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France : Politique en France

Les sondages sont chargés d’influencer l’opinion

Sur son blog, Olivier Pichon fait d’intéressantes révélations sur les sondages :

"Les instituts de sondages ont toujours minimisé le vote Le Pen. En 2002 à la veille du 1er tour, il n’était crédité que de 14 % alors qu’il plafonnait auparavant à 9 %. On sait ce qu’il en a été. Leur attitude n’a pas changé aujourd’hui. Plus que de donner une image de l’opinion publique, les instituts de sondages sont chargés de l’influencer. En réalité, les sondages donnent Le Pen devant Sarkozy depuis juin 2006. Il est réellement en tête des intentions de vote du 1er tour. Les candidats le savent.

C’est la raison pour laquelle Sarkozy reste au ministère de l’Intérieur alors qu’il est candidat. Il peut ainsi modifier les règles électorales (il vient de le faire à 3 reprises) et exercer des pressions sur les maires ruraux."

Michel Janva

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15 commentaires

  1. Si cela est vrai, cela ne m’étonne absolument pas !
    Sarkozy ne rêve malheureusement que de pouvoir au détriment de la vie des français (je parle bien sûr de la France d’en bas).

  2. On aimerait croire ces “révélations”, mais d’où M. Pichon les tient-il ? Si les résultats sont truqués pour minorer Le Pen, les instituts ne s’en sont certainement pas vanté auprès de lui, ni auprès de quiconque proche du FN. En réalité, les journalistes comme les autres en sont réduit, sur le sujet, à des conjectures, et ne paraissent pas en mesure de faire des “révélations”.
    [Il parle plus longuement de ses sources sur son blog. MJ]

  3. C’est vraiment du n’importe quoi, pour avoir travaillé dans une société de sondage téléphonique en 2002. Je peux dire que le faible score de Le Pen dans les sondages tient surtout aux sondés qui pour la plupart rechignent longuement avant de donner leurs préférences pour le candidat du FN. Il faut généralement plusieurs minutes pour les mettre en confiance et faire un tour complet de leurs opinions sur les candidats pour qu’ils se décident à donner le nom de Le Pen et pour certain ça ne suffit pas toujours.

  4. Si je ne me trompe pas, les instituts de sondages ont des coefficients de pondération. En effet, ils tiennent comptent de l’effet “isoloir”, effet très marqué comme le souligne Marc dans l’électorat de M. Le Pen. Cependant, il apparaît clairement que les chiffres sont minimisés. Ce n’est pas qu’un défaut de conjecture Oxbridge, c’est aussi une volonté.
    Ce qui m’intéresse dans cet article, c’est de connaître l’origine des affirmations de M. PICHON, et les 3 interventions de M. Sarkozy, dont je n’ai, honte sur moi, pas eu vent.

  5. C’est clair que Le Pen sera en tête au premier tour de la présidentielle, s’il obtient ses 500 signatures. C’est la raison pour laquelle les maires ont, cette année, des pressions énormes de la part de l’UMPF afin qu’ils ne donnent pas leurs signatures à Le Pen. Je crois que Villeirs est le pire de tous dans cette histoire car il rend cocu ses électeurs potentiels et se prostitue au système UMPS.

  6. Il est bien évidemment impossible de donner nos sources. Publier une info, surtout à contre courant, engage la crédibilité de notre publication. Depuis plusieurs années M&Vie publie des infos anticonformistes, reprises ou non mais qui n’ont jamais été contredites.

  7. C’est le fameux complexe du ‘shy tory’…

  8. M. Pichon ne cite aucune source sur son blog, sinon un sondage, qu’il juge, sans expliquer pourquoi plus crédible que les autres, et à partir duquel il extrapole joyeusement.
    Il faut pourtant rappeler :
    1) Comme le dit Marc, les sondés répugnent à dire qu’ils entendent voter Le Pen. La sous-déclaration de pratiques socialement désapprouvées est bien connue des sociologues, et pas seulement en politique.
    2) Loin de minorer le score du FN, les instituts le corrigent systématiquement à la hausse pour tenir compte de la sous-déclaration.
    3) Il convient de ne pas oublier que les sondages politiques, pour ces instituts, ne sont qu’une activité annexe : ils font la majeure partie de leurs chiffre d’affaire sur des études de marché. Les sondages politiques ne sont pour eux qu’une vitrine, et on voit mal quel intérêt ils auraient à ternir leur image auprès de leurs principaux clients en donnant des résultats volontairement erronés.

