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Europe : politique

L’obsession de l’euro nous mine

Philippe de Villiers, Dominique Souchet et Georges Berthu signent une tribune dans Valeurs actuelles :

"Le XXIe siècle commençant ne se caractérise pas, comme certains l’avaient imprudemment prédit, par “la fin de l’histoire”. Au contraire, il est traversé de grandes évolutions qui devraient pleinement nous mobiliser : l’essor de l’Asie et l’apparition de nouvelles grandes puissances ; l’onde de choc qui traverse les pays arabes ; le grand défi environnemental… Mais face à ce champ largement ouvert, l’essentiel de notre énergie et de nos moyens se trouve absorbé par un problème interne, artificiel et lancinant. Un problème que les dirigeants européens ont créé de toutes pièces, qui nous ronge et affaiblit nos capacités d’influence et d’intervention : “il faut sauver l’euro à tout prix”. Cette obsession nous amène à nous recroqueviller sur nous-mêmes. Le temps n’est-il pas enfin venu de tenir compte des mises en garde que nous formulions déjà il y a près de quinze ans ? […]

Refusant de voir le vice constitutif de la monnaie unique et du libre-échangisme, feignant de croire que la crise de l’endettement résulte exclusivement de politiques budgétaires laxistes, ils nous précipitent dans une course folle et sans issue vers des remèdes illusoires : un fédéralisme budgétaire piétinant le coeur de la souveraineté ; une Banque centrale européenne qui devrait se gorger de créances douteuses ; un Fonds de soutien européen incapable de faire face à l’addition des pays défaillants ; un endettement européen – les eurobonds – qu’il faudrait ajouter à l’endettement national ; une rigueur sans croissance qui creuse les déficits en prétendant les combler. Tout, pourvu que l’on ne touche pas au dogme.[…]"

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8 commentaires

  1. Ils ont raison, mais leur souverainisme, comme le souverainisme français dès ses débuts, fait l’impasse sur la seconde partie des explications : ils nous disent pas que c’est le souverainisme technocratique d’origine gaulliste qui a créé la dette bien avant l’€uro.
    La véritable origine de cette situation présente n’est pas à rechercher que dans l’€urofédéralisme uniquement : la Sécurité sociale gaullo-comministe de 1945, le socialisme de la redistribution, le keynésianisme à la mode à l’ENA depuis 1945, la main mise de l’Etat et ceci dans toute l’Europe sur la majeure partie de la richesse nationale et des libertés civiles naturelles, la dénatalité et l’immigration qui ne datent pas de l’€uro, mais des gouvernements auxquels a participé P de VILLIERS également, expliquent tout autant cette crise.
    Il y a un côté bouc émissaire et médecine vaudou à ne dénoncer que l’Europe sans dénoncer le système français.

  2. Foin d’analyses, ce qu’il nous faut ce sont des solutions. Une solution serait de solder la dette des pays endettés, au lieu de sans cesse la reconduire sous prétexte de garantir la solvabilité des banques, sur l’air du refrain, “les banques sont indispensables au bon fonctionnement de l’économie”. Pour cela il faudrait que la BCE puisse créer de la monnaie banque centrale ex nihilo transformable en prêts à des banques publiques qui à leur tour prêteraient cet argent à l’Etat pour solder les tranches de l’ancienne dette, en même temps que pour financer des programmes d’investissement (énergie, transport, logements) qui serviraient à augmenter la croissance. Et tant pis si cela ne fait pas l’affaire des banques privées qui de toute manière sont condamnées à disparaître. Il n’est pas normal que des Etats paient toujours plus cher leur endettement, alors que les banques ont accès à des liquidités banques centrale quasi gratuite. Donc plutôt que de sauver les banques qui sont incapables par elles-même de générer de la croissance – le crédit ne repart pas – autant que l’Etat prennent les choses en main en assainissant sa situation financière d’une part et en épurant le marché des mauvaises dettes bancaires d’autre part, quitte à nationaliser ceux qui ont trop spéculé sur les marchés. Parallèlement l’Etat serait obligé de tenir ses engagements de rigueur budgétaire en se privant du recours à l’endettement auprès des banques privées pour privilégier le désengagement de l’Etat de l’économie et la création de richesse par le secteur privé qui devrait être rendu libre de choisir ses moyens de financement, hors du monopole bancaire.

