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Culture de mort : Idéologie du genre

L’idéologie du genre veut transformer les profs en instruments de propagande

Objection de conscience a interrogé Olivier Gosset, initiateur de l’association « Enseignants pour l’enfance » :

Que pensez-vous de la récente annonce faite par le Ministère de l’Éducation nationale de reporter la publication et la mise en œuvre de nouveaux programmes scolaires ?

Nous en prenons acte mais ne sommes pas dupes. Les idéologues du gender sont toujours aux côtés de notre Ministre, prompts à la réforme, hostiles à la concertation. N’oublions pas que tout cela commença par une phrase, écrite le 4 janvier 2013 par Monsieur Peillon à ses rectrices et recteurs : « Le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités. » Depuis ce jour, nous avons compris que nous devions veiller sur nos élèves, jouets de projections politiques, et qu’il était de notre devoir d’alerter les parents de l’instrumentalisation mise en place. N’oublions pas non plus que pas un syndicat d’enseignants, pas une association de parents d’élèves, fort peu de partis politiques enfin ont pris la parole pour dire la violence institutionnelle que nous étions et sommes en train de subir : le gendrisme, passant par le cadre scolaire, veut transformer les professeurs en agents de propagande. Ce n’est donc pas le report de ces programmes que nous exigeons, mais leur retrait immédiat. Il en va de notre survie professionnelle, comme de notre fidélité vocationnelle : nous n’avons pas choisi ce métier pour formater les consciences mais d’abord par amour de la matière enseignée.

Les enseignants pourraient-ils alors refuser d’appliquer le programme de l’ABCD de l’égalité, s’il venait à être finalement imposé ?

Dans l’état actuel des choses, cela semble impossible. La loi des droits et obligations du fonctionnaire de 1983 contraint ce dernier à effectuer les tâches confiées : « Tout fonctionnaire», précise le texte, « quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l’exécution des tâches qui lui sont confiées. » De même, cette loi ordonne l’obéissance hiérarchique : le fonctionnaire, dit en effet le législateur, « doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique ». Pourtant, L’ABCD de l’égalité, dans sa nature comme dans sa mise en œuvre, contrevient à quelques principes majeurs. Premier point, ce projet pédagogique, qui stipule une égalité des sexes qui se déduirait de l’identité de genre, repose sur une vérité qui relève de l’opinion. Or une telle subjectivité semble contraire au principe de neutralité du service public, qui interdit au fonctionnaire de faire de sa fonction l’instrument d’une propagande quelconque. Deuxième point, et ceci explique peut-être cela, l’arrogante discrétion, qui confine au mutisme stratégique, portant sur la réalité même de l’expérimentation en cours (qu’est-il proposé aux enfants dans les écoles pilotes ? quelle formation a été dispensée, par les inspecteurs, aux instituteurs ? Qui évaluera le dispositif mis en place ? ) est contraire à l’obligation d’information du public, ainsi promulguée à l’article 27 de la loi : « Les fonctionnaires ont le devoir de satisfaire aux demandes d’information du public. » On le voit donc, cet ABCD de l’égalité s’il compte s’appuyer sur l’obligation de l’obéissance pour être mené à terme, déroge aux principes de transparence et de neutralité qui sont chers à l’État républicain. Peut-être est-ce alors là que nous devons porter toute l’attention de l’opinion publique.  

Y aurait-il un biais possible, qui consisterait à se prévaloir d’une certaine liberté pédagogique ?

La question est pertinente car elle relève de l’aspect jurisprudentiel propre à toute justice : un cadre général est donné, le fonctionnaire peut s’y conformer comme il l’entend. Par exemple, comme professeur de lettres en classe préparatoire, je me dois de faire étudier quatre à cinq œuvres par an à mes élèves et peu importe comment. Mais, dans le cas du gender, la pesanteur idéologique empêche semblable latitude. Ainsi, le « Rapport sur l’égalité entre filles et garçons dans les écoles et les établissements » estime qu’il serait bon d’évaluer les futurs enseignants selon leur aptitude à « prendre en compte des situations où la question des rapports sociaux de genre revêt une dimension pédagogique ». Voilà où nous en sommes. Le professeur de mathématiques ne doit pas se contenter de ses capacités en géométrie euclidienne, il faut aussi qu’il soit un bon « gender » professeur. La compétence théorique s’accompagne d’une adhésion doctrinale, inculquée et vérifiée par les experts du dogme. Cet exemple montre bien que nous ne sommes pas dans une situation normale, où la liberté pédagogique serait en mesure d’être exercée. Si l’on entrevoit des « gender » professeurs, préparons-nous à accueillir des « gender » inspecteurs. […]

Passons à autre chose : lorsqu’un enseignant fait venir en cours un intervenant extérieur, doit-il obligatoirement prévenir les parents ?

