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Bioéthique / Culture de mort : Eugénisme / France : Société

Mères à l’âge d’être grand-mères

La multiplication des remariages et des femmes voulant "faire carrière", sans compter celles qui sont atteintes de "jeunisme" et refusent de vieillir, aboutit à un phénomène nouveau : les femmes de 50 ans et plus sont de plus en plus nombreuses à être enceintes :

"C'est le Centers for Disease Control and Prevention britannique qui l'a révélé : le nombre de femmes à tomber enceintes alors qu'elles sont âgées de plus de 50 ans a augmenté de 165 % entre 2000 et 2013 au Royaume-Uni. Certaines ont réussi à avoir leur enfant de manière naturelle, mais la grande majorité a eu recours à la fécondation in vitro. Au total, plus de 700 enfants sont nés de mères quinquagénaires en 2013, contre moins de 300 en 2000.[…]

Cette attitude est jugée irresponsable – et passablement égoïste – puisque faisant passer l'envie de maternité avant le bien de l'enfant, qui se retrouve avec une mère ayant l'âge d'être sa grand-mère (sans compter les risques pour la santé de la "jeune" mère). René Frydman, gynécologue-obstétricien à l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) et premier à avoir réussi une fécondation in vitro avec un embryon congelé, n'est pas très favorable à ces grossesses tardives. Il explique que la FIV est interdite passé 49 ans, et que les frais de santé liés à une grossesse ne sont plus remboursés après 43 ans, et ce dans la majeure partie des pays d'Europe, car les risques pour la santé de la mère sont multipliés lorsque son âge est plus élevé.

Ma foi, si l'on accepte le principe de congeler des embryons et des ovocytes, et de fabriquer des bébés sur mesure et à la demande, on doit assumer le fait que des femmes de 50 ans et plus réclament une grossesse passé l'âge canonique. "Un enfant, si je veux, quand je veux" : y aurait – il donc un revers de la médaille à ce bon vieux slogan soixante-huitard ? 

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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12 commentaires

  1. Quoi ?
    “les frais de santé liés à une grossesse ne sont plus remboursés après 43 ans”, dixit Frydman ?
    Quel scandale ! Car bien des femmes ont des enfants tout naturellement à 43, 44 ou 45 ans. D’ailleurs, je connais nombre de personnes formidables conçues à cet âge maternel !
    Quel manquement à l’égalité (grande “vertu républicaine” à ce qu’on dit), que de désavantager ces enfants (et leurs parents) dès leur vie in utero !
    Que veulent nos politiciens, en réalité ?
    Pousser ces femmes à avorter, systématiquement. Quels salauds et quels menteurs : qu’ils cessent donc de répéter liberté, égalité, fraternité comme des perroquets ! Car en vérité ils sont des adversaires acharnés de ces prétendues “valeurs” de la ripoublique.

  2. Ce que ces mères oublient c’est
    – qu’elles auront au moins 70 ans quant leur enfant en aura 20,et qu’elles auront toutes les chances d’être décalée et même déconnectées
    – qu’elles seront à la retraite avec la baisse de salaire qui va avec et qu’elles auront du mal à payer des études à leur progéniture
    – qu’elles auront moins d’énergie, et Dieu sait qu’il en faut!, qu’on en a à 45 ans pour élever les enfants
    – que leurs enfants seront montrés du doigt en disant “tiens ta grand mère vient te chercher”

  3. que deviennent les embryons en sur nombre?
    c’est la méthode elle même qui est néfaste, un enfant n’est pas un droit!
    la femme ne choisit pas toujours de travailler, c’est un besoin nécessaire à cause des salaires très bas! [Il y a des congélateurs remplis d’embryons dont personne ne veut, et qui tôt ou tard poseront le problème de “qu’est-ce qu’on en fait” ? C’est dramatique. MB]

  4. Pauvres enfants parfaits élevés par des “vieilles” même si elles se veulent croire éternelles.
    C’est déjà difficile d’être une bonne maman en se mariant à l’âge le meilleur pour la conception et ensuite en ayant des enfants…mais là le premier à l’âge canonique.
    Oui pauvres enfants…
    Ces naissances-là ont aussi un coût.
    Un monde de super cadres faisant des enfants parfaits à l’âge d’être grands parents. Pauvre société et pauvre civilisation déjà morte avant d’avoir seulement un peu existé…Mais ils se croient comme des dieux.

