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France : Politique en France

Les personnalités “consensuelles” des enquêtes d’opinion ne sont pas celles des électeurs

D'Eric Branca dans Valeurs actuelles :

V"Les socialistes auraient tort de se gausser des mésaventures
démocratiques de l’UMP. D’abord parce que, en matière de fraudes et de
bourrages d’urne, ils possèdent plusieurs longueurs d’avance […]. Ensuite et surtout parce que la droitisation de l'UMP, qui
constitue la seule vraie leçon de fond du scrutin, n’est pas forcément
une bonne nouvelle pour le PS
. Un parti de gauche au pouvoir s’accommode
toujours mieux d’une opposition modérée, voire “constructive” (l’UDC de
Jacques Barrot entre 1988 et 1993), que d’un parti décidé à profiter de
la moindre occasion pour marquer sa différence […] Qu’ont voulu dire, en somme, les
militants de l’UMP, que les sondeurs ont – trop souvent – voulu
différencier des électeurs de l’UMP ? Que l’enjeu, pour eux, était
d’incarner leur parti dans un homme décidé à tout miser sur le combat
“identitaire” (l’intransigeance sur le voile islamique, la dénonciation
du “racisme anti-Blanc”, etc.), plutôt que dans un autre jugé, à tort ou
à raison, moins ferme dans sa légitimité d’opposant. Ce que, dans le
feu de la campagne, Copé avait résumé d’une formule : « droite décomplexée » contre « opposition en pantoufles ». […]

Une fois encore se vérifie cette loi empirique de la
science politique martelée à chaque occasion par Patrick Buisson : les
personnalités “consensuelles” qui recueillent ordinairement le plus de
faveurs dans les enquêtes d’opinion (Bernard Kouchner hier, Simone Veil
avant-hier) ne sont pas celles qui, au moment décisif, rassemblent le
plus de voix dans les urnes
. Championne toutes catégories des sondages,
madame Veil n’avait pas dépassé 9 % aux élections européennes de 1989.
Quant à Bernard Kouchner, il n’est jamais parvenu à se faire élire
député. Tout démontre à l’inverse que Jean-François Copé, infiniment
moins populaire dans les sondages, appartient à une autre catégorie :
celle des hommes politiques sachant aller chercher les voix là où elles
sont.

Même élu avec 98
voix d’avance, Copé dispose, en outre, d’un atout décisif : le très bon
score de la Droite forte, animée par Guillaume Peltier, dont la motion
arrive en tête avec près de 30 % des suffrages exprimés (contre moins de
22 % à la Droite sociale de Laurent Wauquiez, acquise à Fillon). Une
preuve supplémentaire du déplacement vers la droite du centre de gravité
de l’UMP
, en stricte cohérence avec l’évolution de l’opinion
enregistrée pendant la campagne présidentielle, au plus grand bénéfice
de Nicolas Sarkozy dont tout le monde convient qu’il aurait été en
mesure de retourner la situation s’il avait disposé, en mai dernier, de
quelques jours de plus… […]"

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5 commentaires

  1. Toutes les déclarations de nos hommes politiques sont du pipo.
    Copé nous dit être partisan de la suppression de l’AME, mais lorsque maître Collard la propose, les députés UMP votent contre.
    Nous sommes en pleine décadence dont la professionnalisation des hommes politiques est grandement responsable, leur carrière passant avant l’intérêt de la nation.

  2. si l’UMP avait tenu ses promesses de droitisation en éventuellement s’alliant avec le FN il y a bien longtemps que le FN serait marginal. Mais il ne s’agit pas d’une droite, il s’agit tout au plus d’un centre disons-le plutôt mou qui dit mais ne fait pas.Mais la droite forte sera-t-elle toujours forte, Peltier du FN à l’UMP en passant par le MPF ne va-t-il pas se mettre lui aussi à glisser vers un consensus mou, est-il prêt à s’allier avec le FN pour battre la gauche au municipales?

  3. Et si les fameuses “enquêtes d’opinion” étaient du “bidon” ? Et si l’enquête d’opinion était l’un de ces nombreux “trucs à gogos” d’un Système quasi-totalitaire. Un exemple parmi tant d’autres : le micro-trottoir; cette méthode qui crée une apparence de spontanéité et dont les réponses vont toutes dans le sens de la doxa officielle alors qu’à l’évidence les réponses sont filtrées lors du montage du reportage.

  4. On ne peut nier que le discours de Copé s’est droitisé, mais ce n’est qu’un discours pour attraper des voix.
    Pourquoi changerait-il tout à coup ? Il est du centre gauche comme tous.

  5. Coppé ne c’est pas droitisé,il a seulement fait un calcul politicien de plus en essayant d’aller à la péche aux voix du FN.De toute façon on ne peut pas faire confiance à des magouilleurs préts à tout pour la présidence d’un parti au bord de l’implosion et qui ne visent que leur propre interet.C’est d’hommes politiques honnétes,intégres et soucieux de l’interet de la France que nous avons besoin!!!

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