Mariage : les révisionnistes parient sur un essoufflement de la mobilisation

De Joël Hautebert dans L'Homme Nouveau :

51"Un député socialiste, Colette Capdevielle, a affirmé à l’Assemblée que « c’est justement la force du droit que de combattre la nature »
Il faut se rendre à l’évidence ; l’idéologie qui anime les porteurs de
ce projet les rend totalement insensibles aux arguments rationnels. Leur
principal atout réside dans l’espoir d’un essoufflement de la
mobilisation des Français une fois le texte voté
, essoufflement qui
pourrait être facilité par quelques concessions momentanées, donnant aux
opposants la consolation d’une victoire substantielle, mais partielle,
chèrement obtenue. Ne nous y trompons pas, depuis la demande de
référendum et le début du débat législatif, le gouvernement a repris
tant bien que mal la maîtrise de la situation. L’opposition au projet
s’enferme dans un moule institutionnel trop étroit qui n’est pas
approprié à la hauteur des enjeux. L’épuisement dans la bataille
législative et les espérances déçues, conjuguées à l’effet inhibant d’un
texte ayant l’apparence d’une loi pourraient s’avérer problématiques,
parce qu’on ne prend pas la peine d’affirmer en amont que l’on
n’accordera aucune valeur à ce texte.

C’est
pourquoi, le recentrage sur l’essentiel est aujourd’hui prioritaire,
d’autant que la mobilisation exceptionnelle des Français ne faiblit pas.

La combinaison de la diversité de sa composition et de son unité avérée
autour du coeur de la revendication (le retrait pur et simple) fait
qu’elle demeure l’atout principal. Le remarquable travail d’information
mené pendant des mois dans toute la France a permis cette mobilisation
sans précédent
. Il faut éviter qu’elle soit désorientée par les
concessions de certains politiciens (contrat d’union civile). L’effet
politique reste et restera très limité, malgré la vaillance incontestée
des uns et des autres, si l’on ne prend pas à bras le corps la question
du pouvoir que s’attribue l’État, des limites du régime démocratique et
donc de la nature de la République.

Nous
pensons que la victoire est toujours possible, à condition de revenir à
des revendications simples, sans concessions et d’affirmer notre
résistance aujourd’hui et demain à un texte qui ne peut avoir raison de
loi. Englué dans son idéologie, le gouvernement paraît ne pouvoir être
contraint à reculer que par la difficulté d’application du texte ou par
des risques de blocage institutionnel.

Sur
ce terrain-là, l’esprit de résistance doit se manifester publiquement
au sein des corps professionnels publics et privés concernés par
l’application du texte, à l’image de ce que font déjà de nombreux
maires
. Du fait d’une certaine faillite des institutions de telles
initiatives de résistance sont possibles. Il est souhaitable qu’elles
émergent au plus tôt, afin que les Français mobilisés se positionnent
solidairement derrière elles. Des lettres de soutien aux maires
réfractaires seraient déjà une première manifestation concrète très
bénéfique pour animer le courage des valeureux
."

11 réflexions au sujet de « Mariage : les révisionnistes parient sur un essoufflement de la mobilisation »

  1. Thibault

    Ce n’est pas que je ne sois pas en mesure de ne pas comprendre, mais tout cela est trop compliqué !!!
    Quand le peuple français est en train de se prendre des claques de tous les cotés, il vaut mieux éviter les discours “intello” (excellent par ailleurs ! Merci pour ce travail et cette réflexion !).
    A partir de maintenant, je vais répéter ces mots de façon systématique !
    Si la loi Taubira doit être promulguée par Hollande, ce sera le début de l’entrée en résistance.
    Ce n’est plus un exercice, ni un jeu.
    A partir de ce moment, c’est l’action qui primera, parce que tout aura été dit !
    Il n’y a pas besoin d’un doctorat pour démontrer que le mariage des homo est une véritable connerie ! Arrêtons les débats et “intellectualismes” sur ce sujet !
    Passons, maintenant, à l’action : qui est pour ? qui est contre ?
    “engage !” (terme de l’introduction de la balle en mêlée : c’est un sport d’hommes !)
    c’est “gentillet” ! Je crains que cela ne se passe pas ainsi !
    Ce qui veulent rester à l’écart qu’ils y restent et se fassent connaitre.

