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Gleeden : le maire de Sèvres écrit à la RATP pour faire retirer les affiches

149641130417metrobus03"« L’infidélité est résolument dans l’air du temps. Aussi, notre parti pris est d’ancrer la nouvelle identité de marque de Gleeden au coeur même de l’origine de la notion d’infidélité : le mariage. Gleeden est une véritable marque, haut de gamme et référente sur le territoire de l’infidélité. A l’heure où l’évolution de l’institution du mariage déchaine les passions, nous assumons la portée polémique de cette campagne mettant en image le contre-symbole de l’un des piliers fondateurs de l’union.»"

Le site des Précurseurs reproduit la Lettre du Maire de Sèvres au Président de la RATP pour demander le retrait des affiches Gleeden :

"Sèvres, le 05 février 2015,

Maire de Sèvres, je me déplace régulièrement dans la ville, à pied ou en voiture. Impossible ces deux dernières semaines d’échapper eux publicités du site Gleeden agrémentées du slogan « Le 1er site de rencontres extra-conjugales« . Elles sont présentes sur les côtés et Panière des bus de toutes les lignes qui sillonnent la ville : 171, 426, 467 et 469.

Je m’étonne de cette promotion qui m’apparaît tout à fait déplacée sur les bus d’une compagnie qui se réclame du service public.

En tant qu’officier d’état civil, je m’interroge d’abord sur le caractère licite du message délivré via votre compagnie. En effet, cette publicité apparaît clairement comme une incitation à violer une obligation que l’on contracte au moment du mariage : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance » (article 212 du chapitre VI du code civil lu à chaque cérémonie de mariage en Mairie avant de recevoir le consentement des époux). Votre entreprise publique, est-elle dans son rôle en se faisant le média d’une invitation au non respect du code civil ?

La RATP doit-elle promouvoir une publicité qui heurte un certain nombre de citoyens hostiles à la marchandisation des rapports femmes – hommes ? Pour ma part, en tant que maire de Sèvres, comprenant parfaitement la désapprobation qu’elle rencontre auprès de nombre de concitoyens Sévriens, j’y suis hostile sur le territoire de la ville.

Votre entreprise est-elle également au cœur de sa mission publique en acceptant la promotion mercantile de la tromperie, valeur qui nuit au lien social, chacun peut en convenir. Ce faisant, ne prend-t-elle pas la responsabilité de concourir à l’affaiblissement d’une société dont elle est pour partie redevable ? En tant que citoyen, je vous confie ma déception de cette destruction auto-destructrice ou démissionnaire du service public. A quand une publicité de votre régie pour la resquille dans vos moyens de transport ?

En tant qu’époux et père de famille, je suis également très choqué du message colporté par les véhicules de transport public placés sous votre responsabilité.

En tant que contribuable, ma désapprobation devient totale, je ne paie pas des impôts pour les voir alimenter une société de service public complice d’attaque contre le code civil et contre le lien social.

Telles sont, Monsieur le Président, quelques unes des remarques, qui m’inspire la campagne d’affichage de votre régie. Je tenais à vous en faire part.

Je vous prie de bien vouloir croire, Monsieur le Président, en ma considération respectueuse mais désappointée."

A noter que le maire de Versailles a demandé à la société Phébus de retirer les affiches Gleeden.

Vous pouvez écrire au Président de la RATP pour faire pression à l’adresse : Monsieur Pierre Mongin, PDG de la RATP, 54 quai de la Rappée, 75012 Paris. Ou plus simplement par email : [email protected]

Ou porter plainte auprès du jury de déontologie Publicitaire : http://www.jdp-pub.org/Deposer-une-plainte-relative-au-contenu-d-une-publicite.html

Vous pouvez également écrire à votre maire si votre commune appartient à la communauté d'agglomérations de Sèvres ou dans les communes avoisinantes, afin qu'il se joigne à la demande du maire de Sèvres.

