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Homosexualité : revendication du lobby gay / L'Eglise : L'Eglise en France

Mariage : si la loi est votée, quel harcèlement contre l’Eglise ?

Mgr Jordy, évêque de Saint-Claude, a été interrogé dans Voix du Jura le 25 octobre. Extraits :

J"J’entends dire, « oui, ce sont les catholiques qui s’opposent, et caetera…. ». Le grand Rabin de France s’est exprimé contre ce projet de loi dans des termes fermes. Le recteur de la grande mosquée de Paris a dit également toute sa désapprobation. Mais aussi le Conseil nationale des adoptés, la CAF… Le mariage, ce n’est pas seulement le monopole des catholiques. Il n’a pas été inventé par l’Eglise. Il vient du Droit romain, qui est parfaitement païen. Alors, il ne faut pas tout confondre.

[…] Étymologiquement, le mariage vient de « matrimonium », qui vient lui même de « mater », c’est à dire « mère ». Ainsi le mariage c’est littéralement un homme qui passe contrat avec une femme pour qu’elle devienne la mère de ses enfants. A l’origine, cela n’a
jamais été une question d’amour. Le mariage n’a pas été inventé pour institutionnaliser des formes d’amour particulières, mais pour assurer la structuration sociale qui repose sur la filiation. C’est essentiel. C’est la base même de la stabilité de nos sociétés. On est embarqué dans une affaire émotive et passionnelle où l’on confond sexualité, c’est à dire la manière de vivre sa sexualité, et le sexe, qui détermine ce qu’est un homme et une femme. C’est cette différence qui détermine ce qu’est un père et une mère, d’où nait la fécondité. Nous défendons cette notion d’altérité qui structure la société ! […]

N’est-ce pas quand même discriminatoire ?

Une des conséquences prévue dans le projet de loi, c’est le remplacement de la notion de «père» et de «mère» dans l’état-civil par les notions de «parent 1» et «parent 2». N’est-ce pas cela qui est discriminatoire vis-à-vis des couples hétérosexuels qui sont beaucoup plus nombreux ? Et si l’adoption est ensuite autorisée pour les couples homosexuels, n’est-ce pas discriminatoire pour l’enfant qui n’aura pas eu à choisir entre parents de même sexe ou un père et une mère ? N’est-ce pas pour le moins paradoxal de brouiller les repères fondamentaux des enfants, alors qu’on insiste par ailleurs sur la nécessité d’une meilleure stabilité et structuration des jeunes ?…

Si la loi est votée, accorderez- vous quand même une simple bénédiction aux couples homosexuels qui en feront la demande ?

On doit avoir le soin des personnes, c’est certain ; nous nous devons d’accompagner les gens dans la vie. Mais il y a des signes qui ont un sens à la lumière de la tradition chrétienne. Aimer quelqu’un, ce n’est pas cautionner tout ce qu’il fait. Pour nous, le mariage est lié au don de la vie qui nécessite l’altérité entre deux êtres : un homme et une femme. Ainsi, il n’y aurait pas de cohérence à sacraliser un mariage homosexuel. Je conçois bien que deux personnes du même sexe peuvent s’aimer, je conçois bien qu’elles aient le désir de vivre en couple, mais l’on ne peut pas tout légitimer, même si on accompagne…"

Cette dernière question révèle qu'après la dénaturation du mariage, le lobby gay harcèlera l'Eglise pour qu'elle marie/bénisse les homosexuels mariés à la mairie. Et l'on verra poindre des plaintes en justice.

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15 commentaires

  1. Harcèlement ? il n’y aura pas que les gays et lesbiens voulant un mariage religieux, mais la  » laïcité » se vengera par tous les moyens qui sont à sa disposition et cela commencera par les écoles confessionnelles à qui on chipotera des crédits , des autorisations ou tout simplement des arriérés de subventions.
    Vous pouvez-faire confiance à tous les anticléricaux et autres athées militants répartis autant dans les ministères que dans les conseils régionnaux, généraux et autres municipalités.
    Ces gens là s’inspireront de ce qui se passe en Egypte vis-à-vis des coptes.

  2. Si mariage vient de Mater (génant pour les homosexuels hommes), parent vient de Pater… Comment vont faire les homosexuelles femmes ???

  3. Jean-Jacques Bourdin s’en moque : pour lui, les cathos sont haïssables. Ils sont comme çà, c’est tout. Discuter avec eux est devenu inutile.
    Le mariage Homo, c’est non. Point.

  4. Excusez-moi, je comprends mal la rédaction, ou Mgr Jordy serait prêt à bénir une union homosexuelle !!!!!!!!! Il serait alors en complète contradiction avec l’Église.
    Dur, dur d’être un évêque.
    [Non, il n’a pas accepté, mais on voit au travers de la question du journaliste la suite des évènements. MJ]

  5. je ne vois pas où est le risque de procès.
    le mariage chrétien est sacrement. si la loi était votée, le dit mariage civil n’aurait plus rien de commun avec le mariage chrétien. On peut donc imaginer pour un catholique se marier à l’église sans passer par la mairie et tous les couples mariés devraient divorcer à la mairie en signe de résistance.

  6. le mariage est de plus un sacrement que les époux se donnent l’un à l’autre,si je ne me trompe, ce n’est pas le pretre qui marie, ce sont les époux qui se marient, nuance.

