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France : Politique en France / Valeurs chrétiennes : Education

Liberté scolaire : ce que disent les candidats

Jeanne Smits a analysé l’état actuel des programmes des candidats à la présidence, sous l'angle de la liberté des parents concernant l'éducation de leurs enfants, 3e des principes non négociables.

"Seul un parti, le Parti chrétien démocrate (qui a fait collaborer le P. Yannik Bonnet, Anne Coffinier de la Fondation pour l’école, Marc Le Bris, auteur de Et vos enfants ne sauront pas lire, ni écrire à l’élaboration de son projet) affirme d’emblée ces droits des parents et le rôle subsidiaire de l’Etat en matière d’éducation, plaidant pour la liberté encadrée d’inscrire son enfant dans l’école de son choix et évoquant les « écoles indépendantes « (présentées comme n’étant pas « une fin en soi »). Le retour aux méthodes pédagogiques traditionnelles est clairement affirmé. L’instauration d’un « chèque scolaire » est précautionneusement évoquée dans le projet du PCD tandis que les propositions de Christine Boutin suggèrent de le faire fonctionner « à titre expérimental » dans une ou deux académies, le montant du bon scolaire devant y être versé directement aux établissements par l’Etat. Mais comme nous le savons Christine Boutin renoncera à se présenter si cela peut barrer la route à Marine Le Pen : « Si j’ai mes 500 signatures et qu’il y a un risque de voir Marine Le Pen au second tour, je me retirerai », a-t-elle déclaré mardi. Mais alors à quoi sert son projet ? Elle ne pense tout de même pas qu’il sera mis en œuvre par le futur Président reconnaissant ?

Le projet du Front national n’évoque pas la priorité des parents et se borne à proposer la refondation de l’école laïque et républicaine, notamment par le retour aux méthodes pédagogiques traditionnelles et au rétablissement de la discipline. Pas un mot sur l’école libre, sous contrat ou hors contrat. C’est pour le moins un point à éclaircir dans les semaines qui viennent.

Le projet de François Bayrou n’évoque pas davantage le droit des parents ni l’enseignement libre sous ou hors contrat.

Le Parti de la France n’a pas encore publié son projet en la matière.

AMEN (« Arrêtons le massacre des enfants à naître ») annonce une candidature et sa volonté de mettre en place le bon scolaire dans ses statuts mais ceux-ci restent focalisés sur quelques sujets relatifs au respect de la vie et de la famille : sympathique, mais ce n’est pas un projet politique pouvant mobiliser un électorat autre que groupusculaire. […]"

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8 commentaires

  1. Dans le contexte républicain, l’école libre signifie aussi la montée des écoles coraniques, il ne faut pas se voiler la face sans jeux de mots.

  2. La focalisation sur le coupon ou chèque scolaire est une duperie : si on adressait en juin prochain en vue de la rentrée de septembre 2012 un chèque éducation pour chaque enfant de chaque famille, ce serait une pagaille indescriptible : car il ne suffit pas d’inscrire des enfants là où on veut ou peut : demeure le problème des murs et des enseignants. Et de plus pour beaucoup de familles ce serait incroyablement néfaste : car si leurs enfants ne sont pas acceptés dans l’établissement où ils sont actuellement, ils devront courir ailleurs avec toutes les complications possibles, surtout en province, dans les zones semi urbaines ou semi rurales : plusieurs centaines de milliers d’enfants dépendent chaque matin du transport scolaire.
    Il y a qq chose d’idéologique dans la manière de créer des clivages artificiels sur ce sujet qui révèle un total irréalisme : devant un clavier on peut tjrs rêver de grandes réformes, mais la politique c’est l’art de les mettre en oeuvre de manière réaliste.
    Ce que Jeanne SMITS ne dit pas (par omission) c’est que le FN propose de donner l’autonomie aux chefs d’établissements et aux équipes enseignantes et éducatives : c’est l’étape indispensable pour recréer de la concurrence (et/ou de la différence) entre établissements, afin de redistribuer les cartes et d’habituer les familles à des choix progressifs.
    Par contre, le chèque scolaire dans un premier temps pourrait être proposé pour les familles le demandant, celles qui ont déjà leurs enfants dans des écoles hors système.
    Mais en faire une pétition de principe universel, c’est couler l’idée immédiatement : à trop demander, on détruit la possibilité de sa réalisation concrète.
    Les réformes à la hussarde, c’est le rêve du Grand Soir contre-révolutionnaire, mais c’est un rêve. Dans un pays comme la France, avec les pesanteurs sociologiques et syndicales il est inconcevable de procéder dans la précipitation et la brutalité : et de plus les questions matérielles incontournables ne peuvent résolues que par une mise en place progressive, qui débute par l’autonomie des établissements. Réaliser cela sera déjà une révolution en soi : alors braquer tous les acteurs du système éducatif par une mesure qui organiserait l’anarchie totale, et le mécontentement général….est-ce vraiment sérieux ?

