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Histoire du christianisme

L’ombre d’un doute – Robespierre, bourreau de la Vendée

Franck Ferrand ose un vrai travail d'historien en convoquant des spécialistes critiques de la question ordinairement cantonnés dans des milieux malheureusement en audience limitée (Stéphane Courtois, Reynald Secher, Dominique Lambert) dans une émission sur la Révolution française. Entre 1793 et 1796, la Vendée fut le théâtre d'affrontements d'une rare violence entre des paysans insurgés et le pouvoir révolutionnaire, en particulier lors de l'envoi des colonnes infernales en 1794. Massacre de patriotes, massacres de royalistes : 170 000 Vendéens périrent. En 1794, Robespierre est exécuté, et la situation commence lentement à s'apaiser, mais il faudra attendre 1796 pour que la guerre cesse. Que s'est-il réellement passé durant ces trois années de combat ? Un tabou est-il en train de tomber ?

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18 commentaires

  1. Une phrase du dernier intervenant dégage la république de toute responsabilité l’imputant, en la désolidarisant, à la terreur… le « pas d’amalgame » donne le point final du film, dommage !
    Il aurait fallu laisser la conclusion à M. Reynald Secher, mais cela nécessitait alors un VRAI courage.

  2. Il vaut mieux préciser : « Dominique Lambert de La Douasnerie », pour ne pas le confondre avec le « Dominique Lambert » physicien de l’université de Namur, catholique progressiste, darwinien affirmé qui ne veut pas que l’on concilie science et foi, et qui a écrit: « Darwin est une chance pour le théologien et le philosophe contemporain ».

  3. Passionnant !
    Mais je regrette que n’aient pas été rappelées, entre autres monstruosités, les tanneries de peaux et la fabrication de savons à partir de la graisse de cadavre des vendéens.

  4. Plusieurs remarques :
    1° Les prêtres réfractaires ne sont pas à proprement parler mis hors la loi dès la crise du serment de novembre 1790-janvier 1791. La répression se met progressivement en place dans les derniers mois de la monarchie, notamment sous l’impulsion des administrations départementales.
    2° En septembre 1792, ce ne sont pas 2000 prêtres, mais 20 voire 30000 (voir les chiffres de Donald Greer) qui sortent de France au titre de la loi de déportation du 26 août 1792. Il ne faut pas confondre la déportation hors de France (sorte d’émigration forcée) et la déportation en Guyane dont étaient passibles les prêtres insermentés âgés de moins de soixante ans.
    3° Le problème de la responsabilité personnelle des uns ou des autres est complexe. Je suis bien loin d’approuver les travaux ouvertement apologétiques auxquels se sont adonnés les historiens de la société d’études robespierristes (d’Albert Mathiez à Pierre Serna et Guillaume Mazeau en passant par Albert Soboul, Michel Vovelle et Jean-Clément Martin) et toutes les institutions (l’IHRF de Paris 1) et revues (les AHRF notamment) qui en dépendent et assurent à leurs mauvaises idées le monopole de la scientificité, mais il est peut-être contre-productif d’insister aussi exclusivement sur Robespierre, qui est loin d’être l’individu le plus criminel de la Convention (même s’il est bien sûr également très loin d’être recommandable).

  5. @ Pierre :
    Si je vous lis bien, les Vendéens ont subi les mêmes exactions et agressions physiques que les déportés dans les camps nazis…

  6. @Irishman, comme dans les camps nazi mais aussi et surtout dans les goulags que les sinistres nazis avec visités avant la guerre et avaient décalqué sur Staline, mais ça personne n’en parle ça blesserait Mélancon et sa clique

