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France : Société

L’obligation vaccinale imposée aux militaires et gendarmes a-t-elle un lien avec le financement du service de santé des armées (SSA) par l’industrie pharmaceutique ?

L’obligation vaccinale imposée aux militaires et gendarmes a-t-elle un lien avec le financement du service de santé des armées (SSA) par l’industrie pharmaceutique ?

C’est la question que pose l’association « Gendarmes libres ». Cette association est un “mouvement citoyen apolitique dirigé par des familles de gendarmes (…) soutenus par des militaires de toutes les Armées (…) pour mener tous les recours nécessaires afin de faire tomber l’obligation vaccinale qui est faite aux gendarmes et militaires.”

Cette obligation vaccinale a été formalisée par une instruction de la direction centrale du service de santé des armées, publiée en catimini le 29 juillet 2021, à une période où l’ensemble des grands chefs étaient en permissions et où les états-majors tournent souvent au ralenti. En clair, cette directive aurait pris tout le monde de court et n’aurait été déclinée de manière claire, notamment en termes de sanctions encourues pour les récalcitrants, qu’en septembre.

Cette instruction rend de fait la vaccination quasi-obligatoire pour les militaires au regard des critères fixés :

Art.1. Conformément aux textes réglementaires (première et deuxième références), la vaccination contre la COVID-19 s’ajoute au calendrier vaccinal des armées.

Art.2. Cette vaccination a pour objectifs de préserver la santé des personnels et de maintenir la capacité opérationnelle des forces armées.

Art.3. Outre les obligations vaccinales définies par la loi, la vaccination contre la COVID-19 est obligatoire pour tout militaire :

  • à l’incorporation ;
  • en formation, en stage ou servant dans les écoles ou centres de formation ;
  • servant ou projeté pour raison de service hors du territoire métropolitain, quelles que soient la durée ou la nature de la mission ;
  • embarqué pour raison de service sur un bâtiment de la marine nationale quels qu’en soient le port base, la durée ou la nature de la mission ;
  • participant ou concourant aux postures permanentes de sauvegarde maritime ou de sureté aérienne, à des missions de service public, ainsi qu’ à la dissuasion ;
  • servant, à compter du 15 septembre 2021, sur le territoire métropolitain au titre d’un engagement opérationnel décidé par l’état-major des armées ou la direction de la gendarmerie nationale ;
  • faisant l’objet d’une demande d’aptitude au service à la mer ou aux OPEX par le commandement (…)

Gendarmes Libres publie donc un article évoquant les subventions versées par l’industrie pharmaceutiques au service de santé des armées. Le montant de ces subventions (plus de 22 millions d’euros de 2013 à 2021) est conséquent. L’enjeu pourrait donc être conséquent au regard des difficultés financières rencontrées par le ministère des armées pour son fonctionnement courant (à ne pas confondre avec le budget de la loi de programmation militaire dont une grande partie est consacrée à l’acquisition de matériel modernes et très couteux).

Voici quelques extraits :

Le Service de Santé des Armées (SSA) a bénéficié :

  • de plus de 22 500 000€ d’euros de 2013 à 2021 provenant des industries pharmaceutiques ;
  • de 209 conventions dont les rémunérations ne sont pas déclarées pour la majorité d’entre-elles ;
  • et de 61 « avantages ».

Ses plus grands bienfaiteurs étant par ordre d’importance : Novartis, Roche, Takeda Pharmaceutical, MSD, Johnson & Johnson, PAREXEL International, Kappa Santé, Boehringer Ingelheim, Bayer…

L’association publie également quelques témoignages de militaires confrontés à des effets secondaires liés à cette obligation vaccinale imposée à une population jeune, sportive et en bonne santé :

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5 commentaires

  1. Quel est l’âge de départ à la retraite des militaires ? Sont-ils des personnes à risque ? S’il y a bien une population à ne pas piquer avec un produit non médicamenteux, c’est bien les militaires de notre Défense.

    • C’est pourtant simple : les armées sont là pour défendre le peuple, il faut donc les anéantir avant qu”elles se lèvent contre les ‘élites’.

  2. Et, curieusement, la Police n’est pas soumise à cette obligation “vaccinale”. Et, pourtant, les Policiers et les Gendarmes sont soumis à l’autorité du même DARD-MALIN.
    Mais les Policiers ont des syndicats pour faire pièce aux caprices ministériels quand les Gendarmes n’ont que le droit de se taire. Et il est fortement question de leur retirer…

  3. Parmi tous les généreux donateurs, le seul qui produise un vaccin anti-covid est Johnson & Johnson, déjà hors jeu à la date de signature de l’instruction du 29 juillet 2021. Je pense que l’explication est à chercher ailleurs.
    A mon avis, le gouvernement cherche désespérément toutes les professions à qui il peut imposer le vaccin. Il n’a pas osé le faire pour les policiers, dernier rempart du régime comme ils l’ont bien montré lors de la crise des Gilets jaunes. En revanche pour les militaires et les gendarmes, non syndiqués et plus disciplinés il s’est senti autorisé à le faire.
    En apparence il a été obéi, puisque peu de refus francs avec sanctions à la clé ont été constatés.
    Cependant il est clair qu’il a cassé la relation de confiance qui unit les soldats à leur chef. A la lecture des témoignages de militaires opposés à la vaxxination rassemblés par Gallia daily,
    https://telegra.ph/Interview-avec-les-militaires-anti-vax-Je-suis-un-soldat-et-mon-pays-ne-veut-plus-de-moi-car-je-refuse-le-vaccin–PARTIE-1-11-28
    on comprend que :
    – environ 30% acceptent volontiers la vaccination
    – environ 30% n’en veulent à aucun prix
    – le reste se fait vacciner contraint et forcé.
    Pour les 70% de réfractaires, la grande majorité réussit à obtenir de faux pass. Il y a semble-t-il une forte entraide pour trouver les bonnes filières. Voir notamment le témoignage d’un médecin militaire qui fait des faux certificats et couvre ses adjoints qui font de même.
    Ces témoignages sont accablants pour le gouvernement. Les soldats exercent un métier très particulier, lié au fait de devoir donner la mort et éventuellement de la recevoir, au profit d’une cause qui les dépasse. Pour en tirer le meilleur, le chef se doit d’être compétent et exemplaire. Dans le cas présent, après avoir vu le gouvernement prendre des mesures stupides, contraires aux principes militaires, et même illégales, il est clair que beaucoup d’entre eux ne respectent plus le chef des armées. Ils feront le service minimum, sans plus…

  4. Pourquoi les supérieurs militaires n’ont ils pas protégé les élèves dont ils avaient la charge.
    Ils ont fait vœu d’obéissance dans pour un cadre bien précis.
    La soumission a big pharma ne fait pas partie de ce cadre.
    Honte a eux.
    Retenons les noms de tous les militaires supérieurs qui ont été complices de ce scandale.
    Petits chefs sans honneur !

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