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Valeurs chrétiennes : Education

“L’obligation scolaire dès 3 ans prônée par Emmanuel Macron : pire que la Schulpflicht ?”

“L’obligation scolaire dès 3 ans prônée par Emmanuel Macron : pire que la Schulpflicht ?”

De Ludovic Laloux, Professeur des universités en histoire, Université polytechnique Hauts-de-France, sur la Revue Politique et parlementaire :

Le 2 octobre 2020, en tant que président de la République, Emmanuel Macron prononce un discours où, sous prétexte de dénonciation du « séparatisme islamiste », il affirme que « dès la rentrée 2021 l’instruction à l’école sera rendue obligatoire pour tous dès 3 ans, l’instruction à domicile sera strictement limitée, notamment aux impératifs de santé. » Il ajoute que les écoles hors contrat « feront l’objet d’un encadrement encore renforcé ». La raison invoquée ne trompe guère.

Qui s’y risquerait aujourd’hui ?

Or, seulement dix mois après son accession au pouvoir, E. Macron avait tenté un ballon d’essai le 27 mars 2018 en ouverture des Assises de la maternelle, en déclarant : « J’ai décidé de rendre obligatoire l’école maternelle et ainsi d’abaisser de 6 à 3 ans, en France, l’obligation d’instruction dès la rentrée 2019. » Il n’avait alors pas brandi la menace du « séparatisme islamiste » mais, peu après, avait opéré un rétropédalage partiel car la loi publiée le 28 juillet 2019, qualifiée « pour une école de la confiance » peut-être pour endormir les esprits, n’avait instauré « que » l’instruction obligatoire, et non l’école obligatoire, à partir de 3 ans à la rentrée scolaire 2019.

Raison officielle invoquée : « le séparatisme islamiste »

Cependant, après avoir pris la décision de retirer les élèves des écoles de la mi-mars à mai 2020 à cause de la situation sanitaire, le chef de l’État avait dû se rendre compte que ses propos de l’année précédente n’avaient guère suscité d’oppositions. Pourquoi donc ne pas revenir à la charge et, cette fois, pour écarter toute critique éventuelle, arguer du séparatisme islamiste ?

Passant outre la loi du 28 mars 1882 de Jules Ferry dont le caractère obligatoire portait sur l’instruction et non sur l’école, laissant ainsi la liberté d’une instruction à la maison aux parents qui sont les premiers éducateurs de leurs enfants, E. Macron entend donc soustraire dès leur plus jeune âge les enfants aux familles, en prétextant en 2019 une socialisation plus grande et en 2020, au moment où le confinement ou les quarantaines renvoient désormais les enfants chez eux, en mettant en avant un motif religieux ou politico-religieux.

Un précédent fâcheux : le 6 juillet 1938

En ce 2 octobre 2020, E. Macron veut inscrire son œuvre dans l’histoire par rapport à l’enfance : « J’ai pris une décision sans doute l’une des plus radicales depuis les lois de 1882 et celles assurant la mixité scolaire entre garçons et filles en 1969. » Puisqu’il invoque l’histoire, E. Macron sait certainement que non seulement il anéantit le caractère libéral de la loi de J. Ferry par son article 4, en imposant l’obligation scolaire, mais aussi qu’il va au-delà d’une décision prise le 6 juillet 1938 à Berschtesgaden où, plus de cinq ans après son arrivée au pouvoir, le Führer imposait pour le Troisième Reich l’obligation scolaire mais seulement à partir de l’âge de 6 ans, avec la menace d’emprisonner les parents si tel n’était pas le cas. Le fait doit être connu, au moins pour un chef d’État grand admirateur d’Angela Merkel dont l’Allemagne envoie en prison, encore en ces premières décennies du XXIe siècle, des parents allemands qui instruisent leurs enfants à domicile. En effet, la décision du 6 juillet 1938 de l’Allemagne nationale socialiste demeure toujours d’actualité outre-Rhin. Pour Hitler, il s’agissait de soustraire les enfants à leurs parents afin de leur inculquer, suivant l’article premier de la Schulpflicht (obligation scolaire), l’éducation et l’instruction conformes à son programme idéologique.

Pour E. Macron, si la justification de sa politique scolaire change selon les circonstances, quel est donc le véritable but poursuivi ? Il devient légitime et urgent de se poser la question.

