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France : Politique en France

Manifestation contre Eric Besson à Donzère

Suite aux scandaleuses déclarations d'Eric Besson, le Bloc Identitaire à organisé une manifestation (photos) où se sont retrouvées plus de 200 personnes, à Donzère, la ville dont Eric Besson est le maire. Fabrice Robert, le président du Bloc identitaire, a déclaré :

"Vous êtes venus ici pour
deux raisons essentielles. D’abord pour témoigner de votre dégoût suite
aux déclarations d’Eric Besson. Je vous rappelle ses paroles au
Parisien et il ne faudra jamais les oublier : “La France n’est ni un
peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un
conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de
Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage.
Mais vous êtes venus aussi et surtout pour dire votre
attachement à notre identité, dire que les Français de souche, ça
existe, que les Européens de souche, ça existe aussi !
Non, M. Besson, nous ne sommes pas une nation de métis ! Ces
nations existent en Amérique du sud, ce sont des pays où le racisme est
roi. Car la vérité est là. Que ce soit à Cuba ou au Brésil, plus il y a
de métissage, plus la question raciale se pose. Au contraire, les pays
sans immigration sont des pays paisibles.

Vos déclarations, Eric Besson, sont une insulte à la France, une
insulte à notre histoire, une insulte à nos morts. Nier l’existence
d’un peuple est le crime le plus atroce qui soit. Il est dans la
logique du système en place. Ce même Eric Besson n’a-t-il pas déclaré
également : “Je suis en place pour fabriquer des citoyens rationnels.“
C’est du Orwell ! C’est une vision totalitaire, ignoble de l’homme."

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33 commentaires

  1. Félicitations et merci à la Ligue du Sud et aux identitaires pour cette mobilisation et cette riposte aux propos ahurissants du ministre de l’immigration.

  2. Je corrige : “Ligue du Midi” (il y avait bien des militants de la Ligue du Sud mais c’est la Ligue du Midi qui organisait). Voir aussi la video :
    http://www.liguedusud.com/la-manifestation-de-donzere-vue-par-france-3/

  3. Très bon discours de Fabrice Robert le président du Bloc Identitaire qui montre qu’effectivement les sociétés metissées sont multi-racistes…

  4. Chapeau pour cette initiative, du courage et du panache !

  5. Beau défile ! Une fois encore les identitaires me redonnent le moral !

  6. Je trouve ces propos excessifs.
    J´habite en effet au Brésil et je n´ai pas rencontré plus de racisme ici qu´en France.

  7. Bravo ! mais, hélas, quand il faut arriver aux urnes, les mêmes minables instincts reviennent et les français votent Umps !

  8. Le texte de Fabrice Robert est très bien dans sa première partie et cela suffisait.Par compte il est maladroit quand il dit “Ces nations existent en Amérique du sud, ce sont des pays où le racisme est roi. Car la vérité est là. Que ce soit à Cuba ou au Brésil, plus il y a de métissage, plus la question raciale se pose”.
    La situation du métissage en Amérique hispanophone ou lusophone est très complexe et ne date pas d’hier. Par ailleurs cette affaire de racisme a été présenté à l’Europe bien pensante dès le siècle des lumières sous le filtre anglo-saxon qui avait le plus grand intérêt à dire du mal de ces puissances coloniales qu’ils voulaient remplacer sur l’échiquier mondial (et ce fut bien pire encore dans les colonies anglais ou ex-anglaise).
    Bref il faut mieux que Fabrice Robert ne fasse pas de comparaisons (qui risquent d’être hasardeuses, ou pas assez étayées, ou utilisées à ses dépends, etc.). Il est jeune encore et s’est sans doute laissé emporter dans son discours et l’on comprend bien ce qu’il a voulu dire, pour expliquer comment en 40 ans la France a vu l’insécurité grimper, la notion de racisme s’installer (honnêtement je trouve actuellement beaucoup plus raciste le climat par exemple en Guadeloupe , où dans certains cas qu’à il ne fait pas bon être blanc, qu’à Cuba!), alors qu’avant on n’y pensait pas du tout, l’agressivité et le flicage gérer les rapports humains avec des lois, des commissions, des haldes, des surveillances des propos sur les blogs, etc.
    Je suis sûr que la prochaine fois il fera mieux en ne parlant de la situation française voire même métropolitaine et malheureusement il a suffisamment à en dire (D’autant qu’il y a beaucoup de pays où l’acceptation de l’Autre est très limitée que cela soit pour sa couleur de peau, voir même son ethnie, sa religion, etc…)
    Néanmoins pour ce défilé à Donzère, bravo, belle initiative à Fabrice Robert et à son groupe d’identitaires. On espère qu’ils vont rester dynamiques et vigilants. On a besoin de gens comme cela.

