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Culture de mort : Avortement

Marche nationale pour la vie : J-15

Présent d’aujourd’hui consacre une pleine page à la conférence de presse des organisateurs de la Marche nationale pour la vie du 22 janvier à Paris : un collectif unitaire rassemblant notamment l’AOCPA-Choisir la Vie, Laissez-Les Vivre, Renaissance catholique et SOS Tout-Petits.

Jeanne Smits explique dans le quotidien pourquoi ce n’est pas une marche "de plus" : elle a vocation à devenir une grande marche unitaire annuelle. Il ne s’agit plus seulement de manifester pour les 20 ans, les 30 ans de la loi Veil, comme nous l’avons fait en 1995 et en 2005, en se donnant rendez-vous 10 ans plus tard. Ce n’est pas comme cela que le mouvement pro-vie s’est imposé sur la scène politique américaine : c’est en manifestant année après année, dans le froid de Washington en hiver.

[O]utre-Atlantique, les défenseurs de la vie n’ont jamais cessé de manifester leur opposition à Roe versus Wade [l’arrêt de la Cour suprême légalisant l’avortement]. Cela commença avec quelques centaines d’irréductibles. D’année en année la manifestation de Washington prit de l’ampleur, jusqu’à dépasser les 200.000 et l’on peut dire aujourd’hui que cette action n’a pas été inutile.

Le pari des organisateurs est de transformer l’élan de la manifestation des 30 ans en ce rendez-vous unitaire annuel. La balle est dans le camp de la jeunesse pro-vie… Les générations "Jean-Paul II" et "Benoît XVI" seront-elles au rendez-vous, le dimanche 22 janvier à 14H30 Place de la République ?

Henri Védas

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14 commentaires

  1. J’y serai. Comme ce jour là, nous commémorons l’assassinat de Louis XVI à la Chapelle expiatoire, suivi d’un déjeuner amical, serait-il possible de connaître l’itinéraire de la manifestation, pour pouvoir la rejoindre en route ?
    Bien entendu, tous nous amis manifestants sont invités à nous rejoindre à cette belle messe commémorative à 10 heures 30, square Louix XVU, au coin de la rue Pasquier et du boulevard Haussmann.
    Quel beau symbole que de combiner l’hommage à la mémoire d’un roi saint et martyr et la protection des vies à venir !
    Vive le Christ Roi ! Vive le Roy !

  2. Un lecteur m’envoie ce rappel concernant “Jane Roe”, la plaignante qui a donné son nom (ou son pseudo) à l’arrêt “Roe vs Wade” :
    Jane Roe –Norma Mc Corvey de son vrai nom– a été l’une des figures de proue du combat pour la libéralisation de l’avortement dans les années soixante-dix. L’arrêt Roe versus Wade, du 22 janvier 1973, fait date dans les annales du débat sur l’avortement. En effet, après sa victoire devant la Cour Suprême contre Henry Wade, l’attorney (avocat) général de Dallas (Texas), par sept voix contre deux, l’avortement devint légal dans tous les États-Unis. Et le New York Times de la surnommer “la Jeanne d’Arc féministe”.
    Après avoir dit, lors de son procès, qu’elle avait été violée par trois hommes, Jane Roe finira par avouer, quatorze ans plus tard, qu’elle avait été enceinte des œuvres d’un amant qui l’avait ensuite délaissée. »
    Au cours de l’été 1995, elle se fait baptiser par Flip Benham qui est un pasteur protestant. Elle déclare désormais militer en faveur de la vie et explique son retournement :
    « Flip Benham m’a fait lire un verset du Deutéronome (30, 19) : “Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez, aimant Yahvé ton Dieu.” Mes yeux s’ouvrirent. Le Seigneur me disait : “Oui, la femme peut faire un choix”. Mais il me disait aussi qu’il désirait qu’elle choisisse la vie. »
    RABOURDIN (Daniel), « Coup de théâtre aux États-Unis : Jane Roe, la pro-choice devenue pro-life », dans Le temps de l’Église, n° 36, novembre 1995, p. 6-9

  3. J’avoue mon incompréhension devant la participation de catholiques à des «marches pour la vie». Ce terme évoque pour moi des cultes païens de la fécondité. Tolérer ce genre de sensibilité est une chose, s’y associer en est une autre.
    Qu’en dirait Saint Paul, lui qui écrivait « Ainsi celui qui se marie avec sa fiancée fait bien, mais celui qui ne se marie pas fait mieux encore » (1 Co 7:38) ?

  4. Le respect de la vie humaine sous toutes ses formes est un élément essentiel de notre foi chrétienne.
    Quand à cette citation de Saint Paul, elle vise à mon sens tout autre chose, à savoir le choix entre la chasteté ascétique du célibat et la décision de fonder une famille.