  7. Vous avez entièrement raison Michel Janva, ce que vous craignez est déjà annoncé par Christophe Girard, maire du 4eme arrondissement de Paris, interviewé le 8 novembre sur LCP.
    C’est ici à 8min25 :
    http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde-le-debat/vod/140961-mariage-homo-la-france-dit-oui/christine-boutin-noel-mamere-stephane-corbin-anne-soupa-arnaud-ardoin

  8. Mgr Jordy se trompe dans l’origine du mot « mariage ». Étymologiquement, « mariage » ne vient pas de « matrimonium », mais est dérivé de « marier », qui vient de « maritare », lequel est dérivé de « maritus », le mari. Je vous renvoie au Robert historique de la langue française. Je ne peux lui reprocher de défendre les conviction de l’Église, mais néanmoins il peut le faire sans malmener malmener l’étymologie.

  9. C’est en effet à prévoir, surtout si ces « vilains clerc cathos forcément réac’ et intégristes » marient sans passer par la case « mariage civil ».
    Oui, on peut prier pour nos prêtres.
    Mais je reste confiante, le combat ne fait que commencer et notre enthousiasme les 17 et 18 novembre, 8 décembre et 20 janvier aideront nos députés et nos maires à être de plus en plus nombreux à se déclarer défavorables au projet de dénaturation du mariage et à argumenter dans le « débat » qui sinon ne serait resté que dans l’hémicycle, bâclé et avec des consignes de partis. Bref, un scénario digne du fascisme !

  10. Jean PO : parent ne vient pas de pater, mais du verbe pario, is, ere, qui signifie engendrer et enfanter (on retrouve cette racine dans ovipare). Quant au mot « mariage », il ne vient pas de matrimonium, mais de maritare, issu de maritus le mari. Je ne dis pas cela pour polémiquer sur le mariage homosexuel, juste pour apporter une correction sur une question d’histoire de la langue.

  11. En principe, l’Église n’accepte d’être lieu du sacrement de mariage (dont le ministre n’est pas un prêtre mais les deux époux) qu’après une « préparation au mariage » et non un simple rendez-vous pour fixer des dates et régler quelques problèmes matériels.
    Il semblait d’ailleurs que l’idée de préparation au mariage avait semblé intéressante aux instances publiques (http://www.lavie.fr/bienvivre/famille/le-kit-de-preparation-au-mariage-civil-peut-il-prevenir-le-divorce-17-04-2012-26491_26.php) au début de l’année 2012.

  12. Mariage semble venir plutôt de maritus (mari) qui vient lui-même de mas (génitif : maris) = mâle. On a un reste de ce « mas » dans masculin. Le mariage, selon cette étymologie, serait alors l’acte de lier une personne (donc une femme) à un mâle. L’idée de contrat entre époux (se marier) est d’ailleurs anachronique si l’on se réfère à l’antiquité. Le mariage était plus généralement un contrat entre un père et un gendre. Saint Paul (que je cite non pour sa romanité mais pour les lumières qu’il ne pouvait pas manquer d’avoir sur la nature du mariage) envisage souvent le mariage comme un problème paternel : marier ou non sa fille. Cela veut dire qu’une fille qu’un père décidait de ne pas marier restait célibataire.
    Ces remarques ne mettent pas en question l’hétérosexualité du mariage, mais elles peuvent aider à voir les limites de l’étymologie pour autoriser une opinion sur la nature du mariage. En effet, que la seule masculinité soit évoquée dans un mot forgé à partir de « mas », qui veut dire mâle, met en évidence, au moins, la non-parité des sexes dans la conception du mariage qui serait à l’origine du mot mariage. Et là, c’est la doctrine catholique moderne du mariage (influencée par le féminisme) qui se retrouve en position vulnérable. La fidélité à l’étymologie oblige à assumer un « machisme » qui n’est pas désavoué par la Bible ni par de nombreux siècles de catholicisme, mais qui est certainement gênant dans l’anthropologie qu’entendent défendre les évêques.

  13. Chose intéressante : rappel par ce successeur des apôtres de LA finalité du mariage, la procréation….

  14. « Si la loi est votée, accorderez- vous quand même une simple bénédiction aux couples homosexuels qui en feront la demande ? »
    L’Eglise de Dieu n’a pas le pouvoir de donner une bénédiction à un « couple » dont l’union charnelle suprême est la sodomie.
    « Bénir » serait consentir tacitement à l’acte intrinsèquement illicite et détesté de Dieu.
    L’évêque le sait parfaitement, mais il tient des propos iréniques. Il sait bien que l’Eglise, dans le cas pratique, ne permettra pas à ces soi-disant couples de s’approcher de l’autel et de recevoir une bénediction sacerdotale, de quelque nature que ce soit.

  15. En guise de bénédiction, à défaut de bénédiction à l’autel, ils peuvent recevoir une bénédiction au confessionnal.
    Là encore à défaut d’absolution qui nécessite le repentir et la résolution de ne plus pécher (donc de ne plus vivre en couple homosexuel)…
    Cette bénédiction cependant n’est pas celle du couple, mais celle de deux individus, et donc elle n’est pas collective mais reçu personnellement…
    Evidemment on est loin de la notion de mariage, je doute que cette bénédiction soit reçu positivement par les lobbies gays…

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