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Culture de mort : Euthanasie

L’euthanasie revient sur le devant de la scène

Chantal Chanel et Laurence Tramois ont appris leur renvoi devant les assises. Cette infirmière et ce médecin seront jugés pour avoir donné la mort à une patiente de 65 ans en phase terminale d’un cancer. Respectivement poursuivies pour «empoisonnement et complicité d’empoisonnement», elles risquent 30 ans de réclusion criminelle. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Bordeaux a décidé «que les charges étaient suffisantes» pour les renvoyer devant une cour d’assises. Les magistrats n’ont donc pas retenu les arguments des avocats de la défense qui avaient notamment invoqué l’absence de «geste criminel» et «l’état de nécessité».

Le médecin s’est défendu ainsi :

"Je ne me voyais pas réunir la famille de Paulette Druais, en leur demandant s’ils acceptaient de signer un papier. J’étais le médecin de Paulette, elle m’avait fait des confessions et j’ai donc pris mes responsabilités".

Pour Me Pierre-Olivier Sur, l’avocat de l’infirmière, l’acquittement ne fait aucun doute :

"Les juges professionnels n’ont pas voulu aborder un problème de société, renvoyant ce dossier à la représentation populaire, mais cette dernière va aller jusqu’à l’acquittement".

Et voilà. Ce procès est utilisé dans le but de faire le droit, c’est-à-dire de forcer la légalisation du crime de l’euthanasie. Pour bien comprendre les termes du problème, il est fortement conseillé de s’instruire en lisant ceci afin de bien distinguer l’euthanasie, les soins palliatifs, l’acharnement thérapeutique, etc., ainsi que ces réflexions de l’Académie pontificale pour la Vie.

Michel Janva

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8 commentaires

  1. C’était effrayant de voir les infos hier soir à propos de cette affaire : on a pu voir un reportage sur deux femmes tout à fait à l’aise malgré le fait qu’elles risquent une peine de trente ans, qui posaient devant les caméras comme des stars du Festival de Cannes, avec une assurance désemparante quand on songe au crime qu’elles ont commis… Le médecin témoigne avec assurance, tandis que l’infirmière joue les femmes “fragiles mais courageuses”… Toutes ces mimiques devant un parterre de journalistes qui leur ont apparemment depuis longtemps assurés leurs applaudissements. Qu’en pensent les millions de téléspectateurs devant le journal de 20h00, pour qu’on ose leur montrer cela aussi aisément ? C’est terrifiant…

  2. En revanche l’association “Alliance pour les droits de la vie”, présidée par un cancérologue, Xavier Mirabel, a qualifié la décision bordelaise de “logique”. “On ne pouvait pas imaginer une dépénalisation rampante de la piqûre létale par voie judiciaire: elle est clairement rejetée par la déontologie médicale et par la loi fin de vie votée unanimement il y a quelques mois”, a-t-il indiqué dans un communiqué.
    Source: depêche APF Bordeaux
    Lu sur http://culturedevie.zeblog.com/

  3. “J’étais le médecin de Paulette, elle m’avait fait des confessions”
    Outre le fait d’employer un terme religieux (confidences, il ne connaît pas?), combien de médecins auront-ils l’affront d’utiliser le secret médical pour dédouaner leur responsabilité? Le dame n’est plus là pour dire ce qu’elle voulait, ou aurait voulu dans un moment de détresse passager.
    Infâme!

  4. Certains feraient mieux de se taire plutôt que de parler de ce qu’ils ne connaîssent pas.Pourquoi ne ferait-on pas comme d’autres pays européens? Pour avoir vécu la lente agonie de ma maman, je puis vous dire que je suis pour l’euthanasie. Est ce humain de laisser souffrir ceux qu”on aime pour qu’ils vivent 2 ou 3 jours de plus? C’est abjecte et inhumain. J’ai honte de l’avoir laissée souffrir, je priais tous les soirs pour que le lendemain elle ne soit plus là. Etant attaquée moi aussi par ce crabe sans pitié, je souhaite que l’on ait pitié de moi et que l’on abrège mes souffrances, le moment venu.j’ai fait une lettre en conséquence.
    Je laisse les belles paroles aux moralistes, mais qu’ils ne se fassent pas d’illusions, un jour eux aussi ils connaîtront la souffrance, et là ils comprendront ce que veut dire mourir dans la dignité.

