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L'Eglise : Benoît XVI

Liberté, volonté et intelligence

Benoît XVI a consacré sa catéchèse à l'évocation du bienheureux Jean Duns Scott, né en Ecosse en 1266. Le Pape a souligné combien Duns Scot avait travaillé sur le rapport entre liberté, volonté et intelligence.

"L'idée d'une liberté innée et absolue, résident dans la volonté avant l'intelligence, en Dieu comme dans l'homme, conduirait à celle d'un Dieu non lié à la vérité et au bienOriginelle, la liberté aide à bâtir la civilisation lorsque l'homme se réconcilie avec la vérité. Détachée de la vérité, la liberté devient un principe tragique de destruction de l'harmonie intérieure de l'être, et la source des pires prévarications et souffrances".

La liberté "grandit et se renforce, selon Duns Scot, lorsque l'homme s'ouvre à Dieu…lorsqu'on se met à l'écoute de la Révélation, de la Parole. Alors se manifeste le message qui remplit de lumière et d'espérance la vie et nous libère vraiment. Le bienheureux Jean Duns Scot enseigne que l'essentiel dans la vie est de croire que Dieu nous est proche et qu'il nous aime en Jésus-Christ. Il faut donc cultiver un amour profond du Seigneur et de l'Eglise, et en témoigner ici bas".

Si liberté et vérité sont indissociables, on doit en conclure que la liberté religieuse, qui a fait couler beaucoup d'encre, n'a de sens que si la religion est vraie.

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8 commentaires

  1. Le catéchisme de l’Eglise Catholique est très clair sur le sujet de la liberté religieuse : c’est une liberté dans l’acte de croire, sans pression, sans condition.
    Mais cette liberté n’ouvre pas droit à l’hérésie. Cela aussi est dans le CEC.
    Ce qui revient à dire que la liberté religieuse est une acceptation de la Foi dans une liberté de conscience (ou de la conscience) et “n’a de sens que si la religion est vraie.” (donc catholique)

  2. Encore un article intéressant.
    Merci à M.J.

  3. VIS écrit: “Détachée de la vérité, la vérité devient un principe tragique de destruction de l’harmonie intérieure de l’être, et la source des pires prévarications et souffrances”. Et vous vous écrivez: “Détachée de la vérité, la liberté devient un principe tragique de destruction de l’harmonie intérieure de l’être, et la source des pires prévarications et souffrances”.
    Il y a entre les deux transcriptions du même texte plus que des nuances!J’espère que le Saint Père a dit ce que VOUS écrivez qui est ontologiquement plus vrai…et syntaxiquement plus logique.
    Mais est ce bien ce qu’il a réellement dit ?
    [Oui, le VIS a fait une erreur de transcription que m’ont signalé certains lecteurs. La phrase que vous citez n’a justement pas de sens. Le site du Vatican est plus clair :
    http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20100707_fr.html
    MJ]

  4. Ben euh, la conclusion est un peu rapide.
    En fait, je ne peux adhérer vraiment à la vraie religion, que si j’ai le choix, c’est à dire la liberté. C’est parce que je suis libre, que chercher la vérité a un sens. Donc libre de choisir éventuellement une fausse religion. C’est pourquoi la liberté religieuse est si importante aux yeux de l’Eglise. Chacun doit pouvoir choisir librement. Sinon, mon amour de la vraie religion n’est pas possible. Pas d’amour sans liberté de ne pas aimer. Même s’il est vrai par ailleurs, que si je choisis librement la non-vérité, je perds en fait ma liberté.
    [Il ne s’agit pas de contraindre, il s’agit de traitement : on ne peut pas, sous prétexte de liberté réligieuse, présenter l’erreur et la vérité sur le même plan, dans un espèce de grand marché des religions. L’erreur doit être dénoncée comme telle et la vérité proclamée. Ensuite, l’homme accepte ou refuse cette vérité, c’est son choix.
    MJ]

