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Culture de mort : Idéologie du genre / Homosexualité : revendication du lobby gay

Loi contre les « thérapies de conversion », une attaque de plus contre les familles

L’assemblée nationale a voté le 25 janvier, en présence de 142 députés, la proposition de loi interdisant les « thérapies de conversion », par 142 voix contre zéro.

Dans Famille chrétienne, Ludovine de La Rochère souligne que cette loi mélange des réalités très différentes :

Dans l’esprit du public, une thérapie de conversion signifie électrochocs, pseudo « traitements » violents, médicaments prescrits de force, qui sont évidemment inacceptables. De telles « thérapies » ont été pratiquées aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, mais jamais en France. Ces thérapies n’existent pas, il n’y en a pas. C’est une désinformation sur laquelle jouent les partisans de ce texte pour faire pression sur l’opinion et pour interdire toutes formes de critiques du militantisme LGBT. En revanche il y a des associations ou des groupes, souvent chrétiens, qui accompagnent des personnes homosexuelles. Courage par exemple, qui se réfère aux propos du pape François : « Qui suis-je pour juger ? ». Il ne s’agit pas de thérapie, mais d’accueil, de soutien, de prière. […]

Les mots « thérapie de conversion » sont d’ailleurs absents de la proposition de loi, qui parle de « comportement », de « propos répétés visant à réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ». Déjà, le terme « identité de genre » en dit long sur l’origine idéologique du texte ! Sont visées trois catégories de personnes : les parents et grands-parents, les professionnels de l’éducation et les associations qui accueillent et accompagnent des personnes homosexuelles, enfin les médecins, au premier rang desquels les psychiatres. Les termes définissant ce nouveau délit sont vagues, flous, subjectifs, laissant toute latitude d’interprétation au juge. L’objectif est clairement d’empêcher que des adultes osent essayer de dissuader un jeune, majeur ou mineur, de s’orienter vers une transition sexuelle.

Ces demandes semblent en effet se multiplier. Outre le militantisme LGBT dans les films, les séries et sur les réseaux sociaux, des membres d’associations militantes, agréés par l’Education nationale, interviennent en milieu scolaire dans le cadre de « l’éducation » sexuelle. Ils incitent notamment les élèves à s’interroger sur le sexe qu’on leur a soi-disant « assigné », à se demander s’ils sont « nés dans le bon sexe » – ce qui n’a scientifiquement aucun sens -, à définir leur « genre » par eux-mêmes. De même, des livres pour enfants, des manuels de SVT mettent en avant ces interrogations, banalisent les « transitions » sexuelles, etc. La circulaire Blanquer « Pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire » va dans le même sens, or elle concerne aussi bien le secondaire que le primaire !

Ainsi, c’est le cœur même de l’idéologie du genre qui touche les enfants et les jeunes en véhiculant auprès d’eux, qui sont si vulnérables, l’idée que ce n’est pas parce qu’on est de sexe masculin ou féminin qu’on est garçon ou fille, homme ou femme… Ce discours se répand d’autant plus que les parents ne le réalisent pas parce qu’il est paré des atours de la lutte contre l’homophobie, la « transphobie », etc. […] La nouvelle loi aurait dû créer, en réalité, un délit d’incitation à changer de sexe ! […]

Pour les parents qui tenteraient de faire comprendre à leur enfant qu’il est bien garçon ou fille, de le dissuader, le cas échéant, de « changer » de sexe, cela peut aller jusqu’au retrait total de l’autorité parentale – cela existe déjà dans d’autres pays, comme au Canada par exemple. […]

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4 commentaires

  1. Toute notre société s’oriente vers la mise en place d’une terrible désagrégation morale : éclatement des familles, déracinement des individus, destruction de tous les repères moraux, mise en place de PMA et GPA pour recomposer de nouvelles “familles”, promotion de l’avortement et de l’euthanasie etc… De partout émergent des signes d’un pourrissement avancé qui augurent d’un sombre avenir.
    Dieu veut nous faire sentir les conséquences de notre apostasie et le poids de nos faiblesses. Jusqu’où devrons-nous descendre avant qu’on réalise l’importance de ce qu’on a renié et perdu ?

  2. Petite citation du Père Kentenich, octobre 1956 : “Les orages qui font rage à travers le monde, il me semble, sont une expression de l’amour paternel de Dieu. Pourquoi de l’amour de Dieu? L’homme orgueilleux qui s’est fait indépendant et qui se comporte comme créateur du monde, doit de nouveau tomber à genoux. D’abord, l’homme doit devenir, de nouveau, enfant de Dieu pour que Dieu puisse verser sur lui les richesses de son amour, de son amour plein de miséricorde. Qui se détourne de Dieu et ainsi abandonne les réalités surnaturelles et les plans du Salut doit s’attendre à ce qu’aussi la nature humaine et la société humaine en se promenant sans Dieu vont se désintégrer, doivent tomber en décadence. L’apostasie conduit à la ruine”.

    • Cette citation est un bon prolongement de ma précédente intervention. C’est de la plume d’un prêtre et pas n’importe lequel, donc formulé d’une manière plus profonde et plus explicite. Merci à vous.

  3. Rien de nouveau sous le soleil de Moloch. Les païens romains ou autres amérindiens jetaient les enfants nés dans la vallée de la Géhenne. Macron, le broyeur de crâne humain, expose les valeurs de l’européisme en marche. Même les nazis ou les communistes n’auraient pas imaginé le supplice vanté par Macron. C’est notre incapacité à voir le mal qui est sous nos yeux qui nous fait entériner cette ‘bande de brigands’ politique que nous sommes. La vérité est crucifiante.

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