  5. Peut-on espérer que nos évêques soutiennent enfin cette manifestation ?
    La vertu d’espérance est une vertu cardinale mais rien n’empêche de leur signaler cette manifestation par un petit courriel.
    Et que Dieu bénisse tous les participants

  6. Certes. Mais plus encore ce qui caractérise la foi chrétienne, à mon sens, c’est le fait que nous sommes appelés à être en quelque sorte divinisés. Les Orthodoxes parlent de «participation aux énergies divines incréées». Autrement dit, nous ne sommes appelés à échapper au conditionnement qui, par notre nature animale, nous pousse à nous reproduire avant de mourrir. Quoi de plus normal puisque, étant appelés à la vie éternelle, nous n’avons pas besoin d’entretenir une illusion d’immortalité en assurant une descendance.
    Tout ceci pour dire qu’à mon sens, le mot «marche pour la vie» est connoté d’une vision de la condition humaine bien différente de celle du christianisme.
    Ceci est d’autant plus ennuyeux que le terme est né aux Etats-Unis, un pays qui imprime «in God we trust» sur ses billets de banque et où on jure sur la Bible au tribunal. Contrairement à la France, ça n’aurait posé aucun problème d’appeler ce type de mouvement «marche pour Dieu», mais c’est le terme «marche pour la vie» qui a été retenu.

  7. A mon avis, c’est un faux débat et un mauvais paradoxe. Car honorer la vie, c’est bien honorer son auteur, Dieu. Et même, le Christ est la voie, la vérité et la vie. La marche pour la vie est donc bien la marche pour la vie. Qui aime la vie, aime le Christ, même s’il ne le connaît pas. Il n’y a pas de contradiction.

  8. L’utilisation du terme “pour la Vie” ne pose aucun problème pour les catholiques. Vie surnaturelle et vie terrestre ne s’opposent en rien, au contraire : voir le §84 de Evangelium Vitae :
    “Célébrer l’Evangile de la vie signifie célébrer le Dieu de la vie, le Dieu qui donne la vie: « Nous devons célébrer la Vie éternelle, d’où procède toute autre forme de vie. C’est d’elle que reçoit la vie, suivant ses capacités, tout être qui, en quelque manière, participe à la vie. Cette Vie divine, qui est au-dessus de toute forme de vie, vivifie et conserve la vie. Toute forme de vie et tout mouvement vital procèdent de cette Vie qui transcende toute vie et tout principe de vie.”
    référence :
    http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_25031995_evangelium-vitae_fr.html

  9. Hum… Dans le passage que vous citez, Jean-Paul II précise: «nous devons célébrer la vie éternelle», pas n’importe quelle vie! Non, je crois bel et bien que le terme «pour la vie» tout court pose problème. Vouloir interdire à une femme d’avorter au nom de la vie, simplement, sans préciser «éternelle» est à mon sens porteur d’un contre sens.
    A mon sens la réponse au problème de l’avortement n’est pas législative, mais pastorale: il faut que les gens se convertissent et croient en l’Evangile.

  10. Je ne peux pas vous dire autre chose que vous inviter à relire le passage d’EV, ou le reste de l’Encyclique ! La vie humaine, à la défense de laquelle l’encyclique est consacrée, est “vivifiée” par la Vie divine, elle “procède” de la Vie éternelle.
    Et la réponse à l’avortement est pastorale, bien sûr. Mais aussi politique et législative :
    EV §4 : “Le fait que les législations de nombreux pays, s’éloignant le cas échéant des principes mêmes qui fondent leurs Constitutions, aient accepté de ne pas punir ou, plus encore, de reconnaître la légitimité totale de ces pratiques contre la vie est tout à la fois un symptôme préoccupant et une cause non négligeable d’un grave effondrement moral.”
    Jean-Paul II appelait à la mobilisation face, précisément, aux législations contre la vie :
    EV §27 “Devant les législations qui ont autorisé l’avortement et devant les tentatives, qui ont abouti ici ou là, de légaliser l’euthanasie, des mouvements ont été créés et des initiatives prises dans le monde entier pour sensibiliser la société en faveur de la vie. Lorsque, conformément à leur inspiration authentique, ces mouvements agissent avec une ferme détermination mais sans recourir à la violence, ils favorisent une prise de conscience plus répandue de la valeur de la vie, et ils provoquent et obtiennent des engagements plus résolus pour la défendre.”
    L’heure n’est pas donc à opposer la Vie surnaturelle à la défense de la vie naturelle; ni à opposer les formes de l’action pro-vie (pastorale ou législative, par exemple). Benoît XVI a cité 28 fois la défense de la vie en 2005 : que nous faut-il de plus pour nous mobiliser, au moins en défilant le 22 janvier ?

  11. Si c’est notre Pape qui le demande… soumettons-nous à lui.

  12. Bien sûr que nous le devons, même si l’espoir parait ténu! J’espère pouvoir y être.

  13. Juste une petite rectification pour Nicole : l’espérance est une vertu théologale

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