  9. Si la France n’est pas un peuple (le peuple français), ni une langue (la langue française), ni un territoire (cette terre hexagonale si chères à nos pères et à nos mères), ni une religion (la religion chrétienne) ; si la France est « un conglomérat de peuples », alors quels peuples et combien ? Si la France est un conglomérat de peuples, pourquoi parmi ces peuples n’y aurait-il pas le peuple français ? Pourquoi le peuple italien, le peuple britannique, le peuple espagnol, le peuple roumain, etc. ne sont pas un conglomérat de peuples ? Si eux aussi sont un conglomérat de peuples, lesquels? et combien ?
    Pourquoi ces peuples qui sont exclusivement des peuples non-français veulent vivre ensemble ? Qu’est ce qui fait qu’en France il n’y a que des peuples étrangers qui veulent vivre en France et nulle part ailleurs ?
    Mais ces peuples ne peuvent pas vivre en France puisque la France n’est pas un territoire. Ces peuples veulent vivre ensemble, c’est certain, mais où donc ?
    Conclusion : La France est un conglomérat de peuples inconnus qui veulent vivre ensemble nulle part et qui communiquent par signes à la manière des sourds puisque ces peuples n’ont aucune langue pour communiquer entre eux .
    « Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage »
    M. Besson ne dit pas : « Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a que des Français de métissage », M. Besson dit qu’il n’y a pas des Français de souche, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de Français. « il n’y a qu’une France de métissage », c’est-à-dire composée de peuples étrangers. Ainsi la France, c’est l’étranger.
    Conclusion 1: les Français n’existent pas et n’ont jamais existé.
    Conclusion 2 : ce sont les étrangers qui font la France.
    *
    « Je suis en place ». Cà, on le sait bien ! Depuis plus de 40 ans.
    « pour fabriquer ». Espèce d’ industriel !
    « des citoyens rationnels ». C’est-à-dire des robots.
    *
    Notre Dame du balai, vous qui n’êtes pas l’ « éternel féminin » mais l’Éternelle Féminine…
    priez pour nous.
    *
    On demande des êtres humains pour moitié Français, pour moitié Françaises. Raisonnables.

  10. Monsieur Besson pratique une forme de ” NEGATIONISME ” !
    Cette forme est-elle justiciable ?

  11. @ Arold, sans vouloir être pointilleux (excusez moi), l’expression l’Eternelle Féminine me gêne. L’Eternel, c’est Dieu, un en 3 personnes. La Ste Vierge n’est “qu”‘une créature, la plus admirable certes, mais une créature tout de même !
    Cela dit, merci de votre commentaire qui m’amuse ; il faudrait pouvoir en parler avec monsieur Besson afin de lui mettre le nez sur le non sens de ce qu’il dit…

  12. Cette manif des identitaires dans le fief de l’ennemi est une excellente idée, réussie qui plus est.
    Mais on retrouve dans les propos de Fabrice ROBERT cet ethnicisme typique et issu de la Nlle droite.
    Parce que le racisme ne nait pas du métissage (lequel suppose par définition une absence de racisme), mais de la juxtaposition cloisonnée d’ethnies et de races différentes, ou, dans le cas de la France et d’autres pays européens, dont les proportions sur un même territoire surchargé de nouveaux venus entraînent une réaction de rejet inévitable.
    @ Brasiliero le dit très bien plus haut : dans ce pays de métissage qu’est le Brésil, comme dans la plupart des pays de métissage, le racisme n’est pas plus fréquent qu’en France. Il se présente selon le degré de ”blancheur” de la peau, mais correspond aussi le plus souvent à ce qu’on appelle ici en France les différences sociales ou de classe. C’est le racisme des Africains, parfois même à l’intérieur d’une même ethnie.
    Dans les Dom Tom, métissés depuis longtemps,le racisme n’est pas ethnique, mais social et politique, la France ne faisant rien pour développer ces départements,comme elle l’a fait pour la Corse au XIXème, et les Métros ou békés plus aisés faisant les frais de cette impasse politique de l’assistanat.
    L’ethnicisation du sujet de l’immigration est un jeu dangereux : l’immigration n’est pas une question de race, mais avant tout de culture et de religion. Ainsi les Libanais chrétiens sont d’origine sémitique et arabe, et les Espagnols venus dans les années 30 étaient gênants parce que ”rouges”, anti chrétiens et révolutionnaires. Si on ethnicise le débat, alors les Corses et les Alsaciens deviendront ”différents”, comme les Bretons et les Niçois : c’est l’éclatement du fait national historique français, certes attendu et souhaité par les Identitaires de culture germanique (un territoire = une ethnie, oui à une Europe des régions), mais qui n’a rien à voir avec la tradition historique française et politique de la droite française.
    Le ”métissage républicain” en cours selon la méthode mondialiste de Besson est avant tout une absorption de la France par l’Islam : c’est plus une conquête et occupation organisée qu’un métissage.

  13. Parfois il faut souffrir d’entendre à sa propre table une nounou se plaindre que son mari “n’a même pas le droit d’être polygame”.
    Elle fait construire chez elle au tarif local en vue de louer et ne voudrait pas être confondue avec le compatriote standard.
    Je n’ai pas tout dit, et endure déjà des retours de bâton, avec la complicité de quelques consacrés tiers-mondistes, qui ne reculeront devant rien.

