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France : L'Islam en France / France : Laïcité à la française / France : Politique en France

Leur identité nationale n’est pas la notre

C'est ce que pense Denis Sureau, dans l'Homme Nouveau du 21 novembre :

"prenons le problème au sérieux : quelle est l’identité de la France ? À cette question, l’écrivain Max Gallo a répondu en publiant une tribune sur «Les dix points cardinaux de l’identité française» (Le Figaro, 30 octobre). Les voici : le droit du sol, l’égalité, l’État, la citoyenneté, l’école, la laïcité, l’éclatement, la langue française, l’égalité des femmes et l’universalisme. Si c’est cela la France, je vois mal comment un chrétien peut se dire français. Car ce que propose Max Gallo n’est jamais qu’une nouvelle expression de l’idéologie patriotique révolutionnaire que l’historien Jean de Viguerie opposa, dans son essai mémorable sur Les deux patries, à la patrie véritable, la terre des pères, le pays de la naissance et de l’éducation, notre France.

C’est pourquoi les dix points de l’académicien n’ont rien de spécifiquement français : ils correspondent à peu près aux ingrédients de la modernité politique que l’on retrouve, à quelques variantes près, dans toutes les nations occidentales. «La France, écrit Max Gallo, n’existe que par un choix politiqueNous sommes bien en présence d’une conception idéologique qui n’a que peu de chose à voir avec l’attachement profond à la douce France. L’invention de la nation telle que l’entendent Max Gallo et bien d’autres, est un phénomène historique récent, dont les éléments principaux se sont cristallisés au XIXe siècle. Comme l’a montré Benedict Anderson, c’est alors que la nation a remplacé l’Église dans son rôle d’institution culturelle centrale chargée des questions liées à la mort. L’Imaginaire national, pour reprendre le titre de l’essai de cet historien, s’est ainsi substitué au christianisme. Le culte de la nation française n’est apparu pleinement qu’à la Révolution, et c’est au siècle suivant que furent développés tous les rituels qui l’entretiennent et qui incitèrent les citoyens à tuer et à mourir pour elle."

Ce même numéro consacre, sans langue de bois, son dossier à la burqa.

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19 commentaires

  1. Je suis plutôt pour la République (française!), partisan de la laïcité au sein d’une société dont les fondements sont :
    – celtiques et germaniques
    – grecs et latins
    – chrétiens (essentiellement catholiques)
    La définition de Max Gallo serait d’une incroyable stupidité (si elle n’était pas dangereuse).
    La France est autre chose qu’une conception idéologique.
    Je suis aussi très attaché aux siècles de Monarchie qui ont fondé la France at au rôle civilisateur de l’Eglise catholique, malgré certains épisodes douloureux.
    Baptême de Covis, Saint-Louis, les Croisades, Jeanne d’Arc, Valmy, les Chouans, Hugo, Jaurès, Barrès … je prends tout ! Mais pas le salmigondis actuel qui n’est que du néant.
    Et j’espère qu’un jour, une fleur de lys reviendra se poser sur le drapeau tricolore.
    Devant les heures sombres qui se profilent à l’horizon, il est temps de se réconcilier pour la survie de notre France.

  2. C’est très intéressant. L’essai de M. Anderson est sans doute à lire, de même que, pour le cas français, “Naissance de la Nation France” de Colette Beaune, qui fait le point sur ce qu’était le sentiment national avant la pollution révolutionnaire.
    Souhaitons que M. Sureau fasse encore un petit effort, et on arrivera enfin à la contradiction fondamentale entre le nationalisme (fruit et agent de la Modernité) et la Foi catholique!

  3. Ce point de vue est assez étrange venant de Max Gallo, qui, peut-on dire, s’est “converti” à la douce France à travers ses multiples ouvrages historiques. Ces livres ne sont pas sans reproches, bien sûr, mais leur lecture contraste fortement avec l’idéologie que vous relevez.

