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France : Société

Les profiteurs du crime

Lu dans le JDD :

"Ils viennent de Mantes-la-Jolie (Yvelines). Karim et Hacen [prénoms modifiés] sont venus passer la soirée dans le bas de Belleville, derrière le barrage policier qui sécurise le périmètre autour de la pizzeria Casa Nostra et du bar La Bonne Bière. Le premier a une vingtaine d'années et roule dans une grosse berline Citroën. Le second, à peine plus âgé, est père de famille. Sur son téléphone portable, il a mis en fond d'écran la photographie de sa fille, un bébé aux grands yeux noirs. Hacen travaille dans le coin mais refuse de donner des détails. Les deux copains sont arrivés sur les lieux quelques minutes après l'attaque… juste avant la police. Avec leur smartphone, ils "ont pris des images", trois vidéos et une dizaine de photographies dans l'intention de les vendre aux journalistes.

Lorsque les médias arrivent sur les lieux, ils repèrent les "télés" réputées généreuses pour un bon document. Karim et Hacen proposent leurs productions 1.000 euros avec une exclusivité totale. Sur les clichés, la voiture grise mitraillée, des balles sur le sol d'un restaurant, des corps allongés, l'arrivée des premiers secours… L'acheteur a le droit de supprimer lui-même les photos sur le téléphone du vendeur une fois le transfert effectué. La transaction ne peut se faire sur place. Le vendeur propose une petite promenade en voiture pour que l'échange se fasse à l'abri des regards. Plusieurs équipes offrent le même type de services autour des différentes scènes de crime. Version connectée du profiteur de guerre."

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14 commentaires

  1. C’est pire, cela s’appelle non assistance à personne en danger, voire complicité de crime…

  2. A noter tout de même, les prénoms modifiés ne sont pas devenus Pierre et Paul !
    Un bon point Monsieur JDD…

  3. Il ne faut tout de même pas exagérer, pour le coup : ces deux jeunes gens auraient tout aussi bien pu s’appeler Cédric et Christophe, car leur réaction montre qu’ils sont parfaitement intégrés aux techniques de “com” prônées aussi bien par nos me(r)dias que par ceux qui nous gouvernent.
    Vous ne croyez pas ?

  4. Et évidemment, il s’est certainement trouvé des pourritures de journaleux pour acheter leurs photos, devenant ainsi complices de ce commerce immoral perpétré sur le dos des victimes, les uns et les autres, cyniques et sordides voyeurs, ne pensant qu’au fric que va leur rapporter l’opération, plutôt que de porter secours aux blessés.

  5. @YP :
    Le fait est qu’ils ne s’appelaient pas ” Cédric et Christophe” !

  6. Apparemment ils étaient bien renseignés .Par qui ?

  7. Inexorablement ,ils devaient être renseignés , car ces loustics là, ne font jamais rien pour rien
    Je n’en ai jamais connu , chercheurs de scoops!

  8. Haaretz, journal israélien en personne d’Anshel Pfeffer, a fait interviewer les « bobos » a la place de République. Il était sidérer d’entendre que « ils (terroriste) sont « cons » mais pas mauvais ! Journaliste n’a pas trouvé un seul qui exprimé opinion négative au sujet de ces barbares !

  9. Et Taubira qui appelle à ne pas montrer de photos trop brutales par égard aux familles ,elle va ruiner le fond de commerce de ses copains voyous.Ou bien ce n’était que posture de sa part.

  10. Ces profiteurs, véritables charognards, ne pouvaient être sur place par hasard. Ils savaient ce qui allait se passer.
    Et donc, ils devraient être immédiatement arrêtés pour subir des interrogatoires musclés.

  11. Il faut tout de même reconnaître que la crapulerie vient d’outre méditerranée, n’en déplaise aux Padamalgam.

  12. Là où il y a des clients, il y a des putains.

  13. Si ça se vend, c’est qu’il y a des acheteurs pour ça.
    La déontologie des journalistes leur interdit de révéler leurs sources.
    Ils ont pris beaucoup de risques par rapport à cette déontologie en choisissant comme prénoms “Karim et Hacen” plutôt qu’Alexandre et Marcel.
    La durée du trajet de Mantes-La-Jolie à Paris, une cinquantaine de kilomètres, prend … un certain temps qui excède certainement la demi-heure. Mais peut-être étaient-ils déjà dans ce quartier?

  14. Mais comment pouvaient-ils être renseignés AVANT les attentats?!

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