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27 commentaires

  1. Sous la pression conjuguée des Versaillais, que ce soit de manière organisée (Versailles Familles Avenir, par exemple) ou individuelle, les affiches ont été retirées. Soit ! Mais que faire pour éviter la prochaine campagne scandaleuse ? Nous attendons de nos maires des mesures préventives énergiques : arrêtés municipaux, négociations en amont avec les annonceurs etc. Soyons derrière eux pour les fortifier dans cet objectif !
    Bravo au courageux maire de Sèvres.

  2. à noter la tenue blanche de cette jeune oie!
    cela en dit long sur l’irrespect pour les jeunes filles et dénote un monde complètement perverti!

  3. Copie de mon post sur le jury de déontologie publicitaire :
    Depuis plusieurs semaines, les transports dans l’ouest parisien sont couverts d’affiches de gleeden.com. Les régies publicitaires (Phebus Yvelines) ont des comités d’éthique qui auraient trouvé ces affiches acceptables. C’est une honte. Ces comités n’ont rien d’éthiques et tout de coquins.
    Comment en parler aux enfants des écoles qui montent dans ces bus ? Que c’est bien que maman trompe papa ? Qu’elle va s’en aller avec un autre ? Et si maman trompe papa, quand donc va-t-elle nous abandonner aussi ? Questions véridiques et débattues avec les enfants….
    En outre, ces affiches sont de l’incitation à la tromperie.
    Je rappelle :
    Cette infraction est visée par l’article 227-22 du Code Pénal: (Modifié par Loi n°2007-297 du 5 mars 2007 – art. 35 JORF 7 mars 2007. Modifié par Loi n°2007-297 du 5 mars 2007 – art. 48 JORF 7 mars 2007):
    « Le fait de favoriser ou de tenter de favoriser la corruption d’un mineur est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende. Ces peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et 100000 euros d’amende lorsque le mineur est âgé de moins de quinze ans ou lorsque le mineur a été mis en contact avec l’auteur des faits grâce à l’utilisation, pour la diffusion de messages à destination d’un public non déterminé, d’un réseau de communications électroniques ou que les faits sont commis dans les établissements d’enseignement ou d’éducation ou dans les locaux de l’administration, ainsi que, lors des entrées ou sorties des élèves ou du public ou dans un temps très voisin de celles-ci, aux abords de ces établissements ou locaux.
    Les mêmes peines sont notamment applicables au fait, commis par un majeur, d’organiser des réunions comportant des exhibitions ou des relations sexuelles auxquelles un mineur assiste ou participe.
    Les peines sont portées à dix ans d’emprisonnement et 1 000 000 Euros d’amende lorsque les faits ont été commis en bande organisée. »
    Les bus circulent aux abords des établissements scolaires….

  4. Il est faux de dire que de Maziere a demandé aussi à faire retiré les affiches à Versailles. Il a attendu la veille de la fin de la campagne publicitaire pour le faire. Un acte politique courageux. Comme d’habitude !
    Un couars qui surfe sur son électorat !

