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L’intérêt de voter pour avoir des députés au Parlement européen

Bruno Gollnisch répond à Présent :

G "L’un de principaux enjeux est précisément celui de l’adhésion, ou non, de la Turquie à l’Union européenne. Mais ce n’est pas le seul. Il s’agit de savoir si nous aurons une France française dans une Europe européenne. Aujourd’hui, en effet, cette Europe est de moins en moins européenne dans la mesure où, d’une part, elle renie l’héritage sur lequel repose sa civilisation, comme l’héritage chrétien, et qu’elle s’affranchit du modèle politique qu’elle avait élaboré, reposant sur des nations libres, souveraines et égales en droit, et où, d’autre part, elle s’ouvre à tous les flux de populations, de marchandises et de capitaux venus d’ailleurs, même quand ils ont un effet destructeur sur son identité. […]

Quelle que soit l’issue du combat, il faut se battre à l’intérieur de ces structures, tout autant qu’à l’extérieur. Les tenants du système suggèrent que la meilleure façon de la contester serait de s’abstenir. Ils sont naturellement ravis si les mécontents s’abstiennent. Ce qu’ils craignent, c’est que les mécontents votent et les remplacent. Si par exemple sous le Second Empire les députés républicains avaient renoncé à se faire élire au corps législatif, ils n’auraient jamais acquis la notoriété et l’expérience qui leur a permis, au lendemain du désastre de Sedan, de proclamer la République sur les marches de l’Hôtel de Ville le 4 septembre 1870. Je n’aspire pas à une proclamation de cette sorte, mais à la restauration des valeurs de l’Europe chrétienne !"

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40 commentaires

  1. Excellente et brillante argumentation de Bruno G. en faveur du vote, et contre l’abstention : il n’y a pas d’opposition sur la méthode entre souverainisme et scepticisme européen. Il faut avoir des élus au Parlement Européen, et pour en avoir, la seule voie concrète est de voter.

  2. On a déjà constaté que ça ne sert à rien.
    Le référendum ou une majorité de français a dit NON n’a pas été respecté.
    La démocratie n’est qu’un mot vain mot pour ceux qui détiennent les pouvoirs.
    Il faut être fou pour vouloir rester dans ce “magma” qui broie les peuples et les conduit vers un autoritarisme incontrôlable et contraire à ce qu’ils désirent.
    Les députés élus (mêmes bien pensants) ne pourront rien comme d’habitude.
    Beaucoup ne veulent pas de la Turquie et nous l’aurons cela ne fait pas de doute.
    Tout est déjà décidé depuis longtemps n’en doutons pas !

  3. Ne pas voter est une grave erreur, voire une faute.
    Même si nous sommes déçus soit par la trahison des élus, soit par le résultat des élections, ce ne sont pas des raisons pour ne pas voter, la souffrance fait partie de la vie ici-bas et chacun prend ses responsabilités, à sa place. Il n’y a pas de raisonnement qui tienne contre cela.

  4. Bravo, Monsieur Gollnisch, mais vous savez, il y a aura toujours des grincheux pour dire que vous n’êtes pas assez ceci ou trop cela et gna gna gna… et qui dans votre région Est préfereront soit s’abstenir (et donc faire le jeu du système puisqu’ils laisseront les mêmes au pouvoir) soit se perdre dans des candidatures parasites et inutiles (car ils n’auront pas d’élus)… parce que ces mêmes grincheux croient que ces candidats ont de meilleurs idées que vous (croient-ils, car c’est impossible) et préferont ne pas voter pour vous, alors que vous êtes le meilleur et que vous êtes crédité de 15% des voix…
    Moi je vous dis: Merci Monsieur Gollnisch et honte à ceux qui n’ont pas encore ouvert les yeux!!

  5. Bien sûr il faut que bruno Gollnisch soit réélu.
    Il fait honneur à son mandat et nous savons qu’il combat avec talent sans relache dans les différentes assemblées où il est élu, comme le font Carl Lang, Jean-Claude Martinez ou Fernand Lerachinel. Tous les classements publiés dans la presse ces derniers mois le confirment : ils sont au tableau d’honneur. Leur réélection est donc nécessaire.
    Hélas, il n’en est pas de même pour la famille Le Pen (père et fille), inscrite aux abonnés absents que ce soit à Strasbourg, à Bruxelles ou dans les conseils régionaux de PACA et d’Ile de France où ils sont élus. Alors, pourquoi voter pour des candidats qui ne siègeront pas ? A quoi servent-ils finalement dans ces assemblées ? A rien, par contre eux, ne manquent pas de se servir… (leurs indemnités leur sont malgré tout versées !)En outre ils prennent la place d’autres personnes…

  6. L’exemple pris par M. Gollnisch est intéressant, et fort juste.
    Mais si on considère ce qu’est VRAIMENT le Système, la leçon est toute différente!
    Il est absurde de vouloir changer la Révolution de l’intérieur, premièrement parce que personne n’y est jamais arrivé, et que c’est dans l’autre sens que ça marche toujours!
    En effet, les urnes, c’est un fait, favorisent systématiquement une politique de gauche, ou au moins gauchisante (quand c’est la droite qui l’applique…). Pourquoi? Mais parce que la démocratie libérale tend automatiquement et FATALEMENT vers sa fin qui est l’idéal de gauche, à savoir la libéralisation de l’individu.
    Donc, y participer en tant que catholique ne sert strictement à rien: dans un tel système, on est réduit à une opposition insignifiante, et si, par un affolement inopiné de cette belle mécanique, on obtient quelque chance de prendre le pouvoir (21 avril 2002), on est immédiatement renvoyé à la marge par une formidable coalition des “forces du progrès”, communiant toutes, des anarchistes à la droite conservatrice, comme par miracle, dans la “résistance à l’extrême-droite”.
    L’erreur de M. Gollnisch est de croire au plus grand mensonge de la démocratie, à savoir que n’importe qui peut gouverner s’il a la majorité. Et c’est tellement réconfortant d’imaginer qu’on a les mêmes chances d’y arriver que l’UMPS…
    Cependant, ce n’est qu’une illusion! Et depuis deux siècles que ça dure, peut-être faut-il arrêter d’être les dindons de la farce…

  7. D’autre part, contrairement à ce qu’avance Bruno Gollnisch, je n’ai pas l’impression que les tenants du système soient les abstentionnistes lorsque un battage médiatique infernal, et quotidien, pousse les Français à aller veauter.
    Si l’abstentionnisme était bon pour le système, pourquoi le système appelerait-il à “accomplir son devoir de citoyen” ?
    La réalité est que si le Front national n’existait pas le système l’aurait inventé. Et comme le dit lulo, lorsque un parti contestataire s’approche du pouvoir les “forces de progrès” ploutocratiques, républic-haines et démoNcratiques, font front commun pour barrer la route au fascisme… Clé, les propos de Jacques Chirac entre les deux tours des présidentielles 2002 : “Le Pen un danger pour la démocratie” dixit Jacques Chirac…

  8. A MJ,
    Merci d’apporter la voix simple du bon sens!
    [Il ne s’agit pas de moi. Michel Janva]
    A M. Merlin,
    “Même si nous sommes déçus soit par la trahison des élus, soit par le résultat des élections, ce ne sont pas des raisons pour ne pas voter, la souffrance fait partie de la vie ici-bas et chacun prend ses responsabilités, à sa place. Il n’y a pas de raisonnement qui tienne contre cela.”
    Vous êtes vraiment déconcertant… Donc, si on vous suit bien, la démocratie libérale est voulue par Dieu pour notre pénitence, et on doit l’accepter comme telle!!!???
    Il faut donc se résigner à la législation anti-chrétienne? A voir disparaître la France?
    Avec une pareille mentalité défaitiste et libérale, il est heureux que vous n’assumiez aucun mandat…
    Quand la défense à tout crin de la “liberté religieuse” vous fait proférer de telles énormités, vous avez bien besoin de la science politique et des encycliques pontificales…
    Pour tous, en tous cas, il est édifiant de voir jusqu’à quel point l’idéologie révolutionnaire peut pervertir un catholique.

