe aussi par l’administration des sacrements. Notre devoir envers le Christ, le Salut de notre âme et la nécessité d’annoncer à tous la Bonne Nouvelle nous imposent d’agir par tous les moyens à notre disposition afin de retrouver la liberté de disposer des sacrements.

Dites les gars avez-vous peur ?

Nous n’avons qu’une peur au monde,

C’est d’offenser Notre Seigneur.

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1 commentaire

  1. Je le redis, nous sommes tres prêts de l interdiction du culte catholique; les prochaines semaines vont être determinantes , autant sur la portée des decisions à venir de l autorité gouvernementale, que sur celle du faux pontife.

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