  5. Chers concitoyens,
    Allons-nous regarder passer les bus passivement sans réagir ?
    Incitons le maire de Versailles à se placer avec détermination aux portes de sa ville en résistance à cette agression contre le ciment du mariage prévu par la loi.
    Depuis le début de notre mandat, nous lui avons demandé de prendre un arrêté municipal pour se prémunir des publicités choquantes sur Versailles.
    Encore en novembre dernier nous avons attiré l’attention du Conseil Municipal sur le scandale de la diffusion des publicités Gleeden sur les bus qui sillonnent la ville.
    Elles incitent ouvertement à l’adultère : il s’agit ni plus ni moins d’une atteinte au code civil (article 212) et dès lors, à l’ordre public.
    http://www.versailles.fr/fileadmin/user_upload/Mes_documents/Vie_Municipale/Conseil_Municipal/Odj_CR/2014/PV201114.pdf (page 48).
    Notre démarche constructive n’a manifestement pas été entendue.
    Sachez-le, chers concitoyens, la société PHEBUS agit à Versailles au titre d’une Délégation de Service Public de Versailles Grand Parc dont le Président est le maire de Versailles.
    Il est paradoxal de la part de l’équipe en place de faire de l’auto-satisfaction dans le Magazine de la Ville en prétendant soutenir la famille et ne pas réagir lorsque des affiches prônant l’adultère inondent la ville.
    Le maire ne peut pas encore une fois se défausser derrière le fait qu’il s’agit de Phébus. Il doit s’exprimer en tant que déléguant !
    Il n’est pas acceptable non plus que la ville de Versailles finance avec notre argent dans le cadre du Mois Molière à hauteur de 8.440 euros TTC la pièce pièce « Luv » de Murray Schisgal,
    pièce de théatre américaine des années 60 qui prône l’adultère et le divorce. (2014/284 pages 4, 9 et 10 du même conseil municipal)
    Envoyez vos réactions à Phébus qui s’y montre attentif : http://www.phebus.tm.fr/?q=suggestions
    Vous êtes très nombreux à nous avoir sollicités pour exprimer votre colère face à l’inaction de la Mairie.
    Faites-le savoir directement au maire de Versailles, [email protected] ou en contactant son directeur de cabinet au 01 30 97 80 26 [email protected]
    ENCORE UNE FOIS : ON NE LACHE RIEN !
    Versailles Familles Avenir
    Conseillers municipaux
    Fabien Bouglé et Valérie d’Aubigny

  6. À Versailles nous avons réussi à faire enlever ces affiches indignes.

  7. Voici la réponse reçu de Phebus après leur avoir écrit (mais il a fallu être nombreux pour les faire bouger):
    Bonjour,
    Vous êtes nombreux à nous avoir fait part de votre désapprobation sur cette publicité.
    Nous comprenons tout à fait votre réaction et ne cautionnons absolument pas ce genre de publicité.
    Cette campagne a été vendue par lot sur tous les transports de l’Ile-de-France.
    Elle a fait l’objet d’une autorisation par le comité éthique de la Régie Publicitaire et nous n’avions aucun pouvoir de nous y opposer.
    En raison des nombreuses protestations et à l’écoute de notre clientèle, nous avons demandé à cette régie publicitaire de faire le nécessaire pour la retirer le plus vite possible sur notre réseau et de ne plus l’accepter à l’avenir.
    Sincèrement
    Le service commercial
    Phébus Keolis Versailles

  8. Nous boirons le baquet fangeux jusqu’à la lie… Dans un pays où une adjudante de la Gendarmerie convertie à l’islam n’est pas sanctionnée après avoir laissé entrer dans un des centres de renseignement ultrasensible son pote musulman, dealer et trafiquant sur lequel pesait un mandat d’arrêt européen, il n’y a plus rien à espérer des « instances » quelles qu’elles soient.
    Alors, le symbole de la robe de mariée virginale, là-dedans…
    Ne nous reste plus qu’à passer à l’attaque.

  9. A l’heure où des libres-penseurs se disent choqués par des symboles religieux, et déposent plainte pour leur suppression, pourquoi des chrétiens ne pourraient-ils pas trouver insupportable ce type d’affiche, et porter plainte pour non-respect de la déontologie publicitaire ?

