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France : Politique en France

Les candidats et les femmes

Les principaux candidats à la présidentielle ont défilé au Forum du magazine Elle sur le thème : «Ce que veulent les femmes», qui se tenait à Sciences-Po.

Olivier Besancenot a regretté que l’avortement «soit devenu une vraie galère pour de nombreuses femmes » et a réclamé la gratuité des préservatifs masculins et féminins et leur distribution dans les établissements scolaires. Le Pen s’y est déclaré fermement opposé. José Bové s’est prononcé pour un allongement du délai légal de l’IVG.

Nicolas Sarkozy souhaite créer un «droit opposable à la garde d’enfants» tandis que Ségolène Royal est partisane de la socialisation la plus précoce de l’enfant, dès un mois et demi à la crèche. La notion d’opposabilité signifie que les bénéficiaires peuvent faire valoir leurs droits devant la justice si besoin est. Nicolas Sarkozy affirme qu’il offre ainsi le choix aux femmes de travailler ou pas. Ce qui est faux et mensonger. Le vrai choix est là : entre travailler ou pouvoir s’arrêter de travailler si on le souhaite, pour élever ses enfants en bénéficiant d’une véritable rémunération à vie et pas seulement d’une allocation dérisoire pendant trois ans.

Michel Janva

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10 commentaires

  1. Je ne pense pas que la rémunération à vie soit une bonne idée.
    A mon sens, le bon équilibre est de prévoir une rémunération pour la période de garde des enfants, par exemple jusqu’au 6 ans du dernier enfant. La période consacrée aux enfants à temps plein valant bien entendu pour le calcul des retraites futures.
    Un salaire à vie serait particulièrement injustifié car ne serait pas la contre partie d’une activité, en plus avec quel financement ?

  2. Il me semble que selon vous, l’alternative se limite à : travailler ou s’arreter de travailler pour élever ses enfants. La proposition de Sarkozy s’adresse aux femmes, particulierement nombreuses, qui souhaitent travailler ET élever des enfants. Elle répond au souhait d’une part non négligeable de la population féminine, et ne pourrait qu’être favorable à la natalité. Par ailleurs elle ne s’oppose pas à l’idée de “salaire parental”, bien au contraire.Certes, Sarkozy ne propose pas de rémunération pour les mères au foyer, mais il me semble qu’il propose que soit pris en compte pour la retraite les années passées à élever ses enfants.Cela reste très modeste bien sûr, et totalement insuffisant, mais cela montre néammoins que ces deux solutions, constructions de crêches et aides aux mères aux foyers, peuvent être complementaires. Chaque femme choisirait, alors pourquoi opposer ce qui ne pourrait être que deux aspects d’une même politique nataliste ?
    [C’est de la démagogie de la part de N. Sarkozy. La retraite est future alors que les mères veulent répondre aux exigences de leurs entreprises et en même temps pouvoir élever leurs enfants. C’est à dire que c’est maintenant qu’il leur faut avoir un revenu leur permettant une véritable indépendance. MJ]

  3. Jérôme, lorsque vos enfants (si jamais vous avez la chance d’en avoir) ont dépassé l’âge de 6 ans, ils ne comptent plus dans votre budget familial ? Les pauvres…
    De même, qui peut dire que, passé leur majorité, il ne s’occupera plus de ses enfants ?
    En comparant les ressources des ménages fiscaux (qui incluent bien sûr les célibataires) qui n’auront JAMAIS EU charge de famille de toute leur vie, une allocation à vie aux mères / pères de famille ne me paraît pas injustifiée – bien au contraire.

  4. C’est l’idée de salaire qui est délicate et sera nécessairement source d’injustices.
    Mais depuis quand, Jérome, un enfant n’a-t-il besoin de la présence de sa mère que jusqu’à 6 ans ? Il est matériellement davantage dans sa dépendance jusqu’à cet âge, mais l’est d’une autre façon ensuite.
    Et que proposez-vous pour l’heure de l’inévitable sortie d’école, collège ou lycée, à 16h30 ou 17h30 ?
    Que ces établissements organisent des études ?
    Quid alors de l’éducation familiale, puisque dans les faits, les enfants seraient élevés par l’Etat ?
    Quid des conséquences de cette éducation dans le meilleur des cas impersonnelle que nous payons déjà si cher?
    Quid du totalitarisme d’Etat qui perdrait ses dernières entraves ?
    La moins mauvaise des solutions me paraît toujours la même : que cesse l’interventionisme économique de l’Etat fausse providence, de façon que les salaires étant libérés, les pères de famille retrouvent la possibilité de faire vivre honorablement les leurs.

  5. toujours aussi dangereuse la royal

  6. A noter que Libé a réussi, dans son édition de vendredi, à rendre compte de ce Forum sans mentionnerla présence de Le Pen, qui avait pourtant, semble-t-il, déclenché un beau chahut !

  7. @ Marie
    Vous avez énoncé ce que préconise la Doctrine Sociale de l’Eglise : que chaque personne et chaque groupe social se voit reconnaître la possibilité des revenus qui correspondent à ses besoins, ce qui s’oppose à l’état-providence, et à sa redistribution de taxes et d’impôts qui diminuent les revenus du travail.

  8. C’est à celui qui sera le plus ignoble ?

  9. On ne peut sérieusement envisager actuellement une rémunération à vie pour les femmes ayant élevé un ou plusieurs enfants !
    Je suis une maman qui travaille, mais je suis certes tout à fait pour que les femmes souhaitant rester à la maison puissent le faire, avec plus d’aides qu’actuellement.
    Mais la “rémunération” comme vous dites est la contrepartie d’un travail, et ce n’est pas à l’état d’intervenir encore plus. Certes, peut être faudrait-il accorder des aides, allocations ou je ne sais quoi au delà des 6 ans du dernier enfant évoqués plus haut. La prise en compte pour la retraite est aussi une piste moins immédiate, mais essentielle.
    Rester à la maison est beau, à valoriser, mais ce n’est tout de meme pas un travail à l’identique de celle qui travaille 35h, 39h (ou plus), et qui a sa 2eme vie le soir et le we.
    L’idéal serait qu’un père de famille travaillant puisse subvenir seul au besoin de sa famille, sans avoir besoin d’allocations, c’est ce qui permettrait un vrai libre choix des mères.
    Pour terminer, et au risque d’etre provocatrice, je ne suis pas non plus sure que cela réponde aux souhaits de la majorité des femmes actuellement en dehors des milieux traditionnels et d’origine étrangère ! (sauf si ce “salaire” était versé à toutes, ce qui entrainerait un vrai libre choix !)
    On peut le regretter certes, mais beaucoup ne souhaiteraient pas forcément rester a la maison, mais plutot concilier du mieux possible enfants et vie professionnelle, et la France a besoin des enfants de tous.
    Enfin, il faudrait développer aides financières mais aussi actions vis à vis des employeurs pour ce qui est de l’organisation du travail est des horaires, afin qu’une femme dont les enfants grandissent et ayant besoin de revenus n’attende pas tout de l’état, mais se retrousse les manches …

  10. je propose un droit opposable à ne plus entendre parler de Sarkozy
    ni de Ségolène Royal d’ailleurs
    c’est une véritable pllotion mentale
    vive le droit à avoir la paix!

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