Bannière Salon Beige

Partager cet article

France : Société / Liberté d'expression / Médias : Désinformation

L’hypocrisie des journalistes concernant Roland Dumas (suite)

J'évoquais l'hypocrisie des journalistes dans mon précédent post. Il faut visiblement en exclure Jean-Jacques Bourdin car sa question semble désormais se retourner contre lui. Tous les défenseurs de la "liberté d'expression" pour Charlie Hebdo veulent interdire à un invité de dire ce qu'il pense (Roland Dumas) mais aussi et surtout à un journaliste, plutôt libre, (Jean-Jacques Bourdin) de poser les questions qu'il souhaite :

Roland-dumas-16"Outre la réponse, c'est  la question de Jean-Jacques Bourdin qui est largement critiquée.  Sur LCI, lors de l’émission « Choisissez votre camp », Sophie de Menthon, présidente de l'association Ethic et Chef d'entreprise a demandé : « Pourquoi une telle question ? C'est un raccourci médiatique absolument honteux de la part d'un animateur. C'est lamentable". "Déontologiquement, la question de Bourdin est inacceptable", a renchéri Maurice Ulrich, éditorialiste à L'Humanité. "C'est une question de pousse-au-crime. C'est Bourdin qui met le feu. On est dans une situation où les mots ont tout leur poids. On ne joue pas aussi facilement avec une phrase comme celle-là. Dire cela, ça renvoie exactement au climat des années 40." 

Le journaliste de RMC et BFMTV se défend en répondant sur son compte Twitter « J'aime mon métier: faire dire à mes interlocuteurs ce qu'ils pensent vraiment. Recherche de la vérité contre toutes les langues de bois

Il a répondu plus tard à la polémique sur le site « Pure médias » : « Une question peut être antisémite mais celle-ci ne l'était pas. Il s'agissait de savoir si mon interlocuteur pensait ce qu'il dit ou pas ! Il faudra s'habituer à des journalistes indépendants qui ne prennent pas parti et qui sont libres de toute influence, libres de toute chapelle… Je continuerai à faire mon métier, je ne regrette rien, absolument rien. »

Drôle de conception de la liberté d'expression. Bienvenu dans la dictature des médias, bienvenu dans La France Big Brother

Partager cet article

8 commentaires

  1. Y aurait-il un début d’incendie à la maison désinformation?

  2. On dirait que le système se fissure ; ou plutot que certains caciques prétendent rompre leurs chaines. Quelques tentatives de mise à mort médiatique vont suivre mais les « blasphémateurs » seront de plus en plus nombreux et donc les « punitions » de moins en moins suivies d’effet…
    D’ici peu la parole sera plus libre : c’est une question de mois…

  3. Sophie de Menthon est absolument détestable, ici comme ailleurs (on se souviendra de sa position sur le travail du dimanche, où elle n’a pas hésité à collectionner les clichés en vue d’assurer la promotion du travail dominical).

  4. S’il avait demandé : « Christine Boutin est-elle sous influence catholique? » tout le monde aurait trouvé cela banal, et personne n’aurait songé à faire un rapprochement avec la persécution des catholiques en Vendée, et ailleurs, sous la Révolution…
    Il semble que dans cette république il existe de curieuses distorsions de la pensée …

  5. Quand on entend le ton incantatoire de Valls parlant de la « question juive » … Nul doute qu’il est « sous influence » !
    Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que la politique française a sa source dans l’alcôve .

  6. « J’aime mon métier : faire dire à mes interlocuteurs ce qu’ils pensent vraiment »…
    A son âge il n’a pas encore compris… que le métier de journaliste c’est faire comprendre la pensée de son invité à ceux qui l’écoutent et non chercher à le piéger en lui faisant dire le mot qui le discréditera, (c’est attendre que l’invité ai fini de répondre à une question avant de lui couper la parole pour continuer la question ou en poser une autre). Le métier de journaliste c’est respecter l’invité et lui parler sans mépris, c’est garder pour soi son militantisme, c’est informer les auditeurs sans travestir la vérité des faits, etc…

  7. j’entend de plus en plus dire « on se croirait dans les années quarante… » ou « serions_nous revenus aux années sombres ? »ceux qui disent cela, où étaient-ils en ce temps-là ?étaient ils déjà nés ? ou à même de comprendre ?Si cette époque fut pénible, au moins avions-nous l’espoir de la voir se terminer dans la liberté, grâce à des français courageux,pour qui le pays comptait avant tout!Mais où sont les neiges d’antan…

  8. Ce PAF est vraiment détestable mais ma sympathie va d’abord à Roland. Au moins il est réjouissant, bien à l’inverse du piégeur qui s’est fait piéger pour une fois.

Publier une réponse