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Sciences

Linceul de Turin : la datation de 1988 par le carbone 14 n’était pas fiable 

Linceul de Turin : la datation de 1988 par le carbone 14 n’était pas fiable 

Les récents travaux d’une petite équipe de chercheurs a remis en cause la datation au carbone 14 qui selon laquelle le Saint-Suaire aurait été créé entre le XIIIe et le XIVe siècle. Tristan Casabianca est interrogé dans L’Homme Nouveau. Extrait :

[…] En 1989, les résultats de la datation du linceul ont été publiés dans la prestigieuse revue Nature : entre 1260 et 1390 avec 95% de certitude. Mais durant trente ans, des chercheurs ont réclamé auprès des laboratoires les données brutes. Ceux-ci ont toujours refusé de les leur fournir. En 2017, j’ai introduit une requête légale auprès du British Museum, qui a supervisé les laboratoires. Ainsi, j’ai eu accès à des centaines de pages inédites, qui incluent ces données brutes. Avec mon équipe, nous avons donc procédé à leur analyse. Notre analyse statistique montre que la datation de 1988 par le carbone 14 n’était pas fiable : les échantillons testés sont manifestement hétérogènes, et il n’y a aucune garantie que tous ces échantillons, prélevés à une extrémité du drap, soient représentatifs de l’ensemble du tissu. Il est donc impossible de conclure que le linceul de Turin date du Moyen Age.

Les résultats de la datation au carbone 14 de 1988 prévalaient-ils jusqu’à présent au sein de la communauté scientifique ? Il semble pourtant y avoir déjà eu des remises en question de cette datation au carbone, n’est-ce pas ?

Les conclusions de la datation de 1988 ont été immédiatement contestées par des individus isolés qui n’avaient aucune chance de pouvoir publier un jour leurs déductions dans des revues statistiques. Au milieu des années 2000, un changement a commencé à s’opérer. Le chimiste américain, Ray Rogers, s’est laissé convaincre par la thèse du rapiéçage de l’échantillon prélevé et a publié ses conclusions dans une revue importante de chimie. La deuxième contestation a eu lieu au cours des années 2010, quand des statisticiens renommés, Marco Riani et Anthony Atkinson, ont suggéré l’absence de validité de la datation. Mais, s’ils utilisaient des outils puissants, ils se basaient uniquement sur les données publiées dans Nature, c’est-à-dire sur très peu de données. Désormais, notre analyse statistique, étayée par les rapports inédits des laboratoires indiquant que les échantillons contiennent des matériaux étrangers, est de l’ordre de l’évidence : la datation de 1988 n’est pas fiable.

La datation de 1988 a souvent été perçue au sein du grand public comme le triomphe de la science – rigoureuse et implacable – sur la religion chrétienne – forcément naïve ou exploitant la crédulité. Des carrières académiques ont été bâties sur la datation de 1988. Il fallait donc des preuves extrêmement solides pour contredire cet épisode incontournable de la datation au carbone 14. Je pense que nous les avons fournies. […]

Nos travaux ont paru à la fin du mois de mars sur le site d’Archaeometry, une revue publiée pour le compte du département de l’université d’Oxford qui effectua la datation de 1988. Si quelques commentateurs ont immédiatement souligné l’ironie que cela représente, cela montre surtout que la contestation de la datation est actée au plus haut niveau. 

La couverture médiatique a été très importante dans le monde anglo-saxon et en Italie, et je dois dire pour l’instant positive, y compris au sein de la communauté des spécialistes du Carbone 14. Cela s’explique par la crise de la reproductibilité que traverse actuellement la science. Les chercheurs se sont rendu compte qu’il était très difficile de reproduire des résultats parus dans des revues pourtant prestigieuses. Notre recherche en fournit un exemple supplémentaire.

Beaucoup de spécialistes espèrent à présent l’organisation de nouveaux tests sur le linceul. La publication de notre article a amené l’organisation d’un colloque au mois de mai à l’université de Catane pour déterminer ce que pourrait être un futur protocole beaucoup plus robuste que celui de 1988. […]

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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14 commentaires

  1. Frère Bruno Bonnet-Eymard, de la Contre-réforme catholique avait déjà en 1988 signalé l’escroquerie des ‘morceaux rapiécés’ …

  2. D’une manière générale, le passé, en tant que singularité, ne peut être soumis aux critères objectifs de la méthodologie scientifique que sont : a) l’observabilité b) la mesurabilité et c) la répétabilité.

    La méthode de datation au radiocarbone ou carbone 14, n’est pas une méthode précise (il suffit de lire les auteurs du rapport de 1988 pour s’en convaincre). Toute affirmation contraire relève de l’escroquerie pseudo-scientifique !

  3. Je confirme le commentaire ci dessus. Frère Bruno Bonnet Eymard a toujours conteste ces résultats. Ses travaux sont consultables sur le site de la Contre Reforme catholique.

