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Economie

Libéralisme ou protectionnisme ? Réponse de Charles Beigbeder au Salon beige

L'article de Charles Beigbeder sur le "libéralisme enraciné", que j'avais reproduit ici, m'avait conduite à poser quelques questions. Voici sa réponse :

Le Salon Beige, que je consulte régulièrement et dont j’apprécie la ligne éditoriale, a relayé vendredi 16 octobre une tribune que j’ai publiée dans le Figaro sur le libéralisme. Je m’y définissais comme un "libérateur enraciné", c’est-à-dire une personne qui « puise, au plan philosophique, sa vision de l’homme dans une anthropologie judéo-chrétienne et sa vision de la France dans la fidélité à son identité nationale, tout en souhaitant au plan politique le respect des libertés fondamentales sans lesquelles aucun État de droit n’est viable, et au plan économique la promotion de la liberté d’entreprendre sans laquelle aucune économie n’est prospère ».

La publication de cette tribune a suscité de la part du Salon Beige quelques interrogations formulées par Louise Tudy : « Comment Charles Beigbeder articule-t-il patriotisme et libéralisation du marché mondial ? Est-ce une "saine émulation" que de laisser les entreprises françaises concurrencées par l'importation de produits fabriqués dans des pays moins disant en termes de salaires, de normes environnementales et sanitaires, etc ? Que pense Charles Beigbeder du Traité transatlantique ? »

Je désire y répondre afin de clarifier ma position.

Tout d’abord, avant d’être une idéologie, la mondialisation des échanges est une réalité du monde économique contemporain qui a toujours existé mais s’est considérablement accrue ces cinquante dernières années, en raison du développement exponentiel des moyens de communication entre les États et les continents.

Cette mondialisation économique s’est accompagnée d’une stratégie d’influence culturelle par laquelle les nations les plus puissantes, exportent, au-delà de leur commerce, un mode de vie, une idéologie ainsi que des habitudes de consommation. Le cinéma américain, par exemple, véhicule tout un ensemble de valeurs qui ont eu un impact extrêmement fort sur les mentalités européennes d’après-guerre, pour le meilleur comme pour le pire. Plus récemment, le Qatar a aussi bâti sa stratégie d’influence par des investissements massifs en Europe. Ne pas le voir serait ramener la mondialisation à sa seule dimension économique et nier la prééminence du facteur culturel dans la vie des sociétés.

En tant que vecteur d’une influence extérieure, la mondialisation culturelle peut appauvrir l’identité d’un pays voire contribuer au déracinement de ses nationaux : standardisation des modes de vie et des paysages, alignement de la culture sur le plus petit dénominateur commun, dissolution de l’identité nationale dans un ensemble de principes abstraits ou encore disparition des traditions locales ramenées au simple rang d’un folklore digne des fêtes foraines annuelles. C’est ce que le politologue Laurent Bouvet appelle l’insécurité culturelle.

C’est un risque mais ce n’est pas, non plus, une conséquence mécanique de la mondialisation. Un peuple fier de son histoire et enraciné dans son identité pourrait tout à fait résister au laminoir destructeur du mondialisme et ne retenir que les aspects positifs d’une ouverture à d’autres civilisations. Mais encore faudrait-il pour cela avoir conscience de l’impérieuse nécessité de défendre la culture de son pays, ce qui fait malheureusement  défaut à l’Europe : « Veillez, par tous les moyens à votre disposition, sur cette souveraineté fondamentale que possède chaque Nation en vertu de sa propre culture. Protégez-la comme la prunelle de vos yeux pour l’avenir de la grande famille humaine » exhortait de manière prémonitoire le grand pape saint Jean-Paul II, à la tribune de l’UNESCO en 1980.

