Bannière Salon Beige

Partager cet article

France : Politique en France

L’identité de genre reconnue dans le projet de loi sur le harcèlement

Extraits du débat cette nuit à l'Assemblée nationale sur le harcèlement sexuel :

G"M. Philippe Gosselin. Après l’avoir fait déjà en commission des lois, je voudrais revenir sur cette notion d’identité sexuelle. Nous voyons, à la faveur de nos échanges, que les choses ne sont pas nécessairement claires et, pour ma part, je ne souhaite pas que l’on introduise cette notion d’identité de genre, surtout pas en catimini, au détour d’une discussion. Entre une rapporteure qui souhaite que l’on introduise cette notion et d’autres qui ne le souhaitent pas, je trouve que les réponses sont un peu ambiguës.

Rappelons que cette théorie du genre est radicale : c’est une forme de révisionnisme anthropologique à proprement parler révolutionnaire, je n’hésite pas à le dire, sachant que mes propos susciteront le débat. À partir du moment où cette théorie repose sur des éléments sociologiques et philosophiques – que je veux bien comprendre – voire plutôt politiques et militants, je m’étonne que l’on puisse l’introduire dans un texte de droit positif, sur un tel sujet qui cherche plutôt à nous rassembler.

J’aimerais que mesdames les ministres puissent à nouveau nous rassurer sur le fait que l’identité sexuelle dont il est question dans le texte de ce soir n’a rien à voir avec cette théorie du genre que nous sommes nombreux à récuser sur les bancs de l’opposition. […]

M. Jean-Frédéric Poisson. Je souscris aux propos tenus par notre collègue Gosselin : il me paraît un peu hasardeux d’inclure dans un texte de droit positif des notions provenant de développements intellectuels qui ne sont pas fondés de manière certaine. Je fais partie de ceux qui considèrent que la théorie du genre est extrêmement fragile, qu’elle repose sur des outils conceptuels insuffisamment élaborés pour la juger certaine et en faire une source de droit positif. Il serait donc très mal venu de l’utiliser comme matériau de notre loi. […]"

Partager cet article

8 commentaires

  1. “une rapporteure”… En bon français, les titres sont au masculin, qui fait office de neutre dans notre langue ! C’est vrai qu’en France, on oscille entre le féminisme idiot et la négation des sexes imbécile…

  2. Après le mariage homo, le harcellement sexuelle, puis la théorie du genre. mais ces gens là sont des obsédés. Il y a quand même des choses plus importantes que ce fatras sexuel dans tous les “sens” du terme. Dans ce désert de Lois ajoutons l’ouverture des frontières. Alors là nous aurons impérativement uniquement le droit de nous taire.J’espère seulement que les français retrouveront le droit et l’enthousiasme pour se révolter en masse.

  3. Quand les français reprendront le pouvoir, il suffira d’anéantir cette loi qui n’en est pas une.
    En route vers le néant.
    Protégeons nos enfants;
    Au fait, que font NN SS les évêques?

  4. J’ai suivi les débats toutes la nuit, hier. Hormis Poisson qui refusait purement et simplement, le débat portait sur le fait de parler d’identité de genre ou d’identité sexuelle. In fine, c’est l’identité sexuelle qui a été retenue (c’etait également dans le texte vote au Sénat).

  5. Moi, si elle n’était pas dramatique, cette polémique sur le genre m’amuserait plutôt: hormis que ce genre fait mauvais genre, c’est LA solution à la tarte à la crème de l’égalité de représentation homme femme qui traîne dans tourtes les DRH, jusque dans les conseils d’administration: certains hommes n’ont qu’à se déclarer femmes et le tour est joué non?

  6. Il va en être de même pour le mariage homosexuel, l’adoption par les couples homosexuels,l’euthanazie,et tout ça en douce ou en force…
    Nous nous retrouverons comme avec la loi Veil devant une loi qui, scélérate, est devenue pour ainsi dire morale aux yeux de beaucoup!

  7. La théorie du genre n’est pas un raisonnement, c’est une ineptie mentale. Elle ne raisonne que sur des bases émotionnelles et de ce fait ne peut s’inscrire en aucune façon dans la loi. Un transsexuel est un homme castré, un travesti est un homme qui s’habille en femme, un homosexuel est un humain qui a des relations avec une personne du même sexe, une homosexuelle idem, une famille c’est un homme et une femme etc….en aucunes façons, cela ne change la nature initiale de l’individu ou de l’entité. Le reste c’est de l’émotion et de l’affect ou du psychologique .

  8. @ Philippe, un exemple d’émotion : j’ai assisté à un colloque au Sénat en 2009 portant, entre autres, sur la gestation pour autrui. Un “parent” mécontent des propos de je ne sais plus quel élu, l’a traité de c… ! au lieu d’employer des arguments. Il n’était pas le seul parent d’enfant issu d’une GPA, et aucun ne raisonnait autrement que par les émotions… Et malheureusement, il devient de plus en plus difficile d’avoir des discussions posées avec beaucoup de nos compatriotes abêtis par des “Plus belle la vie” et compagnie…
    Quant à l’identité sexuelle, je pense à une phrase du ministre de l’Enseignement supérieur à l’occasion de mai 68 : face au représentant des étudiants qui lui demandait ce qu’il comptait faire pour le problème sexuel, le ministre a répondu :”Si vous avez un problème sexuel, plongez-vous dans un bac d’eau froide !”

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services