  4. Denis Sureau a doublement raison , sur le fond bien sûr ,et sur la forme de sa démonstration , en s’appuyant sur l’implacable ouvrage de Monsieur de Viguerie: l’heure est grave car le totalitarisme mortifère joue son va-tout pour verrouiller définitivement le système, comme le suggérait habilement il y a quelque jours à la télévision Monsieur Védrine, qui n’est certainement pas sorti par hasard de sa réserve.
    La persécution qui n’a jamais cessé pour ceux qui ont résisté en authentiques chrétiens, va s’intensifier et s’étendre aux mous qui croyaient déjà que la bataille était gagnée.C’est bien pour cela que j’insiste icien tant que de besoin pour que l’on ne se trompe pas de cibles…

  5. Effectivement.
    L’identité nationale est restée fractionnée depuis la révolution française.
    Fractionnement qui ressurgit , cristallisé, dans l’affaire Dreyfuss , point de départ de l’organisation en droite / gauche moderne.

  6. Leur identité nationale n’est pas la notre
    nôtre
    Très étonnante l’approche actuelle de Max Gallo qui a écrit en préambule d’un roman du début des années 2000 sur… saint Martin (trilogie comprenant aussi sainte Geneviève et Clovis !) que l’idée d’écrire sur les trois PILIERS de la NAISSANCE de la France lui avait été donnée par un prêtre de Saint-Sulpice. Il avoue que jusqu’à cet instant-là, il était du côté des loups qui se réjouissaient de voir une église détruite, un catholique maltraité…, MAIS QU’IL AVAIT COMPRIS ses torts !…
    Pourquoi toujours tant d’infidélités aux convictions internes ?

  7. la France c’est
    une nation née sur le champ de bataille de Tolbiac près de Cologne
    grâce à une victoire suivie du baptême de l’ armée;
    une longue adhésion publique au catholicisme ;
    le développement de la plus belle civilisation connue.
    Mais la laïcité, la modernité, le “progrès”, ne sont que des maladies séniles de ce qui fut un grand peuple.
    Marianne a pris la place du Christ , et c’est la catastrophe.

  8. Petit exemple qui en dit long, Bordeaux.
    Avant le tramway il y’avait des arrêts du nom de Pey-Berland (évêque) nom de la place ou se trouve la Cathédrale Saint-André et Eglise de Talence.
    Aujourd’hui il se nomme Hôtel de Ville, et Forum.

  9. @ 9thermidor : je ne suis pas contre votre référence à Tolbiac, mais la Gaule de Clotilde est chrétienne depuis 3 siècles quand Clovis en devient le chef. Toute l’originalité de la conversion de Clovis comme roi, au-delà de sa conversion personnelle, est précisément qu’il ne contrecarre pas la culture latine & chrétienne du peuple dont il prend la charge (attitude à méditer par notre gouvernement…) & qu’il scelle l’unité de ce peuple non plus par le sol, mais dans la Foi catholique.
    C’est cette cohérence ordonnée à Dieu qui fera naître la France, sinon les Francs n’auraient été que des envahisseurs de plus.
    C’est pourquoi avec Tolbiac, n’oublions pas la gestation privilégiée de notre pays durant 3 siècles (avec Ste Marie-Madeleine, st Lazare, ste Marthe, st Sidoine….juqu’à st Martin & st Rémi), qui en fait le premier pays catholique de fait, & qui a permis l’onction de Clovis à Reims & le baptême de la France.

  10. à Charles
    non
    malheureusement ,il n’est pas possible de pacser les chouans et les jacobins pour défendre la FRance.
    il y a une vraie France avec ses valeurs catholiques
    et une Fance malade , empoisonnée par les idées des funestes “Lumières”.
    il faut que les Français se rassemblent autour de leur Roi légitime, l’ aïné de la Maison de France, le Prince Louis.

  11. à Laetitia
    avant Clovis et Tolbiac , il y avait des provinces gauloises sous domination romaine.
    Les Gaules se sont chritianisées très vite au Ier siècle
    ( saint Anne à Vannes, etc… etc…)
    Lorsque CONSTANTIN devient empereur (313) l’ empire suit le mouvement et les Gaulles avec.
    Mais lorsque l’ Empire s ‘effondre ( 476 bataille de Pavie), tout est à refaire.
    les rois “barbares” émancipés de la tutelle romaine sont tous soit païens soit ariens (et anti catho).
    Clovis lui-même est païen jusqu’à Tolbiac.
    Après sa conversion,toute l’ Europe le suivra dans un long mouvement qui durera jusqu’à Charlemagne.