Dans le principe, c’est une obligation. Dans les faits, c’est une autre affaire. Sans parler de la venue d’associations faisant promotion de l’homosexualité à de jeunes enfants, un fait récent nous a mis en alerte. Plusieurs parents se sont plaints, par voie de presse, que le film « Tomboy » ait été imposé à leurs enfants sans qu’ils en aient été avertis. On voit ici que l’école n’est plus un sanctuaire inviolable, à l’abri du monde. […]"

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11 commentaires

  1. Question très simple : comment doivent se comporter les professeurs enseignants dans le privé sous-contrat ?

  2. “le gendrisme, passant par le cadre scolaire, veut transformer les professeurs en agents de propagande.” Parce qu’ils n’en sont pas ? Vu leur formation et le laïcisme obligatoire, vu le révisionnisme historique et philosophique….disons plutôt qu’avec le gender on touche le fond, mais voilà trois années déjà que cet enseignement est donné à Sciences Po.

  3. Le moment approche, de la révolte.

  4. Un très grand merci à l’UMP dont le ministre Mr Luc Chatel .
    Car c’est ce personnage qui ,le premier ,a donné son accord pour que le lobby “LGBT”
    se livre à de la propagande dans les salles de classe.
    Cela ,cette trahison ,il faut le savoir.
    http://www.profencampagne.com/article-quand-luc-chatel-ministre-ump-de-l-education-nationale-vantait-la-ligne-azur-des-2008-122460737.html

  5. Dans les dictatures socialistes l’embrigadement des enfants est une constante.
    Après les jeunesses Hitlériennes voici les jeunesses Hollandiennes !

  6. Il est intéressant de connaître ce que dit Marion SIGAUT sur la révolution sexuelle et la pédophilie dans la vidéo
    http://www.dailymotion.com/video/x1chz5o_marion-sigaut-sur-la-revolution-sexuelle-et-la-pedophilie_news#from=embediframe

  7. C’est la logique de la Révolution, on faisait mourir non seulement ceux qui rejetaient la Bête, mais ceux qui n’avaient rien fait pour elle ( et encore…)

  8. Juste pour que vous sachiez, beaucoup de gens font prof justement pour faire barrage à ces idéologies…
    Ne râlez pas contre les profs, mais faites profs !
    Un prof est un cadre qui choisie ce qu’il enseigne à ses élèves. Et même quand il ne choisit pas le thème, il est toujours libre de choisir la thèse.

  9. LGBT, Vert, antiraciste dehors et rouge dedans!Cette campagne sur le genre est en tous points semblable à la démarche sur le racisme, qui a eu les effets que nous connaissons: culpabiliser toute personne critiquant un comportement pour peu que son auteur ait une autre religion que catholique, une autre couleur que blanc… nous avons presque un SOS LGBT comme nous avons la dictature de SOS racisme, avec le soutien d’organismes européens rémunérés par nos impôts.Dans les deux cas, nul ne comprend où est l’intérêt général, ni celui des peuples auxquels ces directives sont appliquées.N’avons-nous rien appris depuis 30 ans avec SOS racisme ? J’oserais même dire que d’une certaine façon, la dictature des écologistes est de même nature. Souvent peu fondée sur des faits réels, mais plutôt sur une propagande autour de peurs et de fantasmes pour imposer des lois qui ont un coût considérable et bénéficient à quelques lobbies (ah les éoliennes ou les capteurs solaires!).
    Serait-on en face d’une seule et même démarche de manipulation destructrice qui s’inspire des recommandations d’infiltration de tous les organismes publics et de propagande trotskiste,et qui utilisent les valeurs que nous partageons pour mieux nous manipuler?
    Jusqu’à quand laisserons-nous les mots contredire les faits?

  10. L’adresse de l’association:
    Enseignants-pour-Enfance.org

  11. @jejomau
    Les profs du privé sous contrat ne sont pas fonctionnaires stricto sensu, mais “agents publics” (loi Censi 2005):
    “« Dans les classes faisant l’objet du contrat, l’enseignement est dispensé selon les règles et programmes de l’enseignement public. Il est confié, en accord avec la direction de l’établissement, soit à des maîtres de l’enseignement public, soit à des maîtres liés à l’Etat par contrat. Ces derniers, en leur qualité d’agent public, ne sont pas, au titre des fonctions pour lesquelles ils sont employés et rémunérés par l’Etat, liés par un contrat de travail à l’établissement au sein duquel l’enseignement leur est confié, dans le cadre de l’organisation arrêtée par le chef d’établissement, dans le respect du caractère propre de l’établissement et de la liberté de conscience des maîtres.”
    Autrement dit, un prof du privé pourrait à la rigueur résister en disant : “Je ne suis pas fonctionnaire et je vous emmerde”, mais le Rectorat d’Académie pourrait lui répondre en retour “Vous avez un contrat avec l’Etat qui vous paye et vous devez par conséquent appliquer les 10 compétences de l’Enseignant qui stipulent que vous devez obéir à l’Etat”.
    Lorsque j’ai passé les concours de l’enseignement (les mêmes que pour le public mais pour le privé en ce qui me concerne), j’ai clairement compris que la soi-disant liberté du privé était un leurre. Nous sommes dans une parenthèse qui va rapidement prendre fin, comptez sur Peillon. On nous a toujours bien fait comprendre que nous étions des intrus et le régime du privé une anomalie. Nous avons toujours bien senti que la confiance qu’ils avaient en notre “loyauté” était plus que modeste… Ils ne sont pas fous.
    Il n’y a donc pas de parade légale, à moins de trouver un Zorro du barreau qui fera condamner l’Etat pour abus de pouvoir sur le distingo “Fonctionnaire/Agent public”.
    C’est pas demain la veille…

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