  3. C’est quand même curieux la passion avec laquelle PG intervient dès que le programme du FN est – non pas même critiqué, mais seulement questionné.
    Immédiatement, il caricature la position du demandeur (exemple : « adresser en juin prochain en vue de la rentrée de septembre 2012 un chèque éducation pour chaque enfant de chaque famille »), et il attaque toutes cornes en avant la position qu’il a ainsi caricaturée.
    Jeanne Smits remarque que le programme du FN ne dit « pas un mot sur l’école libre, sous contrat ou hors contrat ». En tant que catholiques, c’est quand même ce qui nous intéresse. Mais au lieu d’en convenir, PG se dépêche d’accuser Jeanne Smits de « ne pas dire (par omission) que le FN propose de donner l’autonomie aux chefs d’établissements et aux équipes enseignantes et éducatives »…
    Ces interventions aveuglément passionnées en faveur d’un parti politique sont fatigantes…

  4. @PG: les programmes pour la presidentielle doivent pourvoir pour un horizon a au moins 5 ans, non? Pourquoi vous focaliser sur la rentree de septembre 2012?
    Vous avez tout-a-fait raison : la mise en place d’un cheque scolaire requiert le developpement d’un ecosysteme educatif qui n’existe pas actuellement. Mais l’inverse est vrai aussi – c’est un peu la poule et l’oeuf.
    C’est donc complexe, et 5 ans ne sont pas de trop. Mais cette complexite est une raison de plus pour chercher chez les candidats leur eventuel plan sur la question, car elle ne s’improvisera pas.

  5. @ Latilou
    J’ai critiqué sur le SB le contenu économique que je trouve trop partialement étatiste et semblant ignorer la tradition de la pensée politique de la droite française du livre de Marine LE PEN : je suis très libre de mes jugements. Mais je n’apprécie pas ceux qui reposent sur une omission préalable ; quand on veut porter un procéder à un examen des programmes, il faut prendre en compte l’ensemble des facteurs et des propositions : omettre la principale de l’un d’entre eux réduit la portée de la critique.
    Dans le cas présent, où est l’enseignement catholique privé ? En quoi est-il catholique et même privé ?
    Même programmes que le public, mêmes formations pour les enseignants, enseignants payés par l’Etat, absence d’aumônerie une fois sur deux, plus de catéchèse, chapelles transformées en bibliothèques ou salles de réunion. Théorie du gender, homosexualisme, relativisme, sous marxisme, voire athéisme et anti catholicisme, tel est le panel d’opinions que rencontrent nos enfants dans l’enseignement dit ”catholique” et ”privé”. Qui se définit d’ailleurs comme de même nature que le service public, sans préciser clairement sa différence, à part le suivi psychologique et pédagogique des élèves (le développement de la personne, mais sans la foi), donc une meilleure réussite scolaire.
    L’autonomie des établissements permettrait certainement que certains de ces établissements, sous la pression des parents, changent et redeviennent catholiques.
    Vous connaissez l’amendement CARLE ?
    Le faire sauter serait déjà une libération pour les écoles dites privées.
    @ HV
    Vous avez raison sur le principe et Jeanne SMITS émet une idée que je partage sur le coupon scolaire. J’ai voulu simplement mettre en garde contre les jugements simplistes tjrs émis sur le FN en permanence accusé de n’en faire pas assez et en montrant l’extraordinaire complexité technique et politique du sujet.
    On ne réforme pas un ministère qui emploie 1 200 000 personnes directement ou indirectement par une seule mesure.

  6. “Le Pen au second tour, c’est la victoire assurée pour Hollande” C’est tout le sens de la précaution prise par Boutin de ne pas faciliter l’accession de Le Pen au deuxième tour en prévoyant de se désister en faveur de Sarkozy avant même le premier tour… Ca vous choque Mme Smits, moi pas!

  7. “« Si j’ai mes 500 signatures et qu’il y a un risque de voir Marine Le Pen au second tour, je me retirerai », a-t-elle déclaré mardi. Mais alors à quoi sert son projet ?” Vous pensez que se maintenir et faire gagner le PS, ce serait mieux défendre son projet? Si l’on suit votre raisonnement, il n’y a que le projet du gagnant qui sert à quelque chose, tout les autres projets n’auraient aucune importance, ni les articles de presses, interviews, Think tank, réseaux de lobbying… Le but du combat politique est de faire progresser ses idées pour les voir appliquer un jour, c’est un combat.

  8. @PG : Le bon scolaire, cela existe déjà dans certains pays (USA par exemple) et cela ne crée pas de remous particuliers.
    @Laurent: Les écoles coraniques devraient être interdites de toute façon, bon scolaire ou pas, parce qu’elles enseignent la haine, tout simplement. Si l’on institue pas de bon scolaire, ne vous en faites pas les écoles musulmanes, elles, continueront d’être subventionnées par l’Arabie Saoudite et consort.

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