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France : Politique en France

L’UMP, entre régionales et divisions

L'Observatoire du Parlement fait remarquer que, dans le contexte des élections régionales, l'abandon de Jean Sarkozy était indispensable :

"le feuilleton de l'EPAD avait un autre grand défaut, celui de connaître un nouvel épisode en décembre pour l'élection à la tête de l'EPAD, puis en mars pour la fusion de l'EPAD avec l'EPASA. L'opposition aurait eu alors beau jeu d'entretenir un climat constant de polémique jusqu'aux élections régionales. Celles-ci s'annoncent déjà assez difficiles pour la majorité. Il était donc temps de siffler la fin de la partie et de renvoyer à plus tard les ambitions du fils du Président de la République."

A ce mauvais calendrier, s'ajoute l'inopportunité de taxer les banques :

L "C’est pourtant la main de Jean-François Lamour, gloire de l’escrime nationale qui « a ripée » ( !) lors du vote d’un amendement socialiste sur la taxation des banques. On pourrait longtemps ironiser sur cette maladresse. On pourrait chercher aussi du côté du parcours de l’ancien ministre des sports, sensiblement plus chiraquien que sarkozyste. Cet épisode nous semble tout de même plus symptomatique des doutes qui s’expriment à mots de moins de moins couverts dans la majorité présidentielle depuis la rentrée. […] Toujours en avant, imposant sa propre grille de lecture de la situation de la France et des remèdes à prendre, Nicolas Sarkozy, encore plus depuis l’affaire de l’EPAD concentre non seulement les attaques de l’opposition, mais aussi la lassitude de la majorité. Ce rôle est d’habitude dévolu au Premier ministre, mais aujourd’hui il est évident que ce sont les options de Nicolas Sarkozy qui troublent la majorité. […] Ce n’est pas la première fois que sous la Ve République, la majorité, déçue ou contrariée par son président, s’accroche au Premier ministre. Ce fut le cas en 1968-69, mais finalement aussi lors de la plupart des fins de septennat. Ce qui est nouveau aujourd’hui c’est que ce phénomène devient déjà sensible à mi-quinquennat d’un Président dont l’éclatante victoire en 2007, combinée à l’atonie de l’opposition, laissait présager qu’il serait réélu sans difficulté pour un second mandat…"

Cette gronde dans la majorité n'est pas pour déplaire à Jean-François Copé :

C "En effet, si le Président du groupe UMP à l’Assemblée n’oublie jamais de rappeler sa parfaite fidélité au Président de la République lors des grandes secousses, prenant le contrepied de la méthode utilisée par Nicolas Sarkozy envers Jacques Chirac, celui-ci se prépare néanmoins à un rythme qui pourrait faire douter des échéances visées [2017]. Non seulement son club, génération France, ressemble de plus en plus à une UMP parallèle, mais les différentes prises de position de Jean-François Copé sur les sujets politiques et de société, finissent par ressembler à un corpus politique. […] Mais Jean-François Copé, avec une si belle préparation, attendra-t-il 2017 ?"

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2 commentaires

  1. l’UMP, combien de divisions ?

  2. et divisions …blindées toutefois, car au coup de sifflet toute la troupe rentre dans le rang.
    On ne va tout de même pas mourir pour l’humanité , quand même !
    C’est à l’humanité de mourir pour la noble cause du « Progrès et du changement de Culture »
    Mais on nom de la liberté , le BHV vous proposera plusieurs recettes, demandez le programme, avec ses dernières versions chinoisées!

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