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Culture de mort : Euthanasie

L’euthanasie devient la sédation adaptée, profonde et terminale

L'Ordre des médecins, dans un communiqué, se prononce pour une forme d'euthanasie :

"Envisager une évolution de la législation sur la fin de vie en réponse
à des situations exceptionnelles. L’Ordre reconnaît que la loi ne peut
offrir aucune solution pour certaines agonies prolongées, ou pour des
douleurs psychologiques et/ou physiques qui restent incontrôlables. Dans
ces cas, l'institution estime qu'une sédation adaptée, profonde et
terminale du patient
doit pouvoir être délivrée par un collège médical,
dont il conviendrait de fixer la composition et les modalités de
saisine.

D'après mes informations, le député UMP Leonetti a décidé de déposer une
proposition de loi sur la fin de vie, d'ici la fin du mois. Il propose d'inscrire dans son article 1er :

« Toute personne en état d’exprimer sa volonté et atteinte en phase terminale d'une affection grave et incurable, dont les traitements et les soins palliatifs ne suffisent plus à soulager la douleur physique ou la souffrance psychique, est en droit de demander à son médecin traitant l’administration d’un traitement à visée sédative, y compris si ce traitement peut avoir pour effet secondaire d’abréger la vie selon les règles définies à l’article L1110-5 code de la santé publique. La mise en oeuvre du traitement sédatif est décidée de manière collégiale. La demande formulée par le malade et les conclusions de la réunion collégiale sont inscrits dans le dossier médical ».

Et dans l'article 2 :

« Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d'état d'exprimer sa volonté. Ces directives anticipées indiquent les souhaits de la personne relatifs à sa fin de vie concernant les conditions de la limitation, de l'arrêt de traitement ou de l’administration d’un traitement à visée sédative. Elles sont révocables à tout moment. »

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18 commentaires

  1. Et si elle change d’avis entre le moment de son “anticipation” et le moment fatitique, le tout en ne pouvant plus l’exprimer?
    Trop tard?
    La MORT ?
    Tient? la peine de mort revient?
    Je croyais qu’elle avait été abolie.

  2. Comment disai-on au fait dans les camps nazi?
    Le meilleur des monde est bien là.

  3. « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. ».
    proposition 21 du programme présidentiel de François Hollande, 2012
    « le Reichsleiter Buhler et le Dr Brandt sont chargés, sous leur responsabilité, d’élargir les compétences des médecins qu’il conviendra de désigner nommément, afin qu’il puisse être accordée une mort charitable aux malades jugés incurables à vue humaine, après un examen très critique de leur état de santé » .
    Adolf Hitler, 1er September 1939

  4. Ils disent “à visée sédative” ce qui signifie normalement “à visée simplement de calmer la douleur “( ce qui est le propre des soins palliatifs )
    or bien évidemment la visée est ici l’euthanasie (puisqu’il est demandé l’autorisation expresse du malade )
    donc on assiste ici “en direct” à une tentative hypocrite de fausser le sens des mots et de leur faire dire le contraire de ce qu’ils signifient.

  5. serment d’hypocrite au lieu d’Hippocrate

  6. Si la visée est non pas de donner la mort mais de lutter contre la douleur en phase terminale et irréversible, il me semble – a priori et sous réserve de voir les modalités pratiques et les dérives que la loi pourrait occasionner- qu’il n’y a rien de contraire à la morale. Par contre est tout à fait inacceptable la prise en compte de “douleurs psychiques”, dont l’intensité et la possibilité de soulagement sont plus difficiles à apprécier. Par ailleurs le consentement du malade devrait être répété plusieurs fois et dans des conditions variables (en période de souffrance intense et hors période de souffrance intense). Il faudrait aussi s’assurer que l’environnement (personnel et matériel) du malade offrent les meilleurs conditions pour l’inciter à prolonger ses jours. Conditions qui paraissent, au moins présentement, bien difficiles à réunir.