Sur le plan économique, il en va de même. La mondialisation est un fait inéluctable dont les conséquences peuvent être bénéfiques pour tous, lorsque certaines règles posées à l'échelle internationale permettent une saine émulation, sans dumping social ni distorsion de concurrence. Il va de soi qu’à l’heure actuelle, nous sommes loin de cette « mondialisation heureuse » ; il est donc parfaitement légitime que les nations se prémunissent contre la concurrence déloyale de pays qui exploitent leurs salariés comme des esclaves ou pillent les ressources de la planète de manière sauvage. Ce « protectionnisme éthique » revêt en général la forme de chartes internationales des droits de l’homme ou de conventions de fixation de normes environnementales par lesquelles les États ou les entreprises peuvent soumettre toute importation de biens et services au respect de certains critères. Plus subtil que les traditionnels droits de douane, il sert souvent, en pratique, de prétexte moral au protectionnisme économique dont le seul but est d’avantager la production nationale par rapport à celle des concurrents étrangers.

Là encore, dans ce domaine, il est légitime de vouloir donner la priorité aux produits nationaux par rapport aux importations, ne serait-ce que pour tenter de défendre notre appareil productif. Les États-Unis savent se protéger, tout comme la Chine. Ce protectionnisme doit cependant être raisonné et modéré pour plusieurs raisons :

– Nos économies sont aujourd’hui totalement interdépendantes, de sorte qu’en bien des domaines, nous ne sommes plus autosuffisants.

– Nos concitoyens sont bien contents de pouvoir bénéficier de la baisse des prix de production liée à la division mondiale du travail et à la spécialisation des tâches, qu’un protectionnisme radical remettrait en cause.

– Le protectionnisme comporte enfin un autre risque : celui de conduire l’État à défendre des entreprises non rentables économiquement, dépassées technologiquement, ou proche du pouvoir politique (collusion malsaine voire conflit d’intérêts).

Reste à connaître le cadre dans lequel pourrait intervenir ce protectionnisme raisonné. Si l’on veut pouvoir rivaliser avec de grands ensembles comme la Chine ou les États-Unis, l’Europe me semble plus approprié que la France, mais à trois conditions seulement :

– D’abord en restreignant notre zone de libre-échange aux pays d’Europe occidentale ainsi qu’à la Scandinavie qui partagent le même niveau de vie et les mêmes exigences sociales. Ce sera l’occasion, au passage, d’aligner le taux de prélèvements obligatoires français (aujourd’hui à 46% du PIB) sur celui de la moyenne des pays d’Europe du Nord et de l’Ouest (35 à 40%), ce qui permettra une concurrence saine au sein de cet ensemble. Dès lors, plus de problème soulevé par les directives "Bolkestein" ou "travailleurs détachés" : le plombier polonais ou le maçon roumain n’appartiendra plus à cette zone de libre-échange.

– Ensuite, en donnant la priorité à la croissance par l'innovation, qui constitue la véritable réponse structurelle à tous les dumpings, comme l’a montré Philippe Aghion, professeur à Harvard et au collège de France, car elle donne un temps d’avance à la nation qui innove et favorise une « destruction créatrice » d’emplois en rendant obsolètes les innovations précédentes et en promouvant une forte mobilité sociale.

– Enfin, en renforçant la protection économique extérieure des marchés européens : s’il est préférable d’instaurer une zone de libre-échange entre pays de l’Union européenne présentant une économie similaire (Europe occidentale et Scandinavie), il est, en revanche, urgent de défendre les intérêts européens par rapport à l’économie chinoise ou aux marchés américains. Aujourd’hui, l'Union européenne a ouvert la quasi-totalité de ses marchés (90%) contre seulement 40% côté américain. De ce point de vue, le TAFTA (rebaptisé TTIP pour Transatlantic Trade and Investment Partnership) semble mal engagé car il vise à aligner les normes européennes sur les standards américains. Négocié dans la plus grande opacité entre la Commission de Bruxelles et le gouvernement américain, ce traité instituerait, en outre, un système dangereux pour la souveraineté des États qui pourraient désormais être traduits par des entreprises privées devant une justice arbitrale supranationale. Le silence qui entoure ces négociations est tel que la France, par la voix de son secrétaire d'État au commerce extérieur, Matthias Fekl, n'exclut pas un arrêt pur et simple des négociations.