  12. “la Gaule de Clotilde est chrétienne depuis 3 siècles quand Clovis en devient le chef. Toute l’originalité de la conversion de Clovis comme roi, au-delà de sa conversion personnelle, est précisément qu’il ne contrecarre pas la culture latine & chrétienne du peuple dont il prend la charge (attitude à méditer par notre gouvernement…)”
    Très bon commentaire de Laetitia de M.
    Il est bon de rappeler que lorsque Clovis se convertit, la Gaule elle était déjà largement catholique depuis au moins le IIIe siècle, ce qui fait que pour unifier la Gaule et la gouverner Clovis choisit précisément de défendre la culture catholique majoritaire et combattit les Wisigoths et les Burgondes qui n’avaient pas la foi catholique…
    Les actuels apprentis sorciers prétendant que l’identité nationale n’existe pas, mais qu’il s’agirait d'”une manière d’être ensemble” (Rocard), c’est-à-dire une idéologie créée de toute pièce faisant tabula rasa des quatorze siècles d’histoire royale et catholique, feraient bien d’y réfléchir plus avant… Avant que la fierté des Français, humiliés par des décennies d’humiliation, de vexations et d’oppression, ne vienne à s'”exprimer” à son tour.

  13. c’est une caractéristique française que d’ avoir été la première nation catholique après la chute de l’ Empire romain.
    d’où son titre (bien oublié) de fille aînée de l’ Eglise.
    il est important qu’il y ait unité de sentiment et d’ opinion dans une nation , entre les chefs et le peuple.

  14. à Laetitia
    il faut nuancer vos propos
    Clovis en se convertissant faisait un changement radical
    st Rémy lui a dit:
    “adore ce que tu as brûlé ,
    brûle ce que tu as adoré”
    il y a donc rupture et non continuité.
    par ailleurs il a consulté ses soldats avant son baptême, car il a craint une insurrection des francs ,très majoritairement païens
    ceux ci l’ont suivi à Reims
    Grégoire de Tour raconte ces faits étonnants.
    à Tolbiac la France naît vraiment.

