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France : Politique en France

L’UMP propose plus de libertés pour l’école. Promesse avec ou sans avenir ?

L'UMP a profité de la polémique sur la proposition de François Hollande de créer 60 000 postes d'enseignant, pour présenter son programme pour l'école. Il l'a fait hier lors de la convention sur le thème de l'éducation. Trente propositions ont été listées. Extrait de la 10e :

"Le renforcement de l'autonomie des établissements doit signifier la possibilité, pour le principal de collège, proviseur de lycée, mais aussi, à terme, le directeur d'école, de recruter librement son équipe enseignante et d'administration en fonction de son projet d'établissement".

4e : les résultats obtenus aux évaluations des élèves seront rendus publics par école,"afin de montrer la valeur ajoutée de chaque école et de chaque collège".

15e : les enseignants seront évalués par leur chef d'établissement.

Le tout sur fond de choix de son établissement par les familles. Ces trente propositions devront avoir encore l'accord des conventions de synthèse et celui du projet final. (source) Ces propositions vont dans le bon sens, mais on se demande pourquoi rien -ou presque- n'a été fait dans ce domaine depuis 5 ans (la carte scolaire n'est toujours pas abrogée, malgré la promesse de 2007), et surtout, au vu de l'actualité récente, on se demande si tout cela aboutira. L'éducation obligatoire du gender, la distribution du pass-contraception, le militantisme pro-avortement au sein de l'Education nationale ne sont pas là pour nous rassurer.

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12 commentaires

  1. Franchement, qui y croit encore ?
    « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».
    Credo de l’UMP.

  2. Très bien. Parfait. Quand les chefs d’établissement, majoritairement syndiqués au SNPDEN, lui-même affilié à l’UNSA, auront la main sur le recrutement des personnels enseignants, nul doute que l’éducation nationale sera conforme au rêve caressé par le lectorat du Salon Beige. On espère aussi de pied ferme que les conseils d’administration desdits lycées et collèges habilement “autonomisés”, et déjà copieusement fourrés d’élus FCPE, imposeront dare-dare l’enseignement de la DSE à la place du “gender” dans leur “projet d’établissement”.
    Mon Dieu, délivre moi de mes ennemis, etc…

  3. du blabla pré électoral !!!

  4. Au lieu d’écrire des sermons sur la question, organiser le chèque scolaire – c’est-à-dire l’entière liberté de choix – et tout se mettra en place petit à petit.

  5. Assez de paroles en l’air, des actes: oui le chèque scolaire assurera la liberté de l’enseignement véritable. Ce n’est pas à l’Etat de faire l’école.

  6. Voyageons dans le temps, nous sommes le 03 Septembre 2006.
    Nicolas Sarkozy prône la rupture avec le “jeunisme” hérité de Mai 68
    LEMONDE.FR Avec AFP et Reuters | 03.09.06 | 13h51 • Mis à jour le 04.09.06 | 08h12
    Le ministre de l’intérieur et président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, en a appelé dimanche aux jeunes pour être les acteurs de la “rupture” avec les politiques menées ces dernières décennies. “Je vous demande de m’aider à agir si vous ne voulez pas subir”, a-t-il lancé à plusieurs milliers de jeunes militants dans son discours de clôture de l’université d’été de l’UMP réunie à Marseille.
    “Rupture”, le mot a été martelé par le président de l’UMP : “Une rupture dans nos comportements, une rupture dans nos méthodes, une rupture dans notre façon d’appréhender le débat d’idées.” “Un Français sur deux qui ne vote pas, le quart de ceux qui votent qui votent pour les extrêmes, toutes les majorités sortantes qui sont battues : si on n’en tire pas la conclusion qu’il faut profondément changer notre façon de faire de la politique, c’est qu’on n’a rien compris à la situation politique de notre pays”, a-t-il expliqué dès le début de son discours.
    Multipliant les références historiques, le président de l’UMP a galvanisé son public en lui promettant : “Ce qu’ont accompli les hommes de la Renaissance à partir du jour où ils se sont mis à croire que tout était possible, vous pouvez l’accomplir aussi.” “Comme la jeunesse de la Révolution a balayé le vieux monde, comme la jeunesse de la Résistance a mis un terme à la guerre civile européenne, comme la jeunesse tchèque a pris sa revanche sur le ‘printemps de Prague’. Comme un jour la jeunesse chinoise finira par effacer Tiananmen, vous changerez le monde si vous ne laissez personne vous voler vos rêves”, a-t-il dit. Le favori de l’UMP pour la course à la présidentielle n’a pas hésité à utiliser des expressions telles que “nouvel humanisme” ou “nouveau modèle français”.
    S’exprimant devant 6 000 personnes, en majorité des jeunes militants, et après une entrée en scène sur l’air d'”Envie d’avoir envie” – une chanson de Johnny Hallyday, nouvel adhérent de l’UMP assis au premier rang de la salle –, le ministre de l’intérieur s’est exprimé pendant plus d’une heure, abordant quantité de thèmes, qu’il s’agisse d’éducation, d’économie, ou d’écologie.
    Sur un ton souvent patriotique, il a proposé de “réinventer la République en créant un service civique par lequel chaque jeune Français entre 18 et 30 ans donnera aux autres six mois de son temps”. Ce service pourra se faire “en une fois ou fractionné, à temps plein ou à temps partiel, réalisé en France ou à l’étranger, dans toute activité revêtant un caractère d’intérêt général”, a-t-il dit.
    Dans le domaine de l’éducation, M. Sarkozy a proposé d'”en finir avec le passage en 6e d’enfants qui ne savent ni lire ni écrire, car c’est les condamner à un échec certain”.
    Insistant sur un certain nombre de valeurs, il a dénoncé l’idéologie “complaisante” et “démagogique” du “jeunisme”, héritée selon lui de la révolte estudiantine de Mai 1968 et qu’une partie de la gauche “a fait sienne”. Il a également défendu l’amour du pays et du drapeau.
    Sur le plan économique, il a fixé comme objectif de ramener le chômage en France à 5 % de la population active sur la durée de la prochaine législature. Il a vivement critiqué les 35 heures, louant les vertus du travail, et le droit de souhaiter s’enrichir par le travail. Ainsi a-t-il proposé de supprimer les charges sur les heures supplémentaires.
    Source :
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2006/09/03/nicolas-sarkozy-prone-la-rupture-avec-le-jeunisme-herite-de-mai-68_809063_3224.html