  9. @ JB
    Erreur : toute absence au Parlement européen est sanctionnée financièrement, par une diminution des indemnités. Encore un mensonge ou une erreur sur les Le Pen.

  10. Cher lulo, je suis abstentionniste, mais il faut rester prudent sur le sujet du vote, il n’y a rien de tranché. La science politique peut bien nous donner des indications, mais ce ne sont que des indications. Je ne suis certain ni dans un sens ni dans l’autre, même si, pour des raisons de logique, je pense que le vote est inutile et néfaste pour la vérité (surtout lorsque organisé au niveau national où l’on ne connait personne ni les hommes ni ceux qui adoubent les candidats…, le vote au niveau local ayant toujours été pratiqué). Je ne condamne pas les catholiques qui pensent réaliser leur devoir en allant voter.
    La discussion sur la “liberté religieuse” est un autre débat. Denis Merlin donne des éclaircissements sur ce sujet, et souvent non dénués d’intérêts.

  11. Les hollandais nous lancent un défi.
    La barre à franchir est à 17 °/o pour les autres électorats nationaux.
    Un “tir groupé” est la seule garantie d’atteindre la cible.
    Un seul dirigeant, un seul étendard.
    Voir ci-après :
    http://www.nationspresse.info/?p=46646

  12. Merci à Bruno Gollnisch et aux auteurs des commentaires qui sont à mon avis très intéressants.Mais je constate que depuis 150 ans, nous votons,et ils gouvernent!

  13. Je me suis abstenu au 2nd tour des présidentielles car cela m’était évident.
    Pour d’autres élections cela l’est moins. Je suis profondément anti-démocratique mais j’ai comme l’impression que même à moins de 10 % de votants, nos chers “mal élus” continueraient de pavoiser…

  14. Bruno Gollnisch a raison: le vote est un devoir. Ne serait-ce que parceque nous ne devons pas collaborer avec les mondialistes et leur laisser libre champs.
    Nos enfants nous le reprocheraient un jour et ils auraient raison.
    Votons donc, et votons nationaliste!

  15. Votons peut-être, mais alors votons catholique !

  16. Cher Ingomer,
    “je suis abstentionniste, mais il faut rester prudent sur le sujet du vote, il n’y a rien de tranché.”
    Le vote en soi n’a rien de condamnable, quand il reste cantonné au niveau des électeurs, comme l’attestent la DSE et l’expérience de la monarchie française: donc même aujourd’hui, il est possible de participer à des élections professionnelles ou locales.
    Pour le suffrage universel, les choses sont au contraire assez bien tranchées dans l’enseignement de Pie IX, entre autres…
    “La science politique peut bien nous donner des indications, mais ce ne sont que des indications.”
    L’ADN, c’est une simple indication? La science politique chrétienne n’a pas pour but de donner des indications que chacun suivrait ou pas, mais elle établit des REGLES, à suivre simplement si on veut être en prise avec le réel…
    “Je ne condamne pas les catholiques qui pensent réaliser leur devoir en allant voter.”
    Attention! La sincérité ne saurait être en aucun cas le critère de la vérité, sauf dans la pensée moderne.
    Ce qui est important, ce n’est pas que nous croyons bien agir, selon des critères personnels et donc purement subjectifs, mais que nous agissions bien, au regard objectif de la Vérité.
    “La discussion sur la “liberté religieuse” est un autre débat. Denis Merlin donne des éclaircissements sur ce sujet, et souvent non dénués d’intérêts.”
    Je constate simplement que, dans les messages de M. Merlin que j’ai pu lire, transparaît une doctrine et des principes que le Magistère a condamnés.
    Cela n’empêche pas, évidemment, une certaine lucidité de son regard sur les choses, mais, je le répète, nous parlons ici de sujets sur lesquels la subjectivité de chacun n’a pas sa place: tout le monde peut avoir un avis intéressant pour choisir un papier peint, mais pas sur la politique chrétienne…!!!
    Quant aux autres commentateurs, qui vont se ruer dans les isoloirs… sans doute ne sommes-nous pas encore tombés assez bas pour comprendre ce qu’est le Système… Faudra-t-il encore deux siècles d’apostasies pratiques?

  17. @ Lulo,
    Au sujet du “suffrage universel”, c’est Pie IX effectivement qui l’avait qualifié d'”universel mensonge”. Merci de le rappeler! Cela s’explique aisément, le vote fondant le pouvoir des puissants, ceux-ci investissent les moyens modernes de communication afin de monopoliser la propagande et l’orienter dans son sens… Démagogie, cooptation, corruption. La Secte maçonnique fonctionnant sur l’échange du serment de secret et d’entraide participe en outre à saper encore un peu plus les bases dites “démocratiques” de la “république”.
    Au sujet de la sincérité, effectivement, celle-ni ne fait pas la vérité !
    Je reconnais à Bruno Gollnisch le mérite de dire vouloir le retour d’une politique chrétienne. Seulement, effectivement, même si cela est “inscère” de sa part, ce qu’il n’a pas compris et avec lui tous ceux qui appellent à veauter F.N., c’est qu’une politique authentiquement chrétienne signifierait de fonder le pouvoir en l’originant en Dieu et non dans la “souveraineté”, même dite “nationale”… Ce qui est une hérésie (R.P. Charles Maignen, Frère de Saint-Vincent-de-Paul. Auteur de l’opuscule « la souveraineté du peuple est une hérésie… »)

  18. Lulo
    Ce que vous dites est tout à fait pertinent et juste. Mais quand nous avons des hommes de grandes qualités comme Gollnisch ou P Louis ne peut-on pas les soutenir ?
    Et comme je les mis plus haut, anti-démocratique dans l’âme, j’aimerai que le Système s’écroule de lui même et je suis convaincu que cela le sera un jour. Mais même avec moins d’un électeur sur 2 qui se déplace, le Système fonctionne encore, de + en + mal, mais encore…
    Ce système est vraiment corriace !