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7 commentaires

  1. Je suggererais la crèche obligatoire dès l’âge de 1 an : la projection de vidéos incluant des images subliminales est, paraît-il, extrêmement efficace à cet âge.
    De plus, on devrait imposer aux futures mamans l’audition au cours des 6 derniers mois, en boucle et par haut-parleurs, des discours des “grands hommes”, JUPITER principalement, plusieurs heures par jour.
    Tout le monde sait que l’enfant à naître entend tout ce qui se passe autour de sa mère.
    Cela constituerait une optimisation des Pimpfs, Hitlerjugend, Pionniers et autres Komsomolsk…

    • Reponse a Mr Jacquel.
      Concernant l’obligation scolaire quasiment le monde entier beneficie de ce genre de loi.C’est une bonne chose que l’ecole commence vers les 6 ans.Je precise que ce soit l’ecole publique ou privee (Catholique par exemple).Mais 3 ans …cela fait partie des politique idiotes de cet homme qui se pretend “president” de notre France.
      Je precise aussi que le chancelier allemand de l’epoque n’a rien invente, seulement il a instaure ce que tous les pays ont fait.

  2. Macron faisant le salut nazi…

  3. « Les parents premiers éducateurs de leurs enfants » ? Un concept dépassé ? « Plan des 1000 jours » prévoyant l’encadrement par des travailleurs sociaux dès la 1ère échographie, ingérences constantes des enseignants,  orthophonistes et psychologues ou psychiatres imposés sous tous les prétextes, « informations préoccupantes » ou « signalements » qui déclenchent enquêtes sociales et main-mise des « AS » et « éducs-spés » sur la vie familiale au moindre incident, quand ce n’est pas l’enlèvement de l’enfant au motif de « mère (ou père) fusionnelle…L’idéal républicain et FM de l’enfant né dans une famille et élevés par plusieurs autres est en marche.

  4. Voilà un type qui n’a pas de gosse et qui prend des décisions à la noix. Qu’il s’occupe de se fes..s !

  5. Permettez-moi une hypothèse sur l’avenir de l’école à la maison. Il est possible que l’école à la maison ne soit pas interdite mais qu’en revanche on aille vers une distinction type sous contrat et hors contrat. L’instruction en famille libre ce sera les méchants hors-contrat montrés du doigt qui n’appliquent pas le programme et les cours par correspondance seront les bons élèves sous-contrat avec l’Etat. C’est-à-dire que les cours par correspondance (CPC) vont devoir se rapprocher d’avantage du ministère de l’éducation nationale pour le contenu des cours. Ce qui permettrait aux enfants instruits ainsi de recevoir eux d’avantage d’éducation morale et civique.

    SI M. Macron interdit l’école à la maison il y a beaucoup trop de “gros sous” en jeu. Et pas de n’importe qui.

    Quelques faits d’abord :
    – en 2014, les plus gros cours par correspondance français ont tous été rachetés par Alma Learning (lien ici https://www.galivel.com/fr/1-0-938/communiques-de-presse/alma-learning-group-prend-la-tete-de-l-e-learning-en-france-en-devenant-actionnaire-majoritaire-de-forma-dis)
    – Alma Learning devient ainsi que la plus gros acteur économique de ce secteur (350 millions d’euros de CA)
    – Alma Learning est dirigé par Pierre Lansonneur (https://www.humanite.fr/cours-reaumur-letrange-monsieur-lansonneur-679458) et Philippe Seyres de Rothschild (pas de fiche wikipedia curieusement mais une biographie intéressante ici sur le site http://www.chateau-mouton-rothschild.com /l-histoire/portraits/philippe-sereys-de-rothschild)

    – dans le home schooling on distingue l’instruction en famille libre qui ne rapporte pas ou peu de TVA à l’Etat et les cours par correspondance qui eux rapportent beaucoup.

    Et enfin j’imagine mal une branche Rothschild se laisser vider les poches par une République fut-elle française. En revanche je les vois bien complices d’une loi obligeant les cours par correspondace à appliquer les programmes de l’Education nationales. Et pouvoir ainsi continuer à propager les idées et les “valeurs” de la République auprès de tous les enfants. Bref du gender&Co pour tous.

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