  14. La société Brésilienne serait une reussite,on a du mal a le croire!! bravo a fabrice Robert,il a raison le Bresil n’est pas un exemple a suivre

  15. Autant, je ne peux qu’applaudir à cette manifestation condamnant les propos de Besson, autant je m’interroge sur les risques de dérives possibles des Identitaires.
    Je prendrais simplement leur slogan affiché sur les banderoles de la manifestation (voir les photos).
    En manifestant avec un tel slogan ” Pas d’identité nationale sans identité-s locales”, n’est-ce pas aller dans le sens de l’affirmation de Besson? «La France, […] c’est un conglomérat de peuples (Basques, Bretons, Languedociens etc.) qui veulent vivre ensemble »
    Besson a dû rester perplexe à les entendre soutenir ses propos!
    Certes, la France à des composantes régionales et locales, mais nous n’avons qu’une seule identité Française.
    Admettre et défendre les régionalismes comme une identité, c’est déjà le début de la fin de l’identité nationale Française.
    Je regrette de devoir l’écrire, mais ici, les Identitaires sont les “idiots utiles” à la politique de l’UMP et de Besson.

  16. Réponse à Roland :
    Curieux votre conception de l’identité qui est exclusive et très jacobine
    Lorsque Maurras écrit :
    “Je suis de Martigues, je suis de Provence, je suis de France, je suis Romain, je suis humain” il parle sans doute comme un idiot utile de l’UMP ?
    Je pense que l’on peut être Alsacien et Français et Européen…Les identités peuvent être multiples et complémentaires.
    Sur ce point les Identitaires ont la position qu’avait le FN dans les années 90 ou les maurrassiens qui parlaient des petites patries…
    Jean de Viguerie, qui n’est pas un militant UMP, écrivait la même chose dans les deux patries, ouvrage qui est d’ailleurs fréquemment utilisé par les Identitaires dans leurs cercles…
    C’est au contraire le jacobinisme centralisateur qui détruit tout autant les identités régionales ou locales et l’identité nationale, dans le même mouvement.

  17. j’aimerais comprendre la première proposition des identitaires telle qu’elle apparaît sur leur site (http://www.bloc-identitaire.com/bloc-identitaire/ligne-politique) et qui me paraît pour le moins très étonnante : “Nous proposons de rétablir la mesure et l’équilibre notamment grâce à : la maitrise démographique, en vue d’un rapport plus harmonieux entre l’homme et la nature.” ;
    Que veulent-ils dire par “maîtrise démographique” et quels sont les moyens proposés ??

  18. Quand Besson parle du “conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble”, il ne parle pas des peuples de France, mais des peuples extra-européens qui s’installent sur le territoire. Donc cela n’a strictement rien à voir avec le discours des identitaires.
    Je rejoins d’ailleurs les identitaires sur ce point : l’identité française n’est pas et n’a jamais été une. Elle se décline en différentes identités locales qui ont construit l’histoire de France. Je rappelle que les rois très-chrétiens ne s’adressaient jamais au “peuple” (notion jacobine volontariste et idéologique) mais AUX PEUPLES de France, aux Bretons, aux Picards, aux Angevins, aux Flamands, aux Poitevins, aux Bourguignons… jusqu’à Louis XVI. Les libertés provinciales contribuaient à l’équilibre du royaume bien loin d’affaiblir l’Etat.
    Les véritables “idiots utiles” du système ne sont donc pas les identitaires mais les sarko-lepénistes qui ont en partage une même conception idéologique et rousseauiste de la nation et de la nationalité.
    L’immigration est un problème de culture et de religion mais aussi un problème d’ethnie. Etre Français de souche et vouloir le rester est une réaction conservatrice tout fait normale. C’est ce que disait d’ailleurs De Gaulle :
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/11/identit%C3%A9-nationale-qui-a-dit.html

  19. Bravo Arold, c’est bien envoyé.

  20. @ Solange et JC
    Je veux soulever justement toute l’ambiguïté de la déclaration de Besson. Celle-ci joue sur les deux tableaux [les composantes régionales et étrangères (extra française et européennes)].
    En refusant l’une de ses composantes vous excluez l’autre.
    En obligeant à accepter l’une vous obligez à accepter l’autre.
    Pour moi, le piège est là et il relève de la sémantique.
    Il ne s’agit absolument pas de voir du jacobinisme dans mes propos, mais la simple volonté de ne pas tomber dans ce piège tendu également à l’échelle de l’Union Européenne : la dislocation de l’état Français pour aller vers un fédéralisme façon Länder.
    Je ne serais d’ailleurs pas contre si cela nous ramenait vers le parlementarisme de l’ancien régime. Hélas, cela se fera au détriment de la France.
    N’oubliez pas que les Länder sont justement tous de langue allemande ce qui facilite leur union. Contrairement aux revendications déjà largement répandues en France, que restera-t-il de la France quand les Nouvelles Régions réimposeront le Breton, le Basque, l’Occitant, le Catalan, etc. et pourquoi pas l’Arabe en Seine Sain-Denis ?
    Le piège est en effet toujours le même. En acceptant un principe, il faut l’admettre jusqu’au bout, surtout juridiquement.
    « Je suis de Martigues, je suis de Provence, je suis de France, je suis Romain, je suis humain » disait Maurras
    Vous pourriez aussi écrire « je suis un habitant de la terre et un Citoyen du Monde. » Hubert Reeves ; ou encore « Je ne suis ni d’Athènes, ni de Corinthe, je suis citoyen du monde. » comme disait Socrate. Mais on pourrait aussi rappeler a contrario « Ni Français, ni Breton, Malouin suis » la devise des habitants de Saint Malo.
    C’est facile et la question n’est malheureusement pas là.
    Ma critique porte sur cette formulation « identité-s » et sur le débat qui nous occupe : qu’est-ce que l’identité Française ?
    C’est le mot qui est mal choisi.
    Le mot identité implique une unicité, une similitude entre des individus ou communautés. Il ne peut donc y avoir qu’une seule identité Française.
    Parler d’ « identité-s » sous-entend qu’il n’y a pas qu’une seule similitude entre des individus ou communautés. C’est donc avant toute chose reconnaître le communautarisme comme principe premier y compris au risque de devoir y inclure d’autres communautarismes plus récents et non liés à un terroir.
    À l’expression « identité-s », je préfère les mots culture, tradition, racine, patrie et patrimoine !
    J’aurais préféré une banderole avec un slogan ” Pas d’identité nationale sans patrie-s ”
    Cela aurait le mérite de renvoyer à des notions bien plus riches et fortes en matière de véritable identité tout en excluant les populations immigrés récentes et sans tomber dans la confusion des genres et le piège sémantique du gouvernement.
    Courtoisement.