  19. Même si certains considèrent le vote comme inutile, qu’ils n’oublient pas que cela permet aux petits partis de survivre financièrement et d’apporter une voix discordante dans les assemblées du système. Tant que ces “poils à gratter” seront là, l’espoir d’un changement subsistera…

  20. En complément, si les élus nationaux disparaissent des assemblées, plus rien n’empêche les partis de la majorité d’appliquer leur politique de mort.
    Depuis 86 (derniers élus FN à la proportionnelle), toute opposition a disparu du débat parlementaire.
    Abstentionnistes, réfléchissez à deux fois avant de partir à la pêche… de toute façon, le week-end est pluvieux 😉

  21. Pour particper au débat entre Denis Merlin et LuLo.:
    Le refus de l’objection de conscience caractérise précisément les dictatures.
    L’objection de conscience, ou abstention , est particulièrement valide dans la zone Est où il n’y a pas de liste qui n’accepte le “compromis du moindre mal” dénoncé par le Très Saint-Père comme parfaitement “irréaliste” parceque “contraire à l’idéal inhérent à la nature humaine”.
    C’est ce que je me suis efforcé de rappeler maintes fois ici, et là, sur le net, et qui constituera mon humble partcipation civique ,pour cette fois, qui n’a pas offert à mes yeux d’autres possibilités, à la construction européenne basée sur le “respect authentique de la dignité humaine”, niveau du seul réalisme politique qui soit et qui est loin d’être atteint jusqu’à présent.
    Dès lors, n’il est-il pas plus que temps de prendre, conscience aujourd’hui que le temps à sonné de l’application unilatérale des fumeuses conceptions idéologiques matérialistes dans les moindres domaines de la vie de la personne humaine, de sa conception jusqu’ à sa mort?
    N’est-il pas temps d’étendre à l’homme le principe d’écologie,comme le rappelait dernièrement et justement Monsieur Vanneste , à certains évêques français.
    L’isolation des combles c’est utile , la protection des embryons c’est vital!
    Faute de quoi il en sera fait de l’humanité jusqu’ à ce que le tiers monde, laissé pour compte dans l’histoire par “les experts du redressement ” , ne déferle pour nous parler sans ménagement de la vraie nature humaine,avec,collée au ventre , l’énergie du désespoir lié à leur état de survie.
    Anecdotiquement,permettez-moi de citer le cas d’ un Maire UMP dont j’ai eu connaissance et qui recommande l’abstention parce qu’on lui sucre l’hopital dans son chef lieu de canton.
    Cet honnête homme de la “Majorité Présidentielle” serait-il lui, aussi “en faute” parcequ’il estime que la souffrance,comme vous le dîtes justement Monsieur Merlin, “fait en effet partie intégrante de la vie”, et que celle de ses administrés n’est pas une marchandise exportable et exploitable à merci et qu’ainsi, elle mérite d’être soignée auprès et avec les familles?

  22. “Je constate simplement que, dans les messages de M. Merlin que j’ai pu lire, transparaît une doctrine et des principes que le Magistère a condamnés.
    Cela n’empêche pas, évidemment, une certaine lucidité de son regard sur les choses, mais, je le répète, nous parlons ici de sujets sur lesquels la subjectivité de chacun n’a pas sa place: tout le monde peut avoir un avis intéressant pour choisir un papier peint, mais pas sur la politique chrétienne…!!!”
    Je tâche de trouver la doctrine qui m’éclaire dans les encycliques des papes (de tous les papes) et dans Vatican II, je n’ai pas de doctrine n’étant pas un gourou, mais des opinions.
    En revanche vous n’avez aucun titre à me condamner ou à condamner mes écrits comme non catholiques. Ce que vous écrivez vous condamne.

  23. @pg (Pascal Ganat)
    Votre remarque est fausse. Les sanctions financières pour les députés européens ne sont effectives qu’àu-delà de 50% d’absence…

  24. Comment se fait-il que mon commentaire “Rédigé par: Ingomer | 06 juin 2009 at 12:47” ne soit toujours pas publié ce dimanche matin 7 juin ? La souveraineté populaire, “une hérésie” (R.P. Charles Maignen), serait-elle un sujet interdit ? Surtout à la veille d’élections…
    [Laissez-moi vivre ! Je ne suis pas payé pour valider vos commentaires. Un peu de patience. Merci. MJ]

  25. A Ingomer,
    Merci à vous, notamment pour la mise en ligne de l’article de l’abbé Maignen, “la souveraineté populaire est une hérésie”, qui est une lecture plus que jamais nécessaire.
    http://juristes.catho.free.fr/maignen.html
    A Cosaque,
    “Mais quand nous avons des hommes de grandes qualités comme Gollnisch ou P Louis ne peut-on pas les soutenir?”
    On ne peut les soutenir dans le système politique actuel, pour la simple raison qu’ils y seront de toute façon inefficaces, et, pire, qu’ils risquent d’être lentement pervertis, comme tant d’autres avant eux.
    Il n’est pas interdit de penser, en revanche, que ces hommes (et combien d’autres?) seraient de très utiles serviteurs de la monarchie.
    “Et comme je les mis plus haut, anti-démocratique dans l’âme, j’aimerai que le Système s’écroule de lui même et je suis convaincu que cela le sera un jour. Mais même avec moins d’un électeur sur 2 qui se déplace, le Système fonctionne encore, de + en + mal, mais encore… Ce système est vraiment corriace !”
    Le Système fait feu de tout bois: il provoque d’immenses catastrophes, mais à chaque fois, on lui recrée petit à petit des conditions favorables (1815, 1870, 1940)…
    Gardons-nous bien de rentrer dans sa logique purement arithmétique: oui, EN THEORIE, il suffirait qu’un seul électeur vote pour que ça continue.
    Mais, EN PRATIQUE, qui croirait sérieusement que le jour où il y aura une abstention écrasante, et derrière celle-ci, des troupes décidées, la France sera calme et paisible?
    A Olivier,
    “Même si certains considèrent le vote comme inutile, qu’ils n’oublient pas que cela permet aux petits partis de survivre financièrement et d’apporter une voix discordante dans les assemblées du système. Tant que ces “poils à gratter” seront là, l’espoir d’un changement subsistera…”
    L’espoir ne vaut rien s’il n’est pas fondé sur du solide, du réel. Sinon, il n’est qu’illusion, idéologie, et vaut encore moins que le libéralisme, dont il n’est que l’esclave.
    Croyez-vous sérieusement que la “droite nationale” constitue une opposition sérieuse au Système? Les rares fois où elle l’a été (2002), celui-ci a mobilisé toutes ses forces, de l’extrême-gauche à la droite, pour la renvoyer dans la marge du système. Le résultat? Chirac réelu avec 82% des voix…
    “En complément, si les élus nationaux disparaissent des assemblées, plus rien n’empêche les partis de la majorité d’appliquer leur politique de mort.”
    Parce que ça les en empêche, aujourd’hui????
    “Depuis 86 (derniers élus FN à la proportionnelle), toute opposition a disparu du débat parlementaire.”
    Et quels sont les fruits concrets et durables de l’opposition du FN entre 1984 et 1986?
    “Abstentionnistes, réfléchissez à deux fois avant de partir à la pêche… de toute façon, le week-end est pluvieux ;-)”
    C’est tout réfléchi: 200 ans de vote n’ont servi qu’à nous faire mourir.
    A M. Merlin,
    “Je tâche de trouver la doctrine qui m’éclaire dans les encycliques des papes (de tous les papes) et dans Vatican II, je n’ai pas de doctrine n’étant pas un gourou, mais des opinions.”
    De quoi parlons-nous? L’enseignement de l’Eglise est-il une simple opinion parmi d’autres? Quanta cura et le Syllabus sont-ils l’opinion personnelle de Pie IX?
    Dès lors qu’on manie des définitions et des textes revêtus de l’infaillibilité, il n’est plus question d’opinions ou d’interprétations personnelles et subjectives, mais de la Vérité, avec laquelle tout catholique DOIT être en accord.
    “En revanche vous n’avez aucun titre à me condamner ou à condamner mes écrits comme non catholiques. Ce que vous écrivez vous condamne.”
    Je ne vous condamne pas, cher Monsieur, mais je ne fais que constater, au vu des écrits du Magistère et des principes catholiques, que certains de vos propos ne correspondent pas à l’enseignement de l’Eglise et doivent donc être évalués en conséquence.
    Si l’on me démontre que je me trompe, et que vous êtes parfaitement en accord avec la doctrine anti-libérale définie depuis Grégoire XVI par l’enseignement pontifical infaillible, je ferais mon mea culpa sans sourciller.
    A Michel Janva,
    Simplement merci pour votre dévouement, et votre patience à lire mon interminable prose!!!

