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L’histoire du chauffeur contre-révolutionnaire et des anti-CPE

Gérard Gachet raconte une "saynète réjouissante" :

[S]ous les fenêtres de Valeurs Actuelles, […] les élèves du lycée voisin se sont mis en tête de jouer à la révolution en barrant un carrefour à grand renfort de barrières et de poubelles renversées. Vêtus de jeans et de blousons de marque, nos guérilleros d’opérette photographient leur exploit avec leurs portables dernier cri, n’en revenant pas de leur folle hardiesse, quand surgit le peuple, le vrai. Entendez un chauffeur de poids lourd qui n’entend pas s’en laisser conter, et commence par bousculer une barrière et broyer une poubelle avec son 15 tonnes. Clameur des jeunes, qui se rassemblent devant le camion pour l’empêcher d’aller plus loin. Fureur du chauffeur, qui descend de sa cabine, interpelle le grand leader local de la révolution lycéenne, reconnaissable au mégaphone qu’il tient à la main, et lui tient à peu près ce langage : « Moi je bosse, abruti, et je n’ai pas envie de perdre mon boulot à cause de petits bourges qui se font plaisir ! » Sur les trottoirs, les passants ragaillardis prennent fait et cause pour le travailleur, et engueulent les lycéens qui n’ont plus qu’à s’écarter piteusement pour laisser passer le poids lourd.

Henri Védas

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2 commentaires

  1. C’est bien vu de la part d’Henri. On en est bien là. On a d’un côté les révolutionnaires qui veulent aller encore un peu plus loin dans la Révolution, vers une VIe république pour les extrémistes, et de l’autre, les contre-révolutionnaires. Il faudra à un moment ou un autre que nous descendions dans la rue avec nos drapeaux frappés du Sacré-Coeur de JESUS, Espoir et Salut de la France afin de montrer la voie aux pauvres français déboussolés dans cette anarchie. Organisons ces manifestations pour le Dieu et la Patrie. Faisons connaître la solution aux français. On ne choisit jamais que ce que l’on connait. Que tous ceux qui ont des responsabilités prennent à présent leurs responsabilités. Que chacun à notre niveau apportions autour de nous la solution: le Christ, Roi de France. Il n’y en a pas d’autres.

  2. La scène est piquante, c’est indéniable. Il est aussi indéniable que si les lycéens avaient été des racailles de banlieues, la scène eut été moins piquante.

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