  9. L’analyse d’Olivier Pichon est tout-à-fait correcte. Les sondages portant sur un milliers de sondés ne peuvent d’abord pas rendre un compte crédible de l’opinion mais seulement des mouvements de l’opinion.
    Par ailleurs, ces mouvements peuvent parfaitement être manipulés artificiellement notamment par l’ambiance médiatique du moment; ainsi en ce moment c’est Bayrou qui est porté au pinacle, alors que l’on sait très bien que son potentiel est limité à 10-12%, score d’ailleurs réalisé lors des dernières européennes, le type d’élection où il réalise son meilleur score eu égard à son eurofédéralisme affiché.
    Le Pen est actuellement très haut dans l’opinion, il n’a jamais été aussi haut. Tout le monde le sait. Ca se voit dans la rue, mais aussi dans les fora, chose nouvelle et très révélatrice.
    Bien sûr, la pression et la diabolisation, la peur des représailles (dans quel pays vivons-nous!!!) agit sur les sondés, c’est évident. Cela n’empêche en rien le poids très important que prend aujourd’hui le FN dans l’opinion.
    Pourquoi croyez-vous que l’on monte en épingle un “Bayrou, 3°homme” sinon pour justifier la mise à l’écart médiatique de Le Pen? Pourquoi croyez-vous que les pires coups bas sont faits contre le FN dans la recherche des signatures de maires sinon pour empêcher Le Pen de seulement pouvoir se présenter au suffrage des électeurs?
    Et je peux vous dire, mon épouse rentrant encore ce soir d’une fastidieuse journée de tournée des maires, que les maires reçoivent des pressions énormes, parfaois mêmes ignobles, et que la prospection des signatures est terriblement hardue et difficile! Alors que nous avons tant de travail militant en attente pour la campagne électorale elle-même!
    Dieu fasse que Jean-Marie Le Pen puisse aller au combat malgré tout.

  10. à Marc : oui, vous avez sans doute raison. Et c’est bien là le scandale. La dictature est tellement forte et totalitaire sur l’esprit des citoyens, que ceux-ci n’osent pas voter FN ou n’osent pas le dire ! Et quel homme politique osera dénoncer ce scandale ? Jamais un homme de droite (pas même Villiers) n’a dénoncé cette dictature. Et les journalistes qui reconnaissent eux-même que pendant trente ans ils recevaient Le Pen “avec des gants de boxe” et que jamais l’un d’entre eux n’aurait oser faire autrement ! Mais dans quelle démocratie vit-on ? Et après ce sont les même qui disent que Le Pen prend des “airs de victime” !!!!

  11. Ils le savent si bien qu’à chaque fois que le Pen monte, les sondages font monter le Bayrou.

  12. Qu’attendons-nous alors pour faire nos propres sondages, sur les sujets que les gauchistes refusent de soulever ?

  13. Dans la triste hypothèse des cinq cents signatures non collectées, si Sarkozy s’imagine encore pouvoir ramasser le vote FN, pour moi c’est jamais et je pense que ses dénis de démocratie seront sanctionnés par beaucoup pendant très longtemps.

  14. Depuis l’émergence électorale du FN en 1984, l’UMP-UDF-PC-PS ont modifié tour à tour deux fois le mode de scrutin aux législatives, une fois aux régionales, une fois aux européennes, et rendu publiques les signatures de parrainage présidentiel des maires, soit 5 modifications pour freiner le FN, sans oublier les allongements de durée de mandat, comme par exemple actuellement les municipales reculées après les présidentielles, pour placer les maires un peu plus sous “contrôle” etc….., ni bien sûr, les campagnes de conditionnement et de propagande “officielles”, comme celle du 2 ème tour de 2002.
    Déjà en 1956, le vote poujadiste avait fait l’objet d’annulations massives, votées par le parlement sortant, sur la question des apparentements, qui favorisaient (déjà) les sortants.
    “La République ne sait rien faire, sauf se défendre” a écrit Charles MAURRAS. Cela se vérifie une fois de plus.
    Mais empêcher l’expression de la droite nationale se finit toujours tragiquement : le 6 février 34 précèda la défaite de 40, 56 préfigurait 58 et la crise de régime qui en suivit, avec le drame algérien.
    Ce que nous vivons annonce une fin de cycle historique certainement tout aussi brutale : seuls les manoeuvriers du système l’ignorent encore, alors que les français sentent bien que ce système n’a plus de légitimité.

  15. Je pense que le score de Le Pen doit être élevé actuellement.
    Dans mon entourage professionnel ou familial, les personnes qui déclarent vouloir voter Le Pen pour la première fois sont nombreuses. Ils votaient précédemment pour la droite comme pour la gauche.
    Le mécontentement est général.

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