  26. Cher Lulo, merci pour vos commentaires, ce soir nous sommes le premier parti de France largement en tête avec 60% d’abstention. Le précédent record d’abstention de 57,21% établi en 2004 a été battu. Depuis la première élection du Parlement de Strasbourg en 1979, les chiffres de la participation n’ont quasiment jamais cessé de diminuer…
    Suffrage universel… “mensonge universel” disait Pie IX. C’est que voter dans un système fondant le pouvoir en l’homme (souveraineté populaire ou “nationale”), c’est-à-dire sur la négation de la D.S.E. (Dieu, source et origine du pouvoir), c’est un peu comme participer à une hérésie et dire – afin de s’excuser – c’est pour l’améliorer ! Le tour au nom d’un pseudo “devoir de citoyen” (sic)… Cela ne fonctionne pas ainsi, cette pirouette repousse seulement l’inéluctable effondrement du mensonge universel qu’est le suffrage universel dans un système niant Dieu.
    Donc, ce qu’il faut c’est un parti catholique qui remette en cause la source et l’origine du pouvoir, en précisant dans son programme que l’origine du pouvoir se trouve en Dieu… et nulle part ailleurs, surtout pas en l’homme (!), ou dans la “souveraineté nationale (!) Une hérésie…. Alors et alors seulement on pourra envisager d’aller voter car alors Dieu serait remis à sa place et ne serait plus nié. Qu’en pensez-vous ?

  27. “Donc, ce qu’il faut c’est un parti catholique qui remette en cause la source et l’origine du pouvoir, en précisant dans son programme que l’origine du pouvoir se trouve en Dieu… et nulle part ailleurs, surtout pas en l’homme (!), ou dans la “souveraineté nationale (!) Une hérésie…. Alors et alors seulement on pourra envisager d’aller voter car alors Dieu serait remis à sa place et ne serait plus nié. Qu’en pensez-vous ?”
    NON!!!
    1°) Un parti politique, c’est toujours la division des Français institutionnalisée. De plus, créer un parti confessionnel, c’est l’ambition récurrente des catholiques depuis 1789, c’est ce qu’essaient de faire tous les partis de la “droite nationale”, c’est se placer dans la droite ligne idéologique du Système, et c’est déjà accepter sa règle…
    2°) Votre idée est peut-être valable dans la pure théorie, et uniquement sur le plan théologique.
    Mais elle est radicalement en opposition avec les conclusions de la science politique, et tout simplement avec l’Histoire.
    Regardez, de par le monde, les rares régimes chrétiens qui ont existé depuis la Révolution: il n’y en a que trois, celui de Garcia Moreno (1861-1875), celui de Salazar (1932-1974) et celui de Franco (1939-1975).
    Tous ces régimes ont fait la juste part au règne social de Dieu, tous ils ont banni la démocratie libérale et ses principes.
    Mais tous n’ont pas assuré la pérennité du bien commun, n’ayant duré guère plus d’une ou deux générations, et après, c’était le retour immanquable à la Révolution, toujours orchestré par les “fils spirituels”: par exemple, Suarez, franquiste d’apparence bon teint, laisse éclater son libéralisme après la mort de Franco, devient premier ministre, assure la “transition démocratique” et autorise le PC dès 1977… On trouve le même type d’exemple avec les successeurs de Garcia Moreno et Salazar…
    Pourquoi en sont-ils arrivés là? Parce qu’il n’est pas suffisant qu’un régime politique soit chrétien pour assurer le bien commun:
    http://www.viveleroy.fr/article8.html
    La science politique nous apprend que, sous toutes les latitudes, la démocratie (ou la république) MÊME CHRÉTIENNE est le régime le plus mauvais (CF St Thomas), la dictature (régime de contrainte) ne vaut pas mieux, seule la monarchie est la plus apte.
    Or, comme par hasard, les trois régimes susnommés étaient des dictatures (au sens littéral, sans l’habituelle connotation péjorative), des régimes de forme CONCRETEMENT REPUBLICAINE, alors que le Portugal et l’Espagne étaient naturellement des monarchies chrétiennes, que leurs hommes forts auraient pu immédiatement rétablir…
    Et sous cette forme, comme le bien commun NE PEUT PAS prospérer durablement, il y a toute la place pour le libéralisme… qui gagne peu à peu les esprits, de la base jusqu’au sommet: notre Suarez avait pourtant passé 17 ans au Mouvement National, PARTI UNIQUE de Franco…
    On ne peut pas baptiser les républiques, pas plus que les dictatures: dans ce cas il faut une main de fer pour maintenir un régime qui apparaîtra toujours, MÊME CHRÉTIEN, comme odieux à sa population. On ne peut faire vivre indéfiniment un peuple dans la contrainte (ce n’est pas franchement la définition du bien commun!) et dans ces conditions, celui-ci n’aspire qu’à être délivré, il ne fait pas le tri entre bons et mauvais principes, et se jette dans les bras d’une opposition qui est TOUJOURS libérale…
    En résumé (j’y arrive quand même!!!), il est vain et contre-productif d’espérer remplacer le Système par la même chose en version chrétienne!
    Cessons de penser la politique en libéraux!!!
    Il n’y a pas à balancer: la seule solution politique est la monarchie très-chrétienne et ses principes intemporels, agencées d’une manière que nous ne sommes pas capables de définir (pas de décalque de la France d’avant 1789, entendons-nous bien!): cette compétence n’appartient qu’au Roi.
    Pour nous, notre devoir est, je le répète, d’aimer, de faire aimer, de connaître et de faire connaître la monarchie traditionnelle française: c’est à la portée de tout le monde, chacun selon ses possibilités, et nous ne sommes pas seuls pour cela:
    http://www.uclf.org/
    http://www.viveleroy.fr/

  28. @ Lulo, merci pour cette réponse ! Je comprends mieux l’importance d’articuler la D.S.E. avec la science politique!
    Je comprends mieux aussi l’inutilité et même le danger de vouloir créer un parti chrétien, pleinement catholique, lorsque celui-ci au pouvoir, les vices du régime électif, finiraient quand même par lasser les administrés. Le mal et le bien, mis à égalité, en compétition à chaque élection… la vérité et l’erreur sur une balance… finirait par lasser les moins avisés des administrés, qui quoiqu’on en disent, ressentent, instinctivement, le vice intrinsèque de la démocratie, et s’en détournent ! Et le régime tout entier deviendrait un contre-exemple fantastique contre l’Eglise et les catholiques. Le mal serait quasiment irratrapable !
    Que reste-t-il donc ? La monarchie. On peut tourner le problème dans tous les sens, on arrive toujours à cette conclusion.