  15. Je crois qu’on ne peut pas figer la France dans une définition étroite, qu’elle soit celle prônée par M. BESSON – qui a l’air de confondre l’identité de la France avec celle de la République française – ou celle de Jean de Figuerie.
    La France est une idée politique. Cela, c’est incontestable. Le fait de vouloir créer un ensemble, avec des parties disparates, pour former un territoire, au beau nom de France, est un désir qui a été partagé par tous les régimes politiques…Et par, les Français eux mêmes, puisqu’ils se sont donnés, systématiquement, quelqu’un pour incarner l’unité.
    Pourquoi les Français plébisciteraient ils aujourd’hui les rois qui ont permis l’union et les présidents qui en ont fait autant, s’ils n’étaient pas indéniablement partisan de l’unité, unité qui incarne ce désir de “vivre ensemble”…Même avec le plus dénominateur commun : hier le roi, aujourd’hui disons la personne du Président.
    Que reprochent d’ailleurs les Français, en premier lieu, à M. SARKOZY ? Son incapacité à unir le pays. Et son trop grand talent à le désunir, involontairement ou volontairement.
    L’égalité ? Il n’y a pas un seul autre pays qui a eu ce désir…Dans toute son Histoire ! Aucun autre Peuple, et cela bien avant la Révolution, n’a exigé une telle donné. La preuve ? La Justice du roi.
    Est ce là, encore, un hasard, si l’on représente Saint Louis en roi Justicier ? Si la Société était divisé en Ordres, en corporations, avait un tas de “statut”, et une “étiquette”…Devant la Justice du roi, tout un chacun pouvait réclamer l’égalité devant la loi. Ainsi, Saint Louis punit il trois chevaliers, de haut rang, comme le plus humble des paysans. Ainsi Louis XIV fit il mettre les fers à ses pourtant “cousins”.
    A Versailles, tout un chacun, pouvait venir…Dès lors qu’il portait un chapeau et une épée. C’est ainsi que le “régicide” Damien pu s’approcher assez du roi Louis XV pour le “blesser”.
    Cette volonté d’égalité, liée à une autre volonté de maintien des “classes”, des “corporations” est très française.
    L’Etat ? La Nation France est née de l’Etat. Il l’a précédé…Mais sans l’Etat, la France n’aurait jamais pu devenir cet ensemble à la fois divers et très homogène, très décentralisé, et pourtant centralisé, très fidèle et très rebelle.
    La citoyenneté ? Là…Non, je ne suis pas d’accord avec M. Gallo. Ce n’est pas spécifiquement français. En revanche, la conscience que la France est un pays à part, qui a un message à porter au monde…Là, assurément.
    L’Ecole ? Non. Cela ne fait pas partie de l’identité française. Le désir de transmettre un savoir…En revanche, si. L’Ecole est ce qui a permis à la République de se faire aimer…Comme l’Etat a permis à la Nation de se découvrir. Par contre, vouloir utiliser l’éducation pour faire passer un message, est très français…Peut être justement parce que c’est par le savoir, que les apotres du Christ, entendaient, eux, faire passer la parole de Dieu.
    La laicité ? Non…Le désir d’indépendance, assurément. Le gallicanisme comme la laicité sont des moyens de préserver la France. Mais c’est le désir de penser par elle même, d’agir de son propre chef, en écartant ceux qui pourraient l’influencer, qui est, en revanche, une caractéristique française.
    La langue française ? Je ne pense pas. C’est un moyen pour aider la République et la Nation. C’est plus là une caractéristique liée au désir d’unité, qui prévaut.
    L’égalité des femmes ? Absolument ! Qu’un Peuple d’hommes, refusant de donner le droit de vote à leurs compagnes, décident que la Patrie soit représentée par une femme, parce que la France est une femme…Qu’un Peuple guerrier très “conservateur” aille se battre pour la France, vue comme une belle dame à protéger, avec le soutien d’une autre femme (Jeanne) est caractéristique de la France.
    L’Allemagne n’est pas une femme pour les Allemands. Pour les Français, la France est est une. Elle est la “Mère” Patrie…Mais c’est aussi une épouse, une amante, une soeur, une dame, selon l’époque.
    Et là, encore, il n’y a rien d’étonnant à voir au sacre des rois de France l’union du roi avec son Royaume contracté via un…Anneau…Ou un autre roi mettre son Royaume sous la protection de…Marie, une figure féminine donc.

  16. Surtout, l’alliance du trône et de l’autel, du temporel et du spirituel (pouvoirs distingués mais non cloisonnés), en vue du Bien commun, est un trait historique civilisationnel majeur de la nation française de 496 (baptême de Clovis) à 1830 (“révolution de juillet”).
    Au moment où l’on parle d'”identité nationale”… cela n’est pas inutile de le rappeler…

  17. il était habituel de dire de la France royale qu’elle était l’ héritière de l’ Empire romain.
    c’est ce que dit st Rémy et plusieurs après lui.
    c’est ce qui donne à la civilisation française son caractère universel et original.
    il faudrait que quelqu’un développe cette idée.

  18. Pour beaucoup ,l’Identité Nationale ,n’est qu’une carte à jouer et parfois même un ..joker !

  19. @ 9thermidor
    Désolé, mais l’Arménie est chrétienne depuis le début du IV ème siècle, quand Dioclétien établit le protectorat de l’Empire sur cette nation et mit à sa tête un roi chrétien, qui adopta l’alphabet grec légèrement modifié.
    Cette nation est comme nous d’origine indo-européenne, comme nous et avant nous chrétienne, et comme nous et avant nous en butte à l’impérialisme turc, peuple mongoloïde et avec lequel nous n’avons rien en commun, si ce n’est ce que ses élites occidentalisées ont repris de l’Europe depuis le XVIème siècle, plus souvent en mal qu’en bien.
    L’Arménie 1ère nation chrétienne n’a plus que un dixième de son territoire historique, après les annexions turques, soviétiques, azéris et autres : nous l’avons laissée tomber depuis 1 siècle pour céder aux mirages turcs et soviétiques, puis poutiniens.

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