  21. “Comme vous, je désire ardemment que la France reste aux Français, et que notre race reste pure” (Lettre du Bienheureux Charles de Foucauld à René Bazin).
    D’après PG et Roland : Charles de Foucauld, idiot utile de l’ump ?

  22. Excellente question soulevée par Marie à propos de la “maîtrise démographique”. Cette expression m’a choquée. Le Bloc Identitaire me paraît très cohérent sur les notions d’identité qu’il défend, sur sa lutte contre l’islamisation, sur sa vision de l’Europe. Il s’inspire également de la Doctrine Sociale de l’Eglise pour beaucoup d’autres points.
    MAIS ils ne s’expriment quasiment pas sur l’avortement et l’euthanasie. Je ne sais pas non plus si ils ont soutenu la Marche pour la vie. Dommage…

  23. @ Marie :
    Ils ont supprimé cette phrase !!??

  24. @ Roland,
    Merci de préciser votre pensée. Je comprends le risque que vous évoquez mais il ne faut pas avoir peur de se ressourcer à nos racines locales, solidaires les unes des autres humainement, culturellement, historiquement, spirituellement. Ce qui n’est pas le cas des néo-“Français”.
    Cordialement.
    @ Clem : la phrase n’est plus sur le site car peut-être qu’elle n’a jamais existé… il aurait fallu que Marie donne un lien et prouve. Par ailleurs, il y a avait de nombreux identitaires à la marche pour la vie. Et à la convention d’Orange, pas de mal de jeunes foyers avec enfants nombreux. Il ne tient qu’à nous de signaler à nos amis identitaires qu’il faut s’engager plus officiellement pour la vie.

  25. @ Solange
    Si vous exerciez à l’égard du FN le même degré d’irénisme que l’indifférence bienveillante qui est la vôtre concernant l’absence de position du Bloc Identitaire sur la défense de la Vie ? C’est clair : il faudrait que Marine Le Pen adhère aux Identitaires pour que ayez qq neutralité la concernant…..;-)))).
    Cependant sur la question de l’identité, Roland est plus dans la tradition de la pensée français et catholique que le Bloc.
    L’identité est un concept artificiel aussi creux que les papiers administratifs du même nom : pour être français il faut avoir hérité de tout ce qui estla patrie, héritage des pères. Sans quoi on ne peut expliquer pourquoi un italien ou un espagnol s’intègre en 1 génération et comment un maghrébin peine encore à la quatrième génération, alors que son grand-père était déjà d’ ”identité” française.
    Car ce qui est commun entre peuples européens, ce n’est pas les petites patries (ils sont tous organisés autour de leur identités régionales historiques sauf nous), ni l’ethnie (les Celtes du nord de l’Italie n’ont rien à voir à part des marqueurs génétiques avec nos bretons celtisants) : c’est le christianisme de Rome avec l’héritage greco-romain que nous a transmis l’Eglise qui constitue le socle commun aux français et aux européens, la géographie et l’histoire faisant le reste.
    Car à part sur les frontières ou les extrémités, les ethnies constitutives du sang français se sont fortement mélangées entre la chute de Rome et le Bas moyen Age. Et c’est plus l’histoire, et la géographie, que les ethnies qui ont fait nos provinces et petites patries.
    Vouloir redonner, selon le principe de subsidiarité, du poids politique aux réalités provinciales ou régionales, comme en Allemagne, Espagne ou Italie, serait souhaitable.
    Mais cela n’effacera jamais le fait français qui est ethniquement le plus composite d’Europe, né du brassage et du métissage de peuples différents, commencée avant la conquête romaine et poursuivie sous l’égide harmonisatrice du christianisme entre la chute de Rome et le bas Moyen Age.
    Le mot métissage doit donc être manié avec prudence. Le bobo ethniquement breton pure souche mais militant gay de gauche du IVème arrondissement est à mes yeux moins français que le catholique pratiquant guadeloupéen. Il n’y a pas que l’ethnie qui civilise……, ni la pureté des origines qui sauve.
    Sauf si on considère que le christianisme est étranger à l’héritage européen ”authentique”, comme Alain de Benoit.
    Le Bloc a encore un ”sacré” chemin à accomplir pour passer de l’identité à la patrie française.