  29. Evidemment, je suis catholique et j’adhère à toutes les vérités que l’Eglise nous propose à croire. Cependant mes opinions n’en deviennent pas infaillibles pour autant et je n’ai aucun titre à les imposer, encore moins, ce qui serait un blasphème, au nom de Jésus-Christ. Nous en sommes tous là, vous et moi.
    C’est d’ailleurs pourquoi les papes (Notamment Benoît XV – quinze -, si mes souvenirs sont bons) condamnent les partis confessionnels. Car personne ne peut dire : je suis le catholicisme. C’est pour une raison analogue que le “Salon beige” s’intitule “le Salon beige” quoique profondément catholique et je l’en félicite.
    Que l’élection soit mère du mensonge et source de beaucoup de problèmes, c’est malheureusement trop évident. La campagne électorale, c’est à qui sera le plus démagogue, utilitariste, flatteur. C’est en ce sens que l’on peut dire “suffrage universel, mensonge universel” selon ce que Pie IX aurait dit dans une conversation privée. Que ce soit le cas de tout le monde, certes pas, mais c’est une tentation permanente, une pente dangereuse et facile, inhérente au système d’élection au suffrage universel. Dans ce système, les plus rusés, les plus méchants ont la part belle. C’est pourquoi la démocratie suppose un peuple vertueux. Cependant, gardons-nous de faire de ces considérations morales, de morale pratico-pratique, des vérités doctrinales.
    Que la souveraineté populaire soit une hérésie, je ne suis pas assez calé en théologie pour donner un avis fondé. Que la “souveraineté populaire” telle qu’elle est exprimée dans la “déclaration des droits de l’homme de 1789” sous le terme de “volonté générale”, soit contraire au droit naturel, c’est, pour moi, une évidence. Au-dessus de la volonté populaire, il y a la liberté (liberté religieuse notamment qui est de droit naturel), la vérité, la justice et la solidarité, la paix sociale, les droits de l’homme en un mot le bien commun qui s’impose à tous et qui est le but de l’association politique et de cela la “volonté générale” ne peut s’affranchir sans tomber dans la tyrannie. C’est en ce sens que je suis d’accord avec la proposition : “la souveraineté populaire est une hérésie”.
    Cependant l’élection des autorités au suffrage universel n’est pas une hérésie. Et comme elle fait l’objet d’un consensus universel (ou quasi universel) nous devons nous y soumettre. Les autorités n’ont autorité qu’en raison de la volonté divine exprimée par le consensus humain (c’est analogiquement la même chose pour le droit positif humain promulgué par les autorités humaines). Sur ce point j’adhère à “Diuturnum illud”, comme à toute la doctrine des encycliques papales.
    Voyons maintenant le consensus qui procure l’obéissance. Il se trouve que sous l’Ancien Régime les peuples obéissaient pour un motif que notre pape actuellement glorieusement régnant a exprimé et qui est un motif de droit positif humain (et non en raison du “droit divin” qui peut être injustement entendu). Malheureusement, je n’ai pas retenu ce motif et je n’arrive plus à retrouver le passage où Benoît XVI en parle (si quelqu’un l’a merci d’avance de le citer). Aujourd’hui les peuples obéissent non pour des raisons d’hérédité, mais en raison d’une majorité arithmétique. C’est le droit positif humain obligatoire en conscience et auquel personne ne peut se soustraire sans faute, car l’homme est un animal social. Si quelques-uns uns veulent s’atteler à faire changer les mentalités et trouver une autre philosophie politique humaine meilleure, libre à eux. Mais ils ne feront pas l’économie de s’adresser aux intelligences.
    Mais l’unité viendra de la reconnaissance par les populations du règne du Christ, du Christ-Roi dont nous ne ferons pas non plus l’économie non plus. Le Christ-Roi fera régner la liberté religieuse qui est la possibilité de poser des actes religieux sans être jugé par nos semblables et donc de les poser sans entrave.
    Je remercie et je félicite le Salon Beige de permettre et de me permettre de tenter de faire le point sur ces questions de philosophie politique, en nous faisant nous perfectionner tous sur le plan intellectuel et moral.

  30. Bravo et merci à Denis Merlin pour cette réponse.
    Je retiens : “Il se trouve que sous l’Ancien Régime les peuples obéissaient pour un motif que notre pape actuellement glorieusement régnant a exprimé et qui est un motif de droit positif humain (et non en raison du “droit divin” qui peut être injustement entendu)”.
    C’est très intéressant, car cela signifierait qu’en dernier ressort, la critique libérale républicaine contre le “droit divin d’Ancien Régime” est faussée si l’on considère que le premier droit de l’homme, “droit positif humain” (superbe formule de Benoît XVI dont il serait en effet intéressant de retrouver la source) est d’avoir un gouvernement ordonné selon la loi naturelle, et donc fondé sur le respect de la liberté religieuse, et une liberté religieuse complète ! La république des “droits de l’homme” serait un régime des droits positifs humains incomplet puisque la liberté religieuse n’y serait pas totalement garantie ! Et donc un régime qui évoluerait vers la tyrannie.