  4. Cela fait effectivement 30 ans que Frère Bruno BONNET AYMARD a fait la démonstration de la supercherie de la datation au carbone 14… Le Saint Suaire est une preuve scientifique de la résurrection du Christ, qu’une “certaine caste” s’est attachée à vouloir la discréditer, et pour cause…
    L’Eglise n’a alors pas “brillee” dans la défense de ce “Saint Etendard”…

  5. Ben, je confirme aussi… une étude sérieuse même, pourquoi personne n’en parle, ne serait-ce que pour la contester ?

  6. Tristan Casabianca rejoint ainsi les conclusions des travaux du frère Bruno Bonnet Eymard. Cette duperie scientifique a donc été mise à jour il y a déjà 30ans sous l’impulsion du polémiste abbé de Nantes. Il me semble que la vérité sur le Saint Suaire dépasse le “quand dira t on”. Tristan Casabianca et l’Homme nouveau pourraient peut être échanger avec le frère Bruno pour nous éclairer sur cette image du Christ Ressuscité.

    http://crc-resurrection.org/toute-notre-doctrine/contre-reforme-catholique/st-suaire-turin/la-datation-du-saint-suaire-au-carbone-14-la-fraude-demasquee/

  7. J’ai fait partie de ces personnages isolés que les grandes revues scientifiques ignorent alors qu’elles feraient mieux de nous publier. J’ai expliquer que cette datation au C14 relevait de l’escroquerie car il faudrait croire qu’avec une quantité infinitésimale de loin inférieure à toutes les possibilités d’appréhension par quelque moyen, mêmes les plus pointus les plus “modernes”, que ce soit, il serait possible de déterminer la proportion de C14 dans l’ensemble déjà inappréhendable de C commun de tous ses isotopes et sur le C12 de base. Cette proportion étant la base du calcul de décroissance avec une demi-vie en plus de… 14.000 ans !!! ce type de datation ne peut s’appliquer valablement qu’à des quantités appréhendables d’abord et ensuite pour des périodes très supérieures à celle de la demi-vie en question ! J’ai donc toujours eu toute réticence à ces conclusions que je considèrent toujours fumeuses émanant de fumistes pour des périodes inférieures et sur des quantités à ce point infinitésimales qu’il est impossible d’en tirer le moindre calcul fiable ! Voilà ce que j’ai toujours dit.

  8. Loin de moi l’intention de blasphémer, mais le linceul de Turin n’est pas un dogme de foi.
    Oui ? non ?

    • Oui ce n’est pas une vérité de foi et rien ne peut prouver que c’est celui du Christ.
      Mais tout démontre une concordance totale avec la passion du Christ qui est très spéciale.
      Par exemple il a été flagellé et crucifié or à l’époque on ne subissait que l’un ou l’autre.
      Il a été cloué pour ne pas qu’on le décroche mais les autres crucifiés étaient simplement liés.
      Se jambes n’ont pas été brisées et son côté a été transpercé etc.
      Enfin cette “image” tient du miracle :
      https://gloria.tv/video/9fKTDEc9cQX73Vzbyp6zrZeAw
      La probabilité que ce ne soit pas le suaire du christ est proche de zéro.

  9. On peut lire un résumé complet des travaux sur le Saint Suaire et l avis de nombreux scientifiques le concernant sur le site de l Abbé Pages , islam et vérité, après avoir lu cet article, seuls ceux qui ne veulent pas croire, continueront de nier qu’ il est le Saint Suaire.

  10. La datation au carbone 14 est déjà une fumisterie ! Je me souviens de mes cours là dessus ou j’ai interrompu le professeur à de nombreuses reprises lui demandant si elle était sérieuse ou si c’était un canular…

    Aucun scientifique sérieux n’a pu croire à cette datation alors que l’on sait tellement de choses sur le Saint Suaire excluant totalement la possibilité qu’il soit récent.

  11. Le frère Bruno Bonnet-Eymard n’a pas démontré que la méthode de datation par le C14 n’était pas FIABLE…Bien au contraire. C’est sa fiabilité qui lui a permis de démontrer l’imposture des “Scientifiques” en charge du projet… La publication de ces faux résultats n’a pu être possible qu’avec la complicité (passive, mais aussi active) des Autorités chargées de la sécurité de la Sainte Relique, lesquelles qui n’ont cessé d’accréditer, voire de publier, jusqu’à ce jour, des “fake-news”…
    Marcel ALONSO, ingénieur, expert en Géosciences, ex président du Conseil Scientifique du CIELT.

    PS à titre d’information du Public: ce Conseil Scientifique rassemblait les plus hauts et les plus fiables experts français pour les disciplines physico-mathématiques concernées. Seul l’universitaire Jacques Evin, spécialiste français du C14, mon condisciple, fut d’avis contraire, mais il refusa toute disputatio scientifique, avec moi et les membres du Conseil, se bornant à se déclarer solidaire du Dr Tite (le leader de la camarilla anglo-saxonne choisi par Rome) … ” au nom de l’honneur de la Science et donc des scientifiques “dignes de ce nom” ….

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