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France : Politique en France

L’identité nationale dans la campagne

L’intention de Nicolas Sarkozy de créer un ministère de l’immigration et de l’identité nationale a au moins le mérite de créer un débat autour des notions d’identité et de nation. La Croix remarque que si les candidats souhaitent défendre l’identité française, ils ne s’entendent pas sur cette identité, tandis que Le Figaro ouvre la réflexion avec les interventions de Max Gallo et Alain Finkielkraut. Morceaux choisis :

"[C]’est notre lien avec les morts qui est aujourd’hui menacé et même rompu par la repentance. Qu’est-ce, en effet, que la repentance, sinon une arrogante désaffiliation ? Sous l’apparence de la contrition, le présent s’applaudit de sa supériorité morale sur un passé criminel. Le chauvinisme du contemporain remplace l’art d’hériter et de transmettre l’héritage aux nouveaux venus par une conception inédite de l’hospitalité : accueillir l’autre, c’est, désormais, le laisser être ce qu’il est."

"Ce qui est nouveau, c’est que chaque immigré veut que l’histoire de France commence avec lui. Ce n’était pas le cas avant."

"Aux États-Unis, pays pourtant «communautariste», les communautés diverses ne cultivent pas que leur histoire. Elles baignent dans un patriotisme réel, patriotisme exalté par la puissance américaine…"

"Quand les nations se brisent, voit-on surgir plus de fraternité? Non, on voit à l’œuvre des logiques ethniques terrifiantes et les Français en ont pris conscience. Il y a un irréductible national de plus en plus présent. Il suffit de regarder certaines affaires récentes, comme celle d’Airbus, où l’on voit bien que l’Allemagne a défendu ses intérêts de nation. On sait aussi maintenant que la construction européenne n’est qu’une construction oligarchique. Donc, rien n’est définitivement joué pour les nations. Il suffit de vouloir. Ou bien les élites françaises accepteront de renouer avec le sentiment d’une collectivité nationale, ayant sa culture et ses intérêts particuliers, ce qui n’en fait pas une adversaire de l’Europe, ou bien nous renoncerons et nous nous désagrégerons."

"[J]e suis hostile à l’institutionnalisation du dîner du Crif. Cette comparution annuelle des gouvernants est devenue un modèle à suivre pour le Cran et pour toutes les communautés. Une « société de créanciers » n’est plus une cité."

Michel Janva

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4 commentaires

  1. Merci au SB de souligner ce point : quand on parle d’identité nationale, il faut savoir ce que l’on met derrière les mots. Que la gauche se rassure donc, Mr sarkozy est loin de partager la définition de l’identtité de Mr Le Pen. Il est plus proche de Mme Royale. Voici ce qu’il dit dans son livre “la République, les religions, l’espérance” :
    – “En vérité la France est devenue multiculturelle, multiethnique, multireligieuse, et on ne l’a pas dit. Il nous faut l’intégrer, c’est-à-dire l’accepter avec ses spécificités qui enrichiront le creuset républicain.”
    – “l’intégration n’est paas l’assimilation, cette dernière imposant au dernier arrivé qu’il renonce à son identité pour être accepté”
    – “Il faut les intégrer. Leur religion, l’islam, fait partie de leur culture et donc maintenant de la nôtre.”
    -” engager la société française dans un débat plus large sur ce qu’elle est et sur ce qu’elle souhaite devenir.”
    La politique “d’égalité des chances” vise à créer une nouvelle france, une nouvelle culture, reflet, miroir de la population. l’immigré ne doit plus se faire violence pour abandonner une partie de sa culture et épouser ainsi pleinement celle du pays d’accueil. Il vient “construire une nouvelle culture”. Il apporte sa pierre à l’édifice d’une nouvelle France, métissée, multiculturelle. C’est pourquoi Mme Royal en banlieue dit préférer “légalité à l’intégration”. c’est la logique actuelle. Seul le FN combat, après l’avoir annoncé seul et s’être fait trainé dans la boue, ce métissage culturel.

  2. Tout-à-fait Mangouste !
    C’est exactement ce passage qui m’a fait ouvrir les yeux sur la duplicité du personnage et qui – de sarköziste – m’a fait devenir vicéralement anti-sarköziste, et même maintenant lepéniste.

  3. La vérité, c’est que tous ces gens-là ont la haine du Christ, parce que la France n’est la France qu’en tant que nation chrétienne. Et ils cherchent tous les biais pour ne pas avoir à affronter cette question-là dns leur propre vie personnelle : avant de demander qu’as-tu fait de ton frère ?, nous devrions nous demander qu’avons-nous fait du Seigneur ?
    Nous ne sommes plus en 1940. Cette fois-ci, l’amour de la France ne suffira pas à rallier ceux qui vont à la messe et ceux qui n’y vont pas.
    Mais, nous, qui y allons, y allons-nous vraiment ? Le Seigneur est-il vraiment tout pour nous ? Plus que nous-même ? “Celui qui ne renonce pas à lui-même n’est pas digne de moi”.
    L’heure n’est pas aux lamentations. Elle est à cette question : “Seigneur, est-ce que je t’aime asssez ? Et même : “Seigneur, est-ce que je t’aime plus que tout?” (Question qui fut poséer à saint Pierre).
    Si la réponse n’est pas : “Oui”, ne nous faisons pas croire que nous aimons la France.
    C’est le Carême : luttons et triomphons, avec la force de l’Esprit, contre toutes nos lâchetés, nos compromissions avec le monde, avec le péché. Seul un vrai chrétien peut-être un vrai français.

  4. “Ce qui est nouveau, c’est que chaque immigré veut que l’histoire de France commence avec lui. Ce n’était pas le cas avant.”
    Cela, c’est le plus ahurissant.
    Ils parlent de “vieille France”. Comme le le “général” Colin Powell parlait de “vieille Europe”.
    Leur modèle à tous, ce sont les Etats-unis, nations d’immigrants protestants, fondées sur des valeurs d’origine chrétienne. Mais pas sur Notre Seigneur.
    Méditons – et mettons en pratique – l’exhortation apostolique de Benoït XVI.

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