Pour conclure, je considère la mondialisation comme un défi qu’il faut savoir affronter en étant particulièrement prudent sur le plan culturel et particulièrement audacieux et innovant sur le plan économique, sans faire preuve d’une quelconque naïveté à l’égard de nos concurrents ni d’un repli frileux sur soi qui pourrait être une forme de renoncement. « L’avenir est quelque chose qui se surmonte écrit Bernanos. On ne subit pas l’avenir, on le fait ! »

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13 commentaires

  1. La droite d’avant était contre cette Europe dominée par les intérêts germano-américains, cette Europe du chômage où les sociétés multinationales dictent leurs lois… “Cette Europe là, nous ne l’accepterons jamais” disait Jacques Chirac en 1979 !
    https://www.youtube.com/watch?v=0bkFV-j3Nz0
    On a l’impression d’écouter François Asselineau !

  2. il ne faut pas rêver, le mondialisme a tué l’artisanat tant en Europe qu’en Amérique du Sud!
    un savoir faire ancestral disparait car on a crée des besoins éphémères, tout est jetable rien ne doit durer!
    le bibelot que nos descendants auraient aimé caresser ne se trouve plus!

  3. suite , on ne transmet plus!

  4. Le chômage est extrêmement inquiétant ! De nombreux économistes tels que Jacques Sapir pensent que si la France revenait au franc, il pourrait baisser des deux-tiers.
    Pour ce qui est des dettes, on sait aussi que la dette souveraine de nombreux pays, dont la France à 97%, est émise dans le droit de ce pays. Or, la règle, établie par la cour d’arbitrage internationale depuis la fin des années 1920, est que tout titre émis dans le droit du pays doit être payé dans la monnaie du pays. C’est ce que l’on appelle la lex monetae. Cela veut dire que si la France décide de quitter l’euro et de revenir au franc, 97% de notre dette publique sera immédiatement et sans contestation possible, re-dénomminée en franc.
    De ce point de vue, le seul pays qui serait obligé de faire défaut sur sa dette souveraine serait la Grèce car plus des deux-tiers de sa dette sont émis en droit étranger. Parler soit d’une multiplication importante pour la dette française comme le font Nicolas Sarkozy et les dirigeants des “Ripoux bling bling”, ou au contraire parler d’un possible défaut, comme le fait J-L Mélenchon, n’a aucun sens. Pour les uns, cela relève du mensonge pur et simple…
    En ce qui concerne les dettes privées, une grande part de ces dernières est placée auprès d’acteurs français. Il n’y aura aucun problème en cas de sortie de l’euro. Pour les entreprises multinationales françaises, une large part de leur endettement est souscrite par des non-résidents. Mais, ces entreprises font aussi une large part de leur chiffre d’affaires hors de France. Dès lors, en cas de sortie de l’euro accompagnée d’une dépréciation du « nouveau » Franc, les dettes seraient réévaluées mais le chiffre d’affaires (et les profits) aussi! Les calculs qui ont été fait par diverses banques indiquent que les deux mécanismes s’équilibrent.
    Il reste le problème des flux financiers entre pays, qu’ils soient dans la zone euro ou hors de la zone euro. Techniquement, les grandes banques internationales se sont déjà préparées à la perspective d’une dissolution de l’euro. Il conviendrait de suspendre les transactions financières pour une durée de 24 à 72 heures, puis de limiter les mouvements à très court terme (qui relèvent essentiellement de la spéculation) pour une période d’environ six mois. L’image d’une sortie de l’euro provoquant un « désastre » relève donc de la fiction.
    Les avantages d’une sortie de l’euro sont nombreux. Jacques Sapir s’en tient aux avantages économiques et financiers d’un rétablissement du Franc. Ce constat ne tient donc pas compte du retour à la fierté nationale que serait cette libération de la France. D’un point-de-vue politique, cela décupleraient les résultats, parce qu’il restituerait à la France son indépendance, le libre-choix de ses alliances, le retour au contrôle de ses frontières, en un mot la France retrouverait sa souveraineté, vis-à-vis de l’Union européenne, vassale de l’ordre unipolaire apatride sous égide US.
    Il suffit de constater l’explosion de la place prise par la Russie dans le monde depuis qu’elle a secoué le joug de sa vassalité vis-à-vis de l’ordre mondial unipolaire américain. Et ceci en dépit du blocus économique que les banksters lui ont opposé. C’est une question de volonté politique, comme la Russie le démontre chaque jour.
    https://www.youtube.com/watch?v=uB4ur480EbE