  7. @Irisman
    Dans certains cas, ce fut pire que dans les camps nazis. Dans ceux-ci, d’innombrables cadavres de victimes innocentes furent brûlés. Par contre, en Vendée des vivants furent jetés dans des fours à pain préalablement chauffés (température ~300°).
    Le 31 janvier 1794, l’officier de police Gannet accuse le Gl Amey de laisser ses soldats tuer des civils en les jetant dans des fours : « Amey fait allumer des fours et lorsqu’ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. Nous lui avons fait des représentations ; il nous a répondu que c’était ainsi que la République voulait faire cuire son pain. D’abord on a condamné à ce genre de mort les femmes brigandes et nous n’avons trop rien dit ; mais aujourd’hui les cris de ces misérables ont tant diverti les soldats et Turreau qu’ils ont voulu continuer ces plaisirs. Les femelles de royalistes, manquant, ils s’adressent aux épouses des vrais patriotes. Déjà, à notre connaissance, vingt-trois ont subi cet horrible supplice et elles n’étaient coupables que d’adorer la nation. La veuve Pacaud, dont le mari a été tué à Chatillon par les Brigands lors de la dernière bataille, s’est vue, avec ses quatre petits enfants jetée dans un four. Nous avons voulu interposer notre autorité, les soldats nous ont menacés du même sort… »
    Rapporté par J. Rousseau in « Charette, Chevalier de légende » p.157, Beauchesne 1963
    Les généraux Amey et Turreau ne furent pas les seuls criminels, à Clisson les hommes du Gl. Joseph Crouzat brûlèrent ainsi 150 femmes en une seule nuit… et récupérèrent la graisse humaine.
    Mais on ne parle que des bûchers de l’Inquisition !

  8. irishman
    il faudrait que vous vous documentiez un peu sur les guerres de Vendée.
    Le nazisme a des racines profondes au sein de la révolution française comme le communisme, deux faces d’une même pièce.

  9. Robespierre est responsable bien sûr mais son ombre sinistre permet à d’autres, comme Carnot, de ne pas être traîne devant le tribunal de l’histoire.

  10. Quand j’entends cent et quelques milles morts, je dirais certainement plus, dans mon arbre de famille j’en compte 3 disparus qui n’ont jamais été retrouvés, 8 exécutés dans leur ferme, vieillard, femmes, enfants et j’en découvre encore !
    Cette satanée république est maudite, qu’elle crève.

  11. La fabrique de pantalons de cheval faits de peau humaine tannée était installée aux Ponts-de-Cé. Pour fabriquer ces pantalons, il valait mieux utiliser la peau des hommes que celle des femmes qui était moins solide à l’usage. Un général bleu dont j’ai oublié le nom se pavanait dans un tel pantalon. Il existe toujours des livres reliés en cuir humain. On vendit de l’huile d’origine humaine à Nantes, etc. Secher a raison et Babeuf aussi, il s’agit bien d’un génocide car il fut légal, i.e., ordonné par une loi. Ceux parmi ces historiens qui refusent mordicus de concéder ce génocide républicain sont des hypocrites.

  12. En lisant « le communisme » de Bernard Anthony, j’ai fait le parallèle avec la révolution dite française. Disons clairement qu’il s’agit d’une révolution de bobos communistes qui par un coup d’état, ont imposé leurs idées funestes à tout le pays, voire toute l’Europe.
    Les Marx, Lénine, Trotski, Staline et autres sataniques ont puisé sur cette pseudo révolution. Faire un homme (objet) nouveau avec toutes les «  »valeurs » » républicaines.
    Dans les 100 millions de morts du système communiste, il convient d’y inclure tous les crimes commis par les révolutionnaires.

  13. Très souvent, nous ne parlons que de la Vendée et de la Bretagne, n’oublions pas qu’il y a eu d’autre région et province qui ont eu à subir des représailles !
    Lyon et ses alentours ont payer un lourd tribut au point que la ville de Lyon a changé de nom pendant quelques années, le temps que la situation revienne à peut près ordinaire. (nous ne sommes pas originaire de Lyon)

  14. @San Juan et irishman , pour info , il y avait trois centres de traitement des peaux humaines à cette époque : Étampes et Meaux en région parisienne , puis celui que vous avez cité , cher San Juan .
    Toujours pas la faute de votre république judeo-maçonnique contre la France helléno-chretienne , cher Irishman ?

  15. J’ai dans mes archives le temoignage d’un ancêtre quelques jours avant son execution et qui s’etonne de sa situation alors qu’il avait bien servi le gouvernement revolutionnaire.

  16. Le Forez, ok.

  17. Sur quelle chaîne est passée cette émission, et quand?

  18. @Daniel Chaudron,
    C’est une émission diffusée sur la chaîne « numéro 23 » de la TNT qui se nomme « l’ombre d’un doute » animée par Franck Ferrand. Celle-ci sur la Vendée a été diffusée plusieurs fois il y a déjà quelques mois.

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