  2. Maïe

    Oui, c’est vrai : “c’est justement la force du droit que de combattre la nature”. Elle a raison.
    C’est ce que fait l’Eglise depuis 2000 ans, et c’est ce qui dérange précisément tous ces… bestiaux.
    Bon, ceci dit, nous étions deux en novembre qui n’allons pas pouvoir venir le 24 mars. Il faut donc deux remplaçants pour assurer la relève.
    Allez, les Parisiens : vous êtes sur place.

  3. dissident

    On saura gré au SB de relayer ces légitimes interrogations. Lesquelles semblent nulles et non avenues quand on les relaie aux responsables de LMPT: pas de débat, aucune remise en question sur les bides des actions précédentes en terme d’efficacité réelle. Alors oui le doute s’installe et je connais bon nombre de participants à la manif du 13 qui n’iront pas à celle du 24 s’il n’y a pas un recentrage. Autre détail, à ces MPT, il n’y a (avait ?) pas que des cathos.
    À bon entendeur …

  4. Gisèle

    Moi j’y vais en tant que citoyenne libre de penser comme je veux . Comme arrière petite fille , petite fille , fille , mère , grand mère .
    J’y vais aussi parce que fidèle à la promesse que j’ai faite en 1962 quand j’ai renouvelé les promesses de mon baptême .
    Je ne trahirai jamais ces promesses par lâcheté ou par faiblesse en toute conscience .

  5. D. DECAUX

    @Thibault je suis pour, et d’accord avec vous sur toute la ligne il y a un temps pour parler et un temps pur agir.
    @Maie A moins d’avoir un scoop sur l’histoire de la Chrétienté, tu dis n’importe quoi
    @Dissident Non il n’y a pas que des catho, mais nous faisons partie du lot et voici trop longtemps que l’on nous culpabilise et que l’on courbe le dos, NOUS N’AVONS PLUS PEUR merci JP2. De plus, pour mémoire, la France dans lequel tu vis à été créer par 1500 ans de christianisme et avant la révolution elle était la nation parmi les Nation et non pas la fange cosmopolite dans laquelle nous vivons actuellement

  6. trahoir

    Thibault,
    “Ce n’est plus un exercice, ni un jeu.
    A partir de ce moment, c’est l’action qui primera, parce que tout aura été dit !”
    Non, ce n’est plus du tout un exercice, ce ne sera pas la fin du monde en tant que telle mais les persécutions genre 1905 pourraient débouler sur certains.

  7. Judith

    S’il y a moins de monde le 24 mars, cela ne veut pas dire que les gens acceptent cette loi aberrante. Il faut se poser et réfléchir afin de discerner. A qui rendrons-nous des comptes ? a cette assemblée, ou à Dieu ? Comment résister ?
    Ne plus organiser les fêtes des mariages qu’à l’église et non plus à la mairie. Si les maires refusent cette loi, les soutenir. Contrer systématiquement la propagande scolaire avec les enfants à ce sujet. Et bien sûr, continuer le combat institutionnel.

  8. Judith

    Que se passe-t-il ? il se passe que ces élus comptent sur le temps pour que nous acceptions cette loi comme inéluctable et, comme depuis des décennies, les français ont tout admis, ils sont convaincus que ça va se passer de la même façon. Donc, il ne faut pas non plus s’emballer et compter sur une victoire rapide mais penser une résistance dans la durée, en se souvenant que Dieu a le dernier mot.

  9. Benoît

    On va les harceler jusqu’au bout. Pas question de céder.
    Après le 24 mars, il faudra si nécessaire d’autres actions.
    Les camionneurs ou les agriculteurs savent faire. Nous en ferons autant !
    Blocage, grève, l’économie peut être vite à terre !

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