  5. Petit exemple de libéralisme ou comment endetter une entreprise pour satisfaire les spéculateurs !
    L’entreprise israélienne Numericable-SFR s’endette de 1,6 milliards d’euros simplement pour enrichir les actionnaires ! En sachant que le dernier cours connu pour l’opérateur est de 42,11 euros pour un titre, l’offre est plutôt généreuse avec un rendement de 13 %.
    Le premier bénéficiaire du versement de ce dividende, prévu de longue date par l’opérateur, n’est autre qu’Altice. En effet, le groupe néerlandais détenu pour moitié par l’israélien Patrick Drahi possède 78,5 % des parts de Numericable–SFR. Cette opération lui permettra donc d’encaisser environ 2 milliards d’euros au frais des employés et clients de Numericable-SFR qui devront travailler deux fois plus pour rembourser cet emprunt ! Génial non !
    http://www.nextinpact.com/news/96901-numericable-sfr-emprunte-pour-verser-25-milliards-deuros-dividendes.htm

  6. Une vision européiste et transatlatique de l’économie, qui en réalité nie :
    1/ le libéralisme, car quand on abandonne sa souveraineté on ne peut plus parler de libertés et d’état de droit, puisque le droit est confié à des technocraties ou des lobbys économiques de monopoles, fixant le droit en fonction de leurs intérêts immédiats. Le Bien Commun souverain demeure la base du libéralisme vrai
    2/ l’enracinement, qui suppose des frontières, que M. BEIGBEDER confond étrangement avec un enfermement et un rideau de fer, alors qu’une frontière est un filtre, que symbolisaient les barrières douanières. Réduire l’enracinement à une innovation technique favorisant la mobilité sociale, appliqué à l’agriculture, ce raisonnement a conduit à sa disparition programmée, comme d’ailleurs il en a été de filières entières d’activités éconopiques et industrielles locales désormais disparues et auxquelles on a substitué des importations : ces filières disparues ou mourantes ne peuvent plus financer de l’innovation.
    Ce qui est frappant chez M. BEIGBEDER c’est qu’il n’invoque pas le rôle du facteur humain et de la responsabilité de la personne dans sa vision d’un libéralisme enraciné, mais uniquement des techniques et des flux.
    Très représentatif du patronant conservateur, qui faute d’une vision juste de la nature humaine, se perd toujours dans le sens de la gauche : le mondialisme déraciné.

  7. “en bien des domaines, nous ne sommes plus autosuffisants”
    Encore faut-il ne pas mettre des boulets aux pieds de ceux qui contribuent encore à notre autosuffisance (en particulier alimentaire: cessons de surcharger le “baudet” de l’agriculture).

  8. Le mot “libéralisme” est assez flou, mais, quoi qu’il en soit, l’ultra-libéralisme mondialisé sansfrontiériste est incompatible avec l’enracinement et le patriotisme. C’en est même l’absolu contraire.