  26. A Solange,
    cette phrase était bien sur leur site, je l’avais relevé ce week end déjà et cela a provoqué de vives conversations à la maison 🙂
    On a demandé au BI de s’exprimer officiellement sur ces sujets mais ils ne veulent pas le faire trop tôt. Pour l’instant, la défense de la vie ce n’est pas leur leitmotiv. Je dis bien, pour l’instant. Car la bonne nouvelle, c’est qu’il y pas mal de catholiques qui rejoignent le BI.

  27. @ PG,
    Vous avez bien une vision républicaine de la l’identité nationale et non réelle, charnelle, humaine, historique et ethnique. C’est votre choix mais ce n’est pas la pensée historique française sur le sujet ni d’ailleurs catholique. Je vous renvoie à la lettre du Bx Charles de Foucauld in extenso et à l’article “Race” du Dictionnaire des connaissances religieuses (Abbé Bricout).
    Quant à Marine Le Pen elle n’a rien à voir avec les identitaires y compris concernant le problème de la vie : les identitaires ne se prononcent pas oficiellement, c’est dommage, essayons d’agir dans le bon sens car ils sont sensibles à la vie pour venir nombreux à la marche ; en revanche MLP ne veut pas abroger la loi Veil, n’appelle pas à participer à la marche et n’y participe pas elle-même. Il y a donc une énorme différence.
    @ Clem,
    Merci de votre précision éclairante. Moi aussi je constate que de plus en plus de catholiques nationaux rejoignent le Bloc. Le FN pasteurisé est une impasse et le courant identitaire vivant et actif. L’union avec Jacques Bompard est prometteuse pour l’avenir.

  28. @ Solange,
    PG a effectivement compris ce que je tentais de vous expliquer sur les dangers qu’il y a à employer le mot identité.
    Hélas, vous ne semblez pas comprendre non plus ses remarques.
    Avec le gouvernement, nous sommes sur le terrain de la sémiologie et la sémantique.
    Nous ne sommes pas sur le terrain du débat d’idées et de l’histoire.
    En utilisant les mots du politique, vous acceptez de vous battre sur leur terrain avec leurs armes. C’est pour cela que je vous parlais de piège et d’“idiots utiles” car votre combat est ici perdu d’avance. Vous ne parlez pas leur langage sur le sens, vous ne parlez pas de la même chose ! Mais surtout, sémantiquement, vous dites exactement la même chose que ce qu’affirme Besson.
    Et c’est ce langage du politique qui fait la loi au final. C’est ce langage sur lequel se fondent les juristes constitutionnels puis les juges.
    Ce n’est toujours pas une question d’être républicain ou jacobin, pas plus que de savoir si cette “identité” est incarnée ou non (charnelle, humaine, historique et ethnique).
    La déclaration d’Eric Besson révèle aujourd’hui le choix d’une société commuautariste comme modèle pour l’avenir.
    De fait, l’UMP renonce à l’Égalité Républicaine faute de pouvoir l’assurer à tous les Français.
    C’est dans ce seul sens que ces propos sont scandaleux. Son identité nationale est en fait un renoncement à l’identité commune (identique, similitude), un renoncement à l’Égalité.
    Plus vous revendiquerez vos particularismes régionaux, culturels, linguistiques comme une marque d’“identité”, plus vous donnerez raison au gouvernement et à Eric Besson.
    Comme le fait justement remarquer PG, notre première similitude qui forge notre véritable identité, c’est notre patrimoine chrétien. Patrimoine comme patrie : ce qui nous vient de nos pères, notre héritage commun incluant celui de la terre.
    Voilà pourquoi on refuse d’inscrire les racines chrétiennes de l’Europe, voilà encore pourquoi il se trouve des historiens comme Alain Benoit pour contester cette réalité historique.
    Je vais même plus loin. D’un point de vue sémantique, le mot patrimoine est lui aussi aujourd’hui détourné de sons sens originel. Toutes les références qui attachent les racines du mot au “père” et à l’“héritage” sont également en train d’être gommé du sens commun pour ne retenir que celui du bien commun à TOUS en dehors de toute filiation. On modifie le sens du mot pour en faire le contraire de ce qu’il signifiait à l’origine.
    Nous vivons actuellement le plus grand temps du révisionnisme de notre histoire : le révisionnisme sémiologique
    Il faut refuser d’employer les mots et le sens que nous imposent les politiques.
    Nous le faisons déjà pour les « sans papiers » en parlant de « clandestins »
    Il faut refuser le mot “identité” qui ne veut rien dire sauf à parler « des papiers administratifs du même nom » dont parle PG.
    Au mot “identité” nous devons lui préférer celui de Patrie.
    Cela ne vous empêchera pas de défendre nos terroirs et nos cultures aussi fortement. Bien au contraire, cela justifie d’ancrer cette défense dans le terroir patrimonial, dans le sol Français.
    Je ne peux que m’associer à PG pour la conclusion, « Le Bloc Identitaire a encore un ”sacré” chemin à accomplir pour passer de l’identité à la patrie française ».
    Cela ne signifie pas que nous ne partageons pas les idées des Identitaires, c’est seulement un problème de sémiologie et de sémantique.