  31. A Ingomer,
    Vous avez parfaitement saisi ce que j’ai voulu (longuement!) dire: vous aurez beau mettre des saints à miracles dans une république, elle fera une politique anti-chrétienne: “Le mal et le bien, mis à égalité, en compétition à chaque élection… la vérité et l’erreur sur une balance…”, c’est exactement ça.
    Il faut ajouter que le mal vient aussi du régime représentatif, ce qui est trop souvent ignoré: les assemblées ont une pente naturelle vers l’action libérale, tout simplement parce qu’il s’y forme des groupes, et que c’est le terreau de la subversion: une minorité décidée et agissante emporte l’adhésion de la majorité inconsciente du danger: nous en avons de beaux exemples en France, les seules fois où il y eut des majorités catholiques à l’Assemblée nationale (1848, 1870)
    “Le mal serait quasiment irratrapable !”
    Il l’est: les espagnols, les portugais et les équatoriens sont bien vite retournés au libéralisme, souvent précédés par leurs anciens dirigeants!
    “Que reste-t-il donc ? La monarchie. On peut tourner le problème dans tous les sens, on arrive toujours à cette conclusion.”
    Absolument, personne n’y peut rien, les faits sont têtus! Mais si la tâche est énorme, nous pouvons compter sur une doctrine puissante car ancrée dans le réel, et sur des structures qui existent déjà:
    http://www.viveleroy.fr/article53.html
    A M. Merlin,
    “Evidemment, je suis catholique et j’adhère à toutes les vérités que l’Eglise nous propose à croire. Cependant mes opinions n’en deviennent pas infaillibles pour autant et je n’ai aucun titre à les imposer, encore moins, ce qui serait un blasphème, au nom de Jésus-Christ. Nous en sommes tous là, vous et moi.”
    En tant que catholiques, vous et moi ne pouvons avoir d’opinions (sous-entendu des avis personnels, donc subjectifs) que sur les questions non tranchées par le Magistère. Dès lors, qu’il y a des définitions et des condamnations infaillibles, il n’y a plus qu’à y adhérer.
    “C’est d’ailleurs pourquoi les papes (Notamment Benoît XV – quinze -, si mes souvenirs sont bons) condamnent les partis confessionnels. Car personne ne peut dire : je suis le catholicisme. C’est pour une raison analogue que le “Salon beige” s’intitule “le Salon beige” quoique profondément catholique et je l’en félicite.”
    Oui, d’autant plus qu’un régime de partis ne vaut rien pour le bien commun, du simple point de vue naturel.
    “Que l’élection soit mère du mensonge et source de beaucoup de problèmes, c’est malheureusement trop évident. La campagne électorale, c’est à qui sera le plus démagogue, utilitariste, flatteur. C’est en ce sens que l’on peut dire “suffrage universel, mensonge universel” selon ce que Pie IX aurait dit dans une conversation privée.”
    Absolument, mais Pie IX l’a dit dans une allocution publique à des pélerins français le 5 mai 1874. Ca n’a certes pas l’autorité d’une définition infaillible, mais ce ne sont pas des mots lancés entre la poire et le fromage non plus…!!!
    “C’est pourquoi la démocratie suppose un peuple vertueux. Cependant, gardons-nous de faire de ces considérations morales, de morale pratico-pratique, des vérités doctrinales.”
    Vous en arrivez à peu près à la même conclusion que Robespierre. Or, vous savez que le peuple est composé d’individus marqués par le péché originel, donc que la démocratie ne peut réaliser le bien commun depuis la sortie du jardin d’Eden…
    Et pourquoi ne pas tenir ces propos, tout à fait justes, pour la vérité doctrinale? Seule l’idéologie n’en sort pas indemne, mais pas la Vérité.
    “Que la souveraineté populaire soit une hérésie, je ne suis pas assez calé en théologie pour donner un avis fondé.”
    L’abbé Maignen, docteur en théologie, l’est assez.
    “Que la “souveraineté populaire” telle qu’elle est exprimée dans la “déclaration des droits de l’homme de 1789” sous le terme de “volonté générale”, soit contraire au droit naturel, c’est, pour moi, une évidence.”
    La volonté générale n’est pas la souveraineté populaire, même si elle est censée en découler. La souveraineté populaire prétend que tout pouvoir vient du peuple, alors que tout pouvoir vient de Dieu.
    Au-dessus de la volonté populaire, il y a la liberté (liberté religieuse notamment qui est de droit naturel), la vérité, la justice et la solidarité, la paix sociale, les droits de l’homme en un mot le bien commun qui s’impose à tous et qui est le but de l’association politique et de cela la “volonté générale” ne peut s’affranchir sans tomber dans la tyrannie. C’est en ce sens que je suis d’accord avec la proposition : “la souveraineté populaire est une hérésie”.
    Oui mais… vous semblez oublier que la société politique n’est pas le fruit d’une association librement consentie (c’est la thèse des “Lumières”), elle est le fruit d’une nécessité de notre nature et voulue par Dieu. Au dessus de tout, il y a Dieu et Sa Loi.
    “Cependant l’élection des autorités au suffrage universel n’est pas une hérésie.”
    Pas sur le plan strictement théologique, mais c’en est une au niveau de la science politique, et particulièrement en France: regardez ce que ça nous a apporté!!!
    “Et comme elle fait l’objet d’un consensus universel (ou quasi universel) nous devons nous y soumettre.”
    Tiens donc! Le péché aussi fait l’objet d’un consensus universel, devons-nous l’accepter pour autant??? Le prétendu consensus universel n’est pas un argument sérieux, surtout quand on voit comment on y est parvenu…
    “Les autorités n’ont autorité qu’en raison de la volonté divine exprimée par le consensus humain (c’est analogiquement la même chose pour le droit positif humain promulgué par les autorités humaines). Sur ce point j’adhère à “Diuturnum illud”, comme à toute la doctrine des encycliques papales.”
    Le “consensus humain” n’existe pas… L’autorité vient de Dieu, mais sa LÉGITIMITÉ dépend de deux choses: le respect des droits de Dieu sur la société civile, et la pérennité du bien commun:
    http://www.viveleroy.fr/article8.html
    “Voyons maintenant le consensus qui procure l’obéissance.”
    Là dessus, je vous renvoie ici, où l’on explique fort bien (p.3) pourquoi les Français ont obéi à leurs rois pendant quinze siècles:
    http://www.viveleroy.fr/article67.html
    “Aujourd’hui les peuples obéissent non pour des raisons d’hérédité, mais en raison d’une majorité arithmétique. C’est le droit positif humain obligatoire en conscience et auquel personne ne peut se soustraire sans faute, car l’homme est un animal social.”
    Cet “aujourd’hui” est déjà suspect… nous parlons de lois naturelles et intangibles! La pratique quasi universelle du mal n’en fait pas un bien pour autant!
    Du coup, ce qui est obligatoire en conscience, c’est de rompre avec une démocratie dont vous avez fort bien exposé les travers: à vous lire, on croirait qu’il faut maintenant pécher avec les autres, la cohésion sociale étant plus importante que les lois divines!!!
    “Si quelques-uns uns veulent s’atteler à faire changer les mentalités et trouver une autre philosophie politique humaine meilleure, libre à eux. Mais ils ne feront pas l’économie de s’adresser aux intelligences.”
    Et c’est bien pour ça que je vous rabats les oreilles avec la science politique!!! Ce qu’il faut aujourd’hui c’est d’abord SE FORMER, pour éviter les contradictions comme celle que vous venez de nous servir…
    “Mais l’unité viendra de la reconnaissance par les populations du règne du Christ, du Christ-Roi dont nous ne ferons pas non plus l’économie non plus. Le Christ-Roi fera régner la liberté religieuse qui est la possibilité de poser des actes religieux sans être jugé par nos semblables et donc de les poser sans entrave.”
    Cent mille fois oui pour le règne du Christ-Roi, mais expliquez-moi comment la Vérité peut s’imposer au milieu de l’erreur, par sa seule force…??? Et pourquoi l’erreur aurait-elle un droit d’expression???
    Replongez-vous dans les encycliques de Léon XIII…
    “Je remercie et je félicite le Salon Beige de permettre et de me permettre de tenter de faire le point sur ces questions de philosophie politique, en nous faisant nous perfectionner tous sur le plan intellectuel et moral.”
    J’en dirais tout autant!!!

  32. “vous semblez oublier que la société politique n’est pas le fruit d’une association librement consentie (c’est la thèse des “Lumières”), elle est le fruit d’une nécessité de notre nature et voulue par Dieu. Au dessus de tout, il y a Dieu et Sa Loi.”
    C’est là me semble-t-il le coeur du débat.
    Ce “Contrat social”, cette “association librement consentie” c’est cette thèse hérétique (négation du péché originel) des porteurs de lumières et autres chevaliers kadosch qui à partir du XVIIIe siècle ont posé que la vie en Société est un contrat, alors qu’il n’y a aucun contrat ! La nature n’est pas sujette de contrat ! La nature et les lois naturelles sont une réalité qu’il convient de respecter et de protéger ! Cette recherche des lois inscrites dans la nature sont d’authentiques valeurs du catholicisme et une préoccupation centrale du légitimisme.