  10. reçu hier de Phebus, suite à ma plainte sur leur site internet :
    «  »
    Bonjour,
    Vous êtes nombreux à avoir réagi sur cette publicité par voie de messages électroniques.
    Nous comprenons tout à fait votre réaction et ne cautionnons absolument pas ce genre de publicité mais cela ne relève pas de notre compétence.
    Cette publicité fait partie d’une campagne de publicité nationale.
    Elle a fait l’objet d’une autorisation par la Régie Française de Publicité et hélas nous n’avons aucun pouvoir de nous y opposer.
    Devant l’ampleur justifiée de vos réactions et soucieux de notre clientèle, nous avons demandé à notre régie publicitaire (Métrobus) de faire le nécessaire pour la retirer le plus vite possible et de ne plus l’accepter à l’avenir sur notre réseau.
    Sincèrement
    Le service commercial
    Phébus Keolis Versailles
    «  »

  11. Pour le coup, c’est surtout sur le plan de la légalité qu’il conviendrait d’interroger non pas le Président de la RATP – qui a déjà été interpellé sur le sujet – mais l’ARPP (l’autorité de régularisation Professionnelle de la Publicité) qui est un peu le « gendarme » de la publicité en France.
    Pour rappel, lorsqu’un contrat est contraire aux bonnes mœurs, il peut être interdit, conformément aux articles 1131 et 1133 du code civil.
    Rajoutons à cela que Gleeden pourrait fort bien être poursuivi par ses « clients » pour avoir provoqué (à leur encontre) un divorce pour faute !
    La société étant basée en France (à Paris) le droit français la concerne donc. (Contrairement à Amazon par ex)

  12. Merci à stjohn . Je viens de copier son dépôt de plainte et de l’envoyer sous mon nom au comité d’éthique publicitaire. J’habite Sèvres et remercie le Maire de sa lettre.

  13. On peux aussi passer à la contre-attaque, directe quoique légale :
    http://afficheurvolontaire.tumblr.com/post/74660858464
    Ne laissez pas l’espace public à la culture de mort !

  14. Très bonne analyse du Maire. Bravo.

  15. A noter qu’une plainte avait été déposée auprès du Jury de déontologie Publicitaire en décembre 2013.
    Les plaignants ont été déboutés : http://www.jdp-pub.org/GLEEDEN-Affichage.html
    Lors de l’oral de ce jury, qui étaient les défenseurs de Gleeden ? Les fondateurs ? Leur avocat ? Le directeur de la communication ?
    …les défenseurs de Gleeden étaient : Stéphane Martin, Directeur Général de l’ARPP et Gérard Unger, administrateur de l’ARPP et Directeur Général de MétroBus, régie publicitaire de la RATP.
    Si ce n’est pas du conflit d’intérêt…

