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L’égalitarisme, pourvoyeur d’inégalités

Jean Madiran n’est plus seul à mettre en cause le discours de l’ "égalité des chances" : dans Le Figaro d’aujourd’hui, Jean-Paul Brighelli, auteur de La fabrique du crétin, fait de même dans une tribune intitulée "l’égalitarisme, ce grand pourvoyeur d’inégalités".

Comme disait Pierre Naville, l’expression «égalité des chances» est contradictoire dans ses termes. L’égalité des chances, si elle est un droit, et non un fait, recouvre une inégalité virtuelle, qui est un fait. Et la «réussite pour tous» a légitimé la casse du système scolaire et la baisse programmée du niveau, aussi bien celui des élites que celui des élèves en difficulté : l’égalitarisme est plus grand pourvoyeur d’inégalités que l’appartenance de classe. D’où le blocage de l’ascenseur social.

Résultat ? Une inflation des diplômes, et un écart croissant entre ces bouts de papier dévalués et la compétence réelle. […]

On a inventé des dizaines de bacs pour que l’objectif assigné au système par Jean-Pierre Chevènement (80% d’une classe d’âge au bac) soit atteint. Mais les examens, dont les résultats sont adaptés aux exigences de la démagogie, ne constituent même plus un rite de passage, qui s’effectue désormais dans la rue.

Et après ? Que faire de ces bacheliers sans bagages ? On les envoie en fac.

En France, les seules formations post-bac qui privilégient la qualité, sinon l’excellence, sont des voies courtes, BTS, IUT et classes préparatoires. Ce sont – est-ce un hasard ? – des systèmes hautement sélectifs, à l’entrée comme en cours de formation. Le reste, l’immense reste des bacheliers, s’engouffre dans des universités où l’on décante et déchante vite.

Henri Védas

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