  29. à Roland et PG
    Décidément l’hostilité à l’égard des Identitaires n’a pas de limite.
    Je suis l’un des cadres du Bloc et ai rédigé certains textes pour le Bloc.
    Le débat lancé est cependant intéressant et devrait être traité autrement que par un fil de commentaires.
    Dans la Foire aux Questions du Bloc, la notion de patrie est clairement mise en avant (je le sais car mon ami qui a rédigé cette partie a été fortement influencé par le livre de Jean de Viguerie, les Deux Patries) :
    On peut donc lire à la question “Les Identitaires sont-ils nationalistes ?” :
    Les Identitaires se méfient des termes en « ismes » qui sont bien souvent les dérives idéologiques de réalités charnelles. Nous refusons les dogmes et les idéologies qui demeurent des constructions intellectuelles en décalage avec la réalité. Notre engagement se fonde sur le réel et se veut pragmatique.
    L’amour de son pays est naturel et doit être cultivé. En revanche, la passion immodérée pour sa nation suscite des haines fratricides, qui sont à l’origine de ces « guerres civiles européennes » dont l’Europe ne s’est pas encore remise : les nationalismes exaltés des XIXe et XXe siècle ont entraîné les nations d’Europe dans des conflits atroces – que l’on pense aux millions de jeunes Européens tués lors de la Grande Boucherie de 1914-1918 ou aux victimes des délires nazis et staliniens. Nous pensons que l’articulation région/nation/Europe permet de se prémunir contre les accès de fièvre nationaliste.
    En défendant aussi bien les identités réelles qui se déploient au sein des régions (les petites patries charnelles), que des nations (les patries historiques) et de l’Europe (la grande patrie civilisationnelle), les Identitaires proposent une vision subsidiariste de la vie politique, dégagée de toute idéologie porteuse de divisions.
    La France est donc clairement décrite comme une patrie.
    Même chose à la question “les Identitaires sont ils régionalistes” ?
    Avec comme réponse :
    Les Identitaires se méfient des termes en « ismes » (voir « Les identitaires sont-ils nationalistes ? ») Reconnaissant l’identité à trois niveaux (locale/régionale, nationale, civilisationnelle) les Identitaires entendent donner aux régions les moyens de disposer d’une plus grande autonomie de décision et de préserver leurs traditions. Dans cette optique nous défendons la construction d’une France fédérale, respectueuse des libertés et des identités locales.”
    Fin de citation
    La notion de patrie est également clairement mise en évidence dans d’autres textes mis sur le site Les identitaires.
    De plus, PG est parfois de mauvaise foi malgré tout son talent car dans les années 90 il écrivait des textes (excellents au demeurant car c’était des textes théoriques loin de toute polémique) dans la revue intellectuelle du FN qui s’appelait Identité !
    Ainsi, lorsque le FN parle de l’Identité cela est tellement génial qu’on attribue ce terme à la revue du conseil scientifique du FN et on écrit dans la revue du même nom mais lorsque les Identitaires parlent de l’identité, ils sont vendus à l’UMP !
    C’est justement cet esprit de polémique et de critique propre à “l’extrême droite” au sens large du terme que fait que le Bloc n’a pas envie de prendre position sur tous les sujets fétiches de cette mouvance, y compris la participation à la Marche pour la Vie.
    D’ailleurs, si le Bloc avait annoncé une participation officielle à cette marche, on aurait droit à une avalanche de condamnation ou de commentaires ironiques sur l’opportunisme du Bloc.

