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Culture de mort : Avortement

Liberté de choix ? En souffrance depuis qu’elle a avorté contre son gré

Liberté de choix ? En souffrance depuis qu’elle a avorté contre son gré

Les féministes et autres militants de l’avortement ne défendent pas les femmes forcées à avorter par leur conjoint, leurs parents, leur patron… Et pourtant, les témoignages ne manquent pas. En voici un publié dans Slate hier :

Nous sommes une famille heureuse avec deux enfants de 3 et 6 ans. Nos filles ont un caractère bien trempé, ce qui peut être difficile à gérer parfois, mais nous les aimons de tout notre cœur.

Au mois d’octobre 2020, j’apprends que je suis enceinte. Mon conjoint a toujours dit qu’il ne voulait pas avoir de troisième enfant. On en discute. Nous n’avons pas la même vision des choses. Il ne se voit pas du tout élever un troisième enfant vu la conjoncture actuelle, les frais (changement de voiture et autres), etc.

Moi, au contraire, je souhaite le garder et ne pas faire d’IVG. Au fond de moi, je veux le garder plus que tout.

Je ne veux pas le forcer à avoir un enfant, alors nous allons ensemble voir le gynécologue pour que je prenne ces fichus médicaments de la mort… Je fonds en larmes et je ne peux les prendre.

Nous repartons à la maison et je sens vraiment qu’il m’en veut de ne pas réussir à accepter cette décision. Pour lui, c’est juste un petit œuf, pour moi c’est déjà un être vivant.

Je reprends rendez-vous et j’y retourne seule comme si j’étais actrice dans un film. J’enterre au plus profond de moi mes sentiments et je coupe mes connexions au cerveau.

Je prends donc les premiers médicaments et deux jours après, les suivants. J’ai l’impression d’évacuer tout en même temps: mon bébé, mon cœur, mes sentiments… On m’a tout arraché.

Je n’en ai parlé à personne mis à part à mes parents et ma sœur. Il en a parlé à ses parents aussi. J’étais très mal et même mes filles n’ont pas compris ce qui se passait.

J’ai remonté la pente… On peut dire que fin décembre, ça allait mieux avec l’aide d’une psy et d’une magnétiseuse.

Il m’a dit que peut-être, dans quelques années, il voudrait bien avoir un troisième enfant.

Depuis mi-avril, me voilà en train de rechuter. Je me suis construit une énorme carapace et j’ai enterré tout cela, mais tout remonte à la surface et je suis sur le point d’exploser. Je ne ressens plus rien et il y a de l’agressivité et de la méchanceté qui ressort envers tout le monde. Je ne profite plus de rien, je me morfonds, je broie du noir. Je ne suis pas capable d’attendre de savoir s’il veut ou pas un autre enfant. Je souffre tellement… J’ai besoin qu’il me dise qu’il veut un troisième enfant avec moi. Sinon, quitte à souffrir, je le quitterai.

Il me soutient, fait son possible pour m’aider, mais rien ne marche… Je ne peux pas voir une femme enceinte ou un bébé sans pleurer.

Je regrette de l’avoir suivi dans sa décision… Les professionnels de santé m’avaient prévenue que si cette décision n’était pas acceptable pour moi, il ne fallait pas la prendre. J’ai pensé à notre couple mais au fond de moi, je m’en veux terriblement d’avoir assassiné mon bébé que j’aimais déjà de tout mon cœur.

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4 commentaires

  1. Il me semble que cette femme, épouse et mère nous oblige à nous mouvoir dans la compassion. Qui lui a masqué ces conséquences et les autres à venir ?
    Une autre statistique ‘ethnique’ est donc à entreprendre. Il faut étudier les divorces et les ruptures de pacs, leurs causes en particulier. Y a-t-il eu un avortement provoqué, un an ou dix ans, avant la séparation du duo ou du couple ? Imaginons que l’on trouve 90% de corrélation ? Alors nous poursuivons. Etudions les effets de la contraception chimique (un mécanisme abortif à cause des règles artificielles et le non blocage de l’ovulation) sur la stabilité parentale et le suicide démographique nihiliste qui mènent certains à envisager l’importation de travailleurs venus d’autres contextes civilisationnels incompatibles avec le refus de l’esclavage ancré et encré dans notre Droit positif lié au Christ Libérateur ?

  2. La lecture de ce témoignage me donne envie de vomir.
    Les avortements se font toujours sous la contrainte de l’extérieur. C’est l’entourage qui “choisit”. Fait pression.
    Mais quelle horreur de tuer celui qui vient pour des raisons aussi futiles que l’emploi, la maison, l’argent, … Que vaut la vie???
    Aucune institution “républicaine” n’est là pour aider les parents à se détourner de cette façon criminelle de se débarrasser d’un enfant. Bien au contraire.
    Si toutes les femmes victimes de l’avortement pouvaient vraiment exprimer ce qu’elles ont dans le fond de leur cœur, ce serait une révolution.

  3. Le meilleur des monde féministe…

  4. Dur, dur…
    Coincée entre deux maux, celui de tuer son bébé contre le risque de tuer sa famille et faire porter les conséquences de son choix à ses enfants…
    La faute, telle que décrite, repose presque exclusivement sur son mari. Mais elle en subit les conséquences, et bientôt ses enfants aussi.

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