  5. – “C’est ta grand mère ?”
    – “Non ! C’est ma mère !”
    – “Elle est vieille !” “Oh les gars vous avez vu sa mère ?”
    C’est déjà ce que peuvent entendre à l’école des derniers de familles nombreuses malgré une mère mariée jeune…

  6. La FIV n’a pas été mise au point pour ce genre de dérives. Aider des gens à procréer est un progrès, aider des couples à donner la vie sans transmettre de maladies génétiques tel que réalisé lors de DPI (Diagnostic Pré-Implantatoire) est un progrès.
    Après il ne faut effectivement pas que cela entraîne des dérives qui peuvent être fatales à la mère et à l’enfant. N’oublions pas que passé 40 ans la risque de donner naissance à un enfant malade est de 1%. [La FIV n’est pas autorisée par l’Eglise qui avait anticipé, dans sa grande sagesse, ce genre de dérives, et bien d’autres encore. Trier des embryons pour ne conserver que les sains pourrait sembler un progrès, mais cela s’appelle de l’eugénisme, qui est une régression : plutôt que de chercher et trouver des traitements adaptés, on supprime le malade. C’est le cas des bébés porteurs de trisomie 21, éradiqués avant leur naissance pour 90% d’entre eux. Les rescapés ont été “loupés” par le diagnostic, ou bien gardés sciemment par des familles qui ont la foi et voient la présence de Dieu en toute personne humaine, même handicapée, et respectent donc trop la vie pour se permettre d’en disposer. On peut réaliser cela si on accepte qu’un embryon est un être humain à part entière, avec toutes ses potentialités, dès la conception. MB]

  7. Chère Marie Béthanie
    Ai-je bien lu ?
    “Il explique que (…)
    que les frais de santé liés à une grossesse ne sont plus remboursés après 43 ans” [Vous avez raison, j’ai oublié d’écrire “dans la plupart des pays d’Europe”. MB]

  8. Je ne suis pas sûr que naturellement, cela fera de beaux enfants.
    Le vieillissement dans la nature ne pardonne pas.
    Quant aux résultats à court et surtout à long terme des expériences Folamour, je crains le pire.

  9. Mes parents avaient, à eux deux, près de 100 ans quand ma naissance a eu lieu.Je pense que je suis parfaitement normale Oui j’ai souffert que l’on me dise “c’est ton Grand-Père? “et j’étais enfant unique Mais maintenant j’ai eu des enfants, j’ai des petits enfants et ma vie n’a pas été tournée vers un passé qui aurait pu être traumatisant mais vers un avenir que nous voulions mon mari et moi constructif.Notre but est atteint.Nos enfants vivent tous dans la foi que nous leur avons transmise et nos petits-enfants aussi.Je rends grâce à Dieu.

  10. La FIV interdite par l’Église ?
    On ne m’a jamais reproché de le faire. Éviter à un être humain d’être assurément malade est-il un crime ? N’est ce pas une épreuve inutile à faire endurer à l’enfant, aux parents et la société a cause du coût ?
    Je ne parle aucunement d’avortement ni d’Eugénisme. Le DPI ne sert qu’à dépister les maladies génétiques.
    Le progrès n’est il pas compatible avec l’Église ?
    Doit on mettre au monde en connaissance de cause des êtres malades alors que c’est évitable. Je parle bien sûr de maladies avec lesquelles la survie à long terme est peu probable. Si je peux éviter cela a mes enfants alors suis je un mauvais croyant ? [Nul ici ne se permettrait de juger de la foi de qui que ce soit. L’Eglise propose le fruit de ses réflexions dans le domaine de la procréation dans des instructions très complètes et éclairantes, “Donum Vitae” et “Dignitas Personae”. Puis-je vous inviter à consulter la note et les liens qu’elle propose, parue ce matin sur le site du Salon beige, intitulée “Que dit l’Eglise sur la FIV” ? MB]

  11. Voilà qui va donner des enfants en parfaite santé!…sans parler du fait que le risque d’avoir un enfant porteur d’un handicap augmente fortement passé 35 ans (pour une primipare)…mais c’est pas grave puisqu’on peut les supprimer!

  12. Que l’on condamne la fécondation in vitro, c’est bien, mais condamner la maternité tardive, voilà qui est douteux. L’histoire sainte nous en donne plusieurs exemples, dont notamment la maternité de sainte Anne, qui nous a valut Marie…. [Il ne s’agit pas bien sûr de condamner la maternité tardive; le Père Zanotti-Sorkine a écrit à ce sujet un chapitre magnifique consacré à Sainte Anne dans son livre “Marie, mon secret”, une ode à la sagesse des années, mais bien sûr, tout le monde n’est pas Sainte Anne, et tenir compte de l’horloge biologique est une mesure raisonnable. J’ai dans mon entourage des exemples de mères de famille nombreuse ayant eu un petit “tardillon” passé la quarantaine, et qui est même, pour certain, trisomique : dans tous les cas, c’est pour toute la famille la cerise sur le gâteau, ce petit dernier ! Ce que l’on doit déplorer, c’est ce caprice de certaines femmes, qui refusent les impératifs de la nature et veulent à tout prix les dépasser. C’est une des innombrables conséquences de la science qui n’est pas pilotée par la raison éclairée par la foi. MB]

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