  3. L’UE est en train de nous conduire à notre perte si on ne met point en application un protectionnisme raisonné…

  4. bien vu PG. Sans oublier l’éducation, la formation, la fiscalité, l’organisation de l’administration, le droit du travail, l’insécurité… Bref, la démagogie électoraliste, le clientélisme, la peur, la lâcheté, l’égoïsme, le mensonge

  5. Bravo à PDV qui a vu juste sur bien des sujets avant tous les autres

  6. à PG. Le passage de Philippe de Villiers aux ministères ne compte que pour très peu vu les postes qu’il a occupé, il suffit de lire Wikipédia, et d’ailleurs s’il avait un tant soi peu écouté ces dernières années on n’en serait peut-être pas là. Quand on est président du Conseil général d’un département avec un chomage à 5% alors que le pays est au minimum à 10 %, on mérite mieux que d’être traité “d’agité du bocage” ou de marquis.Il me semble que cet homme avait une envergure nationale, son seul défaut dire la vérité (les français n’aiment pas), être tradin et être souverainiste, en un mot être pour la France, or nos mierdas n’aiment pas les gens qui sont pour la France, ils sont europhiles quand il ne sont pas mondophiles Quant à nos dirigeants politiques , ils ont décidé de nous vendre donc ils se remplissent les poches avec leur dogme éculé de l’euro qui a tout tué.

  7. @Chouan
    Ce n’est pas du tout cela qu’on lui reproche mais d’être d’un côté du manche avant les élections et de l’autre après.
    Il a même dit le regretter et promis de ne plus le faire … et derechef a recommencé la même comédie dès les élections suivantes.
    Est-ce prémédité ? (sa tactique électorale) ou son courage le lâche t-il à chaque fois ?
    Cela on l’ignore. Mais les faits sont là.

  8. @ Chouan
    Je n’ai nullement employé les expressions que vous citez concernant P de VILLIERS : j’apprécie qu’on se soit agité dans le bocage et je n’ai rien contre les marquis, et qui plus est je connais un authentique marquis d’origine vendéenne, et non lorraine comme l’est la famille de P de V, ce qui encore n’a rien d’une tare, puisque Jeanne l’était aussi….
    Certes P de V. ne fut que secrétaire d’Etat de Léotard. Mais ensuite il alterna son combat souverainiste repris de J-C MARTINEZ et JM LP, qui prononcèrent au Parlement Européen les deux premiers discours contre MAASTRICHT, avec des soutiens électoraux répétés à CHIRAC devenu eurofédéraliste en 1995 et 2002 (et là il y avait au second tour un vrai candidat souverainiste d’après 21 avril, non ?), puis à N. SARKOZY en 2007. Soutiens présidentiels auxquels il faut rajouter les soutiens aux législatives, régionales, cantonales à l’UMP eurofédéraliste : il en a été mal récompensé, puisqu’un apparenté UMP l’a éjecté de Vendée et que ses affaires familiales ont été instrumentalisées contre lui par le cabinet du Ministre de la Justice de N. SARKOZY.
    Pour ce qui est du chômage en Vendée, la Mayenne d’ ARTHUYS fait mieux depuis 25 ans : il suffit que la moyenne d’âge soit élevée pour que ce chiffre soit bas, statistiquement parlant. Il faut cesser d’utiliser cet argument : en quoi un président de Conseil Général crée t il des emplois, autres que de fonctionnaires ?
    Par contre P de Villiers a su faire du lobbying à Paris et…..Bruxelles pour obtenir des crédits d’aménagement du territoire et d’infrastructures, ce qui a ”désenclavé ” la Vendée. Et qu’il a su avec le Puy du Fou, la Chabotterie, et autres Mémorial redonner une identité et une fierté légitimes à ce Bas Poitou si ignoré ou méprisé avant lui.

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