  16. Dans sa décision publiée le 26 décembre 2013, et dans des conditions d’impartialité douteuses, le Jury de Déontologie Publicitaire (JDP) émanant de l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité), rejetant les plaintes de nombreux passagers du métro parisien, considère que les publicités du site Gleeden.com incitant à l’adultère sont licites, décentes, loyales, ne choquent personne et ont un sens aigu de la responsabilité sociale. Cette décision est scandaleuse à double titre : sur le fond car ces publicités s’opposent objectivement aux différents critères sur lesquels s’appuie le Jury de Déontologie pour se prononcer ; et sur la forme car les plaignants ont eu à s’opposer aux défenseurs de Gleeden, qui n’étaient autres que les représentants de l’autorité de tutelle du Jury de Déontologie, laissant suspecter un conflit d’intérêt de nature à entacher de partialité l’avis dudit jury.
    Comme les plaignants l’ont souligné de manière précise et argumentée, les publicités Gleeden contreviennent objectivement aux différentes règles sur lesquelles s’appuient l’ARPP et son jury de déontologie (1), et qui sont très explicites quant à ce qui est acceptable, sauf à vouloir nier l’évidence. Tour d’horizon…
    Ces publicités ne sont pas conformes à la loi (article 1 du code ICC)
    Elles font explicitement la promotion de l’infidélité pour les couples mariés, contrevenant ainsi à la règle d’ordre public 212 du code civil : « les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance ». L’article 6 du code civil en explicite le caractère illégal : « on ne peut déroger, par des conventions particulières, aux lois qui intéressent l’ordre public et les bonnes mœurs ».
    Ces publicités ne sont pas décentes (article 1 et 2 du code ICC, règle 1 du document « Image de la personne humaine » de l’ARPP)
    L’article 1 du code ICC demande aux publicités d’être décentes (« respect des convenances, surtout en matière sexuelle » selon le dictionnaire) et l’article 2 du code ICC précise que « la communication doit proscrire toute déclaration contraire aux convenances selon les normes actuellement admises dans le pays ». Les convenances (« manières de se comporter conformes à la bienséance, aux usages ») veulent que la fidélité dans le mariage soit respectée comme en témoignent la loi, le livret de préparation au mariage civil édicté par l’Etat, l’officier d’Etat civil célébrant le mariage et les deux témoins civils.
    Ces publicités sont choquantes (règle 1 du document « Image de la personne humaine » de l’ARPP)
    Selon cet article, « la publicité ne doit pas être susceptible de heurter la sensibilité, choquer ou même provoquer le public en propageant une image de la personne humaine portant atteinte à sa dignité et à la décence ». Or, plus de 4500 personnes ont manifesté leur indignation en signant la pétition « Opposons-nous aux campagnes publicitaires faisant l’apologie de l’infidélité ». Par ailleurs, de nombreux articles ont fait état du caractère choquant de ces publicités : « Gleeden: la campagne “pro-adultère” qui choque », « Gleeden ou le commerce cynique de l’adultère », « Louange publique de l’adultère ? Et la famille ? », « Campagne de Gleeden.com : Au nom du vice et du Saint Esprit »…Enfin, la fidélité reste une des valeurs les plus importantes aux yeux des Français (« très importante pour contribuer au succès d’un mariage » pour 84 % des personnes interrogées dans la dernière enquête sur les valeurs préférées des Français, menée en 2008).
    Ces publicités n’ont aucun sens de la responsabilité sociale (article 1 et 4 du code ICC, règle 2 du document « Respect de l’enfant » de l’ARPP)
    En effet, 52% des divorces sont liés à l’infidélité (étude Union des familles en Europe – 2011), des divorces qui occasionnent, pour les parents : paupérisation, sentiment d’échec, dépression, isolement social… ; et pour les enfants : troubles caractériels (violence, fugues…), peur d’être abandonné, moindre confiance, dépression, moindre réussite scolaire…(88 % des enfants en ont gardé des séquelles à vie).
    Ces publicités « cautionnent et encouragent des comportements violents, illicites et antisociaux » (article 4 du code ICC) car l’infidélité basée sur le mensonge et la duplicité, est illicite, génère de la violence et peut briser le lien social entre les membres de la famille.
    Elles « présentent favorablement des actes antisociaux ou délictueux » (article 2.1), « légitiment des comportements contraires aux principes de citoyenneté, aux règles du savoir-vivre et de respect des autres » (article 2.2), et « dévalorisent le jugement des parents » qui souscriraient à un tel service (article 2.3).
    Ces publicités ne sont pas loyales (article 3 du code ICC)
    Elles « exploitent le manque d’expérience ou de connaissance des consommateurs », en n’indiquant pas explicitement que l’article 212 du code civil sur la fidélité est d’ordre public, ce qui veut dire qu’il s’impose aux époux, lesquels ne peuvent pas s’en dispenser, serait-ce d’un commun accord. Par ailleurs, ces publicités occultent totalement le lien entre infidélité et divorce avec la possibilité toujours réelle du divorce pour faute (infidélité charnelle ou purement intellectuelle selon la jurisprudence actuelle).