  33. Saint Augustin repris pas Pie VI, dit que la société politique n’est qu’une convention (In Les confessions).
    Cette idée est reprise par les Lumières ou plutôt transformée, déformée par elles en “contrat” contingent.
    Or cette convention politique est nécessaire et voulue par la nature sociale de l’homme donc par Dieu. Elle n’est pas contingente, elle est nécessaire et nul ne peut s’en affranchir sans faute.
    De même, certes toute autorité vient de Dieu, mais elle fruit d’une convention sociale. La volonté de Dieu nous est signifiée par la convention (terme plus large que “contrat”).
    « La société humaine, dit saint Augustin, n’est autre chose qu’une convention générale d’obéir aux rois ; et ce n’est pas tant du contrat social, que de Dieu lui-même, auteur de tout bien et de toute justice, que la puissance des rois tire sa force. » Pie VI Quod aliquantum 10 mars 1791
    Le phénomène politique est un phénomène d’obéissance.
    Ce qui fait que la société politique existe, c’est que nous obéissons tous à des autorités.
    Cette convention générale n’est pas écrite. Elle est tacite. Elle est si tacite que notre constitution ne mentionne pas le terme « obéissance ». Et pourtant nous obéissons tous. Cette omission idéologique n’en rend que plus évident la nécessité de cette obéissance.
    Cet accord général d’obéir vient de la nécessité de nature où nous sommes de nous entraider. Il est voulu par notre Créateur. A titre d’exemple, dans la société que forment l’enfant au tout début de sa vie avec sa mère, l’enfant reçoit soin et culture de sa mère et lui donne en échange obéissance qui est amour. Cet accord nécessaire et auquel nul ne peut se soumettre sans faute, n’en reste pas moins un accord des volontés de la mère et de l’enfant.
    La théorie du « contrat social » qui trouve son origine dans une lecture de saint Augustin n’était pas entièrement nouvelle lorsque Hobbes en a parlé. En revanche, les partisans de la théorie (Rousseau) imaginent le « contrat social » comme un contrat contingent, alors qu’il est une convention (plus qu’un contrat) nécessaire, moralement nécessaire. Cette convention est nécessaire à son but et en raison de son but : le bien commun.
    D’une façon générale, notre esprit est fait pour classer, c’est son activité principale. Gardons-nous de faire comme les idéalistes qui classent selon les idées, alors qu’il faut classer selon la réalité et gardons-nous donc de mal classer. Par exemple, ce n’est pas parce que c’est dans Rousseau que c’est faux, mais parce que cela ne correspond pas à la réalité.

  34. “nul ne peut se soustraire sans faute” et non “soumettre”, mes lecteurs auront corrigé d’eux-mêmes.

  35. A M. Merlin,
    Merci à vous d’avoir rectifier! Ca ne veut plud du tout dire la même chose, et votre propos y gagne nettement en cohérence!
    Par contre, pour ceci…
    “Et comme elle fait l’objet d’un consensus universel (ou quasi universel) nous devons nous y soumettre.”
    … si vous ne remplacez pas “soumettre” par “soustraire”, je maintiens absolument ma critique, car je vous rappelle que la Révolution n’est pas franchement un régime aussi acceptable qu’un autre…

  36. “C’est très intéressant, car cela signifierait qu’en dernier ressort, la critique libérale républicaine contre le “droit divin d’Ancien Régime” est faussée si l’on considère que le premier droit de l’homme, “droit positif humain” (superbe formule de Benoît XVI dont il serait en effet intéressant de retrouver la source) est d’avoir un gouvernement ordonné selon la loi naturelle, et donc fondé sur le respect de la liberté religieuse, et une liberté religieuse complète ! La république des “droits de l’homme” serait un régime des droits positifs humains incomplet puisque la liberté religieuse n’y serait pas totalement garantie ! Et donc un régime qui évoluerait vers la tyrannie.”
    Pour moi, il est très clair que le gouvernement actuel est un gouvernement tyrannique. Il ne défend aucun des droits naturels fondamentaux : droit à la liberté religieuse, droit à la vie. Les institutions comme l’Education nationale, la Sécurité sociale (qui n’est pas qu’une assurance, mais qui est surtout un instrument de politique morale ou plutôt immorale) sont des institutions tyranniques.
    Le gouvernement ne met même pas en oeuvre la démocratie (droit positif humain) dont il a plein la bouche (déloyauté dans la culture, et même mépris de majorité arithmétique).
    Bref, c’est un vaste débat, trop vaste pour ce blog.
    Juste une petite remarque pour terminer : l’expression “droit positif humain” est traditionnelle. Le “droit positif humain” s’oppose au “droit positif divin” (dont une des dispositions est le baptême par exemple). Le droit positif humains se scinde lui-même en deux branches 1) celle dont les dispositions découlent directement du droit naturel (exemple le quantum des peines à infliger aux homicides) 2) celle qui respecte la loi éternelle et ne découle pas directement du droit naturel. Dans ces deux cas, c’est la prudence humaine découlant de la loi éternelle qui doit régler les dispositions de ce droit. (voir Libertas de Léon XIII) Car le droit positif tout en devant, en principe, rester stable, doit parfois aussi évoluer selon les circonstances et c’est le propre de la vertu de prudence, vertu exclusivement humaine, de nous guider dans nos actions humaines. Demandons cette vertu à la “Virgo prudentissima” (“Vierge très prudente”), la Sainte Vierge.