  7. Paroles, paroles, paroles…
    Le chèque scolaire et on gère!

  8. Des menteurs!!! Une fois ça suffit, messieurs!

  9. C’est amusant ce programme sur l’autonomie des chefs d’établissement qui sort à l’UMP comme ……programme pour le quinquennat. Le prochain quinquennat, bien entendu.
    C’est d’ailleurs peu ou prou le décalque des mesures proposées par Marine LE PEN et que le SB avait commentées récemment, particulièrement pour ce qui est de l’autonomie des établissements. Mais l’uMP ne remet pas en cause le pédagogisme idéologique, et en proposant plus d’heures de présence des enseignants dans les établissements, maintient donc l’utopie de gauche du tronc commun : car la vraie liberté ce serait de réduire les heures d’enseignements hebdomadaires, afin de laisser plus de place au travail de soutien, remise à niveau, et vraies options de qualité, selon des modalités décidées dans chaque établissement. L’UMP affiche des mots, mais ne va pas au coeur du problème : tronc commun et pédagogisme.
    @ NATHANAEL
    Vous ne pouvez pas demander la liberté scolaire et vous plaindre d’éventuelles difficultés locales.
    Pour ce qui est de la DSE contre le gender, que l’enseignement dit ”privé” ou ”catholique” s’y mette déjà : après on verra pour le ”public”.
    La liberté cela s’apprend : c’est cela une vraie politique de droite, donner des libertés naturelles impossibles à reprendre.

  10. C’est si beau, les promesses électorales, qi’il faudrait une présidentielle tous les ans.
    A propos de liberté, n’oublions pas que c’est à cette majorité UMP que nous devons — entre autres — l’interdiction des écoles familiales.

  11. T’as qu’à croire, Charles. Tout ce que dit et fait SKZ lui est dicté par le désir court termiste d’être réélu en 2012. Dans le cadre de sa campagne électorale, il est disposé à dire et faire à peu près n’importe quoi. Les agences de com’ “Vessies et lanternes” et “Le poison dans la confiture” n’ont jamais autant travaillé !
    A propos, Bayrou vient encore de gagner des points dans un sondage récent. Il les a gagnés, par “regagnés”, saisit-on la nuance ?

  12. PG : en l’occurrence, je ne demande rien. Je déduis. Et j’attends que les aficionados de la l’autonomie scolaire étudient un peu plus la question. A cet égard, une précision : l’hégémonie du SNPDEN chez les personnels de direction, l’influence de l’UNSA dans l’ensemble des personnels, enseignants ou non (dont la FSU elle-même subit les effets), le quasi monopole de la représentation des parents d’élèves par la FCPE, ce ne sont pas “d’éventuelles difficultés locales”, c’est une réalité nationale.
    On relèvera au passage que, par une réforme récente des élections professionnelles dans l’éducation nationale, le gouvernement UMP a tout fait pour faire de la FSU et de l’UNSA les seuls interlocuteurs de l’administration.

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