  17. Cette décision est ainsi choquante à plusieurs titres :
    1) C’est en effet la première fois qu’un jury de déontologie reconnait qu’une incitation à commettre une faute civile sanctionnable selon les articles 242 et 246 du code civil (divorce pour faute) est…déontologique !
    2) Pour réaliser cette prouesse, le jury s’est déclaré incompétent pour apprécier la licéité du service proposé en occultant le caractère illégal des messages en tant que tels, et ce, malgré la présence de deux magistrats au sein dudit jury. Selon la logique du JDP, et par l’absurde, des publicités incitant à la pédophilie seraient parfaitement acceptables à partir du moment où le message conserverait son caractère policé et léger (exemple d’une publicité imaginaire sur laquelle le JDP ne se sentirait pas en mesure de se prononcer: « Pas besoin d’être grand-père pour aimer les petits enfants ». Cheelden, le premier site de rencontres adultes-enfants »). Pourtant, le message de la publicité Gleeden « tout le monde peut se tromper surtout maintenant » est indubitablement contraire à la loi.
    3) Le jury considère que l’absence d’images choquantes et de messages ouvertement indécents rend acceptable la diffusion des publicités. Mais c’est au contraire le choix de l’humour pour traiter d’un sujet aussi grave et aussi contraire aux valeurs des Français, qui provoque la colère des clients de la RATP et rend plus outrageux encore la nature de ces messages, dont la finalité, elle, ne trompe personne.
    4) Le jury a suivi en tous points et sans le justifier d’aucune manière les arguments des représentants de l’ARPP, son autorité de tutelle. L’asymétrie du jugement, et sa dimension partiale où les défenseurs du site incriminé sont les dirigeants de l’ARPP, font suspecter un conflit d’intérêt de nature à détruire tout caractère d’indépendance du jury.
    5) Cette décision est totalement paradoxale dans le contexte des campagnes RATP « restons civils sur toute la ligne », incitant les passagers du métro à respecter les règles de civilité. Les défenseurs s’en expliquent en exprimant que les règles civiles dans le métro concernent la société entière alors que l’infidélité et ses conséquences ne concernent que les conjoints.
    Au final, à travers son jugement inique et entaché de partialité, qui nuit à l’image de marque de la RATP et dégrade la confiance que le public peut porter au marketing, le Jury de Déontologie Publicitaire avalise pleinement l’ambition de la société Gleeden, affichée sur son blog, qui est de briser l’institution du mariage : « L’infidélité est résolument dans l’air du temps. Aussi, notre parti pris est d’ancrer la nouvelle identité de marque de Gleeden au cœur même de l’origine de la notion d’infidélité : le mariage. Gleeden est une véritable marque, haut de gamme et référente sur le territoire de l’infidélité. A l’heure où l’évolution de l’institution du mariage déchaine les passions, nous assumons la portée polémique de cette campagne mettant en image le contre-symbole de l’un des piliers fondateurs de l’union ».
    Nous affirmons que le Jury de Déontologie Publicitaire s’est parfaitement discrédité lors de cette décision, en faisant preuve de lâcheté, de mauvaise foi, d’incompétence, de vacuité morale et laisse planer le doute quant à son impartialité.
    Gageons que parmi les 35 millions de couples mariés civilement, de nombreuses voix s’élèveront pour défendre ce pilier fondamental du couple, inscrit dans le Code Civil : la fidélité, et ses valeurs afférentes de respect, de loyauté, d’engagement et d’honnêteté, qui concourent toutes à l’Intérêt Général et à l’Ordre Public. Le Collectif anti-gleeden, qui représente la volonté exprimée par le Conseil d’Etat de voir les citoyens défendre l’Intérêt Général, mettra tout en œuvre pour fédérer les mécontentements et faire respecter la loi, puisque les autorités censées assurer ce travail sont incarnées par des individus à l’éthique élastique sans aucuns soucis du Bien Commun.