  37. A M. Merlin,
    “Saint Augustin repris pas Pie VI, dit que la société politique n’est qu’une convention (In Les confessions).”
    Il dit qu’elle n’est qu’une convention d’obéissance. Ce n’est pas la même chose, il parle d’un aspect de la constitution de la société et absolument pas de son fondement.
    “Cette idée est reprise par les Lumières ou plutôt transformée, déformée par elles en “contrat” contingent.”
    Non, les “Lumières” parlent bien de son fondement, elles, et je doute fort qu’elles eussent cité St Augustin…
    “Or cette convention politique est nécessaire et voulue par la nature sociale de l’homme donc par Dieu. Elle n’est pas contingente, elle est nécessaire et nul ne peut s’en affranchir sans faute.”
    Oui, mais pourquoi parler de “convention”? Attention à ne pas emprunter le vocabulaire de l’erreur…
    “De même, certes toute autorité vient de Dieu, mais elle fruit d’une convention sociale. La volonté de Dieu nous est signifiée par la convention (terme plus large que “contrat”).”
    Non, ce qui constitue la société, c’est l’autorité, voulue par Dieu et accordée par Lui. L’obéissance est la réponse OBLIGATOIRE des individus, sous peine de péché.
    C’est exactement comme pour la loi divine: ce n’est pas notre consentement qui la fonde.
    « La société humaine, dit saint Augustin, n’est autre chose qu’une convention générale d’obéir aux rois ; et ce n’est pas tant du contrat social, que de Dieu lui-même, auteur de tout bien et de toute justice, que la puissance des rois tire sa force. » Pie VI Quod aliquantum 10 mars 1791
    Le phénomène politique est un phénomène d’obéissance.”
    C’est juste, mais gare à ne pas confondre l’effet avec la cause, sinon, vous retombez à pieds joints dans la souveraineté populaire!
    “Ce qui fait que la société politique existe, c’est que nous obéissons tous à des autorités.”
    Oui…et non: ce qui la fonde premièrement, ce qui en assure la cohésion, c’est l’autorité.
    “Cette convention générale n’est pas écrite. Elle est tacite. Elle est si tacite que notre constitution ne mentionne pas le terme « obéissance ». Et pourtant nous obéissons tous. Cette omission idéologique n’en rend que plus évident la nécessité de cette obéissance.”
    Elle est écrite dans la loi divine. L’obéissance à l’autorité politique LEGITIME est un grave devoir sous peine de péché, ce que l’Eglise a toujours dit et rappelé.
    “Cet accord général d’obéir vient de la nécessité de nature où nous sommes de nous entraider.”
    L'”accord général” n’a rien à voir là-dedans!
    Ce n’est pas le peuple qui constitue la société par sa propre volonté. Son obéissance est le fruit naturel de la reconnaissance de l’autorité voulue par Dieu.
    “Il est voulu par notre Créateur. A titre d’exemple, dans la société que forment l’enfant au tout début de sa vie avec sa mère, l’enfant reçoit soin et culture de sa mère et lui donne en échange obéissance qui est amour. Cet accord nécessaire et auquel nul ne peut se soumettre sans faute, n’en reste pas moins un accord des volontés de la mère et de l’enfant.”
    L’exemple est juste, mais à vous lire, on croirait que la mère et l’enfant sont deux personnes égales qui établissent un pacte (même tacite) en toute connaissance de cause!!!
    Il n’y a pas “accord” mais simple respect de la loi et de l’ordre naturel voulus par Dieu.
    “La théorie du « contrat social » qui trouve son origine dans une lecture de saint Augustin n’était pas entièrement nouvelle lorsque Hobbes en a parlé.”
    Franchement, je ne crois pas que les “philosophes” du XVIII°s. ait été chercher leurs chimères chez les Pères de l’Eglise…
    Cela dit, c’est la théorie de la souveraineté populaire qu’on trouve dès le XVI°s., chez Suarez et Cajetan par exemple.
    “En revanche, les partisans de la théorie (Rousseau) imaginent le « contrat social » comme un contrat contingent, alors qu’il est une convention (plus qu’un contrat) nécessaire, moralement nécessaire. Cette convention est nécessaire à son but et en raison de son but : le bien commun.”
    NON!!! Vous changez la nature du contrat, mais vous gardez l’idée d’un contrat social, et par là, vous retombez dans la souveraineté populaire!!!
    JAMAIS le peuple n’a été souverain, c’est une pure chimère de philosophes, oublieux de notre nature et du fait que tout pouvoir vient de Dieu, et pas de l’homme.
    “D’une façon générale, notre esprit est fait pour classer, c’est son activité principale.”
    Et après avoir classer, il cherche à comprendre!
    “Gardons-nous de faire comme les idéalistes qui classent selon les idées, alors qu’il faut classer selon la réalité et gardons-nous donc de mal classer. Par exemple, ce n’est pas parce que c’est dans Rousseau que c’est faux, mais parce que cela ne correspond pas à la réalité.”
    Tout à fait! Et c’est bien pourquoi un catholique doit s’atteler à la science politique, éclairée par le Magistère infaillible.
    “Pour moi, il est très clair que le gouvernement actuel est un gouvernement tyrannique. Il ne défend aucun des droits naturels fondamentaux : droit à la liberté religieuse, droit à la vie.”
    Et revoilà la liberté religieuse, “droit naturel fondamental”… Expliquez-moi pourquoi l’Eglise a combattu ce prétendu droit, qu’elle aurait méconnu, pendant dix-neuf siècles?????
    Le seul droit naturel fondamental est d’aimer Dieu et d’accomplir Sa volonté.
    La liberté religieuse ne concerne que l’Eglise: seule la vraie religion doit bénéficier partout d’un développement sans entraves, et pas les fausses religions.
    “Les institutions comme l’Education nationale, la Sécurité sociale (qui n’est pas qu’une assurance, mais qui est surtout un instrument de politique morale ou plutôt immorale) sont des institutions tyranniques.”
    C’est tout le Système qui est tyrannique!
    “Le gouvernement ne met même pas en oeuvre la démocratie (droit positif humain) dont il a plein la bouche (déloyauté dans la culture, et même mépris de majorité arithmétique).”
    Parce que cette démocratie N’EXISTE PAS: ce n’est que le paravent idéologique des ambitions les plus inavouables d’une poignée d’oligarques.
    “Bref, c’est un vaste débat, trop vaste pour ce blog.”
    Pas tant que ça! Il suffit simplement de se conformer au réel, et l’on se rend vite compte que les choses sont simples.
    “Juste une petite remarque pour terminer : l’expression “droit positif humain” est traditionnelle. Le “droit positif humain” s’oppose au “droit positif divin” (dont une des dispositions est le baptême par exemple). Le droit positif humains se scinde lui-même en deux branches 1) celle dont les dispositions découlent directement du droit naturel (exemple le quantum des peines à infliger aux homicides) 2) celle qui respecte la loi éternelle et ne découle pas directement du droit naturel. Dans ces deux cas, c’est la prudence humaine découlant de la loi éternelle qui doit régler les dispositions de ce droit. (voir Libertas de Léon XIII) Car le droit positif tout en devant, en principe, rester stable, doit parfois aussi évoluer selon les circonstances et c’est le propre de la vertu de prudence, vertu exclusivement humaine, de nous guider dans nos actions humaines. Demandons cette vertu à la “Virgo prudentissima” (“Vierge très prudente”), la Sainte Vierge.”
    Attention à la “nécessaire évolution du droit positif”… Les principes restent intangibles par nature, seule leur APPLICATION est susceptible de changements.
    Donc, en politique, laissons leur juste place aux faits, à l’expérience et à l’Histoire.

  38. Le pape Léon XIII, dont les encycliques exposent magistralement la doctrine traditionnelle de l’État chrétien, précise que l’origine du pouvoir se trouve en Dieu (et non dans la souveraineté populaire ou nationale comme le stipule la “philosophie” hérétique révolutionnaire) : “Que si l’on veut déterminer la source du pouvoir dans l’Etat, l’Eglise enseigne avec raison qu’il la faut chercher en Dieu.” (Encyclique Diuturnum, 1881).
    Le “contrat social” et toute la “philosophie” des “Lumières” originant la souveraineté dans le peuple est une abstraction qui tourne le dos au réel. Avec les graves conséquences que l’on connait. Cette “philosophie” hérétique est fondée sur la négation du dogme catholique du péché originel (selon cette “philosophie et notamment selon J.J. Rousseau, l’homme serait bon par nature ce serait la société qui le corromprait…) D’où les thèses irréalistes, libérale, communiste et socialiste, qui organisent le monde comme si l’homme était un pur esprit, “immaculé conception”, né sans tache, exactement comme s’il était un ange qui pouvait agir en bien en toutes choses sans tenir compte de sa nature réelle… Voilà la source de tous nos maux, des erreurs modernes et de leur échec. Car à nier le réel, à nier la réalité, cela finit toujours par vous revenir. Juste distributive, justice immanente, appelez cela comme vous voulez.
    La société, comme la famille, est une donnée naturelle, une réalité qui ne peut faire l’objet d’un contrat modulable à volonté, selon son caprice et la volonté du moment (autonomie de la volonté, subjectivisme, naturalisme, rationnalisme, etc.) La société ne peut pas faire l’objet d’un pacte ou d’un contrat, sous peine de briser les lois éternelles, lois naturelles inscrites dans la nature par le Créateur de toutes choses, lois qu’il nous revient de rechercher, de découvrir et d’organiser en vue du Bien commun. Cette prudence c’est toute la philosophie politique grecque et latine classique qui nous l’enseigne. Antigone contre Créon, Jeanne contre Cochon.
    De la “philosophie” moderne contractuelle au contraire (souveraineté “populaire” ou “nationale”) découle l’arbitraire et la tyrannie qui, après le communisme et le nazisme au XXe continue de nous ensevelir sous un amas d’iniquités et de destructions. Génocides à répétition, 1793, 1940, 1975; génocide par substitution; mémoricide, tout cela vient du “contrat” et lui sera imputé par l’histoire.

  39. A Ingomer,
    Tout à fait d’accord avec vous, naturellement. Mais il me semble indispensable de rappeler que certains catholiques ont tenté de marier cette fausse philosophie avec la vraie Foi (Lamennais, Loisy) et qu’ils ont été condamnés avec la plus grande fermeté par le Magistère.

  40. merci à Ingomer

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