  9. Aujourd’hui la Chine (l’Asie en fait) est l’usine du monde. Quand tout le domaine secondaire sera asiatique qu’en sera-t-il de l’occident ?
    C’est toute proportion gardée, ce qu’à fait subir la Grande Bretagne à l’Asie à la fin du XIXe siècle. La destruction de son artisanat par l’importation massive des usines textiles et métallurgiques anglaises. L’Asie a mis plus d’un siècle à s’en relever, mais visiblement elle a retenue la leçon.
    Donc oui la mondialisation existe depuis toujours et non on ne doit pas laisser son industrie sans protection, car qui ne produit plus ne peut plus innover. Il n’y a déjà plus une puce électronique de fabrication européenne. Toue innovation dans ce domaine – de pointe – ne sera donc pas de notre fait.

  10. Et si au terme de “libéralisme”, qui sera toujours suspect en France, nous lui substituions le terme de “libre entreprise” ?

  11. L’analyse de Monsieur Pascal Gannat, me semble concise et exhaustive. Bravo.
    Chère ou cher Frégate, dire que la mondialisation existe depuis toujours est tentant, mais inexact.
    d’une part le mot, n’existe pas depuis toujours, ce qui est tout de même problématique pour un concept précis, et d’autre part, si les échanges économiques internationaux existent depuis si longtemps, c’est que le commerce lui remonte loin dans le temps.
    la mondialisation n’est ni l’économie, l’industrie ni le commerce, même si elle a un rapport évident avec les trois.
    le monde dérégulé que Monsieur Beigbeder nous présente comme inéluctable n’existe pas davantage, car il n’est jamais qu’une projection idéologique.
    les économies ont toujours étaient interdépendantes, la véritable question est la régulation des échanges, pour le dire franchement le contrôle.
    Celui qui contrôle est maître de sa barque, celui qui délègue ses avoirs et ses moyens au “cloud” déterritorialisé accepte de facto une sujétion et les règles d’une nouvelle forme de féodalité à son propre détriment.
    sans limite et contrôle des limites, ce qui d’ailleurs est le rôle du souverain, de l’état, il n’y a pas d’unité, de substance.
    Si nous ne reconnaissons pas de valeur aux biens que l’industrie nous vend, ces derniers sont décotés, nous sommes les premiers fabricants de richesse devant les industriels car ce sont nos choix singuliers qui les font vivre, n’inversons pas les rôles, si je puis être heureux avec le minimum de choses que je choisis et sans regarder la télévision pour savoir comment me comporter en être humain, la mondialisation finira avec la génération spontanée, et la N.E.P. soviétique : dans les poubelles de l’histoire.

  12. Faire une Europe uniquement avec les pays qui ont les mêmes règles (à priori c’est économiquement défendable), c’est une logique qui conduit immanquablement à l’esprit de l’UE actuelle et du traité transatlantique : un monde avec les mêmes règles et les mêmes normes partout.
    Charles Beigbeder nous explique que l’économie est mondialisée et il en tire la conséquence qui faut organiser un protectionnisme européen. Si cela fonctionne, je ne vois pas pourquoi ce protectionnisme ne pourrait pas fonctionner au niveau français.
    Et surtout, le raisonnement doit être poussé jusqu’au bout. Si l’on veut créer des règles communes entre 10 ou 12 pays européens, qu’est-ce qui empêche ensuite d’y ajouter d’autres pays qui accepteraient les mêmes règles ? Et qu’est-ce qui empêche ensuite les Etats-unis d’expliquer qu’il faut des règles communes entre l’Amérique et l’Europe et qu’il faut donc faire un marché transatlantique ? Et dans ce cas, quelles sont les règles qui prévaudront ?…
    En gros Mr Beigbeder, bien qu’il soit certainement partriote et attaché à la culture française, défend très exactement le modèle qui est développé par notre chère Europe…

  13. Texte précis, équilibré, éthique, juste. Il est clair qu’ avec un peuple vraiment attaché à son identité, la mondialisation serait beaucoup moins dangereuse. Il est exact que si un protectionnisme intelligent et provisoire est souhaitable, le protectionnisme radical et permanent est nuisible. Mais les gens sont-ils prêts à comprendre des subtilités et percevoir les nuances ?

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