  18. Pour connaître le dossier, ne vous trompez pas, de Maziere n’a rien fait. Il a jute attendu la fin de la campagne !

  19. Oh là là, non. De Maziere n’a rien fait. Il a gentillement attendu la fin de la campagne. Puis il a surfé sur cette vague de contestation…

  20. Très bien.

  21. Un rapide coup d’œil sur Google permet de voir :
    -que contrairement à ce que prétend cette pub, c’est un homme et non une femme qui est à sa tête
    -que cette société apparaît particulièrement intéressé à mettre le bazar dans les salons du mariage
    D’où une question : l’intérêt financier est-il vraiment à la source de Gleeden ou cette société n’a-t-elle pas uniquement pour objet d’attaquer la famille. Auquel cas on aimerait savoir qui paye ces coûteuses campagnes.
    Comme la société qui se proposait de faire les devoirs à la place des élèves, l’objet est ici bien évidemment immoral.
    A quand une campagne de publicité alternative sur la famille et la vie financée par nous ?

  22. Selon Dédé la saumure ce site de rencontres, ces publicitaires et ces transporteurs vont finir par ternir notre réputation.

  23. Il me semble que dans le mariage républicain, à la Mairie, le Maire rappelle que les futurs époux se doivent « mutuelle assistance et fidélité ».
    Où est donc passé le front républicain ?
    Pourquoi Manuel Valls et Christiane Taubira ne sont-ils pas aux avant-postes pour arrêter cette publicité scandaleuse ?
    Où bien est-ce qu’ils se préparent à modifier le code civil pour « l’adapter » aux pratiques actuelles ? ? ?

  24. Gleeden a été fondé par les frères Truchot, 2 Français. La société est américaine car ils savaient qu’en France, l’objet de leur société serait illicite. Le nom de la société mère : BlackDivine.
    Le nom de la médiatrice ? Diable de Laura…
    http://blog.gleeden.com/fr/diable-de-laura-conseille-la-gent-masculine/
    N’y voyez rien de satanique : tout est normal !
    Tout est mensonger, à commencer par leurs chiffres d’inscrits qui sont faux.

  25. Ceux qui sont à l’origine de cette campagne, Gérard Unger et compagnie sont des militants tout-à-fait conscients de leurs actes.
    Il s’agit d’une attaque en règle contre le mariage et contre tout ce qui est beau et sain(t). Ces affichages sont à mettre dans la lignée de l’élection de Hollande, du « mariage » gay, …
    Cette publicité vraiment violente nous à tous choqué.
    En l’occurrence, comme le rappelle @LEPINE, c’est clairement satanique.

  26. Tout, ou presque, a été fort bien dit avant moi.
    Je remarque simplement que cette publicité choquante est d une hypocrisie totale. Lorsque l on veut aller voir ailleurs des le jour même de son engagement (cf la jeune femme en robe de mariée qui croise les doigts), je trouve hallucinant de vouloir se marier tout de même. Pourquoi, pour qui? Que ces gens là assument leur libertinage alors!
    Ce « respect » totalement hypocrite et lâche des convenances est ce qui me dégoûte le plus je dois dire.

  27. Je suggèrerais aux personnes (dont je suis) qui trouvent invraisemblables les campagnes RATP de GLEEDEN, de créer une entreprise qui fasse l’apologie de la fraude au ticket RATP. Cette entreprise, qui pourrait s’appeler « FRAUDEN », lancerait une campagne publicitaire dans les stations de métro et les abri-bus (que, soit dit en passant, on devrait plutôt qualifier d’“abri-pubs”, puisque seules les publicités sont protégées du vent ou de la pluie, pas les voyageurs). Le laius promoteur et justificateur -dont on aimerait savoir comment la RATP le prendra- reproduirait la trame exacte du texte de GLEEDEN, et pourrait donc être le suivant :
    « La fraude est résolument dans l’air du temps. Aussi, notre parti pris est d’ancrer la nouvelle identité de marque de Frauden au coeur même de l’origine de la notion de fraude : le voyage en bus, en métro, en tram (RATP etc.), en car ou en train (SNCF etc.). Frauden est une véritable marque, haut de gamme et référente sur le territoire de la fraude. A l’heure où l’évolution de l’institution des transports collectifs déchaine les passions, nous assumons la portée polémique de cette campagne mettant en image le contre-symbole de l’un des piliers fondateurs des transports en commun.»

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