  30. @Marie
    Vous êtes excusée.
    L’éternité se définit par l’absence. L’éternité se définit ainsi : c’est l’absence de temps. L’éternité n’est donc pas une durée. L’éternité ne dure pas même un instant, ou un millième d’instant. L’éternité ne dure pas. Ce qui pour nous est inconcevable.
    Nous vivons dans le temps comme un poisson dans l’eau. Le poisson ne peut pas vivre, ne peut pas voir hors de l’eau comme nous ne pouvons pas voir hors du temps, à moins d’être une exception comme le poisson-volant.
    Nous voyons l’éternité successivement : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, Dimanche. Et on re-commence. Tout à fait comme le disait Jacquouille la Fripouille « jour…nuit…jour…nuit…jour… » . Le temps est une création de Dieu et comme toute création, le temps a une forme : la forme de la semaine sous le signe du septénaire, des 7 jours de la Création.
    L’Église catholique romaine reconnait ces 7 apparitions de la Vierge Marie qui sont des apparitions à caractère strictement eschatologique, c’est-à-dire qui concernent la Fin des Temps. La Fin des Temps signifie la Fin du règne du Prince de ce Monde, objet de la dernière demande du Notre Père.
    Dans l’ordre d’apparition sur l’écran de l’Histoire : 1830 – Paris, rue du Bac ; 1846 – La Salette ; 1858 – Lourdes ; 1871 – Pontmain ; 1917 – Fatima ; 1932/1933 – Beauraing ; 1933 – Banneux.
    Pour répondre à votre gêne, j’évoquerai les 3 premières apparitions. Les 4 premières apparitions eschatologiques on lieu sur le sol de France.
    La première apparition eschatologique se déroule à Paris, en 1830. Marie se présente comme Marie. Elle demande à être invoquée sous ce vocable : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. » Elle évoque SA conception sans péché, à savoir que ses parents, Anne et Joachim, ne lui ont pas transmis le péché originel lors de leur union.
    Seize ans passent. Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche. En boucle.
    En 1846, sur la « haute » et retirée montagne de La Salette, Marie s’adresse à deux enfants et se présente comme la Dispensatrice des siècles, des décennies, des années, des mois, des semaines, des jours, des heures, des minutes, des secondes : « Avancez, mes enfants, n’ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle.
    Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis LE TEMPS que je souffre pour vous autres ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de la prier sans cesse. Pour vous autres, vous n’en faites pas cas ! Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres.
    Je vous ai donné six jours pour travailler, JE ME SUIS RÉSERVÉ LE SEPTIÈME et on ne veut pas me l’accorder. C’est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils. »
    Après la Bonne Nouvelle de l’Espérance du salut éternel annoncé par le Fils, Marie vient nous annoncer la Grande Nouvelle du salut temporel, c’est-à-dire du Règne de Dieu sur la terre, objet de la troisième et quatrième demande du Notre Père.
    « Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » affirme Pierre dans sa deuxième lettre (III,8). C’est là, la clef de ce qu’affirme Marie. Elle a donné 4 jours(d’Adam à Jésus-Christ) quatre mille ans au peuple juif pour travailler (les temps historiques commençant à partir d’Abraham, soit deux mille ans avant Jésus-Christ). Ces quatre jours constituent le temps du Père suivi des deux jours du temps du Fils.
    « Mon peuple » désigne le peuple juif, Peuple choisi, qui a travaillé jusqu’à Jésus-Christ et la France, Nation choisie, qui a travaillé jusqu’à maintenant.
    C’est Celle, qui fut un jour Marie, qui nous a donné LE TEMPS pour travailler. Elle s’est réservé un jour, les mille ans évoqués dans l’Apocalypse, qui lui APPARTIENNENT , et que ni le premier des peuples, ni la première des nations, enfer-més dans un même refus, ne veulent lui accorder. Nous sentons ainsi de plus en plus le poids du bras du Fils à cause de l’injustice faite à Sa Mère.
    Douze ans passent et Marie apparait à Lourdes en 1858, au creux du rocher, cette fois-ci, au pied de la montagne. Elle ne donne plus son nom du Temps, « Marie », qui est l’anagramme d’Aimer, mais son Nom d’Éternité : « JE SUIS l’Immaculée Conception ». Or, Dieu seul est « JE SUIS ». Celle qui fut un jour Marie, participe de l’éternité. Co-éternelle. C’est comme si elle disait : « Je suis Celle qui conçoit Celui qui est inconcevable ». Elle est en quelque sorte « la porte » entre le Temps et l’Éternité. Et l’on sait depuis La Salette qu’Elle nous partage et nous dispense l’Éternité en Temps.
    C’est à l’Annonciation que Marie est devenue l’Immaculée Conception, strictement la Mère de Dieu : « LA PUISSANCE du Très-Haut te prendra sous son ombre ». Et Marie acquiesce à son Nom d’Éternité : « Je suis la servante du Seigneur ».
    « Pour nous, au seuil du Jour de la Sagesse, il nous va falloir apprendre à nous relier à l’arbre de la Tradition. Et à celui du Temps. Et connaître les Saisons évolutives. Les minutes, les heures, les jours, les années ne tombent point inexorablement dans l’abîme de l’Éternité ; car là où il y a le Temps, il n’y a point l’Éternité. Il n’y a point de Temps qui fuit. Il n’y a point de Temps perdu. Tout ce qui fut, EST. Tout ce qui sera, EST. Le monde est clos. Le monde est fermé. Le monde est étanche. L’abîme a été circonscrit. La création a été limitée. Rien n’en peu sortir. Le Verbe Lui-même est prisonnier de la Limite qu’Il s’est imposé. Car Il est, Lui, cette LIMITE. » écrit un Prophète nommé Raoul Auclair.
    J’espère avoir dissipé votre gêne.