  7. C’est quand la manif contre l’euthanasie??

  8. Révocables à tout moment! Déjà c’est hypocrite car l’on peut dans un moment de faiblesse morale (un situation qui peut même être encouragée par ceux qui ont intérêt à la signature) avoir signé, et ensuite être passé dans un état de faiblesse physique voire mentale tels que l’on n’a plus la force de faire une révocation du document. Et quid d’une personne entre temps passé sous tutelle (Alzheimer par exemple – Le tuteur va dire respectons la volonté!!!)
    Nonobstant et c’est là évidemment l’essentiel que notre vie ne nous appartient pas, donc la loi des hommes nous incite désormais à faire quelque chose de répréhensible.
    Hippocrate dans son serment disait qu’il ne fallait pas obéir à ce genre de demande même si le patient le demandait. C’était 4 siècles avant notre ère, et le futur médecin, prêtait serment devant Apollon et les dieux de l’Olympe.
    Pas étonnant que le serment actuel ne soit plus l’original signé encore il n’y a pas si longtemps que cela…

  9. Merci Oktavius.
    Rapprochement très éclairant!
    Dans nos sociétés déchristianisées, le style hystérique de la “fureur de vivre” des années 50 a fait long feu, il est en train de céder la place aux façons du “Führer de mort” des années 40 !

  10. C’est affreux mais à tout prendre, je préfèrerais mourir par sédation que par privation de boisson, de nourriture et de “soins élémentaires” comme proposé ailleurs.

  11. L’aboutissement d’un monde sans DIEU donc sans espoir “la loi ne peut offrir aucune solution” lol ! et la medecine ?
    on nous rejoue la meme pièce que pour l’assassinat légal des foetus , d’abord une opposition ” conservatrice” puis l’acceptation peu à peu .Pourtant cet ordre des médecins risque d’etre supprimé par les socialistes , sa souplesse ne servira à rien.

  12. Comme le relève baillousque, il suffit de changer le sens des mots et tout devient possible, tout devient moral, tout devient légal, comme pour le “mariage des personnes de même sexe” et autres délires sur l'”homoparentalité”…
    La vérité des mots est pourtant la condition première du droit, si les mots n’ont plus de sens ou que celui-ci varie au gré de nos désirs, il n’y a plus de loi possible, tous les faiseurs de loi ne sont que des imposteurs et chacun de nous est renvoyé à sa seule conscience pour guide.

  13. Qu’entend -t- on par douleurs “psychologiques” incontrôlables ?
    Ce texte est suffisamment flou pour justifier le pire.Les malades mentaux chroniques sont gravement menacés,les chômeurs en fin de droit,les ouvriers et paysans ruinés,les vieux etc
    En fait c’est un permis universel de tuer.C’est une monstruosité de plus.

  14. J’ai sans doute mal compris, mais apparemment le joli terme de “sédation” (qu’on espère peut-être voir confondre avec sédatif?) signifie très exactement:
    -administrer des médicaments qui font perdre conscience
    -cesser la ventilation mécanique (en d’autre termes faciliter l’asphyxie)
    -arrêt de l’alimentation artificielle (perfusion)
    La mort dans ces conditions peut mettre plusieurs semaines à arriver.
    Saint Maximilien Kolbe, priez pour nous.

  15. C’est le permis universel de tuer… on voit ce qu’a donné cette “sédation” aux urgences à Bayonne.L’urgentiste ne faisait que devancer l'”avancée sociale” prévue.
    L’Ordre soumis aux loges a perdu toute raison.C’est la fin.Il faut l’euthanasier…lui faire une S.A.P.T…

  16. Ce qui pose problème n’est pas la sédation, mais le mot “TERMINALE”.
    On peut augmenter les doses de la sédation, ce qui aura pour effet indirect d’abréger peut-être la durée de la vie.
    On ne peut pas administrer une sédation délibérément terminale.
    Pourrait-on me préciser si le raisonnement est le bon?
    Parce que ce qui me semble vicieux ici, c’est la frontière entre l’effet secondaire qui est presque discrètement déplacée.

  17. Autre question:
    Pourquoi demander le consentement du patient au préalable, si ce n’est pour une euthanasie?
    Cela va être aussi compliqué que pour les prélèvements d’organes, et l’on va arriver, peut-être, rapidement à l’étape suivante où qui ne dit mot consent. Seul l’avis contraire devra être exprimé auparavant.
    A moins que je n’ai pas bien lu ce qu’indiquait l’ordre des médecins et le tutti.

  18. Et comme d’habitude, nous sommes réduits à l’imitation de toutes les folies belges et néerlandaises…

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