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L'Eglise : L'Eglise en France

Les relations Eglise-Etat… en temps d’épidémie

Les relations Eglise-Etat… en temps d’épidémie

Lu sur le blogue de l’abbé Michel Viot:

Si un catholique est tenu en conscience d’obéir à l’Etat légitime en ce qui concerne des mesures sanitaires en temps d’épidémie, il est en droit de se poser des questions dès que celles-ci touchent à des pratiques religieuses. Pour tout le monde catholique, deux avis priment : celui du Pape et celui de l’évêque diocésain. En France, il faut y ajouter l’instance de Matignon. La pratique religieuse catholique, et son libre accès, qui relèvent de la liberté de conscience garantie par la loi, imposent la participation à des sacrements. Le catholicisme est une religion de l’Incarnation du Divin dans l’humain au moyen de la seule puissance divine. […]

Être privé des sacrements n’est donc pas une affaire anodine pour un catholique. Seuls le Pape et les évêques ont cette autorité. L’Etat n’a jamais commandé en France de fermer les églises, ni interdit des offices à l’intérieur de celles-ci. Il a limité le nombre des assistants, une vingtaine de personnes pour les services funèbres, des distances entre les fidèles. Il n’a pris aucun arrêté ou décret empêchant des aumôniers d’accomplir leur ministère auprès des malades et des mourants, même du coronavirus.

Quant aux évêques, ils ont interdit temporairement les messes publiques. Mais à Paris, et dans beaucoup d’autres diocèses à ma connaissance, toutes les églises sont ouvertes, et les obsèques peuvent se dérouler normalement à l’intérieur des églises avec les restrictions susmentionnées. […]

Cela dit, j’en reviens à la messe et à la réception de l’Eucharistie. Je suis absolument persuadé, mieux, j’ai l’intime conviction que ce n’est pas de gaieté de cœur que nos évêques ont pris leur décision. Pour pouvoir les juger, si tant est qu’on le puisse ou qu’on en ait le droit, il faudrait savoir deux choses que nous ne pouvons qu’ignorer pour la première et subodorer pour la seconde. Qu’ont fait valoir clairement à nos évêques les autorités de l’État ? En ces matières, il y a le dit et le non dit, et ce n’est un mystère pour personne que les relations Église/État se sont considérablement dégradées depuis 2012 , début du mandat du Président Hollande ! Le pouvoir politique français, à part de notables exceptions que je ne nommerais pas pour ne pas les compromettre, n’aime pas l’Eglise catholique, c’est un euphémisme que de le dire ainsi, mais nous sommes dans l’octave de Pâques ! Sur le plan spirituel, ce gouvernement, avec ses lois sur la bioéthique, nous attire la colère de Dieu, et au temporel, y compris sur les questions sanitaires, il n’inspire guère confiance. Je comprends que nos évêques se montrent très prudents.

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1 commentaire

  1. “Qu’ont fait valoir clairement à nos évêques les autorités de l’Etat ? “. Que gagneraient nos évêques à nous en laisser dans l’ignorance ? Sinon de convaincre un peu plus les Français que Macron est tellement l’homme de la situation que nos évêques, non content de suivre ses directives, s’empressent de les anticiper comme on l’a vu faire en maints endroits ? Nos évêques pensent-ils pouvoir gérer la crise sans les laïcs ? Alors qu’en est-il de la promotion du laïcat ?

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