  31. @ ArnaudG
    Je ne peux évidemment pas répondre à la place de PG, mais concernant ce que j’ai écrit, je ne vois pas en quoi je suis hostile contre le mouvement Identitaire. J’ai applaudi à cette manifestation.
    Je ne reprendrais pas vos propos sur les « ismes » de nationalisme et régionalisme, c’est sans rapport avec la question sémantique que je soulève.
    Cependant, je constate que vous retombez dans la même confusion sémantique que fait Solange en parlant d’identité « charnelle (chair), historique et civilisationelle ». En quoi ces revendications sont-elles différentes ou moins légitimes de celles que peuvent avoir les populations immigrées récentes (depuis la fin de la seconde guerre mondiale) ?
    Déconnecté de l’héritage du sol et de nos pères (Patrie), ces nouvelles populations ont légitimement aussi droit à cette filiation charnelle, historique et culturelle ! Au nom de quoi leur interdiriez-vous ce droit ?
    Or, si elles n’ont pas leur place, c’est justement en raison de notre enracinement profond au sol qui nous porte et qu’elles n’ont pas en commun avec les Français de souche (du moins pas encore, ni dans les mêmes proportions).
    Nous avons un héritage qui nous vient de nos pères. Notre patrimoine et notre patrie n’est pas un bien commun dans le sens marxiste qu’on leur donne aujourd’hui, il est avant tout un héritage privé avant de prendre un sens commun.
    L’identité est une notion abstraite. La patrie et le patrimoine ont une réalité concrète !
    En parlant d’identité ou d’“identité-s”, vous êtes dans l’abstrait avec toutes les dérives que cela autorise.
    En parlant de Patrie et de patrimoine vous être dans le concret et dans le matériel avec les limites juridiques du droit qui s’imposent. Et c’est là que se trouvent les meilleurs arguments pour défendre notre identité.
    Il y aurait long à développer sur ces notions qui nous ramènent à des principes de sociétés marxistes contre celles libérales et cela mériterait effectivement que cela soit traité autrement que par un fil de commentaire.
    Ceci précisé, ma seule critique partait du constat des photos que j’ai pu voir de cette manifestation et elle est sémantique.
    Je déplore cette banderole qui est pour moi une erreur car vous écrivez exactement la même chose que ce que dit Besson.
    Il y a donc une confusion dans votre discours.
    Mais attention, il y a sans doute aussi une volonté délibérer de Besson et du gouvernement de vous tendre un piège pour vous enfermer dans votre discours identitaire.
    Je ne critique donc pas que vous ici.
    Par ailleurs, je me permets d’insister, mais la forme même de vos mouvements fortement régionalisés est tout aussi ambiguë, à mon avis. Vous aurez beau revendiquer et défendre votre attachement à la patrie, ce qui apparaît en premier dans vos discours semble être ces “identités” régionales plus que la patrie et la nation. C’est donc cette ambiguïté, qui relève de la même nature que la déclaration d’Éric Besson et du gouvernement, qui me gêne.
    Sémantiquement, je préfère d’ailleurs votre choix de vous appeler Identitaire qui vous différencie justement du mot “identité”.
    Pour conclure, je vous invite simplement à faire plus attention aux choix des mots surtout lorsqu’ils sont aussi “sensibles”, votre discours n’en sera que plus clair médiatiquement, pour les électeurs mais sera surtout plus fondé et efficace.
    En attendant, je reste persuadé que Besson à bien dû rigoler en lisant vos banderoles.
    Vous allez exactement là où il veut vous faire trébucher.
    Un homme averti en valant deux, j’espère que ma modeste critique, que je souhaite positive, sera utile au final.

  32. @ ARNAUD G.
    J’écrivais dans une revue dans laquelle tout ce qui paraissait ne me correspondait pas, mais qui était une revue d’expression libre.
    Son responsable, MJ-C. BARDET était un homme de grande culture et ”liber” au sens les vrai du terme.
    Je suis plus régionaliste que vous ne le pensez, ayant des liens très anciens avec des ”anciens” des mouvements étudiants qui sont devenus militants corses par exemple. Je comprends votre rejet du nationalisme.
    Mais le nominalisme philosophique (faire un absolu de tout phénomène sans en examiner les rapports avec le tout et ses complexités) contenu dans le mot Identité, appliqué à l’Etat-Nation, est pour moi aussi déconnecté du réel et aussi dangereux que s’il est plaqué sur le fait régional provincial, etc…..
    Personnellement, le multilinguisme ne me dérangerais, pas comme en Espagne, Royaume UNi et autres pays européens, au contraire.
    Cela je l’avais déjà perçu dans la mouvance Nlle droite très présente alors au FN et au sein de sa Revue IDENTITE, mais je n’avais pas la liberté formelle d’en débattre autrement qu’en privé, car cette tendance n’appréciait pas au moins ses représentants FN, qu’on puisse contester en débat internet ses positions.
    C’est aussi une des raisons de la scission mégrétiste, ces personnes ayant poussé les feux avec une absence de réalisme -pas seulement philosophique mais aussi politique- qui leur a fait créer et ensuite échouer le MNR.
    J’en aperçois certains au sein de l’état-major du Bloc, s à mes yeux en pleine erreur d’analyse encore en 2010.
    Ayant le sens de la fidélité, je n’ai pas de détestation : on ne peut détester ceux qu’on a cotoyés volontairement sans se renier. Mais on peut également dire son désaccord.
    Je pense les Identitaires modernes et novateurs, rénovateurs même de la ”vieille droite”, mais ils me paraissent emprunter un chemin qui les coupera du peuple et les fera s’allier par ambiguîté sur certains sujets, avec le système. Le cas de la Ligue du SUD est emblématique.

  33. @ ARNAUD G
    Mon mail ci dessus : je souhaiterais continuer cette discussion autrement.
    [@ Arnaud G : vous pouvez m’envoyer un courriel, si vous désirez poursuivre cette discussion avec PG. MJ]

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