  5. Ce commentaire montre à quel point ce que j’avais mis en lien peut être utile :
    “Le fondement de la justification que l’on veut invoquer et faire valoir devant l’opinion publique repose principalement sur deux idées essentielles:
    a) le principe de l’autonomie du sujet qui aurait le droit de disposer de sa vie d’une manière absolue;
    b) la conviction plus ou moins explicite du caractère insupportable et inutile de la douleur qui peut parfois accompagner la mort.
    (…)
    Il est utile de rappeler ici, en renvoyant également aux documents cités, que la douleur des patients, douleur dont il est question et par laquelle on veut en quelque sorte justifier et rendre quasiment nécessaires l’euthanasie et le suicide assisté, est, aujourd’hui plus que jamais, une douleur pouvant être soignée grâce aux moyens adéquats de l’analgésie et des soins palliatifs proportionnés à la douleur elle-même; celle-ci, si elle est accompagnée d’une assistance humaine et spirituelle appropriée, peut être adoucie et soulagée dans un climat de soutien affectif et psychologique.
    D’éventuelles demandes de mourir émanant de personnes souffrant profondément (comme le démontrent les enquêtes menées parmi les patients ainsi que les témoignages de personnel de santé connaissant bien la situation des mourants) traduisent presque toujours une demande indirecte du patient pour recevoir davantage d’attention et d’intérêt de la part des personnes qui l’entourent, en plus des soins appropriés: deux éléments qui font parfois défaut dans les hôpitaux d’aujourd’hui. La con-sidération déjà proposée dans la Charte des personnels de la santé n’en est que plus vraie: “Le malade qui se sent entouré d’une présence affectueuse, humaine et chrétienne, ne tombe pas dans la dépression et dans l’angoisse comme celui qui, au contraire, se sentant abandonné à son destin de souffrance et de mort, demande à en finir avec la vie. C’est pourquoi l’euthanasie est une défaite pour qui la théorise, la décide et la pratique” (n. 149).”

  6. @ Oranie
    Ayant une grande compassion pour vous dont le témoignage est prenant, je vois dans vos propos la révolte contre ce qui ne sera jamais compréhensible au coeur de l’homme : la souffrance & la mort. Devant ce défi à la raison, il n’y a pas de solution autre que la foi en la Vie (éternelle & terrestre). Quand la mort ou la maladie vous touche de près, c’est la vie qui prend un sens plus grand, plus beau & plus vrai. Répondre à ce défi par une logique mortifère entretient peut-être l’illusion de la facilité, mais ne fait que nous retenir dans ce que nous croyons fuir, puisque la mort a, selon vous, gagné.
    Ne voyez dans ce propos aucun morale, simplement l’expérience d’une vie foudroyée par une souffrance incompréhensible, qui tente de rester précisément une VIE. Avec mes prières à Jean-Paul II.

  7. Je suis catholique et je comprends tous ces commentaires ci-dessus. Mais je le redis quand vous voyez la personne aimée souffrir et en l’occurence sa propre mère qui vous a mis au monde, quand vous voyez son ventre gonflé à quadruplé de volume (cancer du pancréas)ce ventre dont vous êtes sortie, cette mère que vous adorez, cette odeur pestilentielle qui est dans la chambre.Le docteur vous fait signe avec ses doigts, il vous montre 3 doigts, 3 jours à vivre, il n’a même pas le courage de prononcer un mot.
    Quand on parle d’abreger la vie, attention c’est de 2ou 3 jours pas d’un mois, alors mesdames et messieurs les charitables, soyez pour le coup de vrais charitables. Mais je le redis ne peuvent exprimer un avis que ceux qui ont été confronté à cette ignoble souffrance d’un être aimé. Le plus grand Amour n’est-ce-pas celui-là.
    J’aimerais quand mon heure viendra et je le dis en connaissance de cause, qu’un médecin aura pitié de moi, après partir plus tôt n’est-ce-pas rejoindre DIEU plus tôt ?

  8. @ Oranie, je vous renvois à l’étude de l’Académie pontificale pour la vie qui s’exprime exactement sur ce sujet. N’oubliez pas que seul le catholicisme donne sens à la souffrance :
    “Il est utile de rappeler ici, en renvoyant également aux documents cités, que la douleur des patients, douleur dont il est question et par laquelle on veut en quelque sorte justifier et rendre quasiment nécessaires l’euthanasie et le suicide assisté, est, aujourd’hui plus que jamais, une douleur pouvant être soignée grâce aux moyens adéquats de l’analgésie et des soins palliatifs proportionnés à la douleur elle-même; celle-ci, si elle est accompagnée d’une assistance humaine et spirituelle appropriée, peut être adoucie et soulagée dans un climat de soutien affectif et psychologique.
    D’éventuelles demandes de mourir émanant de personnes souffrant profondément (comme le démontrent les enquêtes menées parmi les patients ainsi que les témoignages de personnel de santé connaissant bien la situation des mourants) traduisent presque toujours une demande indirecte du patient pour recevoir davantage d’attention et d’intérêt de la part des personnes qui l’entourent, en plus des soins appropriés: deux éléments qui font parfois défaut dans les hôpitaux d’aujourd’hui. La con-sidération déjà proposée dans la Charte des personnels de la santé n’en est que plus vraie: “Le malade qui se sent entouré d’une présence affectueuse, humaine et chrétienne, ne tombe pas dans la dépression et dans l’angoisse comme celui qui, au contraire, se sentant abandonné à son destin de souffrance et de mort, demande à en finir avec la vie. C’est pourquoi l’euthanasie est une défaite pour qui la théorise, la décide et la pratique” (n. 149).”

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