  5. Monsieur Janva, il s’agit de titre juridique. L’Etat et les individus n’ont pas de titre à interdire de croire, même à des opinions erronés. Sinon, c’est l’anarchie.
    Seule l’Eglise (i.e. la hiérarchie) a un titre qu’elle ne se reconnaît que sur les baptisés catholiques.
    Ce matin sur votre blog, je me suis fait traiter d’hérétique. Mais c’est sans titre.
    Il n’y a que la loi naturelle qui s’impose socialement à tous (et profite à tous car l’obligation est un droit pour le créancier et un devoir pour le débiteur) parce qu’elle est promulguée dans le coeur de tout homme et dépend de la raison. D’où le droit de réprimer que détient l’Etat. Personne ne peut dire légitimement, j’ai tué, “c’est ma liberté, car pour moi tuer, c’est bien.”. malgré ce discours, le coupable doit être poursuivi et puni par l’Etat.
    (Re)lisez bien Dignitatis humanae, (presque) tout y est.
    Il s’en suit que l’homme n’est pas “libre” à l’égard de la raison, ni d’ailleurs de la foi, mais seule la raison donne un titre à l’Etat et aux individus, la foi ne donne un titre qu’à l’Eglise (et sur le seuls baptisés catholiques) qui en use ou non, selon ce qu’elle juge bon.
    La foi donne aussi un titre à Dieu, mais aucun homme ne peut dire sur terre : “je suis Dieu en matière de foi que l’on me doit”.
    Cela ne contredit en rien la condamnation de ceux qui refusent la foi, mais ce jugement est réservé à Dieu seul.
    [Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire : ce que je veux exprimer c’est que l’Etat ne peut se déclarer neutre, au nom d’une laïcité (que des clercs défendent au nom d’une liberté religieuse mal comprise) et accepter toutes les religions sur le même plan. Et vous le dite très bien : ne serait-ce qu’au titre de la loi naturelle.
    MJ]

  6. L’idée de “liberté religieuse” est une innovation du début XXème, fermement condamnée par les Papes d’alors.
    Traditionnellement, la liberté consiste à pouvoir adhérer à la vraie religion, comme l’a justement conclu Michel Janva. Les autres confessions sont alors “tolérées” au nom de la paix civile (puisqu’on ne peut ni de doit forcer les gens à se convertir), mais uniquement tolérées. Du moins, c’est ainsi que l’Eglise a recommandé d’agir pendant 2000 ans… et jusqu’à un certain concile.

  7. @ ancilladomini
    La liberté religieuse n’est pas absolue, elle a certaines limites dans le droit naturel dont elle fait partie elle-même. L’Eglise a défendu la liberté religieuse depuis toujours. (Lire Dignitatis humanae)
    “Or, puisque la liberté religieuse, que revendique l’homme dans l’accomplissement de son devoir de rendre un culte à Dieu, concerne l’exemption de contrainte dans la société civile, elle ne porte aucun préjudice à la doctrine catholique traditionnelle au sujet du devoir moral de l’homme et des sociétés à l’égard de la vraie religion et de l’unique Église du Christ.”
    Il faut noter la disctinction entre “devoir moral” et “ordre juridique”. Sans cela on s’embrouille. Cette disctinction est très importante.
    Déjà dans l’encyclique “Libertas” (20 juin 1888) Léon XIII disait :
    “Nous avons parlé ailleurs, et notamment dans l’Encyclique Immortale Dei, de ce qu’on nomme les libertés modernes; et, distinguant en elles le bien de ce qui lui est contraire, Nous avons en même temps établi que tout ce que ces libertés contiennent de bon, tout cela est aussi ancien que la vérité, tout cela l’Eglise l’a toujours approuvé avec empressement et l’a admis effectivement dans la pratique”.
    C’est tout le problème des milieux “contrerévolutionnaires” : ne pas distinguer ce qu’il y a de bon et de vrai dans les idées révolutionnaires, mais de tout rejeter en bloc, sans discernement, sans distinction parce que c’est “révolutionnaire”. Ce n’est plus une façon saine de penser que de rejeter une idée parce que certains la soutiennent.
    Ils en viennent à rejeter la doctrine de l’Eglise parce qu’elle ne condamne pas ce qui n’est pas condamnable !

  8. “Si liberté et vérité sont indissociables, on doit en conclure que la liberté religieuse, qui a fait couler beaucoup d’encre, n’a de sens que si la religion est vraie.”
    Ce n’est malheureusement pas le sens de le déclaration Dignitatis Humanae.
    [Le sens de cette déclaration faisant débat depuis qu’elle existe, bien malin celui qui en donnera Le sens magistériel. MJ]

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